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Par Le Gamer aux Mains Carrees Blog créé le 04/11/11 Mis à jour le 13/02/17 à 19h34

Ce blog n’'existe PLUS. Si tu y as accès, c’'est que tu n’'existes plus non plus. Au mieux, tu es l'’émergence d’'une anomalie systémique au sein d'’une structure virtuelle parfaite. Mais ça pourrait être pire. Tu pourrais attendre impatiemment la sortie de Final Fantasy XV.

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 Leçon précédente.

 

 

Attention, néophytes !

 

 

Beaucoup de scénaristes inexpérimentés établissent une distinction fautive entre « scénario » et « background », en écrivant une histoire qui, elle-même, s'inscrit dans l'histoire-avec-un-grand-H du monde qu'ils ont imaginé. Le caractère redondant du procédé sautera aux yeux des lecteurs les plus sagaces. A quoi bon une histoire, quand on a une Histoire ? Cela ne peut que perturber, encore, un joueur habitué à lire du Fleuve Noir ou, pour les plus intellectuels d'entre eux, du Bragelonne.

 

A l'opposé, comme beaucoup de rôlistes, efforcez-vous à créer votre univers dans les plus infimes de ses particularités :  ses ethnies, ses mythes fondateurs, ses cultes, ses coutumes, sa géographie,  ses factions politiques, sa faune, sa flore, ses conflits d'intérêts, ses guerres, ses codes vestimentaires, sa météo, ses lois de la physique, sa carte du ciel, ses sciences et techniques, ses figures célèbres, ses sports collectifs, ses services au client,  la forme de ses pains au raisin, les tarifs de sa piscine municipale, la vitesse moyenne de ses tortucéros au galop par jour de grand vent et en côte à 70°, le deuxième prénom de l'arrière-arrière-petit-cousin-par-alliance-du-beau-frère-du-grand-père-de-la-demi-soeur-du-palefrenier-du-roi, la répartition des secteurs urbains en fonction de la nature des terres constructibles et des fluctuations économiques du marché du logement, des années 672 à nos jours (liste non exhaustive). Ceci fait, arrêtez-vous là. Concentrez-vous bien sur les éléments annexes, afin d'être sûr de négliger les points essentiels. Cela vous dispensera d'avoir à écrire une intrigue digne de ce qualificatif, à laquelle ce monde(-ci servirait de décor. Car quelle meilleure façon de mettre en valeur votre toile de fond si soignée, que de la  tendre au premier plan ? Les consommateurs seront tellement éblouis par le luxe de détails « vivants » dont vous les assommerez consciencieusement qu'ils ne pourront que louer la richesse de votre travail d'orfèvrerie. Car l'important, ce n'est pas que les trames de type « le prince machin veut envahir le royaume du régent bidule » soient tellement éculées qu'elles ne peuvent plus se suffire à elles-mêmes, non. L'important, c'est que le prince machin veuille envahir le royaume du régent bidule parce qu'au 3ème siècle de l'ère micélanienne, leurs deux domaines ne faisaient qu'un et que c'est la montée des eaux subséquente aux déluges des années 456 et 628 avant Gemrick le Sage qui a amené la duchesse Constantina Valdita à trahir son époux et à se compromettre avec la lignée de Béors, afin de prendre le pouvoir sur le pays tout entier et de permettre l'expansion du culte de Gombark, très prisé à l'époque.  C'est toujours aussi éculé, mais ça ne se voit pas et c'est à cela qu'on mesure le talent d'un scénariste aguerri.

 

 

Astuce de professionnel (2) : dans la mesure où vous avez passé trois ans à imaginer votre monde sous toutes ses coutures, des graduations du système métrique au patois frontalier, en passant par la symbolique des écussons royaux, donnez accès à la totalité de ces informations en cours de jeu, sous forme de pavés de textes indigestes, qu'ils soient placés dans la bouche de villageois anonymes ou tartinés sans fin dans les livres sacrés de la grande bibliothèque de Sarman la Sublime. Alors que les protagonistes explorent la ville et demandent leur chemin, n'hésitez pas à leur soumettre des réponses comme : « Tournez à droite et vous y êtes. Vous pourrez pas vous tromper : repérez-vous  à la statue en bronze massif 24 carats de St Fulminien le 3ème, le beau-fils de la soeur du père de la mère du père du voisin du palefrenier de la soeur du beau fils de St Fulminien le 2nd qui, en son temps, s'est illustré lors des luttes qui ont déchiré les peuples du nord, lorsque le commerce de l'épice a pris l'essor que nous connaissons aujourd'hui, sous l'impulsion de Rodrick le Fouinard qui, lui-même, en son temps... ». C'est un minimum syndical. N'oubliez pas : une narration pesante et saturée de références annexes pour faire « couleur locale » est le signe d'un scénario non maîtrisé et/ou inexistant, et donc le gage d'une réussite indiscutable.

