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Olive Roi du Bocal

Olive Roi du Bocal

Par oliveroidubocal Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 30/11/16 à 12h58

J'ai pas la prétention de t'apprendre des trucs, de te faire réfléchir ou de t'imposer un rictus, mais je vais quand même essayer. De toute façon, je suis tellement cool que tu pourras pas t'empêcher de venir et de revenir. Tu vois, tu viens déjà de lire ce texte avec un plaisir non dissimulé :)

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De l'art et du cochon (Jeu vidéo)

Ils en ont bien profité, se sont gavés comme des oies, mais leur fin approche et à grands pas. Le pire, c'est qu'ils ont eux mêmes creusé la tombe dans laquelle ils seront enterrés. Partons ensemble à l'abordage d'un des plus grands phénomènes de ces dernières années.

Payer le prix fort

Ils sont nés au milieu du siècle dernier, cherchant un moyen de détourner des lignes téléphoniques pour ne pas payer le coût de leurs appels, voire pour revendre à petit prix leur technologie. Dès le début, dès l'origine, l'argent fut leur moteur, leur motivation, tout comme il le fut du temps de leurs homonymiques ancètres. Dans le milieu informatique et plus particulièrement celui des jeux vidéo, ils devraient plutôt être qualifiés de faussaires car en volant, ils ne dépouillent pas directement...ils copient ou permettent la copie. Et pourtant le terme de pirate, qui sonne un peu comme un conte d'enfant, leur va finalement assez bien car ils en ont fait des victimes. Et pas qu'un peu.

Car avec chaque acte de copie, ce sont des pertes abyssales qui se sont dessinées pour les studios, les éditeurs et les revendeurs. Avec des jeux parfois joués deux fois plus qu'achetés, quand ce n'est pas dix fois. Avec des milliards de teraoctets téléchargés à des vitesses vertigineuses, avec emule ou bittorent, avec des newsgroup ou du simple ctrl-C/ctrl-V d'un disque dur à l'autre, la taille des jeux n'est plus une barrière et le net offre tous les outils pour prendre la mer sous le pavillon noir. Et pendant tout ce temps, des enseignes sont tombées, des studios se sont écroulés et ce ne sont pas les instances gouvernementales qui ont pu y faire quoi que ce soit. Même la baie des pirates s'en est remise.

Le problème, c'est que chacun de nous participe ou a participé à ce mouvement. Qui parmi nous n'a pas téléchargé? Qui parmi nous n'a jamais copié? Musique, films, jeux. Nous dévorons tant qu'on nous alimente, gloutons insassiables et sans état d'âme. Sauf que notre appétît a réveillé celui des vendeurs. De notre consommation illicite, ils ont appris plus que jamais. Et aujourd'hui, ils vont nous cuisinier à leur sauce, pour notre plus grand bonheur.

Techniques d'abordage.

Hackers. Encore un joli nom pour désigner les casseurs de barrières, les techniciens du sabordage. Il fut un temps ou Hackers et Pirates étaient mis dans le même panier à crabes. On parlait d'un pirate comme d'un hacker quand les ordinateurs de la NASA étaient infiltrés, mais le second a toujours eu ce petit plus qui le rendrait presque agréable. Mais ne vous y fiez pas, c'est une technique pour hacker votre esprit. Car le hacker a la connaissance. Il ne se borne pas à copier, à distribuer, à jouer. Lui, il rend l'ensemble possible, sous couvert de défi, d'ouverture et de liberté. Au final, ce n'est souvent qu'un petit boutonneux sans ami qui a du temps à perdre pour emmerder son prochain ou un informaticien mal intentionné qui cherche la reconnaissance de ses pairs, quand il ne s'agit pas que d'argent. Alors oui, on applaudit presque tous des deux mains quand une console est piratée, surtout quand le Geohot présente bien...mais on rit un peu moins quand c'est son compte bancaire qui a morflé, sa boite email qui est détournée ou son compte Twitter de Frédérik Lefevre qui devient bouré de fotes!

Car le hacker, le pirate, le tout-ce-que-tu-veux, n'est pas ton ami, c'est lui le méchant. Dans 90% des cas, il agit pour tromper et voler. Faudrait donc peut être arrêter de renverser les rôles et de voir les voleurs là où ils ne sont pas. Micromania, Sony, Capcom... ils ont beau marger ou DLCer, ce sont eux les créateurs de richesse alors qu'en face on détruit, on viole, on vole...et on tue le jeu vidéo. Ah mais oui, pendant un instant j'ai oublié. C'est grâce à eux qu'on ne paye pas, qu'on se vautre dans notre gourmandise. Pour autant, ce n'est pas grâce à eux qu'on joue! Derrière les jeux, il y a des développeurs, des graphistes, des ingénieurs, des nettoyeurs de sols de studios qui mangent! Quand on voit la puissance de certains éditeurs, on en oublie souvent la fragilité des plus petits et particulièrement de leurs employés. Alors bien sûr, chaque jeu copié n'est pas un manque à gagner, du moins pas en rapport 1/1 ... mais les habitudes de piratage prises par les consommateurs, mises bout à bout, représentent forcément une somme énorme qui n'a pas été investie dans le milieu. Et ce sont les joueurs honnêtes qui y perdent, pour sûr.

