À l’approche de la sortie de Resident Evil 9 Requiem et des 30 ans de la franchise, on vous propose notre grand classement de tous les opus majeurs étant sortis jusqu’à présent.
Le 27 février 2026, Resident Evil reviendra avec Resident Evil 9 Requiem, un nouvel opus extrêmement attendu par les fans de la franchise de Capcom. Il faut dire que depuis la sortie du septième épisode en 2017, l’éditeur nippon se trouve dans une forme olympique et nous livre ce que l’on pourrait presque qualifier de grand chelem parfait. De fait, quand celui-ci nous annonce vouloir ouvrir « une nouvelle ère pour le survival-horror » avec cette suite, on ne peut qu’être tout ouïe. Surtout quand on sait que Resident Evil 9 Requiem n’hésitera pas à titiller la fibre nostalgique des plus anciens, en nous ramenant tout droit où tout a commencé : Raccoon City.
Car oui, vingt-sept ans après avoir apporté une conclusion explosive à cet arc narratif, Capcom se prépare finalement à le rouvrir, d’une façon que l’on a évidemment hâte de découvrir. Et tandis que 2026 signera également l’année du trentième anniversaire pour la série, nous n’avons pas pu résister à l’envie de nous replonger dans le passé de cette belle et grande saga. Une saga qui, en l’espace de trois décennies, aura connu de nombreuses sorties, parmi lesquelles certaines ont incontestablement fait l’unanimité, et d’autres beaucoup moins. Voici donc notre classement des principaux opus de Resident Evil, classés du pire au meilleur.
#12 : Resident Evil Revelations 2
Sur le papier, Revelations 2 avait tout pour réussir. Le retour de héros emblématiques, l’introduction de nouveaux protagonistes, une intrigue prometteuse basée sur la peur, et surtout la reprise d’un format épisodique ayant déjà fait ses preuves. Mais rapidement, le soufflet retombe. D’une qualité variable selon les épisodes, cet opus recycle à outrance ce qu’ont pu faire les autres Resident Evil ; en plus de voir son écriture s’effriter au fil des heures et de se clôturer sur un cliffhanger qui n’a jamais donné suite jusqu’à présent. En dépit de ses idées prometteuses, il restera donc sans doute l’épisode le plus oubliable de la franchise.
#11 : Resident Evil 6
Épisode le plus controversé de la série, Resident Evil 6 est un jeu aussi généreux que déroutant. S’engageant à plein régime dans le virage plus action entrepris par Capcom quelques années plus tôt, il pousse tous les curseurs de la démesure à fond avec quatre campagnes un peu fourre-tout mettant en scène des situations toutes plus rocambolesques les unes que les autres. Alors oui, il prouve que le studio sait s’y prendre quand il s’agit de faire des jeux d’action, mais cela se fait définitivement au détriment de l’ADN de Resident Evil, complètement sacrifié dans la balance. On lui accorde quand même un petit point pour le divertissement offert.
#10 : Resident Evil 0
Dans la liste des opus qui divisent le plus les fans, Resident Evil 0 se place en très bonne position. Car s’il est loin d’être un mauvais jeu, il faut tout de même avouer qu’il se repose beaucoup sur les acquis de ses prédécesseurs, et en particulier du premier volet. Certes, il introduit de nouvelles mécaniques et un bestiaire inédit, en plus de mettre en scène un nouveau duo très attachant. Mais le côté réchauffé de l’expérience couplé à son système de « partner zapping », qui rend la gestion de l’inventaire des plus chaotiques, en font sans aucun doute l’un des épisodes les moins convaincants parmi les opus originaux.
#9 : Resident Evil 3
« Sacrilège ! », hurleront probablement certains en voyant la place de Resident Evil 3 dans ce classement. Mais il faut dire que depuis la sortie du remake, cet épisode culte de la PS1, connu pour avoir mis en scène l’effroyable Nemesis et la fin de Raccoon City, a perdu un peu de son aura. Durée de vie faiblarde, séquences coupées, interventions de Nemesis qui manquent d’impact, il en a assurément déçu plus d’un. Il perd donc forcément de précieuses places, même si cela n’enlève en rien celle de l’original dans le cœur des fans. Car ce n’est pas parce que Capcom considère les remakes comme le nouveau canon que cela efface les originaux.
#8 : Resident Evil 5
Tout aussi décrié aux yeux des fans que son successeur numéroté, Resident Evil 5 est le premier jeu à avoir enfoncé à coup de poing la porte de l’action ouverte par Capcom. Et pas de n’importe quelle façon : en réintroduisant, plus encore que dans Resident Evil 0, une dimension coop à l’aventure. En solo comme en multi, les pérégrinations africaines de Chris et Sheva auront ainsi suscité des réactions aussi enthousiastes que contrastées de la part du public. Mais il faut tout de même le reconnaître : cet opus reste aujourd’hui encore l’un des meilleurs jeux d’action de son époque, à défaut d’être le meilleur des Resident Evil.