 

 

Si toutefois vous désiriez marquer les esprits en développant un scénario complexe et, ainsi, gagner votre place à droite de David Cage au panthéon des grands intellectuels de ce siècle, contentez-vous de construire l'intrigue la moins cohérente et la plus débile possible, pleine de rebondissements sans queue-ni-tête, de références mystiques absconses, et  laissez le joueur conclure que s'il n'arrive pas à mettre les pièces de ce puzzle en ordre, c'est parce qu'il n'est cérébralement pas équipé pour - et non parce que ces pièces ne pourraient pas s'emboîter, quand bien même éprouveraient-elles une intense attraction sexuelle les unes envers les autres. Laissez les combler vos lacunes et trouver du sens où il n'y en a pas : non content de travailler pour vous sans demander un centime, ils trouveront l'expérience magique et se répandront en éloges à longueur d'articles internet à la syntaxe approximative... le mieux étant bien sûr que vous écriviez une histoire à laquelle vous-mêmes, vous ne pigerez rien : réussite garantie. Car c'est connu, une histoire complexe ne se comprend pas - et quoi de moins compréhensible qu'une histoire incompréhensible ?

 

 

 

 

Square Enix : Trolling Square Enix since 2001.

 

 

 

Astuce de professionnel (3) : afin de retourner la tête de votre coeur de cible avec un rebondissement à la Shyamalan, sans avoir à creuser la vôtre, attendez la toute fin du jeu pour extirper de votre chapeau un boss inattendu, dont vous vous serez appliqué à ne rien révéler jusque-là (pas même un petit peu). Car si une vile sorcière en décolleté plongeant fait un antagoniste tout à fait honorable (sa personnalité résidant dans son décolleté, vous avez compris le principe), vous surprendrez tout le monde en révélant qu'en fait, ce n'était pas une vile sorcière, mais une gentille sorcière contrôlée par la véritable méchante sorcière du jeu (prévoyez-lui un décolleté aussi, histoire qu'elle aussi, elle ait de la personnalité). Aux plus audacieux d'entre vous de multiplier ces twists à l'envi, en posant par exemple que la méchante sorcière contrôlant la gentille sorcière est en fait contrôlé par un canard géant, lui-même domestiqué par une race de poireaux extraterrestre venus pour éradiquer toute espèce de salade dans le grand livre de recettes du monde. Quant aux professionnels, aux vrais, ils ne s'embarrasseront plus de principes et présenteront le boss final... après ce qui était supposé être le dernier affrontement...

 

 

 

Necron : Best Tape-l'incruste EVER. Et l'équipe de Zidane qui n'a même pas pensé à emporter des Ben & Nuts...

 

 

 

Genre : « je traînais par-là, j'ai vu la lumière... », en somme.

 

 

 

 

 ça capte pas, entre deux dimensions. Sinon vous pensez bien qu'il se serait pris

un forfait bloqué et qu'il passerait le temps en appelant des numéros au hasard...

 

 

 

 

N'hésitez pas non plus à vous inspirer de ce qui se fait déjà en la matière. Et quand j'écris « inspirer », je veux bien sûr dire : décalquer sans vergogne, ça va de soi. Pourquoi se limiter à quelques emprunts ça et là, quand on peut présenter un gros méchant aux ordres d'un maléfique empereur, vêtu d'une armure intégrale, noire comme le jais, qui s'avère être le frère du héros, sans que cela ne fasse tiquer personne ?

 

 

 

 

George Lucas doit tout à Scoobi-Doo, au passage.

 

Surtout dans sa nouvelle version de son épisode VI.

 

 

Dès lors, on peut aussi bien réécrire Evangelion et retitrer la chose Final Fantasy VII (après tout, à la même époque, la société Sunrise puisait allègrement dans le sixième volet pour nourrir son Escaflowne, alors c'est de bonne guerre), la seule limite étant de bien veiller à le faire « mal ». Ce en quoi FF VII échoue à nouveau lamentablement.

 

 

 

 Sephiroth n'a jamais supporté de n'être que première Dauphine, il en est devenu fou.

 

Tout est parti de là, en fait.

 

 

 

Espérons que les concepteurs de Type-0 ont eu la main plus heureuse dans la façon dont ils se seront approprié Harry Potter.

 

 

 

 

Force est de constater que ça s'annonce plutôt pas mal.

 

 

 

Astuce de professionnel (4) : avant de vous mettre au travail, revisionnez l'intégrale de l'Evangelion susmentionné, et débrouillez-vous pour ne rien comprendre non plus (se focaliser sur les références bibliques et y chercher une révélation religieuse constituant le meilleur moyen de passer à côté). 

 

 

 

Astuce de professionnel (5) : pour être sûr que votre scénario ait l'air complexe (et l'air d'un scénario), pensez à inclure des voyages dans le temps et/ou entre les dimensions. Quoi de plus simple, pour retourner la cervelle (hypothétique) du client, que d'envoyer son personnage dans le passé d'un monde parallèle y tuer l'ancêtre de son double maléfique, puis de lui révéler qu'en réalité, c'est lui le double maléfique et qu'ils ont tous deux été intervertis à la naissance ? Prenez juste garde à traiter le propos (et les paradoxes associés) avec la finesse d'un Toriyama (arc « Perfect Cell »), sans quoi on se retrouverait avec un nouveau Chrono Cross sur les bras (ou pire, un autre Chrono Trigger), et personne ici ne veut ça (les bons jeux, c'est surfait, ça ne paie pas).

 

 

Astuce de professionnel (6) : insistez sur le fait que vos protagonistes ne sont PAS amnésiques « parce qu'il n'est pas dans votre genre d'avoir recours à de pareils clichés ». En attirant l'attention publique sur les clichés que vous évitez (et en omettant de considérer que le problème éventuel ne viendra pas du cliché employé, mais de la façon dont on l'emploiera), vous devriez pouvoir la détourner sans peine de ceux que vous utilisez.