 

 

Fait maison

Alors bien sûr, on peut nous sortir la carte du homebrew, véritable petit ange du monde underground. Ce petit programme à but non commercial qui se télécharge gratuitement et ne s'installe que sur les plateformes jailbreakées, crackées ou pucées. Mais combien de jeux commerciaux pour un homebrew téléchargé? Probablement des milliers. Si la plupart des sites de hack se cachent derrière le homebrew et la copie de sauvegarde, c'est bien le piratage des jeux commerciaux qui fait leur popularité, leur public et bien souvent leurs équipes. Bien sûr que le plaisir de casser les barrières informatiques existe, mais il est réservé à une élite, une catégorie de fous furieux qui se prennent de passion pour le code, l'électronique et la sécurité. Et n'est pas Geohot qui veut, il s'agit pour ces "vrais" hackers d'un véritable sacerdoce, d'une passion totale, et d'un talent fou. Ceux qui reproduisent leurs secrets partagés ne font au final que se gargariser d'avoir une connaissance en hack si grande alors qu'elle est si limitée, qu'ils monnayent bien souvent aux ignorants affamés de jeux gratuits. Et au royaume des aveugles, les borgnes s'enrichissent.

 

Comme avant

L'émulation aussi fait partie de ces étendards levés par les sites spécialisés. Là encore, le flou existe forcément. Quand on vous propose de télécharger gratuitement des gigas de jeux, qui sont apparemment devenus obsolètes et dont vous auriez éventuellement les originaux (mon oeil à 99%!), vous foncez, évidemment. Les raisons sont multiples. La gratuité évidemment, mais aussi le fait que ces jeux sont anciens, que leurs studios sont souvent fermés, que seul l'éditeur qui en possède les droits se retrouve un peu lésé (et que franchement, ça gave de devoir repayer 5 euros un jeu rentabilisé 10 fois). Bien sûr le plaisir est là, de retrouver tous ces jeux qui font l'histoire du jeu vidéo et parfois votre propre histoire. Bien sûr que c'est techniquement génial de pouvoir emporter tous ces souvenirs avec soit sur un téléphone portable ou une PSP, ou de voir tourner un jeu Nintendo sur une plateforme Microsoft. Toutes ces actions sont défendables, et relèvent même de défis techniques amateurs et collectifs vraiment impressionnants...elles sont néanmoins souvent hors la loi, particulièrement dans leur utilisation.

 

Une vieille chanson

Tout a commencé à l'époque où les jeux étaient sur cassette. Oui sur cassette. Pour les deux du fond qui sont nés dans les années 2000, une cassette, c'est ça:

 

Chaque jeu était donc stocké sur ce support à bande magnétique, ce même support qui s'achetait pour pas cher afin de copier sa musique. Il existait donc des lecteurs "double cassette" audio permettant d'enregistrer sur le second ce que le premier lisait. Et si ça marchait pour la musique, ça marchait aussi très souvent pour les jeux vidéo. Au pire fallait il contourner une mini protection basée sur un petit bout de ruban adhésif...Tout le monde ou presque avait donc accès aux jeux pirates, pour peu que vous ayez dans vos connaissances quelqu'un ayant le jeu original, ou une de ses copies. Je me souviens même à l'époque d'un pote qui avait acheté un Amstrad. Le vendeur lui avait fourni quelques jeux pirates avec l'ordinateur neuf...comme une sorte de geste commercial qui ne lui côutait rien du tout. Ou l'art de creuser soit même sa tombe...

Alors que les ordinateurs passaient aux disquettes (tout aussi facilement copiables) et se protégeaient derrière des codes d'accès cachés dans les manuels, les consoles de salons se sont orientées vers les cartouches. Ces dernières offraient une protection physique naturelle. D'un format propriétaire, elles étaient difficiles à reproduire sans industrialisation et les seules copies pirates que l'on pouvait trouver sur le marché noir présentaient souvent des défauts majeurs de fonctionnement, de quoi rebuter le grand public. Le piratage sur console est donc devenue une activité de niche, ce qui a grandement profité aux différents éditeurs et fabricants de consoles. C'est à cette époque que sont nées de nombreuses franchises cultes. De la Coleco à la Super Nintendo, on n'a quasiment plus entendu parler des pirates. Quasiment ... 

