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Analyse transverse

Lors de mon récapitulatif de fin d'année, on avait pu voir que je ne finissais pas les 3/4 de mes jeux. J'ai essayé de me pencher sur les raisons qui m'ont poussé à lâcher un jeu en cours de route. Explications en plusieurs catégories, exemples à l'appui.

Je n'y touche pour ainsi dire pas

  • Le jeu ne se lance pas : là au moins, c'est clair, t'as même pas le choix. Max Payne 2 refuse de dépasser le stade du launcher sur mon PC, même après moult mises à jour de drivers et autres astuces de forum. Jazz Trump's Journey ne dépasse pas l'écran de chargement malgré le fait qu'il soit annoncé jouable sur mon iPod Touch 2e génération.
  • Je n'ai pas fini le jeu précédent de la série : dans le cas où les deux épisodes sont proches au niveau du gameplay ou s'enchainent narrativement, il vaut mieux avoir fini les premiers avant d'enchaîner la suite. Exemples : Crash Bandicoot 2 & 3, Oddworld Abe's Exoddus, Time Gentleman, Monkey Island LeChuck's Revenge
  • La plateforme sur laquelle tourne le jeu est moins pratique/adaptée, mais j'ai pris le jeu pour ma collection, en espérant y jouer un jour, peut-être : Eternal Darkness Sanity's Requiem ou The Nomad Soul parce que ma Gamecube et ma Dreamcast sont généralement rangées et que ça me soule de les sortir. Metro 2033 et Stalker Shadow of Chernobyl parce que les jeux rament sur mon PC.
  • Le jeu semble obsolète ou il m'est complètement inconnu : ça veut dire généralement aucune histoire digne d'intérêt, des contrôles pénibles, une difficulté aléatoire. Il peut avoir des qualités insoupçonnées mais y jouer est un risque que je ne prends que si le jeu est culte et peut encore apporter quelque chose aujourd'hui. Dans le cas contraire, c'est une perte de temps, je passe mon tour. La plupart du temps des Minis inclus dans l'abonnement PS+ ou les seconds couteaux des Indie Bundle. Exemple de jeu me paraissant obsolètes : Altered Beast, G-Police. Jeux inconnus : Gratuitous Space Battles, Xotic, ShadowGrounds, Wasteland Angel, The Ball. 

 

Je lâche très rapidement

  • Je n'aime pas le type de challenge proposé par le jeu : je peux réussir à passer quelques niveaux mais même quand je réussis je n'ai pas spécialement envie de continuer. Exemples : Jamestown, Pix 'n Love Rush, Burn It All, Marvel Pinball, Secret of Monkey Island.
  • Expérience de jeu frustrante car je ne maitrise pas bien les contrôles : je n'arrive pas à gérer les déplacements en vue isométrique au clavier dans Project Zomboid, à m'infiltrer discrètement dans MGS Portable Ops, à gérer la caméra dans The Getaway, à conduire dans Mafia ou à faire ce que je veux dans NHL 09.
  • Expérience de jeu frustrante car j'ai du mal à m'améliorer, à maitriser les principes du gameplay : je ne comprends pas comment marchent les phases RTS de Brütal Legend, comment progresser dans le monde ouvert de Sid Meier's Pirates, comment être performant dans Crysis.
  • Le jeu qui demande un temps conséquent avant d'être intéressant. Exemples : les jeux de stratégies qu'on n'appréhende pas instantanément comme Frozen Synapse, Commandos 2 et Fate of the World. Dans une moindre mesure, Vampire The Masquerade Bloodlines, The Longest Journey, Amnesia The Dark Descent, qui nécessitent de dégager du temps pour s'immerger convenablement dans l'expérience. Le problème n'est pas que j'arrête d'y jouer, mais que je n'arrive pas à commencer.