 

 

 

Appliquez-vous, aussi, à ce que votre histoire soit la plus anonyme, la plus conventionnelle, la plus consensuelle possible, de manière à la rendre universelle et vous garantir des ventes conséquentes sur tous les territoires. Les barrières culturelles, c'est bon pour les gens cultivés, et ce n'est définitivement pas votre coeur de cible : appuyez-vous a contrario sur ce qui plaît au plus grand nombre, reprenez à votre compte les codes du cinéma hollywoodien et ne vous en écartez pas, sous aucun prétexte. Gardez à l'esprit que c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleures soupes, et que la soupe a de cela de commode, pour le consommateur, qu'on peut l'avaler sans avoir à la mâcher - c'est-à-dire sans efforts. Ne soyez pas tentés de bouleverser les habitudes mentales de vos destinataires : vous risqueriez de les perdre en route ou de les condamner à la dépression. Ne soyez ni trop japonais, ni trop français, ni trop américain, ni trop, ni trop, ni trop. Soyez comme une poitrine refaite sur Hollywood boulevard : lisses et dénués d'aspérités.  Ainsi, vous aurez l'assurance qu'on sera plus ému par un tas de pixel qui se jette d'une falaise ou un playmobile planté par derrière que par les larmes en soixante millions de couleurs d'une Yuna photoréaliste.

 

 

 

Astuce de professionnel (7) :

 

Ne perdez pas de vue que l'amour est une valeur sûre, à plus forte raison dans un milieu où les gens éprouvent tant de difficultés à ne serait-ce qu'approcher un être de sexe opposé (comme tout grand héros à col de fourrure qui se respecte).

 

 

 

Par contre, tout le monde n'a pas forcément bien compris le concept.

 

 

 

Alors ne vous faites pas prier, allez-y à la louche : ne cherchez pas à faire dans la nuance ou le non-dit (comme dans Final Fantasy VI, pour ne citer que lui), ne vous contentez pas de sortir les violons, optez pour l'orchestre symphonique entier et déguisez ses musiciens en chamallow géants ! Il faut que ça dégouline, que ça sente le sucre, que ça colle aux chicots. Une histoire d'amour qui ne sent pas la guimauve, c'est de l'amour sans amour. Et l'amour sans amour, ce n'est pas de l'amour. Ou pas assez. Il faut qu'au premier regard, les deux amoureux puissent être étiquetés comme tels : que ça rougisse, que ça se fuie, que ça se cherche, que ça s'ignore, que ça se courtise gentiment... et puis, bien entendu, que ça s'embrasse, sur fond de coucher de soleil ou de machin phosphorescent (peu importe, il faut que ça brille), avec une jolie chanson assortie pour bien dissiper tout ambigüité, des fois qu'il y aurait des individus un peu trop nouilles (comprendre : introvertis) qui pourraient se dire que la demoiselle a juste un cil dans l'oeil.

 

Il faut qu'avant même qu'on devine les premiers sentiments, le joueur sache que les deux têtes d'affiche s'exploreront un jour mutuellement les amygdales. Dès les premiers artworks, il faut pouvoir se dire : l'un est le héros, l'autre est l'héroïne, ces deux-là sont faits l'un pour l'autre (en plus, ils ont le même coiffeur et la même absence de goût côté habillement, tout les unit).

 

Mais comme une histoire d'amour convenablement traitée peut donner du relief à une intrigue, faites en sorte que la vôtre n'ait aucun intérêt, qu'elle ne véhicule aucun enjeu narratif, aucune tension, aucune ambigüité, que tout soit cousu de fil blanc et n'ouvre sur aucune problématique étendue, histoire que votre destinataire n'ait qu'à s'acheter une décalcomanie de son personnage préféré et la floquer sur son vieux polochon pour vivre une passion toute aussi tumultueuse.

 

 

 Dawson AIME ça.

 

Evitez de réduire vos efforts à néant en proposant un dénouement dramatique et poignant, à l'image de celui de l'opus X, votre création pourrait in extremis gagner en qualité (faire un sans-faute sur 80 heures de jeu potentielles pour se prendre les pieds dans le tapis à quelques minutes du générique de fin, voilà un échec à méditer : alors qu'on peut croire avoir réussi le jeu raté du siècle, la moindre étincelle d'inspiration et/ou d'intelligence, et c'est le drame. Tenez-vous le pour dit !).

 

 

Astuce de professionnel (8) : afin de surprendre le consommateur et d'atténuer un peu le manichéisme ambiant, établissez des couples secondaires improbables, sur la base du principe qui veut que « les contraires s'attirent ». Cela donnera l'illusion que vous n'êtes pas de ceux qui foulent les sentiers battus et que, de surcroit, vous avez longuement réfléchi et analysé les rapports humains et les tréfonds de l'âme (hypothétique) de vos semblables (n'hésitez pas à vous documenter en consultant le presse spécialisée, notamment le cahier psycho de Marie-Claire).

 

Par conséquent, présenter une bluette-surprise entre un athlète rustique et une emo hyper-sophistiquée ne manquera pas d'entraîner moult esbaudissements de la part de vos supporters. Tant qu'ils ne se demandent pas de quoi ces deux-là peuvent parler lorsqu'ils sont en privé, ou ce qui peut  bien cimenter leur couple, à nouveau, c'est gagné pour vous.

