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Test de Gal*Gun : Double Peace (PS4, PS Vita)

TEST de Gal*Gun Double Peace : L'improbable rail shooter sexy

Par Jonathan Bushle - publié le

Gal Gun fait partie de ces licences qui marquent une génération de joueurs, les otakus plus précisément. Il prend le pari fou de placer un rail shooter, genre proposant des titres parmi les plus arcades et hardcores, dans un univers coloré et sucré rempli de petites culottes sexy, le tout avec un soupçon de jeu de drague. Fou, je vous ai dit. Mais que vaut vraiment ce titre dont nous testons ici une version PS4 importée du Japon ?

Republication de notre Test import du 27 mai 2016.

Re-testée par nos soins, cette version française du jeu propose uniquement les doublages japonais d'origine, et une traduction intégrale des textes en Anglais (pas de localisation française donc). La traduction anglaise des textes est de bonne facture, avec un vocabulaire adapté au ton humoristique d'origine du jeu.

Attention : la version PS Vita est déconseillée (voir dernier paragraphe du texte originel mis à jour ci-dessous).


Ci-dessous notre test import originel réalisé à l'époque à partir d'une version import japonaise PS4 fournie par notre partenaire nin-nin-game.com, mis à jour avec des infos sur la version Vita en fin de texte.


GAL*GUN : Double Peace et le deuxième jeu d'une série initialement parue sur Xbox 360 en Janvier 2011, puis sur PS3 un an et demi plus tard dans une version améliorée et profitant d'une jouabilité au flingue via le PSMove. J'avais, à l'époque, bien écumé ces deux jeux, jamais sortis de l'archipel, et me languissais d'une suite, finalement disponible sur PS4 et PSVita en Aout 2015. Et oh-miracle, en ces temps béni pour l'otaku, qui voit une grande quantité d'OVNIs vidéoludiques nippons débarquer sur ses consoles occidentales, le titre va bénéficier d'une sortie en boîte cet été en Europe, et même d'une version collector au passage, tiens. J'ai aussi pu assister à une preview la semaine dernière, et la sauce devrait commencer à monter pour ce titre qui débarque dans un mois dans nos boutiques. Profitons de cette actualité pour tester une version japonaise que j'ai acquise dans le courant de l'été 2015.

Un gros fail de l'apprentie Cupidon !

Sexy un jour, sexy toujours.

Qu'on ne se mente pas : le fond de commerce de ce titre, quelles que soient ses qualités (et ses défauts), reste l'étalage de nymphettes en tenues sexy et posant de manière lascive. Et le chaland qui à poussé la porte de ce test par hasard en voyant la miniature aguicheuse en 670x377 pixels, ou le fin connaisseur à la recherche de décolletés affriolants (oui, toi là-bas, on t'a repéré) en auront pour leur argent. Quand aux autres... Ils auront à nouveau du grain à moudre et de quoi alimenter encore un peu plus leur désamour pour le Japon, ses bizarreries emplies de fan service provoquant et son traitement de la condition de la femme, il faut bien le dire, très loin des standards occidentaux en la matière. Même si tout ceci reste bon enfant et en deçà d'un Senran Kagura niveau fan service, vous êtes prévenus !

Le synopsis ouvre grand la porte à toutes ces situations complètement délirantes que nous allons vivre au fil de nos aventures dans le jeu. Tenant sur un ticket de métro (logo RATP inclus), le scénario est quasi identique à celui du premier opus (et ressemble fortement au manga DNA² de M. Katsura) : vous êtes dans la peau d'un banal étudiant, cible d'une aspirante Cupidon, très gauche, qui vous prodigue une dose un brin démesurée de philtre d'amour. Vous êtes alors condamné à trouver l'élue de votre coeur dans la journée, au choix parmi les héroïnes proposées, sous peine de ne jamais plus pouvoir mettre la main dessus, la faute à des phéromones qui vont se faire la malle ad vitam æternam au coucher du soleil.

Ces substances chimiques, messagères de l'attraction sexuelle chez l'homme (et aussi chez certaines espèces de plantes vertes) vont se retrouver au coeur de l'histoire, mais aussi du gameplay. En effet, vous débordez de cette essence odorante et vous vous retrouvez en pleine pub pour du gel douche AXE :  toutes les étudiantes du campus deviennent complètement folles de votre corps et vont tenter de vous agresser sexuellement (à la japonaise, avec des cris et des lettres d'amour). C'est à vous, toujours avec vos molécules de désir, de tirer sur ces filles pour leur donner... n'y allons pas par 4 chemins : un orgasme ! Une fois comblées, vos prétendantes vont pouvoir s'évanouir dans une gerbe de fleurs jusqu'à leur prochain « abordage ».

Un jeu complètement barré !

Mélange des genres.

