Super Castlevania IV : du sang frais ?

Après trois épisodes NES qui graveront dans la roche, nombre d'aspects caractéristiques de la saga, c'est sur Super Nintendo que Castlevania renaît. Littéralement. En effet, Super Castlevania IV est un remake du tout premier épisode. Mais loin d'être une simple resucée du titre originel, ce volet 16 bits, sorti en 1991 au Japon et en 1992 en Europe, propose de nouveaux environnements (hors du malin château), des effets graphiques inédits et sublimes, des thèmes musicaux des précédents épisodes remaniés et surtout une jouabilité repensée et à l'évidence améliorée.


Ainsi, Simon Belmont peut orienter le cuir de son fouet vers huit directions (les quatre cardinales et les diagonales) et devient manipulable lors des sauts. Tel un smurfeur de l'extrême, le tueur de vampire peut également descendre et monter les milliers d'escaliers de la forteresse transylvanienne, de face ou à reculons, dans un moonwalk de toute beauté. Ça n'a l'air de rien, mais ces simples ajouts dans le gameplay révolutionnent et bonifient l'expérience Castlevania, ôtant une bonne partie des situations frustrantes auxquelles on pouvait être confronté dans les précédent opus.

Considéré comme l'un des tout meilleurs épisodes de la saga, on s'étonne toujours aujourd'hui que toutes les subtilités de gameplay de ce Super Castlevania IV, n'aient pas été reprises par la suite, à l'exception du fait que selon sa puissance, l'utilisation d'une arme secondaire nécessite plus ou moins de coeurs. Par contre, il est amusant de constater que certains sprites de personnages de Super Castlevania IV seront recolorés et réutilisés par la suite dans le sublime Symphony of the Night sur PlayStation. C'est par exemple le cas des boss Slogra et Gaibon.

Sega accueille les cousins ricains

Castlevania : The New Generation, sorti en 1994 en Europe sur Megadrive, est un épisode aux nombreuses particularités. Premièrement, il sera le seul et unique volet de Castlevania à avoir vu le jour sur une console Sega (SotN sur Saturn reste un portage). Ensuite, le jeu se déroule en 1917 et introduit la branche des Morris, les cousins américains des Belmont... Ainsi, John Morris, accompagné de Eric Lacarde, un jeune espagnol ayant lui aussi des liens de sang avec les Belmont et maniant la Lance d'Alucard, vont tenter de contrecarrer les plans d'Elizabeth Bartley (une traduction erronée du nom de la véritable comtesse hongroise, connue sous le nom de Erzsébet Bathory). Celle-ci est en effet bien décidée à ramener Dracula parmi les vivants... Enfin une des spécificités de cet épisode est la variété des lieux qu'il propose dans ces niveaux : le Château de Versailles ou encore la Tour de Pise, procureront entre autres destinations, un peu de dépaysement aux habitués de la Valachie.

Pendant ce temps, sur Game Boy...

Second volet paru en 1991 au Japon et un an plus tard en Europe, Castlevania II : Belmont's Revenge, nous redonne à incarner Christopher, qui devra sauver son fils Solieyu des griffes de Dracula. À l'instar de Mega Man, il est possible de triompher des quatre niveaux proposés dans l'ordre que l'on souhaite, ceux-ci étant chacun associés à un élément : air, terre, plante et ... cristal.