#7 : Resident Evil Revelations
Ramenant d’une certaine manière l’iconique duo de l’épisode original, Revelations séduit par sa volonté de revenir à une ambiance plus horrifique que les jeux qui l’ont précédé. Cela ne l’empêche pas d’embrasser les améliorations apportées au gameplay de la franchise par ces derniers, mais il montre ainsi qu’il est tout à fait possible de trouver un certain équilibre entre l’action et l’horreur. Sa véritable force, toutefois, réside sans doute dans sa narration, qui se veut ici plus riche, plus ambitieuse et plus captivante, mais toujours savoureusement digne d’une série B. De quoi en faire un spin-off intéressant à découvrir, donc.
#6 : Resident Evil Village
Second jeu à mettre en scène Ethan Winters, Village se veut plus ou moins être l’épisode de la réconciliation pour tous les joueurs de la saga. Dans cet opus, tout le monde peut en effet y trouver son compte au fil de l’aventure, chaque zone ayant été pensée pour faire écho à l’un des aspects de la franchise. Action, exploration, énigmes, horreur, absolument tout est fait pour offrir un parfait condensé de l’ADN de Resident Evil à travers les époques. Ajoutez à cela des nouveaux liens narratifs avec les anciens opus, mais aussi un DLC mémorable pour son atmosphère, et on se retrouve alors avec un titre plutôt solide dans l’ensemble.
#5 : Resident Evil 7
Si Village était sans aucun doute l’opus de la réconciliation pour tous, Resident Evil 7 se voulait quant à lui être une véritable lettre d’amour aux fans de la première heure. Délaissant totalement l’action des derniers jeux, cet épisode renoue magistralement avec l’horreur dans une aventure qui, non contente d’introduire un nouveau protagoniste pour l’occasion, a également repensé le gameplay de la franchise avec sa vue à la première personne. Il en ressort alors l’un des épisodes les plus terrifiants de Resident Evil à ce jour qui, à défaut d’avoir vraiment comblé tous les fans, a officiellement marqué le grand retour de Capcom dans le monde du survival-horror.
#4 : Resident Evil 2
Si l’épisode original aura surtout permis à Capcom de confirmer la place de Resident Evil au panthéon des franchises les plus emblématiques de la PS1, le remake de 2019, lui, aura en revanche permis au studio de confirmer son talent à réinventer ses titres de manière magistrale. Transcendant complètement l’expérience d’origine pour l’adapter à un nouveau public et aux consoles modernes, Resident Evil 2 réinvente avec brio les codes des années 90 pour nous offrir la version ultime des premières aventures de Leon et Claire. Un titre indubitablement marquant, donc, à la fois pour le catalogue de Capcom et pour le genre de l’horreur.
#3 : Resident Evil Code Veronica
Terriblement sous-estimé, Code Veronica reste pourtant aujourd’hui encore l’un des meilleurs Resident Evil jamais produits par Capcom. C’est vrai, il commençait sans aucun doute à accuser le coup d’une formule de gameplay vieillissante aux yeux des joueurs. Mais au-delà du charme qui continuait de s’en dégager, cet opus reste surtout l’un des plus intéressants de la série sur le plan narratif et atmosphérique. À la fois plus profond et plus complexe, il montre que Capcom est aussi capable d’écrire de bonnes histoires, avec un casting de premier ordre. On ne demande donc qu’une chose : que justice lui soit faite avec un remake digne de ce nom !
#2 : Resident Evil 4
Le premier Resident Evil a peut-être permis à Capcom d’inscrire son nom dans l’histoire, mais Resident Evil 4, lui l’a définitivement ancré dans la légende. D’abord en 2005, en réinventant avec talent les codes de la franchise, puis en 2023 ensuite, en confirmant une nouvelle fois le statut d’œuvre culte de cet opus via son remake. Jonglant habilement entre une action plus décomplexée et une ambiance saisissante, ce quatrième volet réécrit avec beaucoup de talent l’ADN de la série sans pour autant renier tout ce qui faisait son identité. Une véritable prouesse, donc, qui explique pourquoi il reste aussi populaire plus de vingt ans après sa sortie.
#1 : Resident Evil
Le jeu qui a tout lancé. Avec Resident Evil, Capcom n’a pas seulement marqué le genre de l’horreur de son empreinte : il a aussi influencé toutes les générations de créateurs qui ont suivi, et qui continuent aujourd’hui encore de s’en inspirer pour concevoir leurs jeux. Éternellement inoubliable pour son manoir, son level design, ses énigmes, ses mécaniques de gameplay ou encore sa mise en scène, ce jeu emblématique n’a d’ailleurs pas frappé qu’une fois. Car après l’épisode original de 1996, Capcom a réalisé un vrai coup de maître avec son remake sorti en 2002. Très souvent copié, Resident Evil n’a pourtant jamais été égalé. À jamais légendaire.
Mention spéciale : Resident Evil Outbreak et Outbreak File 2
Si l’on vous épargnera de longues lignes sur les nombreux projets annexes – et souvent dispensables – qui ont pu voir le jour au fil des années, on terminera tout de même ce classement en mentionnant les jeux Outbreak qui, en dépit des apparences, ne sont pas si terribles. Plutôt en avance sur leur temps, ils ont même permis à Capcom d’explorer de nouvelles façons de jouer à la franchise qui, d’une certaine manière, ont alors pu influencer certains des épisodes majeurs qui ont suivi. Et on a maintenant hâte de voir les liens qui seront tissés entre ces spin-off oubliés et Resident Evil 9 Requiem, au travers notamment de la présence d’Alyssa Ashcroft.