 

 

Astuce de professionnel (9) : pour que la jauge du potentiel guimauve atteigne son maximum, il vous faudra à tout prix intégrer une séquence roucoulades au début de l'ultime tiers de votre jeu, juste avant que les choses ne se corsent pour vos personnages. Et pour être sûr qu'elle soit réussie, la séquence, n'ayez aucun remord à la copier-coller à partir de films peu connus (comme ceux de Danny Boyle) et mettant en scène des acteurs de faible renommée (comme Guillaume Canet, Virginie Ledoyen, Leonardo Di Caprio...). Ainsi, personne ne relèvera le subterfuge.

 

 

 

Un génie, cet Albert, moi je vous dis.

 

 

 

La preuve par la vidéo :

 

 

Vous connaissez tous ça (et certains d'entre vous le regrettent amèrement)  :

 

 

 

Mais vous n'aviez pas pied, vous, avant ?

 

Et on vous prévenu que l'être humain, de temps en temps, il a besoin de respirer, ou pas ?

 

 

 

Mais connaissez-vous ça, mmmmh ?

 

 

 

 

ça commence à 1'21, et y'a du Boobs après (Martinman, interdit de cliquer !), que demande le peuple ?

 

 

 

ATTENTION : il est indispensable que vous ne tuiez pas votre héroïne à la fin du premier CD (et surtout, avant le bisou), sans quoi vous iriez à l'encontre de toutes les règles en la matière, et pire : vous vous montreriez créatif. Ce qui est bien évidemment à éviter quand, comme vous, on ne s'intéresse qu'aux bénéfices financiers.

 

 

 

Leçon suivante.

 

 

 

 

 

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Commentaires

Strife
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Strife

Et ce feeling-là, hélas (?) on n'est pas prêt de pouvoir l'avoir avec une machine.

On est d'accord Image IPB

Car pourquoi crois-tu que les véritables débuts grand public de Final Fantasy mettent en scène un personnage venu d'un autre monde, dont l'urbanité rappelle le nôtre, et qui sera aussi étranger en Spira que le joueur qui s'y identifiera ?

C'est ce que j'appelle une extrême facilité de scénario (Mirabelle ouvre son placard à chaussure et traverse un portail qui l'amène dans le pays merveilleux des poneys en slip, wéééé! Du même niveau que le gamin qui reçoit une lettre et hop! C'est un sorcier.) et je déteste ça. Pour jouer à FFX j'ai dû faire un effort supplémentaire pour essayer de comprendre ce perso à la ramasse. Encore au début pourquoi pas... les types parlent zarbi, il reconnait pas les lieux, etc. Mais même une fois qu'il a commencé à s'intègrer le gars il se doute de rien, il réfléchit pas >.<
Kyalie
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Kyalie
Justement, je trouve bien plus normal de donner une égale importance à ce qui sont après tout des gens.
C'est comme dans les films où tu vois un mec défoncer 50 gardes à la seconde, et on applaudit, ou le mec qui provoque un carambolage pour couvrir sa fuite, ben moi j'ai toujours trouvé que c'était irresponsable d'omettre complètement l'existence de ces gens, qui font partie du décor, alors qu'ils pourraient très bien avoir un impact même minime sur les évènements (ce qui se fait de plus en plus mais qui fait toujours 'lapin sorti du chapeau' parce que le personnage est limité à cette apparition).
Trop facile de prétendre que quelqu'un existe l'espace d'un instant juste parce que ça t'arrange. L'intérêt c'est que y a des personnages dont tu te ne méfies pas particulièrement en tant que lecteur et qui d'un coup vont commettre l'irréparable. Et si t'avais bien regardé tu l'aurais vu venir. A l'inverse, dans un film, ça se verrait direct : "oh le plan bizarre accordé à la femme de ménage", mais c'est bien plus intéressant de noyer le poisson en donnant trop de visibilité à pleins de personnages plutôt qu'un peu de visibilité suspecte à un seul.

De même qu'un personnage important qui crève sans avoir accompli quoique ce soit parce que... c'est la vie (cf JFK). Oui, ça rajoute en réalisme et je trouve ça très intelligent.
Parce que je vois pas pourquoi il faudrait réserver une destinée à quelques-uns tandis celle des autres n'aurait aucune importance. Je trouve ça très catho comme vision des choses : "que mon gamin soit mort dans un accident, c'est le Seigneur qui veut m'enseigner quelque chose". C'est renier la vie propre du gamin en question, croire qu'on est au centre du monde, alors que du point de vue du gamin c'était lui le centre du monde.

Le Trône de fer c'est comme un bouquin d'Histoire et non un roman historique : dans l'Histoire, officiellement y a eu quelques personnalités importantes, mais y a surtout eu une multitude de personnes qui ont influencé les évènements, et ils font tous partie de la trame, ils ont tous leur propre intérêt à l'esprit.
Et vu qu'on est dans de la fantasy "politique", personne ne peut être laissé au hasard.
Faudrait comparer avec les Tudors, tiens. A ce sujet, pourquoi tu me parles de la série TV ? :P
BlackLabel
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BlackLabel

Et justement, le fait qu'il mêle "prioritaire" et secondaire fait que justement ce qu'on peut croire anecdotique peut finalement ressortir plus tard et avoir une extrême importance


Dans une histoire tu peux très bien avoir un personnage secondaire qui deviendra principal plus tard ou du moins plus présent. Entre-temps tu lui accordes l'importance qu'il mérite, donc secondaire, par souci de clarté du récit.