Pour mettre en scène ce joyeux délire, l'équipe d'Alchemist à choisi un gameplay aussi décalé que surprenant. Le jeu est un véritable rail shooter, pur et dur, avec tout ce que ça sous entend d'éléments "arcade". Tous les poncifs du genre sont là : avancée automatique dans les niveaux suivant un chemin prédéfini et empli de scripts, moult secrets à découvrir planqués dans les éléments de décors, plusieurs chemins alternatifs dans des stages conclus par de plus ou moins illustres batailles de boss... Ces dernières sont ici bien sûr remplacées par des mini-jeux sexy ou il faudra par exemple aider une demoiselle coincée dans l'ouverture d'une fenêtre trop étroite, ou, grand classique de la culture nippone « alternative », la libérer de l'emprise d'un monstre tentaculaire qui la retient prisonnière.

D'autres mécaniques originales sont de la partie, telles que les Extasy Shot, qui permettent « d'avoir » une nymphette d'un seul coup en ciblant la partie la plus érogène de son corps, ou encore le mode Doki Doki, qui va permettre de s'attarder sur une ou plusieurs lolitas en tête à tête, et de leur procurer une joie telle qu'elle se propagera à toutes les autres donzelles à la manière d'une véritable bombe nettoyant l'écran de toute menace vous séparant de votre futur grand amour. Aussi, un nouveau zoom est de la partie, qui vous permettra de voir à travers les murs, mais aussi les vêtements, pour scanner les mensurations des nymphettes et se rincer l'oeil au passage... Ce zoom sera au centre de la recherche des différents secrets, mais aussi de la libération de filles sous une emprise démoniaque, en shootant le petit démon qui se cache tout près d'elle. On pourrait croire que ce gameplay, une fois adapté à la sauce « bonbon japonais coloré » perdrait de sa superbe, mais il n'en est rien : les sensations sont là et se montrent dignes des meilleurs jeux de la catégorie, avec une difficulté bien présente et qui va crescendo, surtout dans la quête du 100%.

Autre point assez original, vu sa forte connotation sexuelle : Gal*Gun propose un mode « attention ma femme vient de rentrer » qui, si vous appuyez sur les deux sticks en même temps, va faire apparaître en lieu et place de votre jeu un écran de vieille simulant un vieux RPG rétro ! À vous d'éteindre alors discrètement votre console de jeu... S'il suffisait d'appuyer sur select dans le premier épisode, la combinaison des deux sticks s'avère mal choisie car on appuie régulièrement dessus sans le vouloir (lors des phases « doki doki » notamment) et il met un peu trop de temps à arriver... Bref, ne comptez pas trop sur lui !

Tout cela débarque avec une narration en mode Visual Novel, entrecoupée de phases type jeu de drague assez délirantes dans lesquelles il faudra choisir la bonne réponse parmi celles proposées, ces dernières n'étant bien souvent pas bien logiques ni bienséantes envers la gent féminine. Eh oui, car à la manière d'un visual novel, pour atteindre la vraie fin il faudra savoir comment parler à ces dames... ou pas, ai-je envie de dire, car si vous tentez la moindre de ces réponses face à une jeune-femme en chair et en os,  nul doute que vous prendrez le râteau de votre vie (à moins que la demoiselle possède un très grand sens de l'humour !).

Un boss tentaculaire qui se rappelle au bon souvenir du premier épisode.

Yamete kudasai !

Tout un programme que ce Gal*Gun ! Il sera possible de s'y adonner en dilettante, n'y consacrant pas plus de quelques heures de sa vie, ce qui pourra en faire un grand classique de vos soirées entre amis (de nombreuses et franches rigolades pour ma part !). Mais comme avec n'importe quel bon shmup ou rail shooter, si vous voulez tout déverrouiller et obtenir la meilleure note à la fin, vous aurez suffisamment de contenu pour tenir un (très) long moment. Comptez 3 heures pour en voir le bout une fois, et bien plus pour voir tous les chemins possibles, répondre à tous les objectifs secondaires et tout collecter. Cela implique, comme dans n'importe quel titre de la même famille, de connaitre le jeu dans ses moindres détails, et de le travailler plusieurs fois afin d'en connaitre les moindres recoins.

Mais passer tant de temps sur ce titre est-il bien raisonnable ? Oui et non. Si vous avez déjà arpenté les couloirs de l'enfer amoureux de Gal*Gun premier du nom, pas vraiment. En effet, pas mal d'éléments sont ici recyclés, et le jeu s'inspire globalement de ce qu'a fait son aîné. Les niveaux se ressemblent énormément, jusqu'aux batailles de boss qui ont des principes très similaires aux anciennes. S'en dégage un sentiment de déjà-vu accompagné d'un certain manque d'originalité (un comble pour un titre de cette trempe !). Ajoutez à cela le design des héroïnes à séduire, que j'ai trouvé moins réussi, et surtout leur nombre inférieur à celui de l'opus précédent (seulement deux, contre quatre dans le premier épisode). Il sera toujours possible, moyennant le score parfait, d'aller draguer cupidon, mais la carotte à du mal à passer, d'autant que moins de filles différentes implique moins de "rejouabilité" et de variété au final. J'ai aussi trouvé le mode « Doki Doki » moins bien ficelé, puisqu'il suffira de jouer à la Track & Field avec les boutons de la manette une fois la zone érogène trouvée, contrairement à ce même mode dans le premier épisode, plus subtil, ou la lolita tentait de résister à votre charme sans fin. La possibilité de séduire plusieurs filles à la fois est héritée de la version PS3 du jeu, mais cela ne suffit pas à mon goût et j'ai été assez déçu par cette révision de gameplay. Néanmoins, si ce sont vos premiers pas dans la série, vil petit adepte d'érotisme léger que vous êtes, le jeu propose suffisamment de contenu et le fait assez bien pour que vous soyez séduit par tous ces visages féminins issus du plus kawai des mangas qui soit.

