Six mois seulement après sa sortie sur PS5, Death Stranding 2: On the Beach, le dernier bébé de Kojima Productions, s’est offert ce 19 mars 2026 un portage sur PC assuré par Nixxes. Une sortie d’importance, puisqu’il pourrait bien s’agir de la dernière fois que Sony se fende d’une version PC d’une de ses exclusivités solo phares. A-t-on donc droit à un beau chant du cygne pour cette politique d’ouverture du constructeur japonais ? Notre avis dans ce test.
Six mois, c’est non seulement la durée qui sépare la sortie de Death Stranding 2 sur PS5 et son portage, mais aussi du lancement de l’extraordinaire version PC de Stellar Blade. Pour ce potentiel dernier tour de piste d’une exclusivité solo de PlayStation sur ordinateur, une certaine pression repose donc sur les épaules de Nixxes afin de terminer sur une bonne note après ceux tout aussi réussis de Ghost of Tsushima et The Last of Us Part 2 Remastered. Fort heureusement, on peut une fois encore Lou-er un travail de grande qualité sur cette nouvelle aventure de Sam sur PC.
Death Stranding 2 PC : un ultime Porter qui gagne clairement à être Liké
Avant de connecter le Mexique et l’Australie au réseau chiral dans les bottes de Sam Porter Bridges, le premier réflexe en lançant un jeu sur PC est bien sûr de se rendre dans les options pour voir ce qui nous attend en termes de paramètres graphiques. Et, une fois encore, Nixxes nous gâte avec le portage de Death Stranding 2 en proposant pléthore de réglages pour s’offrir une expérience sur-mesure. On peut ainsi mettre tous les détails de Très Bas à Très Élevé, ajouter ou non du Ray Tracing, choisir notre technologie d’upscaling entre DLSS, FSR et Intel XeSS, ou encore activer le Frame Generation pour les cartes graphiques compatibles.

On a donc l’embarras du choix pour faire en sorte que nos futures livraisons se passent dans les meilleures conditions possibles et pour que le portage s’adapte à de nombreuses configurations, que l’on dispose de matériel NVIDIA, AMD ou Intel. Le titre dispose par ailleurs de specs minimales et recommandées relativement abordables, mais celles et ceux disposant d’une machine plus robuste pourront bien sûr se faire plaisir en 4K et sur des écrans ultra-larges. Autant d’éléments qui méritent définitivement un Like. À noter toutefois que Valve n’a pas encore indiqué si le portage est Vérifié sur le Steam Deck. Il faudra donc repasser plus tard si vous comptiez emporter Sam partout avec vous sur l’hybride PC/console portable et autres appareils équivalents. Gageons cependant que, même avec le statut vérifié sur le Deck, il faudra fatalement faire quelques concessions sur les paramètres graphiques pour trouver le juste milieu entre qualité visuelle et fluidité.

Sur notre PC de test équipé d’une RTX 4080 SUPER, d’un Ryzen 7 7800X3D et de 32 Go de RAM, on a en tout cas pu pousser tous les potards graphiques de Death Stranding 2 à fond, mais tout de même avec le DLSS activé en mode Qualité, par souci de confort. Le résultat est cependant sans appel : une expérience d’une fluidité irréprochable à plus de 100 FPS constants en 1440p. Mais le portage affiche-t-il des graphismes aussi lisses qu’une peau de BB ? Grâce à une puissance matérielle plus conséquente que sur PS5 et même PS5 Pro, on a le plaisir de signaler que le portage signe un quasi sans-faute en termes de qualité graphique. Les textures se montrent globalement plus fines que sur console, les effets de lumière et la profondeur de champ sont éblouissants, et le Ray Tracing fait clairement son petit effet. Mention spéciale aux visages des personnages, qui frôlent presque le photoréalisme (et sans DLSS 5, excusez du peu), tout en mettant merveilleusement en valeur l’énorme travail réalisé par les acteurs comme Norman Reedus, Léa Seydoux et le reste du casting de folie du jeu via la motion-capture.

On peut toutefois relever quelques traces de poix sur cette plage de sable fin qu’est le portage PC de Death Stranding 2. Au début de certaines cinématiques, on a notamment eu droit à quelques brèves saccades, certains temps de chargement un peu trop longs, malgré l’utilisation d’un SSD très véloce, ou encore du clipping de textures et des glitches visuels un peu trop visibles par moments. Rien qui ne devrait toutefois bloquer Sam outre mesure dans sa mission pour connecter d’autres pays au réseau chiral et d’affronter de nombreux Échoués sur son itinéraire de livraison. Comme les précédents portages PC d’exclusivités PS5, on peut ceci dit encore pester sur un espace disque requis particulièrement conséquent : 112 Go. On a de nouveau clairement un gros BB sur les bras, mais c’est probablement le prix à payer pour une optimisation aussi solide.