D'après moi Martin lui ne sait pas faire ça. Donc on a des personnages qui semblent super importants et qui finalement crèvent comme des merdes, ou au contraire un pauv' type dont on se fout un peu et hop on se dit "Ah lui il est important ?", ou des gars qui surgissent de nulle part le temps d'une scène et il semblent au coeur du drame sans que tu saches pourquoi.

En somme la façon dont c'est raconté me semble contre-productive car le lecteur (ou spectateur pour la série) est dans une sorte de flou constant sans savoir sur quoi il doit focaliser. C'est d'ailleurs la même chose pour l'histoire où les grosses intrigues sont traitées au même niveau et en parallèle que les trucs moins importants, donc au fond tu sais jamais vraiment c'est quoi l'histoire principale, c'est quoi les trucs secondaires.

The Wire y'a 5 saisons avec toujours plus de personnages et d'intrigues et c'est super clair du début à la fin. Pareil pour les Rois Maudits en romans. GoT en une saison t'as une avalanche de persos et d'intrigues et au final je serai incapable de vraiment te résumer le truc ni te dire de quoi ça parle exactement à part d'une conquête de trône. D'après moi le souci c'est que Martin a élaboré son background avant son histoire, lui il s'y retrouve dedans et écrit en conséquence en mettant bêtement les scènes les unes derrière les autres, et en voulant donner de l'importance à tout car il n'a pas le savoir-faire d'un véritable écrivain.

J'aime pas Tolkien mais lui déjà il a une plume, et on arrive à suivre son histoire.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Strife :

Certes, mais en théorie, un bon MJ s'adapte aussi en fonction de la personnalité et des choix de ses joueurs, il peut même transformer l'univers en fonction de ceux-ci pour exploiter tout leur potentiel roleplay, par exemple. C'est souvent ce que faisait mon MJ et c'était vraiment un succès, mais ça nécessitait de sa part un travail permanent, beaucoup d'intuition, de sensibilité et de flexibilité. Un jour, il avait prévu tout un scénar' de JRTM, écrit de bout en bout. Mon perso est passé à côté en haussant les épaules : il n'avait aucune raison personnelle de s'y intéresser, ce n'était pas dans sa logique. ben à compter de ce jour, ledit MJ n'a plus pris que quelques notes, défini un background global, de grandes directions pour ses histoires... et il ne s'est jamais autant éclaté qu'alors. Et moi aussi.
Et ce feeling-là, hélas (?) on n'est pas prêt de pouvoir l'avoir avec une machine.
Il faut bien que "quelque chose" gère le déroulement des intrigues. Parce qu'il faut bien en conserver, les joueurs ne peuvent pas être à la fois "juges et partis".


@Kyalie :

Bien sûr, c'est un excellent point que tu soulèves là. Et qui va dans le sens du reste de mon propos, du reste.
Car pourquoi crois-tu que les véritables débuts grand public de Final Fantasy mettent en scène un personnage venu d'un autre monde, dont l'urbanité rappelle le nôtre, et qui sera aussi téranger en Spira que le joueur qui s'y identifiera ?
Calcul commercial, à mes yeux. Peut-être suis-je de parti pris, mais l'hypothèse s'intègre trop bien au reste de l'ensemble.


@Cypher :

J'admets, Viriginie Ledoyen, c'est ma partie préférée. :lol:


@Kurokami :

Attention, il y en a quand même des bons aussi, voire des sublimes, des scénars de J-RPG. Comme je l'écrivais un peu cryptiquement, ce n'est pas le stéréotype, le problème, c'est la façon dont on va l'utiliser. Un stéréotype, dans les mains d'un concepteur talentueux, ça peut même devenir un atout.
Et je crois que la crise des scénarios, ainsi que leur uniformisation à outrance, est mondiale, et ne se limite pas au seul domaine du jeu vidéo.
Mais si on ne s'occupe que du microcosme du J-RPG, tu touches effectivement juste.
Kurokami
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Kurokami
Ah les scénar' des J-RPG ! Tout est dit dans cet article : entre les vilains empereurs qui veulent venir conquérir le monde, les romances à l'eau de rose des chiottes, les voyages dans le temps, c'est magnifique ! J'aime bien le passage avec les reprises des romans ou séries pour les futures FF. Très vrai pour Type-O et on peut multiplier facilement les exemples à l'envi. Et le phénomène n'est pas inhérent aux FF. C'est la façon de faire des Japonais, les innovations scénaristiques sont encore bien maigres et c'est ce manque de changement qui explique - en partie - le déclin du JRPG.
Cypher
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Cypher
Excellente leçon 2, nottament grace à l'inclusion des boobs de Virginie Ledoyen.
Kyalie
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Kyalie
Je suis pas d'accord, c'est surtout que dans FF7 les personnages ont toujours vécu dans leur monde, alors que le point de vue du joueur dans FFX c'est celui de Tidus, à qui il faut tout expliquer parce qu'il débarque (littéralement).
Strife
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Strife
Oui et non pour le rôle du MJ. Principalement le MJ est là pour fournir le contexte et cadrer les actions aux règles du jeu. Il est nécessaire sur table où la seule limite est l'imagination, mais dans le cadre d'un jeu-video on pourrait la plupart du temps s'en passer. Dans une certaines mesures les joueurs seraient à la fois personnages et maîtres de jeu (selon les outils fournis par le soft).
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
C'est vrai que c'est regrettable, mais en même temps, le roleplay ne peut s'épanouir qu'avec un bon MJ, et jusqu'à ce que les IA prennent le contrôle de la planète, seuls des humains seront assez adaptables et imprévisibles pour assumer cette (sainte :D ) charge.
Strife
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Strife
"Et ce roleplay est précisément ce qui manque dans les JDR vidéoludiques, qu’ils soient japonais, américains ou européens."