Coincée dans une fenetre : Une très mauvaise posture !

Lâche ton flingue !

Assez paradoxalement, Alchemist fait la même erreur pour la seconde fois avec son jeu. Manque d'accessoire oblige sur 360, la version PS3 profitait bien entendu d'une jouabilité au PS Move, ce qui parait logique pour un rail shooter, mais autant pour la version Vita du titre la question ne se pose pas, autant pour cette édition PS4 il est plus légitime de se demander pourquoi la compatibilité PS Move n'a pas été assurée... Disons le franchement : un rail shooter sans flingue, ça perd un peu de son intérêt... Autre aspect du jeu dans lequel l'équipe de développement à dû faire preuve de fainéantise : les décors. S'Ils sont un peu moins vides et désuets sur PS4 que sur les versions de la 7e génération de consoles, ce n'est toujours pas ça, malheureusement. C'est fort dommage car les modèles 3D des filles sont dans leur ensemble très réussis, avec un effet cel-shadding assez fin et du plus bel effet, tandis que le jeu reste très fluide en toutes circonstances, avec un frame rate assez élevé. Je vous reparlerais de la version PSVita après la sortie européenne, même si vus les jeux sortis récemment sur les deux supports (Senran Kagura, Dead Or Alive Xtrem 3), il ne faut pas s'attendre à des folies.

Et je terminerais ce test en évoquant un autre gros point noir du jeu : sa boutique en ligne, abondante de DLC. S'il est de nos jours normal de se voir proposer des DLC cosmétiques tels que des costumes, le fait de vendre une option pour changer la taille des seins des filles au prix de 2.000 yens (environ 16€) est assez scandaleux en soi. Il y a également ce contenu nommé « pheromon Z », qui permet de voir à travers les vêtements des filles en toutes circonstances, qui est quand à lui vendu pour la modique somme de... accrochez vous bien : 10.000 Yens, soit pas loin de 80€, plus cher que le jeu de base ! Espérons ne pas bénéficier de la même politique tarifaire scandaleuse en Europe, où le soft devrait sortir sur PS4 à prix réduit, soit 50€.

En mauvaise posture !

Un petit mot sur la version Vita

Depuis mon test sur PS4, j'ai pu tester la version PS Vita du jeu. Malgré des modèles 3D très réussis et un contenu équivalent à la version console de salon, cette itération portable souffre de temps de chargement abusifs et bien trop fréquents, ainsi que d'un framerate désastreux. On est très loin des 30 images secondes et beaucoup plus proche des 10. De plus, ce taux déjà très faible chute énormément lorsque la caméra fait de grand mouvements, ou lorsque plus de 3 adversaires apparaissent à l'écran. C'est si flagrant que cela empêche même parfois de réussir un tir ou d'éviter une attaque ! Je vous déconseille cette version. Rabattez-vous plutôt sur la mouture PS4.

PS4
PSV
Satisfaisant
6
Gal*Gun : Second Peace est le 2ème jeu d'une série de rail shooters qui abandonne zombies et militaires pour de jolies nymphettes folles de votre corps. Si on pourrait dans un premier temps croire à une vaste blague de la part des développeurs, il n'en est rien et le titre propose tout ce qu'un bon rail shooter doit proposer : un gameplay solide, une certaine difficulté et moult éléments à collectionner. Cependant, le titre recycle pas mal d'idée de son aîné, revient même en arrière sur certains points, ne propose toujours pas de décors à la hauteur de ses modèles 3D et se permet de vendre certains de ses DLC à un prix encore plus indécent que leur concept. Néanmoins, il reste un des meilleurs représentant de sa catégorie « jeu sexy », et au final, un bon jeu pour délirer en soirée, si tant est qu'on puisse le prendre au second degré et pour peu que vous soyez attiré par le genre. À ce propos, si vous n'avez jamais joué au premier opus, vous pouvez ajouter un bon point à la note de ce test, cette suite étant sanctionné aussi pour son manque de renouvellement et de nouveautés.
par
+ On aime
  • Les modèles 3D réussis...
  • Le principe original et barré !
  • Un vrai rail shooter "arcade".
  • Le fan service sexy.
  • Le mode "Vite, ma femme vient de rentrer !".
  • Un bon jeu à sortir en soirée.
- On n'aime pas
  • ... dans des décors moisis.
  • Une certaine redite du précédent épisode.
  • Pas de jouabilité PSMove.
  • Les scandaleux tarifs des DLC.
  • Doublages japonais mais sous-titres anglais uniquement.
  • Version PS Vita aux fraises (frame rate désastreux et temps de chargement très longs).
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Ce jeu n'a pas encore été noté

Ma collection sur
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