Verbatim

La trève fut de courte durée. L'arrivée du CD comme support principal de la génération 32 bits, et surtout la démocratisation des graveurs CD sur ordinateur ont fait ressurgir les vieux démons. La Saturn a plutôt bien resisté avec une protection complexe à prendre en défaut et surtout un désintéressement des joueurs survenu bien avant l'apparition des techniques de hack sur cette console. De son côté, la Playstation est probablement la console qui a le plus souffert. Les jeux "gravés" sont apparus en masse et les magasins offrant un service de pose de puce se sont multipliés. La protection de la Playstation étant assez faible, il suffisait de poser un simple petit composant programmé pour lui permettre d'accepter les copies et on trouvait même des "Action replay" avec cette fonction, le grand public s'y est intéressé dans des proportions raisonnables mais néanmoins importantes. Ce sont des collections parfois impressionnantes de jeux qui se sont ainsi constituées et on peut encore facilement en retrouver en farfouillant Le Bon Coin ou Ebay aux travers d'offres de consoles de jeu "avec une surprise" ...

Néanmoins, c'est surtout sur le plan technique que cette génération est intéressante. Elle fait naitre une nouvelle génération de pirates: les bidouilleurs. Car si la pose de puce peut paraître anodine à qui sait se servir d'un poste à souder, elle reste inaccessible à la majeur partie du public. C'est donc le début de la vente de connaissance et de skill dans le milieu du piratage. Le partage d'informations dans des magazines spécialisés, les schémas de montage des différents modèles de puce et la marge importante que se font les poseurs avec un composant qui coûte dans les 5 Francs et une pose qui prend 10 minutes...pour un prix aux alentours de 150 Francs (20 euros) pour l'utilisateur final. Une vraie aubaine quant au prix des jeux sur le marché du neuf.


Côté 128 bits dans les années 2000, Sega et Sony s'écartent du format CD pour adopter l'un le GD-Rom (grosso modo un CD d'1 Go) et de l'autre le DVD. Et si la Playstation 2 s'avère plutôt résistante pendant les premières années grâce à une pose de puce très difficile et une gravure des DVD assez onéreuse, la Dreamcast de son côté prend très cher. En effet, la majeure partie des jeux de son catalogue ne dépasse pas les 700 Mo et la console lit sans problème le format CD. Pire, les premières versions de la Dreamcast n'ont même pas besoin d'un subterfuge pour encaisser les jeux gravés...une énorme faille de sécurité permettant de créer facilement un CD bootable (soit le jeu original, soit un CD dit Utopia). De quoi faire s'effondrer des ventes de jeux déjà bien moroses. C'est cependant sur cette dernière qu'apparaissent les premiers homebrew et émulateurs sur console, et avec eux le début de la re-programmation de l'OS console de jeu.

Pirate des temps modernes

Côté piratage, cette septième génération de consoles est surtout marquée par l'arrivée de la Xbox. Equipée d'un disque dur et fonctionnant globalement comme un PC, elle ne résiste pas longtemps à la pose des premières puces et la modification de son OS permet rapidement l'utilisation de code "non signé", c'est à dire ne provenant pas d'une source officielle. Utilitaires, émulateurs et logiciels multimédia font leur apparition, propulsés par la possibilité de changer le disque dur interne, pourtant bien protégé, par un modèle bien plus grand en capacité. Les jeux et autres homebrew se lancent directement depuis le disque dur, les divx et autres mp3 se stockent sans problème et la console devient rapidement un système multimédia de référence.

Surtout qu'à cette époque, internet se développe et avec lui les réseaux peer-2-peer, boostés par un haut débit capable de télécharger un DVD complet en quelques heures seulement. Microsoft se retrouve coincé, incapable de reprendre la main sur sa console, même au travers de mises à jour. De son côté, le monde des hackers et pirates se développe et s'organise. De nombreux sites dédiés ouvrent et de véritables communautés d'échange d'informations se mettent en place. L'entraide est à la fois formidable et inquiétante pour les studios et les éditeurs. Le piratage devient une priorité absolue et un argument de poids dans les négociations entre acteurs du jeu vidéo. La PSP de Sony, dans le même cas que la Xbox du point de vue du piratage, souffre d'un manque d'engagement des éditeurs et donc d'une pénurie de jeux, alors que les ventes de la console sont excellentes. Sony passera toute la vie de sa portable à lutter contre ce fléau, pour finalement abandonner, laissant la PSP manipulée à volonté par les hackers.