Je lâche en cours de route

  • Pic de difficulté : le jeu m'oppose un challenge que je n'arrive pas à franchir même après plusieurs essais. Quelques exemples : SpaceChem, Demon's Souls, Silent Hill Shattered Memories, Mr Karoshi, Red Faction Guerilla.
  • Manque de renouvellement : j'ai l'impression d'avoir fait le tour du jeu, le challenge se répète plus ou moins sans surprise, et l'histoire qui aurait pu relever le tout est aux abonnés absents. Sont notamment coupables Burnout Paradise, Skate 2, GTA Chinatown Wars et Spider : Le Secret du Manoir de Bryce.
  • KO technique, les joueurs ont déserté : c'est pas que le jeu ne me plait pas, mais c'est plus sympa à plusieurs et malheureusement, trop de mal à réunir les bonnes personnes. On repousse à la prochaine fois qui s'éloigne de plus en plus. Exemples : Left 4 Dead, son cousin Payday The Heist ou encore LittleBigPlanet 2. 
  • La pression de finir le jeu empêche de profiter tranquillement de l'expérience : si je cherche à comprendre pourquoi je ne finis pas mes jeux, c'est que quelque part je trouve cela étrange, presque anormal. En résulte une sorte de pression de finir, une culpabilité de passer au suivant. On joue au jeu non fini parce qu'il le faut, plus nécessairement pour notre plaisir ou l'intérêt intrinsèque du jeu. On joue pour s'en débarrasser. Autant dire que cet état d'esprit peut plomber n'importe quel jeu. On en vient à exiger du jeu de bons moments pour justifier notre effort, ce qui mène le plus souvent à la déception, en un cercle vicieux contreproductif. Exemple : Silent Hill 2, que je tente de finir depuis plusieurs années pour essayer d'y découvrir moi aussi le chef d'oeuvre tant acclamé. Le jeu n'ayant pas réussi à s'élever aux niveaux de la hype, ma déception et ma frustration n'en ont été que plus grandes.

On peut souvent résumer ces raisons à la déficience d'un "ingrédient" de la recette d'un bon jeu vidéo : challenge inadéquat, mal exposé ou trop complexe, ressenti à l'ouest, absence de promesse, ou imaginaire en berne. Ces raisons ne sont pas toutes rédhibitoires, j'ai ainsi pu finir Castlevania Lords of Shadow sans jamais me sentir définitivement à l'aise avec les mécaniques de jeu que je me soupçonne d'avoir honteusement sous exploité. J'ai fini Dead Space 2 qui ne proposait plus rien de neuf bien avant le dénouement de son scénario qui me laissait royalement indifférent.

Ces raisons peuvent de plus se cumuler, et l'arrivée d'un nouveau jeu sert de catalyseur. Je joue souvent à plusieurs titres de front, et je n'hésite pas à me faire plaisir en craquant pour de nouveaux jeux qui font l'actualité. L'attrait de la nouveauté aidant, le nouveau jeu chasse mécaniquement le précédent. C'est pas forcément tant que j'ai arrêté de jouer la Fureur de l'Etranger, que j'aime pas mal au demeurant, c'est juste que j'ai joué à d'autres jeux. Le temps n'étant pas extensible, certains se retrouvent relégués à la pile des jeux à finir, pour ne jamais revenir. 

Pour ne pas aider, les jeux sont loin d'être tous révolutionnaires, et sont même souvent dispensables. On n'a pas de remord à laisser de côté un Army of Two 2, un Lost Planet 2 ou un Final Fantasy XIII.

Quand les jeux ne sont pas plus que des divertissements à consommer, un jeu déjà fini peut aussi bien remplir son office qu'un jeu à peine touché, avec l'avantage supplémentaire du "confort" que sa familiarité nous procure. Le nombre de mes jeux non finis vient donc de mon rythme de consommation soutenu, paradoxalement lié à la qualité inégale de la production. Le gâchis est donc souvent tout relatif, et tant que l'on ne se ruine pas, ce n'est pas si grave de ne pas finir ses jeux. L'important c'est d'en trouver suffisamment qui nous emportent malgré tout, et qui procurent une expérience dont on savoure chaque instant du début à la fin.

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Commentaires

BlackLabel
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Et même, moi je suis plutôt client des sport d'équipe "arcade-n'importe nawak", mais là, le dernier FIFA Street, c'est juste chiant à jouer et pas funky quoi. J'ai les mêmes difficultés dans la démo que dans la démo de FIFA 12 :x


En fait avant un jeu de sport genre basket t'avais un bouton pour dribbler (et encore... ) un pour la passe et l'autre pour lancer voire faire un dunk près du panier, la version officielle. Et à côté de ça t'avais les jeux façon Tony Hawk où là c'était clairement un jeu de concentration où il fallait entrer des figures, la version Street.