Y'a eu des tentatives, NWN et son éditeur de campagnes, son multi avec MJ... certains MMOs aussi qui ont tenté de mettre le roleplay en avant. Mais ça reste casse-gueule, marginal. A mon grand damn :/
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
@Kyalie :

La différence entre Spira et le monde de FFVII, c'est que dans FFVII, le monde, on ne nous en fais pas toutes ces tarines auto-satisfaites auxquelles on a droit dans l'épisode X. Le monde du VII sert de toile de fond : on n'a ni tous les détails, ni tous les éléments qui nous permettraient d'avoir une connaissance exhaustive de celui-ci, que ce soit dans le présent ou le passé. Alors que Spira, les concepteurs la vendent au joueur comme des barils de lessive en solde, à la moindre occasion, avec une fierté non dissimulée, de sorte que la toile de fond (sympathique, mais sans rien de sensationnel non plus) cesse de servir de décor pour prendre une place à l'avant-plan de la scène. Idem pour le XIII, du reste, hélas.


@BlackLabel :

Houlaaaaa ! Malheureux, on ne touche pas au Seigneur des Anneaux, sinon je vais être obligé de "stargatiser" le pauvre Harry en représailles. Ce qu'il faut voir, c'est que Tolkien, il n'a jamais ambitionné d'être un auteur de Fantasy (houlà non), ni même un romancier, d'ailleurs. Tolkien, c'est un prof d'université à l'ancienne : austère, élitiste, sérieux au point d'en être intimidant... En sa qualité de linguiste (il me semble), il a voulu créer son univers à lui, comme une expérience symbolique en éprouvette, et en écho aux anciens mythes et légendes (nordiques, notamment), en employant des structures narratives similaires. Contrairement à HP (dont je ne nie pas les qualités "tout public"), Tolkien, c'est à la fois de l'art ET de la littérature comme on en faisait autrefois, quand le terme avait encore du sens.

Mais c'est sûr que Tolkien, ça ne doit pas se lire comme du Bragelonne, c'est évident. Plutôt comme on lit les Edda, ou des essais, ce genre de choses...
Kyalie
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Kyalie

Pareil pour Games of Throne d'ailleurs, c'est super mal raconté, le gars traite ce qui est prioritaire et secondaire sur un pied d'égalité ce qui fait que c'est très fastidieux à suivre, en plus y'a 300 000 personnages (richesse du background !). Et au fond ça se limite à une panoplie de persos à la sexualité tordue (c'est sombre et mature !).

Vive les backgrounds superficiels Image IPB

Wow, pas d'accord =|
J'ai pas encore vu de perso qui n'ait servi à rien, dans GoT, cite-m'en, je serais curieuse de savoir. Et justement, le fait qu'il mêle "prioritaire" et secondaire fait que justement ce qu'on peut croire anecdotique peut finalement ressortir plus tard et avoir une extrême importance (Béric Dondarrion, ou Lolly "la grosse vache stupide" impossible à marier).
Et j'aime le fait qu'il n'arrive pas de choses exceptionnelles uniquement aux personnages qu'on suit dans les chapitres, contrairement à un Les piliers de la terre :)
BlackLabel
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BlackLabel

Nous sommes d’accord, sauf en ce qui concerne l’emploi des termes « imagination pure ». Pour moi, le soin apporté à un background relève de tout, sauf de l’imagination pure : il ne s’agit que d’une transposition de ce que nous connaissons/avons connu en tant qu’être humain. La part d’imaginaire contenue dans ce procédé est extrêmement réduite et c’est la raison pour laquelle les MJ de rôlistes papier ont souvent plus de mal à écrire de bons scénarios qu’à imaginer des mondes riches et complexes.


Oui en fait je suis d'accord, c'est une version simpliste de ce qu'on connaît déjà, d'où le peu d'intérêt d'un background quand il ne sert pas vraie de toile de fond à une histoire, et n'existe que pour lui-même.

Quand je parle d'imagination pure (l'expression est pas forcément appropriée) c'est plus dans le sens que l'univers n'existe pas, c'est pour du faux. Donc pour illustrer une histoire ok ça peut être intéressant, mais vouloir en apprendre plus sur un truc qui n'existe pas... :/

C'est pour ça que je trouve le background d'Harry Potter plus intelligent que celui du Seigneur des Anneaux par exemple (je prends des risques sur ce coup-là B) ), parce que celui d'Harry Potter est fonctionnel, il sert toujours à alimenter une histoire. Alors que Tolkien qui nous raconte les différences de poils de pieds entre les races de Hobbits... sérieux on s'en fout.
Pareil pour Games of Throne d'ailleurs, c'est super mal raconté, le gars traite ce qui est prioritaire et secondaire sur un pied d'égalité ce qui fait que c'est très fastidieux à suivre, en plus y'a 300 000 personnages (richesse du background !). Et au fond ça se limite à une panoplie de persos à la sexualité tordue (c'est sombre et mature !).

