Edito #21 : émotions et jeu vidéoComment capter l'investissement émotionnel du joueur ?
#2
Posté 06 février 2012 - 09:48
Uncharted 1 et 2 ont réussi à m'attacher à Elena. Son caractère, son physique et sa personnalité la rende très attachante au point de légèrement pester à la fin du 2, craignant le pire, pour pousser un léger soupir lors de la cinématique de fin. Preuve que dans une certaine mesure, l'attachement fonctionnait.
En terme d'échec, j'ai surtout retenu Infamous qui a trop vouloir créer 2 arcs en avait négligé leur développement et la perte de personnages importants ne provoquait pas l'effet escompté.
Mafia II aussi où le personnage m'est devenu antipathique. La faute à un traitement beaucoup trop expéditif ne permettant aucun attachement. La scène dans le parc avec les chinois aura beau avoir déclenché une réaction forte, elle ne fut que soudaine et aussitôt oublié. Preuve du potentiel inexploité de ce jeu à créer une émotion, un attachement aux personnages.
Mais vous noterez que cela reste encore ponctuel, presque fugace en plus d'être déjà bien trop rare. Je note également que les exemples cités ne concernent jamais le personnage principal mais bien son rapport avec les personnages secondaires, voire leurs interactions sur lesquelles le héros n'a aucune prise.
PS: Il me faut jouer à Prey. Même si je suis au courant, je pense que j'arriverais encore à ressentir quelque chose de similaire à The Darkness, notamment lors du Boss de fin.
"J'ai laissé Gameblog commettre une erreur. Il est temps désormais de réparer cette erreur !"
"A ce jour 75 erreurs ont été corrigées"
#3
Posté 06 février 2012 - 09:48
- la mort d'Aerith bien sûr dans Final Fantasy VII et qui tire encore aujourd'hui les larmes à beaucoup de monde
- les craintes et sursaut de Uncharted où l'on se retrouve à marteler sa manette comme un dingue pour traverser un pont alors que la cinématique a démarré depuis 10 secondes mais qu'on est tellement pris dedans qu'on ne peut pas s'en empêcher...
- Red Dead Redemption (spoiler pour ceux qui n'y ont pas encore joué !!!) où l'histoire nous impose la mort du personnage principal que l'on a incarné pendant des heures de jeu... pour poursuivre l'histoire avec son fils le temps de quelques missions mais ce n'est pas le même charisme...
Avec ce dernier jeu j'ai senti que le jeu vidéo avait franchi une étape (je ne sais pas si c'est la première fois que les choses se passent ainsi), désormais le jeu peut s'intéresser à une époque, à une société et non à un personnage ou à un groupe de personnage qui limitent les événements dans le temps... (je ne sais pas si je me fais bien comprendre) Mais de toute façon là on change de sujet.
#4
Posté 06 février 2012 - 09:50
Un peu comme dans les films de Miyazaki grâce au grand Joe Hisaishi^^(d'ailleurs le theme de Ninokuni est juste excellent
#6
Posté 06 février 2012 - 10:01
Et le contrôle du personnage n'est pas forcément un frein à l'empathie pour lui, si tant est que ce qu'on peut / doit lui faire faire s'inscrit dans ce que LUI a envie de faire.
Citation
Mais tout ça, plein de développeurs ne l'ont pas encore compris.
Modifié par Pedrof, 06 février 2012 - 10:05.
#7
Posté 06 février 2012 - 10:09
Onizukaz, le 06 février 2012 - 09:50, dit :
Pour le rire, c'est à la fois plus simple et plus complexe.
Plus complexe parce qu'il est difficile de concevoir et mettre en scène une situation que beaucoup de gens trouveront drôle.
Plus simple parce que fondamentalement, il n'y a pas besoin de musique, de mise scène ou même de personnages. Pas plus tard qu'hier, j'ai éclaté de rire devant Disgaea 4 simplement en voyant qu'au-delà d'un certain stade, le nombre de points de Mana des persos est remplacé par la mention "A lot".
