Après vous avoir proposé les tests de Zero Escape 3 et Psycho-Pass sur Gameblog, on va s'intéresser de près à tout ce qui est sorti ou va sortir sur les consoles Sony en termes de visual novel en cette fin d'année... Histoire de voir ce que vous allez pouvoir demander au petit Papa Noël pour meubler sous le sapin ! Et on commence ce mini marathon de tests avec un gros morceau : Steins;Gate 0. Avec la série des Zero Escape et celle des Danganronpa, Steins ; Gate rentre véritablement dans le Top 3 de mes visual novels préférés. Il nous comptait une histoire complètement décalée dans laquelle une bande de scientifiques déjantés, menés par Rintaro Okabe, parvenaient à envoyer des bananes et des textos dans le passé en fabriquant accidentellement une machine à voyager dans le temps avec un téléphone portable collé à un micro-ondes. Malgré son aspect loufoque, nous avions entre les mains ce qui était parmi les meilleures histoires de voyages dans le temps tous médias confondus, et le phénomène fut tel que la série eu droit à moult spin-offs, et même un anime assez réputé. Tout un programme. D'ailleurs, si vous n'y avez pas joué, mettez ce test dans la barre de favoris, prenez un RTT, faites un peu de place sur la carte mémoire de votre PS Vita et revenez dans 30 heures !

Suite canonique pour fin alternative.

Le pitch de départ donnait lieu à moult pérégrinations, où Okabe se découvrait un pouvoir qui permettait à sa conscience de voyager entre les différentes réalités parallèles à chaque fois que l'histoire changeait. Comprenez par là qu'il était le seul à garder des souvenirs des différentes "timelines". Ce "Reading Steiner" allait l'aider à combattre l'organisation maléfique qu'il avait lui même engendrée en agissant sur le temps, tout en essayant de sauver les deux amours de sa vie, Mayuri, son amie d'enfance, et la génialissime Kurisu.

Dans une des "mauvaises fins" du premier épisode, Okabe ne pouvait lutter contre la fatalité et ne pouvait sauver à la fois Mayuri et Kurisu du funeste destin qui leur était promis à toutes les deux. Et lors d'une tentative de sauvetage de Kurisu, il devenait même son assassin en lui plantant accidentellement un couteau dans la poitrine. Complètement dépité et déprimé, il décidait alors de laisser tomber tout voyage dans le temps et de mener sa vie normalement, avec le douloureux souvenir du meurtre de celle qu'il avait aimé dans une autre vie...

Et c'est sur cette fin déprimante au possible que s'ouvre Steins ; Gate Zero et que l'histoire va continuer ! Okabe vit désormais une vie banale, ne passe quasiment plus au "Future Gadget Lab", et devient un personnage à milles lieux du savant fou qu'il avait été par le passé. Et c'est au contact d'une IA très particulière nommée "Amadeus" qu'il va pouvoir se rendre compte que, peut-être, il n'en à pas fini avec les voyages dans le temps... Là ou vous pourriez croire à une banale suite alternative, vous avez bel et bien affaire à un nouveau scénario tout aussi passionnant que le premier, avec ses propres enjeux d'une importance capitale, puisqu'il s'agit du destin de la "worldline" alternative créée avec les expériences temporelles du premier épisode. Le fan service et les références à la genèse sont d'ailleurs omniprésentes, puisque vous en apprendrez bien plus sur le destin de Suzuha et son périple, et de nombreux événements passés seront aussi évoqués. Et il vaut mieux que je m'arrête ici pour vous laisser les plaisirs de la découverte, et dieu sait qu'il y en aura !

L'émotion sans polygones.

L'effet de surprise du premier épisode en moins, le scénario de ce Steins ; Gate Zero est donc une franche réussite, ce qui est essentiel pour un visual novel (NDR : Je me me présente, Joniwan, enfonceur de portes ouvertes). Mais alors, qu'en est-il des autres aspects ? S'il est important de noter que le jeu ne sera traduit qu'en Anglais, avec des doublages Japonnais de qualité, on peut aussi dire que les musiques sont toujours de qualité et collent bien avec l'ambiance et l'univers de Steins ; Gate, certaines mélodies étant même reprises ici. Pour tout ce qui tient de l'aspect visuel, la patte est bien moins "kawai" que dans d'autres productions nippones et pourra en rebuter certains, mais possède son propre cachet. Le seul véritable reproche que l'on pourra lui faire, ce qui était déjà le cas dans le premier épisode, sera le manque d'animations et d'illustrations dans les scènes d'actions. On à pu voir mieux ailleurs...

Dans ses phases de gameplay, on reste aussi sur du classique : votre destin sera déterminé par vos communications avec vos proches ! Répondre à un message d'une façon ou d'une autre, ou carrément l'ignorer, pourrait bien avoir de grandes conséquences sur votre destin. Et quoiqu'il arrive, quels que soient vos choix, le suspense sera au programme et les révélations et twists savamment distillés tout au long des 30 heures que vous prendra l'exploration des différentes branches temporelles vous permettant d'accéder à l'une des six fins... Un vrai gros morceau de visual novel, une saga indispensable pour tout otaku qui se respecte.