Une jouabilité tout à fait Lou-able
Non content de nous livrer un portage quasi impeccable graphiquement et techniquement sa plus belle performance graphique, Death Stranding 2 sur PC s’avère tout aussi louable en termes de contrôles et de jouabilité. On peut notamment avec grand plaisir indiquer que le jeu se montre très agréable à jouer au clavier/souris, à condition de faire un peu de remappage des touches pour une ergonomie sur-mesure. Compte tenu du fait que ce second volet de la licence phare de Kojima Productions met un peu plus l’accent sur l’action et l’infiltration, on a apprécié pouvoir négocier les gunfights avec le confort et la précision du combo clavier/souris.
Même les pures phases de balade s’avèrent très agréables dans cette configuration, l’équilibre de Sam se gérant très facilement grâce aux deux clics de la souris. En revanche, pour une expérience optimale, le portage PC de Death Stranding 2 a pour lui de supporter pleinement les fonctionnalités de la manette DualSense. On pourra donc profiter du retour haptique et des gâchettes adaptatives pour vivre les sensations authentiques de l'exclusivité console PS5, mais avec le confort d’un puissant PC en prime. Il est bien sûr également possible de brancher d’autres contrôleurs, comme ceux de la Xbox, mais il faudra alors se passer des petits plus qu’apporte la DualSense.

S’agissant de l’accessibilité, le portage PC de Death Stranding 2 ne semble pas apporter d’options supplémentaires par rapport à sa version PS5 originale, contrairement à la version PC de The Last of Us Part 2 Remastered qui était absolument exemplaire en la matière. Les personnes disposant de sens ou d’une dextérité amoindris ne seront donc peut-être pas en mesure de trouver ici leur compte.
Livraison de nouveau contenu sur PC et PS5 pour accompagner le portage
S’agissant du contenu livré avec le portage PC de Death Stranding 2, nous avons bien sûr droit à tout ce que proposait sa version PS5. À savoir naturellement l’histoire principale tortueuse en compagnie notamment de Sam à travers le Mexique et l’Australie, et le contenu gargantuesque que tout cela implique.
La sortie de cette version PC s’accompagne par ailleurs d’une mise à jour gratuite également à destination de la PS5, qui vient rajouter quelques nouveautés, comme le mode de difficulté « To the wilder » pour les livreurs les plus chevronnés, ainsi qu’un nouveau type d’entraînement en réalité virtuelle, baptisé « Pris au piège dans un monde étrange », qui permet de rejouer l’intégralité des séquences de combats contre Neil. Les amateurs de scoring pourront également s’en donner à cœur joie pour essayer de réaliser la meilleure performance possible sur le terrain. Temps de complétion, nombre de munitions utilisées, nombre d’ennemis abattus ou encore appétence à la furtivité sont alors autant de critères qui entrent en compte dans l’évaluation finale, dont les résultats pourront vous garantir quelques bonus supplémentaires. Des bonus qui, toutefois, se limitent à quelques cosmétiques, tels que de nouveaux coloris pour la tenue de Sam ou quelques couvre-chefs inédits.

Cette mise à jour de Death Stranding 2 s’avère de son côté bien plus chétive en termes de nouveautés. Ici, pas d’armes, de structures et autres équipements supplémentaires pour l’occasion, ni même de nouvelles missions scénarisées. Outre les ajouts déjà mentionnés, le titre de Kojima Productions se contente simplement de quelques fonctionnalités inédites pour le Mode Photo, qui comprend alors de nouveaux PNJ, plus de poses et davantage de cadres à utiliser ; tandis que le félin chiral de Tarman peut désormais apparaître dans la chambre privée de Sam à bord du DHV Magellan. Bien qu’un peu chiche sur le point du nouveau contenu, cela permet d’éviter l’écueil de la Director’s Cut de Death Stranding premier du nom, qui au contraire en avait fait des caisses pour pas grand-chose et un peu trop bousculé la vision d’origine du jeu.

Enfin, abordons un point qui va probablement plaire à de nombreux joueurs PC sous la forme d’une initiative qu’on a retrouvée dans la plupart des derniers portages d’exclusivités PS5 : un compte PSN n’est pas obligatoire pour jouer à cette version de Death Stranding 2. Relier le jeu à un profil PlayStation Network existant s’accompagne cela dit de petits bonus supplémentaires, dont une tenue s’inspirant du logo de la branche gaming de Sony pour Sam. Cela permet également d’activer l’overlay PlayStation, afin d’obtenir des trophées, pour ceux que cela peut intéresser, en complément donc des succès Steam ou Epic Games Store.