Quant à la DS, les cartouches de type "R4" se multiplient malgré les attaques en justice de Nintendo. Les hackers sont rapides et prennent souvent les constructeurs de vitesse. Le rapport de force est inégal puisque des armées de développeurs en herbe oeuvrent pour maintenir leur avantage là où les constructeurs ne sont pas forcément organisés pour se protéger d'un phénomène dont le développement était totalement imprévisible. Pire, l'industrialisation massive de ces systèmes de contournement des sécurités prouve encore une fois que l'argent est au coeur du mouvement. C'est toute une industrie parallèle qui profite des failles de la console. Ingénieurs, industriels, grossistes, revendeurs...et utilisateurs, tous participent au massacre au nom de l'argent.

Digital Rights Management

Pendant ce temps, le monde du PC, tout aussi touché que celui des consoles, s'essaye à diverses contre-mesures. Les DRM font leur apparition, imposant au joueur de se connecter à internet pour valider le jeu qu'il utilise. Internet n'étant pas forcément généralisé dans les ménages, c'est donc une proportion non négligeable de joueurs qui se retrouve pénalisée. Surtout que ces mesures ne sont pas forcément très au point et ne prennent pas en compte les habitudes des joueurs. Le changement de hardware ou de système d'exploitation imposant parfois la ré-installation du jeu (et donc sa réactivation), les joueurs honnêtes se retrouvent parfois confrontés à des murs. Entre le nombre limité d'installations possibles ou l'impossibilité de prêter ou vendre son jeu, ce sont au final les joueurs "pirates" qui se retrouvent avec la meilleure expérience, dénuée de contraintes. Un comble! 

"Image tirée du blog de ZigEnFruke"

Guerre ouverte

La septième génération de consoles, incluant la Wii, la Xbox360, la PS3, la 3DS et la PSVita, se veut plus hétérogène en termes de hack et montre surtout la reprise en main de certains constructeurs sur leurs systèmes. Côté consoles de salon, le mauvais élève reste Nintendo. En effet, la Wii subit exactement le même schéma que la Xbox avec une première phase de hack via la pose d'une puce, rapidement suivie par un softmod (en gros un hack sans matériel persistant). Lancement de jeux sur disque dur, homebrews et les mises à jour de Nintendo n'y peuvent plus rien. Microsoft de son côté met en place une politique punitive, banissant du Xbox Live les consoles repérées comme étant hackées, ce qui n'empêche finalement pas vraiment le jeu en ligne et encore moins l'utilisation de jeux pirates. Néanmoins, les modifications apportées aux différentes générations de Xbox360 impose l'utilisation de différentes méthodes ce qui rend le hack plus flou, plus complexe et donc moins accessible au grand public.

Jailbreak

La plus mémorable des histoires restera néanmoins celle de la PS3. En effet, la console résiste parfaitement aux différentes attaques pendant plus de 3 ans, un record pour cette génération de machine. En 2010, après avoir mis une sacrée raclée à l'iphone d'Apple, Geohot décide de s'attaquer à la PS3. Se basant sur différents travaux déjà publiés (ou tenus secrets) par la communautés de hackers, il annonce avoir accès au coeur de la console 5 semaines après le début de ses travaux, forçant Sony à retirer la fonction OtherOS (installation de Linux) de la PS3. Commence alors une double course contre la montre entre les équipes de Sony et les différents hackers d'une part, et entre avocats de Sony et de Geohot d'autre part. La première course se termine par un nul. La console de Sony est bien définitivement hackée, mais Sony a eu le temps de modifier légèrement son système, de telle sorte que les mises à jour peuvent définitivement empêcher toute modification (ou du moins tout accès au jeu en ligne une fois la console modifiée) sans une véritable connaissance technique. Le hack reste donc anecdotique, car à la fois difficile à mettre en place et n'offrant pas tant d'avantages que sur d'autres consoles. Reste qu'on peut voir régulièrement certains "amis" en ligne avec un magnifique "Multiman" en guise de jeu en cours, du nom du programme permettant de lancer des copies de jeux.

 

Appels anonymes

Côté tribunal, c'est une grande victoire de Sony. Non pas parce que la firme aurait gagné son procès (qui se finit par un arrangement à l'amiable) mais parce que la communauté est momentanément apeurée et divisée. Le schéma de la PSP ne se répète pas et la PS3 reste réputée comme quasiment inviolable auprès du grand public.