Vive les backgrounds superficiels B)
Kyalie
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Kyalie
Tu trouves Spira peu originale, car trop calqué sur des choses existantes, mais alors que dire d'FF7 (dont quelque part c'est également le point fort) 0_°
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Et encore une salve de remerciements, une !


@P.Y.T. :


Disons que c’est une scène quand même assez « originale » dans l’utilisation de l’élément aquatique et des effets de lumière. Le tout, avec un an de décalage, c’est plus que troublant, de mon point de vue.
Mais bien sûr, la scène de The Beach est plus réaliste, par nécessité.


@Krystal :

Mon esprit a les cheveux qui manquent désormais à mon crâne : c’est l’échange équivalent :D


@Nagra :

Tant mieux, tant mieux, c’est un peu le but.


@Rekha :

Bien vu pour la roulette ! :lol :
Mais plus sérieusement, je pense au contraire que les concepteurs chez Square sont de vrais professionnels qui savent parfaitement ce qu’ils font. Simplement, le monde du jeu vidéo aujourd’hui, auquel ils se sont adaptés, imposent ces standardisations. Hélas.



@BlackLabel :

Nous sommes d’accord, sauf en ce qui concerne l’emploi des termes « imagination pure ». Pour moi, le soin apporté à un background relève de tout, sauf de l’imagination pure : il ne s’agit que d’une transposition de ce que nous connaissons/avons connu en tant qu’être humain. La part d’imaginaire contenue dans ce procédé est extrêmement réduite et c’est la raison pour laquelle les MJ de rôlistes papier ont souvent plus de mal à écrire de bons scénarios qu’à imaginer des mondes riches et complexes.


@CCCP :


Les Maîtres du Temps <3 <3 <3 Merci pour la scène, que j’avais complètement oubliée (contrairement à la fin et à celle où la monture-sympa se fait bouffer par les plantes carnivores. Forcément).

Par contre, pour ce qui est de détruire FF Tactics ou Chrono Cross, tu risques de me faire de la peine, attention ! Autant j’admets qu’ils ont des défauts, autant ils font quand même partie du haut de mon panier. ;) Personne n’est parfait.


@Sharn :


En fait, pour être franc, je n’ai pas détesté le X. Il ne m’a pas enthousiasmé, je ne lui ai trouvé que peu d’intérêt, mais je l’ai fais de bout en bout sans déplaisir, une fois que j’ai appris à faire abstraction de Tidus. Et oui, je tenais quand même à relever le twist sur le backrgound de Tidus et le dénouement du jeu, qui sont quand même plus que corrects, voire même très très bons. Et ça, il faut savoir le dire aussi, quitte à s’asseoir sur sa fierté. Foi de Tidusforever ! ;)


@Martinman :

Oh mais je l’ai adoré, FF IX. Mais avoue que le coup du dernier boss « surprise », c’était un peu abusé sur les bords.

Oh, et j’espère que tu N’as PAS cliqué sur le lien vidéo de The Beach, hein ! Je ne veux pas d’ennuis avec la brigade des mœurs ! :lol :


@Sirtank :

Ravi de voir que les collègues adeptes des forces du mal apprécient aussi ! ;)



@Sombre Plume :


Pendant près de dix ans, de manière soutenue. Je fais un très mauvais MJ (beaucoup trop dirigiste), mais je pense que j’avais réussi à avoir un bon niveau en tant que joueur.
D’ailleurs, à ce sujet, je trouve l’appellation RPG impropre, employée dans le cadre des jeux vidéos. Ce qui, à mon sens, fait l’essence du jeu de rôle sur table, avant même les lancés de dés ou les fiches de personnages, c’est le roleplay. Et ce roleplay est précisément ce qui manque dans les JDR vidéoludiques, qu’ils soient japonais, américains ou européens.


@Yaden :

J’avais effectivement en tête FF XII mais comme j’ai à peine eu le temps de le commencer et que j’ai doré Vagrant Story, je lui ai accordé le bénéfice du doute. Après, dans de moindres mesures, je pense aussi aux épisodes X et XIII. Ils ont certes un scénario, mais si on enlève les backgrounds de Spira ou de Pulse, qu’on ne garde que celui-ci, on se rend compte que comme les personnages, il est transparent, et que cette débauche de détails cherche à faire oublier (habilement) cet état de fait.
Yaden
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Yaden
Je pense aussi puisque je suis d'accord avec cette affirmation (vu les écrans entiers de livres d'Histoire qu'on se paye dedans avec les mémoires de l'oncle machin...), mais pour quelqu'un qui ne la partage pas, deviner le jeu est difficile.
Lupi
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Lupi
@Yaden : pour ton exemple, sans doute voulait-il parler du XII...
Yaden
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Yaden
Encore très intéressant ! Les strips sont très bons, les analyses parfois ne sont pas claires (si l'on est pas d'accord avec toi, c'est difficile d'identifier l'épisode dont tu parles si tu ne donnes pas d'infos un peu précises dessus, genre pour le jeu qui a juste un background ultra-travaillé et pas d'intrigue. Un contre-exemple aiderait aussi, histoire de mieux cerner ce que tu attends. Il y en a parfois mais pas toujours.).
Sombre Plume
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Sombre Plume
Tu as déjà fait du jdr papier liehd ?
Sirtank
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Sirtank
Réussir a glisser dans un telle lapidation numérique le fait que on aime la fin de FFX malgré tout le mal qu'on en dit, et cela entre deux bain d'acide moléculaire de façon si naturelle que cela se mue dans le troll c'est juste éblouissant de maitrise, un exemple pour la jeunesse de l'équilibre entre la haine et l'amour que seul la sagesse du grand Troll permet d'obtenir par force d'entraînement.