Aujourd'hui au lieu d'avoir un jeu officiel qui va à l'essentiel (tu fais des passes aux bons moments, tu tires au bon moment) et où tu fais surtout attention à ta stratégie, maintenant tu dois TOUT faire ; tu peux dribbler de 50 manières différentes avec le stick, quand tu sautes au niveau du panier pareil tu peux en même temps feinter pour éviter les blocages, et pour ça faut retirer 10 combinaisons de boutons dans 5 gameplay différents oO !!??
Anadim
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Anadim
Pour lost planet 2 je suis totalement d'accord avec toi je l ai pris à pas cher pr le faire en multi avec un pote (mode histoire) et ... tu rates rien autant le 1er etait passable (et encore je suis gentil) le second episode est une torture jon a lutté pour le finir non pas qu'il est dur mais chiant tres chiant inninterressant baclé à la ramasse au nivo scénar il fait parti de mon top 10 des jeux les plus nuls et blasant que jai pu faire sur la 360 ^^
quantys
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quantys
Aujourd'hui sans hésité, 90% des joueurs ne finissent pas leur jeu. Ce qui est normal, le joueur moyen a de moins en moins de temps pour jouer, et les triple AAA sortent à en plus finir.
Résumant, on joue on achète ça se tasse et on y reviens plus.
botteur
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botteur
De manière générale j'essaie de finir tout mes jeux, peu importe le temps que cela prend, j'abandonne vraiment quand je me fais chier. Exemple: Bastion, Crimson Alliance.
grigann
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grigann
Les sports d'équipe sont devenus affaire de "spécialiste" j'ai l'impression. Donc soit t'es un teubé et on te file un gameplay à deux boutons et des adversaires asthmatiques, soit t'es un pro et tu maîtrises les subtilités d'un système où chaque touche de ta manette est utilisée et où l'effet varie suivant la vent et la couleur des chaussettes du mec. Dans la démo de FIFA12, soit je plante 8-0 dans les modes de jeu "simples", soit je prends très très cher. C'est juste pas motivant parce que la courbe de progression me semble hyper lente, et tu t'amuses pas vraiment (j'ai beaucoup rincé la démo).
(Top Spin 4, ce bonheur de jeu purée :wub:)

Aujourd'hui t'as la version officielle, ou la version street avec figures de style façon Tony Hawk.

Et même, moi je suis plutôt client des sport d'équipe "arcade-n'importe nawak", mais là, le dernier FIFA Street, c'est juste chiant à jouer et pas funky quoi. J'ai les mêmes difficultés dans la démo que dans la démo de FIFA 12 :x
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D'ailleurs je disais sur merlanfrit qu'on n'en a plus des comme ça sur consoles de salon, comme les jeux de foot futuristes, les trucs complètement improbables.
Aujourd'hui t'as la version officielle, ou la version street avec figures de style façon Tony Hawk.
upselo
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upselo
Mes deux derniers jeux de sport : Everybody's Golf 2 et Everybody's Tennis :). J'en suis très content.
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NHL 09, et l'option de commandes simplifiées est vraiment trop simplifiée.


Trop ça :lol:

Mais j'ai l'impression que c'est généralisé à beaucoup de jeux de sports. Y'a plus d'immédiateté, les commandes ne sont plus intuitives du tout. Et j'ai un copain vrai fan de NHL, le genre à acheter tous les épisodes, et il disait y'a de ça 3 ans déjà qu'il n'arrivait plus à suivre, il ne comprenait rien aux épisodes current-gen.

Dans la démo de Top Spin 4, le jeu m'a semblé assez simple à prendre en mains, c'est in-game que se trouvent les subtilités, sur le court, comme à l'époque quoi. Mais généralement maintenant, rien que de te retrouver dans la jouabilité et les combinaisons de boutons c'est un calvaire dans les jeux de sport.