Néanmoins, Sony ne s'en sort pas indemne. Les Anonymous, activistes connectés, s'en prennent directement au PSN, le réseau en ligne de Sony. L'attaque a lieu du 17 au 19 Avril 2010 et mène au vol de millions de données bancaires (cryptées) et à la fermeture du PSN pendant près d'un mois. L'image de Sony est écornée et son réseau en ligne passe pour une passoire mais la leçon est belle et pleine d'informations. Encore une fois, ce sont les joueurs honnêtes qui sont touchés. La firme s'engage donc dans une vraie croisade contre le hack, consciente enfin des risques financiers énormes qu'elle encourt et des pertes abyssales qui peuvent en découler. Mais contre toute attente, son arme principale contre le piratage ne viendra pas forcément d'une mesure de sécurité, mais d'une excellente idée mise en avant grâce au hack du PSN. Fin Mai 2010, Sony offre à tous les joueurs des jeux gratuits et un accès au PSN+ pendant 2 mois.

 

Pêche à la ligne

Du côté du PC, c'est une révolution en deux temps qui s'annonce. Les jeux en boite se vendent de moins en moins et c'est principalement Steam, la plateforme de téléchargement légal, qui tient le haut du pavé du marché dématérialisé. Les DRM sont encore et toujours d'actualité mais de nombreuses voix s'élèvent du côté des éditeurs et studios pour dénoncer les tares de cette méthode tant inefficace que punitive pour leurs clients. L'ère du "tout online" se dessine avec bien évidemment son lot de ratés. Diablo 3 ou Simcity en sont des exemples parfaits. Totalement injouables hors ligne, ils font la colère des joueurs nomades comme de ceux de la première heure, les serveurs saturés par la première vague de connexions empêchant tout simplement de jouer. Pendant ce temps, les jeux pirates continuent leur distribution sur les canaux classiques d'internet. Les listings ne désemplissent pas, les niveaux de téléchargement sont stables et ce, malgré une forte augmentation de leur taille...certains jeux dépassant les 30Go.

Contre-mesures

Comme je l'ai dit un peu plus haut, les constructeurs et éditeurs ont appris de nos méthodes de consommation légale comme du piratage. En effet, il apparait régulièrement que les joueurs les plus prompts à user du piratage sont aussi des joueurs boulimiques, habitués à voir leur collection remplie au point de déborder, et pas forcément désargentés. Pour dire, ils n'ont même pas forcément le temps de jouer aux jeux qu'ils "possèdent", une grande partie du plaisir étant de les posséder. Et c'est là qu'interviennent deux acteurs majeurs de l'industrie: Steam et Sony.

Le premier lance la méthode du prix bas et des promotions constantes. Les joueurs les plus assidus apprécient de pouvoir télécharger leur jeu, y jouer à tout moment et se détachent progressivement du piratage tant le prix à payer pour le confort devient accessible. Certes, le piratage n'est pas endigué pour autant, mais les contraintes qu'il impose (fakes, lois, virus, mises à jour difficiles, ...) écartent bon nombre de joueurs de sa voie. La méthode est copiée, réarrangée, et - encore un avantage du PC - la coexistence des différentes plateformes de jeu permet de faire jouer la concurrence et d'assurer des prix toujours à la baisse. Cette méthode commerciale consistant à "gaver" les joueurs force de nouvelles habitudes. On craque facilement pour un jeu à moins de 10 euros, on s'essaie à un indépendant pour 3 euros, on récupère un pack de 10 jeux à 5 euros...on achète plus qu'on ne peut jouer. Que reste-t-il comme intérêt au piratage? Tout le monde est gagnant. Les marges restent correctes pour les éditeurs qui n'ont plus à supporter la charge du jeu physique, de nombreux jeux sont joués "officiellement", et les joueurs jouent plus pour moins cher. L'essai est transformé et la première étape est concluante.

 

 Côté console, le magasin en ligne n'est pas encore au niveau d'un Steam. Les offres ne sont pas aussi fortes, aussi fréquentes. Il faut dire que chaque constructeur a l'exclusivité sur son propre marché. La concurrence n'existe donc pas au sein d'un système, mais seulement entre les systèmes. De plus, les constructeurs doivent ménager leurs revendeurs, premier réseau de diffusion de leur console et de leurs jeux, en ne leur faisant pas de concurrence trop importante. Le prix des jeux (boite) doit rester compétitif pour que la machine ne subisse pas le sort de la PSP Go.

Et dans cette compétition, c'est bien Sony qui a la meilleure idée et les meilleurs résultats avec son Playstation Plus. Le service propose en effet une collection mensuelle de jeux "instantanés", téléchargeables gratuitement pour tous les abonnés. Au fil des mois, les différents titres s'accumulent dans votre collection et restent jouables tant que vous êtes abonné. Suite à l'épisode du hack du PSN et grâce à une offre vraiment intéressante pour les joueurs, le service se fait connaître, se développe, et touche désormais les joueurs PS3, PS4 et PsVita. Pour un joueur moyen, c'est l'assurance d'être rapidement submergé par des jeux de qualité, avec une vraie diversité. Triple A, indépendants et ventres mous, jeux de course, d'aventure, de guerre, de stratégie ... tout y passe, afin de couvrir un large panel de joueurs. Avec 4 à 5 jeux offerts par mois, Sony s'assure de faire saturer les utilisateurs en plus de les motiver à rester abonnés.