Soit dit en passant, j'ai pleuré toutes les larmes de mon corps devant la fin de MGS4 malgré tous les défauts de l'histoire et ma copine aussi, alors qu'elle n'a pas joué aux jeux et qu'elle n'a suivi l'histoire que par intermittence. Je crois donc qu'on peut en conclure sans risque que l'émotion passe avant tout par la mise en scène.
#8
Posté 06 février 2012 - 10:10
C'est très compliqué de recommander un jeu sur cette base car finalement vu qu'on a tous des sensibilités différentes. (Ouais je connais des gens qui sont restés stoïques devant Le Tombeau des lucioles)
Me concernant j'ai quelques moments forts en tête (attention spoiler):
-Resident Evil Code Veronica : Une grande surprise lorsqu'on découvre qu'Alexia Ashford n'est en fait qu'Alfred Ashford qui se déguise. Mais également une grande surprise en voyant apparaître Wesker! Enfin beaucoup d'excitation en découvrant qu'on joue Chris. Lorsqu'il escalade la falaise je me rappelle avoir pensé "Yeah, comme au temps de RE1! On va se marrer!". Je pourrais aussi citer la nostalgie lorsqu'on découvre une réplique du Manoir Spencer dans la base en Antarctique.
-Des twists réussis pour les différents SH postérieurs au 2 auxquels j'ai joué. N'ayant pas joué au premier opus à l'époque où j'ai joué au 3e, découvrir qu'Heather n'est autre que Cheryl donc Alessa m'avait surpris. Toute la séquence où elle lit la lettre de Harry m'a ému. De même comment ne pas citer la fin de SH2 lorsqu'on découvre que depuis le début on hallucinait complètement et que la corps de Mary était dans le coffre de la voiture? Et puis rien que la séquence juste après cette découverte, où Harry doit expliquer à Laura qu'il a tué Mary c'est tellement poignant!
Etant un peu rodé maintenant, le twist de Homecoming a eu moins d'impact même s'il est très triste. Je lui ai préféré la fin Hospital. Et de son côté Shattered Memories m'a beaucoup ému sur sa toute fin lorsque Cheryl rencontre Harry et décide de le "laisser partir". Le générique avec la sublime chanson "Acceptance" et le flashback où Cheryl filme son père quitter le domicile familiale. J'étais vraiment triste.
-Shin Megami Tensei : Digital Devil Saga (1 et 2) m'a beaucoup surpris également en m'attristant pour certains personnages. La mort de Lupa et la rencontre avec son fils dans l'épisode suivant avec Gale qui doit lui annoncer qu'il a tuer son père. La fin du premier opus qui laisse totalement dans le doute quant au sort des personnages, notamment de Serph. Et enfin la fuite de l'aéroport dans le second opus avec la perte d'un personnage auquel je ne me croyais pas aussi attaché.
-Mais l'émotion c'est aussi pour moi des moments où on se dit "c'est claaaasse), par conséquent lorsque dans SMT3 Dante débarque et nous défie en duel, lorsqu'on assiste à la fin du monde ou encore à la corruption de nos amis, sans parler de la True Demon Ending, je savourais chaque instant.
#10
Posté 06 février 2012 - 10:14
Jeux vidéos et émotions ...
Pour moi un jeu vidéo réussi est justement un jeu qui me fait éprouver des émotions par son scénario ( très rarement son gameplay) : La colère, la peur, le rire, la tristesse
c'est souvent les rpgs qui réussissent ce tour de force grâce à leur musiques somptueuses et leur personnages attachants. ( je sais que ce n'est pas le genre vidéoludique que Rahan a parcouru le plus nécessairement peut être qu'il y aurait trouvé l'occasion de dépenser davantage de kleenex) je me rappelle de bonnes émotions lors des séries comme metal gear, zelda, silent hill ou autres résident evil également.