Et ça aussi pour moi c'est un facteur d'abandon, entre des jeux de sports trop complexes, ou des jeux de genre trop simplistes. Dans Dragon's Dogma, un truc tout con ; tu dois ramasser les trésors, ton héros le fait pas automatiquement en marchant dessus. Ben ça a l'air de rien, mais ça encourage à être plus attentif, et donc plus dans le jeu (bon c'est juste la démo ^^).
Pareil dans Infamous tu gères tout tes déplacements là où dans Assassin's Creed on fait tout à ta place. Moi je trouve ça important d'appuyer pour sauter, ça "simule" mieux que le gars qui saute tout seul, et c'est généralement plus précis aussi. Ou Shadow of the Colossus, j'adore ça devoir m'accrocher à un rebord au lieu que le héros le fasse lui-même.

Y'a beaucoup de jeux qui me perdent à me faciliter inutilement la tâche, et à me la compliquer tout aussi inutilement dans d'autres cas.
upselo
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upselo
NHL 09, je suis vraiment deg, parce que la maniabilité "complexe" du 07 m'allait très bien mais qu'ils l'ont changé, et l'option de commandes simplifiées est vraiment trop simplifiée. En plus y'a une config nommée custom, sauf qu'on ne peut pas la personnaliser. Sinon, les menus sont bien moisis, mais j'avais eu l'occasion de me faire la main sur ceux de Fifa 09 donc je m'en sors à peu près.
BlackLabel
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BlackLabel
Je joue pas à NHL09 pour les mêmes raisons. Je l'ai trouvé pour 3 dollars, donc autant essayer je me disais ^^
Je me perds dans les menus, je m'embrouille dans la jouabilité et je comprends pas la moitié des commandes, je sais même pas par où on commence à jouer tellement y'a de menus et de modes différents. Les jeux de sports avant j'étais plutôt client, c'était simple et immédiat après un détour par le tuto, mais sur cette gen souvent c'est devenu infernal niveau complexité.
Je me souviens de la démo du premier UFC, ces combinaisons de touches improbables pour sortir des coups ou réaliser des prises au sol oO !??


Par contre si j'abandonne moins souvent les jeux, je ressens globalement les mêmes problèmes que toi.
Pedrof
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Pedrof
Quand je fais un jeu qui ne me plait pas, si c'est supportable je le termine, le critique et le revends, si ça ne l'est pas j'arrête et le revends. Mais je m'impose de n'avoir pas plus de trois jeux en cours aussi ; du coup quand je commence un jeu c'est pour de bon, c'est pas genre "ah non celui-là bof je vais en prendre un autre". Quand un jeu rentre dans ma "liste de 3", les seules issues possibles pour lui c'est d'être terminé ou d'être abandonné, mais définitivement.
upselo
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upselo
C'est marrant que tu prennes cet exemple, parce que j'avais justement acheté 2001 en Bluray (pour tester sur ma PS3), et j'ai repoussé pendant presque un an le visionnage à cause de cette raison (je l'ai vu récemment, et j'ai pas mal aimé). Je sais bien que c'est pas une "bonne" raison, mais dans les faits, ça marche aussi comme ça.
hairaz
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hairaz
Je trouve assez dommage la partie "Le jeu demande un temps conséquent avant d'être intéressant". J'ai toujours beaucoup de mal à m'habituer aux RTS (jamais dépassé la deuxième mission de la campagne o.o), mais quand il s'agit par exemple d'Amnesia, c'est vraiment passer à côté de quelque chose que de ne pas se laisser emporter par l'ambiance du titre, même si ce n'est pas immédiat. C'est comme passé à côté de 2001 : L'odyssée de l'espace, c'est une expérience qu'au final on ne regrette pas.
SeeDreeks
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SeeDreeks
Je suis tellement comme toi ! En fait je cumule plus de jeux non-finis que de jeux complétés. Mon manque de "skills" m’empêche souvent à finir certains jeux (les beat'em all par exemple, impossible de passé un boss dans Darksiders et ça me frustre car je prenais un méchant pied sur le jeu). D'autres fois, c'est juste par lassitude (No More Heroes que j'adore je n'arrive pas à me remettre dedans). Il y a aussi le manque de temps de jeux qui m'éloigne de mes RPG chéris. Aujourd'hui je mets bien 6 mois à 1 ans pour venir à bout d'un RPG (le dernier fini FFXIII en 90 heures environs).
Autant te dire que les trophées je n'y pense même pas ah ah ah.