Ca sent le sapin à bord.

Et bien oui, le voici mon avis. Les pirates, c'est bientôt du passé! Et les raisons sont à la fois technologiques et induites de la nouvelle diversité des offres qui se profilent devant nous. Bien sûr, je ne crois pas que les nouveaux systèmes soient inviolables, mais la courbe de progression de leur complexité semble largement dépasser celle des hackers et surtout celle du grand public.

Mises à jour en ligne, systèmes de mieux en mieux protégés, offres dissuadant le grand public, tant d'avantages des canaux officiels par rapport aux nouvelles contraintes du monde underground.  Je vous propose de faire un petit tour des points qui me semblent importants et déterminants:

La complexité technologique des nouvelles consoles et la réactivité des constructeurs:

La PS3 a ouvert la voie, la PSVita a suivi. Pénétrer les entrailles de telles machines est de plus en plus difficile. D'abord parce que les constructeurs sont de plus en plus portés sur la sécurité, ensuite parce que le soutien Hardware n'est quasiment plus accessible. Monter une puce sur une console moderne est une opération accessible à de moins en moins de personnes, surtout avec la miniaturisation constante des composants. Entre les compétences et le matériel, le hack via un élément matériel étranger n'est plus une affaire de bidouilleur. Et sans même parler des risques de brick (transformer sa console en morceau de plastique inerte).

Côté software, les failles sont généralement bouchées quelques heures après leur diffusion. Et évidemment, une machine qui n'est pas à jour ne peut plus se connecter. Là encore, la rapidité des constructeurs n'a plus rien à voir avec le passé. Il est donc de plus en plus difficile pour les hackers de passer les barrières étape par étape, les méthodes de hack devant être remises en question après chaque contre mesure du constructeur. De la même façon, les sites de hack se retrouvent avec une difficulté insurmontable: après avoir diffusé aurpès d'un public plus large, pour des consoles plutôt simples à modifier, ils ne peuvent plus vulgariser clairement les nouvelles technologies, ni compter sur les industriels pour créer des outils simples d'utilisation.

L'obsolescence du mode offline et la domination du online

Free2play, mises à jour, jeu online, certifications, les nouvelles machines et leurs jeux demandent une connexion obligatoire, même épisodique, pour donner au joueur une expérience au top. Il devient alors très difficile pour les hackers d'outrepasser cette fonctionnalité, au risque de rendre la machine ou le jeu obsolète. Et quand il est possible de passer outre, pour forcer la mise à jour d'un jeu par le hack par exemple, la méthode n'est souvent pas agréable pour le joueur qui doit jongler entre les versions, voire tout réinstaller. Et évidemment, la difficulté et le risque de se connecter avec une console hackée ou un jeu pirate ne sont pas anodins, le repérage des utilisateurs fraudeurs étant désormais inclus dans tous les systèmes de jeu online. Néanmoins, on voit que le piratage sur PC est encore très vivace, cette plateforme étant une des plus ouvertes (et permettant l'utilisation des outils de hack - Logiciels ou matériels - en interne).

Une offre débordante d'offres

De type Steam ou PS+, les nouvelles méthodes de consommation en ligne s'appuient sur le gavage du joueur à un prix très bas, se basant sur les habitudes de consommation des pirates. Le but n'est pas de jouer à plus soif, mais bien de posséder un maximum de jeux. Et bientôt, le streaming devrait enfoncer le clou en donnant accès à des catalogues encore plus énormes, avec une connexion permanente évidemment. Alors bien sûr qu'il sera toujours possible de trouver des failles et de les exploiter, mais à quel prix? Pour quels investissements en temps et pour quelles investigations afin d'acquérir les connaissances nécessaires? Et pour quels résultats.

Reste à connaître la place encore disponible pour le pirate dans un tel contexte. Bien sûr que la diparition totale des fraudeurs n'est pas d'actualité mais l'espèce est certainement menacée.

Qui aujourd'hui préfère mettre ses jeux à jour manuellement, en prenant le risque que plus rien ne fonctionne? Qui veut s'embêter à stocker ou graver quand tout est disponible en ligne et à volonté? Qui veut mettre sa console sur la brêche en essayant une technique de hack, quitte à la transformer en pavé de plastique. Qui n'a pas 5 à 20 euros à dépenser par mois pour être gavé de jeux et supporter les créateurs? Pas moi en tout cas.