De plus cet article mériterai un double like pour son habile dénonciation d'une injustice notoire : on ne s’intéresse jamais assez au véritable romance, celle des méchants éphèbe avec les forces du mal, pourtant il y'a la exemple de pureté.
Martinman
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Martinman
Ouais, par contre j'ai aimé FF 9, donc pas touche :P
Sharn
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Sharn
C'est magistral quand même ton dossier. Sinon je note que tu as aimé un bout de FF X, un mythe s'effondre.
BlackLabel
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BlackLabel

Concentrez-vous bien sur les éléments annexes, afin d’être sûr de négliger les points essentiels. Cela vous dispensera d’avoir à écrire une intrigue digne de ce qualificatif, à laquelle ce monde(-ci servirait de décor. Car quelle meilleure façon de mettre en valeur votre toile de fond si soignée, que de la tendre au premier plan ? Les consommateurs seront tellement éblouis par le luxe de détails « vivants » dont vous les assommerez consciencieusement qu’ils ne pourront que louer la richesse de votre travail d’orfèvrerie.


Ça marche à fond sur les joueurs malheureusement. Parce que les joueurs (et les devs) s'intéressent pas à l'histoire ni au caractère des personnages, ils préfèrent savoir pourquoi tel pays s'appelle Machintrucbidule, ils considèrent que 50 races différentes ça donne un background riche, etc.

En somme ils préfèrent tout ce qui relève de l'imagination pure et qui est d'une complète inutilité (quand ça ne sert pas de toile de fond à une histoire j'entends), plutôt qu'une trame qui te fait participer à l'aventure. Pour moi c'est de la superficialité.
Rekha
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Rekha
Astuce professionnelle 8: Je suis sûr que les créateurs des FF tirent à la roulette pour ce genre de romances !
"-Alors pour Final Fantasy XIX nous aurons du côté gauche ... Bibi .... et du côté droit .... un chocobo.
-Ouais ça se tient !"
Narga
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Narga
Je n’arrête pas de rire pourtant je ne peux nier que ta réflexion a du sens.

Édito

 

pour : "Le Gamer aux Mains Carrées, l'homme qui murmurait à l'oreille du manque de race"

(Du coup je ne sais pas trop comment je dois prendre cette distinction)

 

Gameblog Community Award de l'article de l'année 2016 pour un post sans texte, c'est sûr, ça fait toujours plaisir, mais c'est quand même assez surprenant.

Ce qui l'est beaucoup moins, par contre, c'est que ce post traite ENCORE de Final Fantasy.

 

Bref, pour des vrais "articles de l'année" passionnants, passionnés, pertinents et bien écrits, allez plutôt lire :

- Migaru

- Noiraude

- Snake_in_a_box

 

 ET QUE CA SAUTE, COMME TIDUS DANS L'INTRO DE FFX !

 

*

 

Parce qu'on n'est pas tous nés avec des doigts aux mains (fonctionnels, en tout cas) !

 

Parce qu'on a tout à fait le droit de ne pas savoir parer aux jeux de combats, ou de ne pas savoir freiner aux jeux de course automobile, ou de ne pas savoir diriger son bonzhomme à Resident Evil 1 !

 

Parce qu'on n'est pas tous à l'aise avec plus de deux boutons, surtout quand il faut alterner leur utilisation !

 

Parce qu'on n'est pas tous au courant qu'on est au XXIème siècle et que de toute façon, c'était mieux avant !

 

Parce qu'on est libre de préférer acheter nos jeux à Cash Converter plutôt qu'à Micromania !

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrés vous propose des tests périmés et de mauvaise foi, des dessins réalisés à la hache, à l'arrache et avec des mains carrées (aussi), des découvertes culturelles à manger son code du psychiatre (sans sauce) et autres billevesées qui vous demanderont au mieux beaucoup d'indulgence, au pire du prozac. Mais surtout, surtout, depuis quelques mois, du gros troll qui tache.

 

Le Blog du Joueur aux Mains Carrées se veut un blog tout à fait inutile, sous-documenté, sous-illustré et sous-créatif, qui ne vous guidera en rien dans vos futurs achats ou vos quêtes du fini-à-200%. Le Joueur aux Mains Carrées fait un plus gros score à Tetris s'il laisse les pièces descendre sans toucher à la manette.

 

Tout est dit.

 

Enfin, le Joueur aux Mains Carrées est fan de Mr Patate, Paul Binocle et Boulet, dont il s'évertue à plagier les meilleures idées, des fois que. 

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