La consoles où j'ai pu finir le plus de jeux est la DS. Surement parce que je peux y jouer dans les transports matin et soir. Je pense investir dans la 3DS bientôt pour cette raison.
grigann
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grigann

@grigann : j'ai beau me connaitre aussi (les jeux de baston, les shoot them up, etc c'est pas pour moi), je suis toujours curieux.

Si j'avais de la thune et du temps, je pense que je me permettrai encore cette curiosité. J'ai toujours "envie", sur le papier :D. Vraiment, les circonstances de la vie m'ont bien aidé à ce niveau :D

Mais comme je dis, si ça m'interroge, j'essaye de ne plus me prendre la tête avec la pile de jeux. La dernière fois, même si j'avais Just Cause 2 et La Fureur de l'Etranger à jouer, je me suis relancé un petit Deus Ex Human Revolution. J'ai fini Uncharted 3 et Uncharted 2 une dizaine de fois chacun. Je relance de temps en temps une affaire de LA Noire juste pour le plaisir. Ca ne m'a pas empêché de dévorer d'une traite Journey et I Am Alive quand je les ai eu.

Je comprends, et c'est tout à ton honneur. Moi dans ma tête y avait toujours une petite voix qui me disait "mais arrête de zapper purée, finis ce que tu commences !". Depuis que j'écoute cette petite voix (bon gré mal gré), je joues mieux. Je pense que l'important au final, c'est vraiment de "s'écouter", de savoir ce que l'on aime et ce que l'on veut et quel joueur on est. C'est un loisir, ça doit être du plaisir. Après chacun voit midi à sa porte dans la manière de "consommer" le média. Note par exemple que j'ai beaucoup de mal à suivre plusieurs séries à la fois aussi, chaque année je n'en choisir qu'une à suivre régulièrement à la fois, donc c'est pas particulier au jeu.

Quand le jeu vidéo était un loisir de niche, où le bouche à oreille faisait le plus gros du travail, on n'avait rien à prouver on jouait aux jeux qui nous plaisaient quand on pouvait se les faire offrir et on y prenait du plaisir, le plaisir simple du jeu.

Pas du tout d'accord. Avant, je sais comment c'était, j'y étais. Depuis son origine, le jeu vidéo c'est aussi une affaire de compétition. Pong, c'est pas seulement "faisons une partie pour se détendre", c'est aussi "je vais te mettre 8-0 tu vas pas voir le jour". Quand j'étais petit, on était fier de montrer qu'on avait fini tel ou tel jeu. Putain, le jour où mon pote avait fini Super Mario 3 avant moi, toute la journée c'était des "HAHA ! Je t'ai niqué !" :D Après, quand les premières LAN sont apparus, c'était encore pire, on s'insultait (gentillement, mais virilement) en faisant des parties de Doom dans les salles de cours de mon IUT. Puis après le multijoueur etc. Les succès ne sont que le prolongement concret de cet aspect compétitif. Moi j'ai pas honte de le dire : aussi stupide que cela puisse paraître, je joue aussi parce que ça me fait du bien à l'ego. Je suis content d'avoir fini SMB à 100%, fier d'avoir réussi le succès "Marathon" sur Trials HD. Et pas parce que ça fait de moi un meilleur joueur que quelqu'un d'autre (j'ai passé l'âge je pense), simplement parce que "je l'ai fait".
callveen
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callveen
Excellent article dans lequel je me retrouve aussi :)

J'ajouterais l'excès social que l'on apporte au jeu vidéo à présent: la comparaison de succès/trophées avec les autres joueurs, dès à présent il est impensable de ne pas regarder ce que l'on risque de débloquer en faisant telle ou telle action dans le jeu. On s'identifie à une valeur batarde ne représentant rien d'autre qu'une statistique, une position dans le classement virtuel des joueurs.

