Les joueurs ayant connu les vieux jeux vidéo ont tendance à dire que « c'était mieux avant », mais c'est peut-plus que la nostalgie qui leur joue des tours.
Le retrogaming est depuis quelques années un phénomène à part entière qui s'intéresse à la conservation de l'héritage de l'esprit des vieux jeux vidéo et à l'accès aux titres issus d'anciennes consoles, bien qu'on commence désormais à inclure dans cette catégorie la génération PS3/Xbox 360, ce qui ne nous rajeunit définitivement pas. De nombreux joueurs ayant connu cette période particulière de l'histoire du jeu vidéo ont tendance à s'en souvenir avec beaucoup de tendresse, mais les psychologues avancent qu'il s'agirait là d'un mauvais tour que nous joue notre cerveau.
La passion des vieux jeux vidéo, un mensonge inventé par notre cerveau ?
Les jeux d'aujourd'hui sont techniquement incroyables, avec des graphismes époustouflants, des scénarios plus aboutis et une conception plus intelligente. Pourtant, les joueurs un peu plus âgés ont tendance à préférer les vieux jeux vidéo, disant que « c'était mieux avant », se rappelant avec émotion d'une sensation d'émerveillement qu'ils trouvent de plus en plus difficile à retrouver.
Mais les vieux jeux vidéo étaient-ils vraiment meilleurs avant, ou sommes-nous simplement prisonniers de la nostalgie ? Les psychologues auraient découvert l'origine de cette nostalgie presque maladive : ce serait notre cerveau qui nous induit en erreur par le biais du phénomène appelé la « rétrospection idyllique ». Celui-ci aurait en effet tendance à se souvenir des choses et à les glorifier par rapport à ce qu'elles étaient en réalité.
Quand on repense à ses vieux jeux vidéo préférés, notre cerveau ne se rappelle en effet pas de l'interface horrible, des bugs, aux temps de chargement interminables, ni des innombrables plantages avant même d'avoir pu sauvegarder. Il nous fait nous rappeler des sensations, comme l'émerveillement de découvrir une ville, de l'excitation de terminer un donjon ou de la joie de trouver un secret qu'on pensait être le premier à avoir découvrir, avant la popularisation d'Internet. Mais cette sensation n'est en réalité pas liée à ces vieux jeux, mais au joueur, à une époque douce de l'enfance où le monde était plus petit et simple.
La rétrospection idyllique joue justement sur ces émotions fortes, pour faire occulter à notre souvenir tout le reste. C'est donc à cause de notre cerveau farceur qu'on a tendance à dire que « c'était mieux avant », que cela soit vraiment le cas ou non.