Mais ce qu'évoque vraiment Rahan dans l'article finalement c'est : est ce que les jeux vidéos sont capables de nous faire verser la petite larme. Jusqu'aux larmes peut être pas.. et je suis d'avis comme lui que le passage de aerith que tout le monde cite ne m'a fait ni chaud ni froid ( il y avait eu bien avant ça le suicide de celes dans FFVI ou les morts a multiple reprises des héros de FFIV en 1992 ! c'est étonant comme le fait souvent remarquer Julien C, comment à l'époque les scénaristes arrivaient à nous captiver avec ces petits sprites en bouillie de pixel, plus que maintenant finalement)
Je suis certain que Julo citerait Shenmue...
moi j'ai envie de citer xenogears, les lunar etc heavy rain ne fait pas pleurer mais joue sur l'empathie également ...
j'ai trouvé ton article très interressant Rahan, il mériterait d'être approfondi en podcast pour approfondir les expériences avec toute l'équipe
#11
Posté 06 février 2012 - 10:28
Je me rappelle encore les aventures du hero de Wing Commander, pour moi une des meilleurs série de jeux jamais sortie et j'avoue que l'histoire de Starcraft ne ma laisse pas de glace, Sarah Kerrigan fait bien l’héroïne tragique.
#12
Posté 06 février 2012 - 10:35
- L'empathie fonctionne si on peut s'identifier or quand on voit les visages robotiques des persos de mass effect et leurs voix monotones aucune émotion ne peut passer.
- Etant actif on ne s'abandonne pas comme devant un film et l'action prend le pas sur l'émotion.
- Niveau réalisation et écriture on est encore très loin du cinéma.
En général ça me procure même l'effet inverse (les scènes sentimentales de gears of war 3 avec Dom => LOL)
Les jeux dont le final m'ont ému: Braid, Limbo, Passage.
#13
Posté 06 février 2012 - 10:36
En fait un ami m'avait prévenu avant que je ne commence le jeu de sa mort et de ne pas la monter, ce que j'ai fait, et pourtant sur la scène en question j'ai bien versé ma larme, ses amourettes de collégien avec Cloud m'avaient touché et sa perte rudement bien mise en scène (à mon goût), surtout lorsque Cloud la dépose dans l'eau.
Peut-être que je m'identifiais bien à eux, je ne sais pas..
Aerith forever
#14
Posté 06 février 2012 - 10:37
#15
Posté 06 février 2012 - 10:38
#16
Posté 06 février 2012 - 10:39
Outre la musique, qui aide beaucoup grâce aux émotions qu'elle nous fait ressentir, la mise en scène de cette mort est très importante. Quand une mort te surprends en plein jeu, l'émotion et cette forme de tristesse ne tardent pas à arriver, je retiens par exemple (spoil) la mort de Dom dans gears of war 3 qui m'a réellement touché. Pour induire une émotion forte, il faut de l'attachement, mais surtout une mise en scène et une musique qui font passer ces émotions. Je suis toujours surpris de ressentir des émotions durant certains épisodes de naruto par exemple et rester de marbre devant la mort dans un jeu.
Bref, les émotions humaines sont très difficiles à cerner, surtout quand celles-ci se chevauchent. Mais s'il n'y a qu'une seule qui m'a marqué durant ma vie de gamer, c'est bien la mort de Zack à la fin de crisis core:ff7.
#17
Posté 06 février 2012 - 10:57
Un jeu simple comme VVVVVV m'a fait ressentir pas mal d'émotions (tristesse à la fin, excitation et rage pendant les phases difficiles ...), mais perso je suis assez simple à émouvoir.
A mon avis, la musique joue un rôle primordial dans la création d'émotions chez le joueur. Avec la mise en scène et le scénario. Dans une moindre mesure, on pourrait rajouter le gameplay qui peut forcer à faire quelque chose que l'on ne veut pas faire (mais j'ai pas d'exemples en tête là tout de suite).
#18
Posté 06 février 2012 - 10:57
KingTeDdY, le 06 février 2012 - 10:10, dit :
Enfin ne me spoile pas Origins, the room et Homecoming s'il te plaît.
#20
Posté 06 février 2012 - 11:10
Edit: on dirait que j'ai posté en meme temps que snkforever, que je plussoie évidemment au passage
Modifié par GrimoireWeiss, 06 février 2012 - 11:15.
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