Quand le jeu vidéo était un loisir de niche, où le bouche à oreille faisait le plus gros du travail, on n'avait rien à prouver on jouait aux jeux qui nous plaisaient quand on pouvait se les faire offrir et on y prenait du plaisir, le plaisir simple du jeu.
A présent avec la socialisation extrême des jeux vidéo, beaucoup tentent de prouver à la face de la communauté vidéoludique qu'ils sont gamers. Et ça se passe aussi ici, sur Gameblog, avec les Blogs fourmillants de passions dévorantes suscitant l'admiration mais aussi l'envie.
Et, comme pour tout, on compare, on se mesure à coups de liste de jeux, de collectors précieux, de Gpoints ou quantité de trophées amassés et étalés sur le net, comme une gentille claque dans la nuque qu'on fait à celui qui regarde... Ca reste une claque...

Je n'ai jamais autant accumulé de jeu en retard qu'à présent, je n'en finirais jamais la moitié, et quand j'ai le temps de m'y mettre c'est parfois simplement l'envie qui manque...

C'est l'approche du jeu vidéo qui à changé, les jeux, eux sont restés les mêmes (les trophées n'étaient pas prévus au départ chez Sony, ils ont vite repris à leur compte ce fléau virtuel, inutile mais indispensable à tout qui veut montrer qu'il joue...)

Et parallèlement à ça, je ne joue plus qu'en facile, par manque de temps, par manque d'envie d'en découdre pendant des heures face à un jeu dont la difficulté réside simplement dans l'ajout d'un handicap au joueur.

Me restent les jeux fétiches, ceux que je peux compter sur les doigts d'une seule main, ceux que je refais avec plaisir, au risque d'accumuler encore et encore mon retard vidéoludique. Half Life 2 en fait partie...

Et parfois, à de rares moments, je joue alors vraiment pour moi, comme avant...
upselo
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upselo
@BloodySam : j'ai arrêté No More Heroes avant d'accomplir le troisième contrat : couloirs répétitifs, histoire trop maigre, contrôles galères...
upselo
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upselo
@grigann : j'ai beau me connaitre aussi (les jeux de baston, les shoot them up, etc c'est pas pour moi), je suis toujours curieux. Et même si le jeu me plait pas, j'ai toujours envie d'y jouer pour ma "culture", et y'a toujours un truc intéressant. Par exemple, j'étais pas très Point & Click, mais je me suis un poil forcé l'année dernière. J'ai toujours pas accroché à Monkey Island, mais Sam & Max avait ses bons moments, j'ai apprécié Les Chevaliers de Baphomet et j'ai adoré Phoenix Wright, To The Moon et LA Noire (ok c'est pas vraiment des P&C classiques).
Si je devais me limiter, je pense que j'arriverai très bien à me satisfaire de quelques jeux. Je les referai encore plus que maintenant, mais ça ne me poserait pas de problème.
Mais comme je dis, si ça m'interroge, j'essaye de ne plus me prendre la tête avec la pile de jeux. La dernière fois, même si j'avais Just Cause 2 et La Fureur de l'Etranger à jouer, je me suis relancé un petit Deus Ex Human Revolution. J'ai fini Uncharted 3 et Uncharted 2 une dizaine de fois chacun. Je relance de temps en temps une affaire de LA Noire juste pour le plaisir. Ca ne m'a pas empêché de dévorer d'une traite Journey et I Am Alive quand je les ai eu.
BloodySam
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BloodySam
Bon article sur un phénomène clairement appelé à se développer avec l'explosion de l'offre et la baisse du prix des jeux (promotions, import, éditions GOTY, compilations ...).
Perso le seul critère qui me fait arrêter un jeu c'est le rythme.
Si je ne sens pas la progression de mon personnage, que l'histoire décolle, qu'il y a toujours un nouveau ressort scénaristique ou un nouvel élément de gameplay (ennemis, ames ...) pour stimuler mon attention, je finis généralement par me lasser et ne plus y revenir.
Exemple : No More Heroes Paradise. Au bout du millième couloir à découper les mêmes ennemis avec les mêmes combos j'ai jeté l'éponge. Depuis il prend la poussière.
Presque-exemple : L.A. Noire. Pendant la partie "Homicides" du jeu je me suis fait royalement chier, pas de rythme, mêmes énigmes et surtout histoire du Dahlia cousue de fil blanc, bref rien à attendre, encéphalogramme plat émotionnellement. J'avancais à 2 à l'heure et j'ai failli tout laisser tomber. Une fois cette partie passée, la méta-histoire se met en place plus précisément et même si le "gameplay" ne change pas, le rythme de l'histoire s'emballe et je me suis retrouvé à finir le jeu en 2-3 nuits.
Hagdern
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Hagdern
J'ai cliqué sur cet article, parce que justement, j'ai un mal fou à me lancer et apprécier The Witcher 2. Je sais pas ce qui se passe, parce que moi c'est extrêmement rare que je ne finisse pas mes jeux...