Olive Roi du Bocal

Notes: je n'ai pas vocation à faire un tour exhaustif des techniques de hack ou des tendances. C'est pourquoi la partie technique est volontairement vulgarisée. néanmoins, si vous pensez que certaines explications sont erronées, n'hésitez pas à me le faire savoir par MP. De même, si vous n'êtes pas d'accord, allez y de vos arguments. Je vous attends, je suis prêt!.

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Commentaires

SuzuKube
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SuzuKube
Je l'ai relu une deuxième fois cet excellent dossier !
Lugdu75
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Lugdu75
Pas complètement d'accord avec tout ce que j'ai lu. Il y a beaucoup de vrai et d’honnêteté dans l'article, mail il manque de recul. Le piratage, ce n'est pas juste des consommateurs qui volent des concepteurs de jeux.
En fait, le piratage, c'est un peu toujours la même histoire : j'invente quelque chose de nouveau, je le protège, je suis le seul à le vendre, je fixe mon prix en fonction de la valeur de ce que je vends, je monte mon prix, je monte mon prix, je monte mon prix qui décroche complètement de son coût de fabrication, je me gave, puis un petit malin découvre comment faire la même chose que moi et le revend moins cher, plein de petits malin apparaissent, j'essaye de protéger ma situation, ça devient intenable et pour m'en sortir j'ai le choix :
- je protège mon produit du piratage et je débusque les pirates,
- j'améliore mon produit pour proposer quelque chose que les pirates n'ont pas encore,
- j'augmente le coût de fabrication, je réduis ma marge au point que les pirates ne gagnent plus grand chose à pirater,
- j'invente quelque chose d'autre.

Or voilà, il me semble que cela fait maintenant un bon paquet d'année que l'industrie est dans une situation inextricable : "nous nous gavons depuis tellement longtemps et nous sommes tellement nombreux à manger sur le dos de la bête, que nous sommes maintenant trop gros pour nous réinventer et trop avides pour diminuer nos marges. Il ne nous reste donc plus qu'à culpabiliser les consommateurs pour maintenir les prix et appuyant de tout notre lobby sur les gouvernements pour faire la chasse aux pirates."

Les consommateurs, eux, ne sont pas les garants du maintien de l'économie libérale. Ce n'est pas au consommateur de "protéger l'industrie" dans un système où partout ailleurs on applique la loi de la main invisible. A ce titre, une autre erreur de l'article est de faire croire que le consommateur peut "protéger les créateurs et la création en achetant au lieu de pirater". C'est totalement faux. La création n'est à aucun moment menacer par le piratage. Comment pourrait-il d'ailleurs ? C'est le mode de distribution de la création que le piratage attaque. Et c'est très différent.

Bref. En prenant un peu de recul, le pirate ne nuit pas aux petites boites de création, il questionne plutôt le modèle actuel de distribution de la culture. Beaucoup citent Steam, HumbleBundle, le démat en réponse au piratage, preuve que la réponse passe par une nouvelle distribution. (c'est encore plus flagrant dans l'industrie de la musique où la survie des intermédiaires nous a été présentée pendant de nombreuses années comme la responsabilité des consommateurs -> à mourir de rire...)
Retromag
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Retromag
Les hackers ne sont pas tous des moutons noirs... Jamais Street Fighter 2 et ses innombrables déclinaisons n'auraient si explosives sans leur concours... ;)

Article bien argumenté, comme d'hab' !
Nazman
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Nazman
Je vous invite à aller voir les définitions et les synonymes de "manque à gagner" et "pertes". Vous verrez c'est intéressant.
oliveroidubocal
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oliveroidubocal
Juste pour la curiosité, cette étude qui avait fait grand bruit pour sa méthodologie un peu bancale il y a 4 ans :
http://www.numerama....urprenante.html
oliveroidubocal
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oliveroidubocal
Au passage, voici une étude officielle et récente sur les taux d'utilisation licite et illicite:
http://www.afjv.com/...de-l-hadopi.htm

On y lit que les "petits jeux" sont plus utilisés de façon illicite que les "grands jeux".

Je n'ai pas trouvé d'étude complète sur le rapport licite => impact illicite, juste quelques notes que je vais essayer de compiler dans la semaine (si ça vaut le coup).
inanothercastle
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inanothercastle
"En effet, il apparait régulièrement que les joueurs les plus prompts à user du piratage sont aussi des joueurs boulimiques, habitués à voir leur collection remplie au point de déborder, et pas forcément désargentés"

lol, d'où le manque à gagner hein qd on croule sous des dizaines de jeux non joués...
Pheonix
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Pheonix

 

Mais quoiqu'il en soit, le piratage entraine bien sûr une perte financière mais qui se doit d'être relativisé plutôt que d'être traité comme le grand Satan.