Peut-être le manque de temps, parce que pour se lancer dans un RPG faut jouer par grosses sessions, ce que je ne fais actuellement pas...
grigann
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grigann
Moi "avant" j'étais comme toi (sauf la partie pic de difficulté, j'ai jamais lâcher un jeu à cause de ça, je suis trop têtu :x). Les jeux que j'ai acheté parce que tout le monde me disait "tu vas voir ça déchire trop !", y en a eu un paquet (RE1, SH et FF VII notamment). Mais depuis plusieurs années, je finis tout, systématiquement. Parce que j'ai un budget très limité d'abord, et aussi je me connais bien mieux. Je sais que ça ne sert à rien que j'achète un jeu de baston 2D parce que ça va me frustrer et m'énerver, je sais que je suis toujours attiré sur la papier par les J-RPG mais qu'au final je trouverai ça abyssalement niais, je sais que les jeux de sport d'équipe c'est pas pour moi (la démo annuelle de FIFA me suffit). Et j'essaye aussi toutes les démos dispos sur ma machine.

Du coup, mes jeux, j'essaye de les essorer, et en fait, même si parfois ils sont bof, y a un toujours un truc ou deux qui me font plaisir. J'ai une règle: un seul jeu à la fois, le maximum de succès solo possible sans y passer 8 mois, essayer au moins une fois le multi "pour voir". Et le jeu sort de chez moi quand je l'ai "fini". Et j'ai rarement pris autant de plaisir à jouer que maintenant. J'ai éliminé (la vie m'a beaucoup aidé :D) la tentation de mener plusieurs jeux de front, j'ai éliminé la tentation de la pile de jeux qui prend la poussière, et du coup j'ai beaucoup beaucoup moins de frustration. Je savoure chaque jeu, avec ces qualités et ces défauts, tranquillement. Bref, je suis bien plus zen dans ma tête depuis que je finis tous mes jeux.
elsuchi
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elsuchi
Très bon article !
Je me retrouve dans pas mal de points !
Ahlalala... le joueur est un être bien tourmenté !
Amaelis
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Amaelis
Ne pas aller au bout de Commandos 2 est quand même grave ! je l'ai terminé à 14 ans ! De pures moments de bonheur et stratégie. :)
Rekha
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Rekha
Deux facteurs endiguent le fait que je ne termine pas un jeu : ma collectionite aigüe qui me force à acheter des jeux alors que j'en ai encore plein le placard & l'investissement en temps nécessaire. Même si je joue énormément, ce n'est tout de même pas suffisant pour faire le tour de certains jeux qui ont une durée de vie conséquente; surtout les RPG. Et puis de temps en temps quand on se ballade sur Amazon et qu'on voit des vraies perles à 5 euros ... on se sent obligé de les acheter !
Bbali
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Bbali
Très bon article :]
Notamment la pression qu'on se donne pour finir un jeu, tu décris ça très bien !

"Je n'arrive pas (...) à gérer la caméra dans The Getaway"
Si seulement il n'y avait que la gestion de la caméra qui était foireuse dans ce jeu... :D

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Par upselo Blog créé le 10/12/09 Mis à jour le 16/12/13 à 00h33

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Un blog ou vous pourrez trouver des critiques et des analyses qui essaient de discuter du game design, de la narration, et de tout ce que j'estime important dans les jeux vidéo :) Je m'efforce de développer des avis approfondis, les textes seront donc longs et n'hésiteront pas à spoiler si nécessaire pour discuter de ce qui en vaut la peine. Vous êtes prévenus désormais, bonne lecture !

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Je participe également au site merlanfrit.net

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