Sauf que la, tu surinterprète mes propos !

Moi, je maintiens que le piratage implique une perte irréfutable.

Jamais dit qu'il était mère de tout les maux des médias concernés...

Moi je suis juste totalement outré du fait qu'on nie qu'il y ait le moindre impact. C'est tout.

Le reste, je relativise et n'en fait pas l'unique problème ou quoi. Je te rassures. ;)

 

Je dis juste que :

 

-> Il entraîne forcément des pertes, plus ou moins importantes, mais des pertes...
-> Même si il n'est pas le seul "problème", cela ne rends pas l'acte plus excusable et moins illégal.

C'est tout.


Encore une fois, le piratage engendre forcement des pertes direct ou indirect. Dire que 100% des jeux piratés sont des jeux non achetés seraient certainement faux mais dire que 100% des jeux piratés n'auraient de toutes façon pas été achetés est tout aussi faux. Il n'y a pas besoin de se justifier ou de se cacher derrière des études pour ce rendre compte de ça, c'est du simple bon sens et de l'observation des habitudes des gens.
Le piratage n'est certainement pas la seule explication des pertes dans le jeu vidéo mais il y contribue inévitablement.
C'est pas pour ça que tous les gens qui piratent sont des voleurs et des raclures mais se ne sont pas des anges non plus. S'auto-persuader que ce que l'on fait n'était pas trop grave, "je n'aurais pas acheté de toute façon", je l'ai fait moi aussi. Mais c'est pas pour ça que c'était bien pour autant.

 

Je plussoie !

 

Et regrette un peu de m'être emporter, et m'en excuse au passage.

RetroBob
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RetroBob
@Pheonix: je soutiens largement l'analysede Zachiel qui tient des propos clairs, concis, respectueux et se rapprochant de l'objectivité des faits, contrairement à ta thèse qui sent la subjectivité et plus encore un vécu qui semble t'avoir plutôt marqué dans la négativité....
Pour ce qui est de mon vécu, je peux clairement citer en 25 ans de nombreux joueurs qui n'auraient rien acheté si ils n'avaient pas eu la possibilité de pirater si facilement.
Avec le recul, on sait aujourd'hui que le piratage a largement profité à la PS1 et donc à Sony.... et moins à Sega (qui de son coté tenait un très mauvais service marketing avec pourtant un rapport quantité/qualité plus proche du 1 que Sony PS1/ PS2 confondus).
Mais quoiqu'il en soit, le piratage entraine bien sûr une perte financière mais qui se doit d'être relativisé plutôt que d'être traité comme le grand Satan.
Et puis à grande échelle sociologique, la lutte pirate/ anti-pirate entraine un équilibre et une concurrence qui font avancer le médium sur de nombreux critères.
Mais je crois aussi que tout travail mérite salaire et qu'il est triste de voir certains studios fermer par manque de rentabilité rapide sous pression des producteurs (Tomb Raider est devenu rentable après 1 an... nul doute qu'il vont revoir leur stratégie marketing pour le suivant).

Malheureusement, le secteur de l'entertainment est fragile: d'un coté le jeu vidéo génère un chiffre d'affaire supérieur au cinéma, qui lui-même continue à dégager des profits en constante augmentation; et de l'autre, le marché de la musique a du mal à s'adapter aux nouvelles technologies.

Finalement tout n'est qu'affaire d'adaptation à son environnement, et ceux qui ne s'adaptent pas, périssent... ainsi va la vie... malheureusement.

Tu parles de l'époque VHS (période faste de la copie)/ DVD et de la baisse de la fréquentation du cinéma du à leurs prix prohibitifs.
D'une part je soutiens les cinémas indépendant à 6€ la place... mais ils souffrent d'une mauvaise image auprès de la majeur partie de population qui y voient un espace réduit, un petit écran, un son médiocre et un choix restreint dans les films... alors que ce n'est pas toujours le cas.
Et d’autre part, le prix des grands complexes n'a cessé d'augmenter ces dernières années (notamment à cause de la 3D et du numérique) et pour autant, la fréquentation des grandes salles n'a cessé de croitre (je n'ai pas la force de chercher des sources, mais il y a souvent des news de la sorte en fin/ début d'années sur les sites de cinéma) car ils ont su s'adapter et créer un besoin (à l'instar d'Apple et son IPad) contrairement aux petites salles qui survivent souvent par le biais de fonds publiques.

N'oublions pas non plus l'équilibre "offre/demande": si le marché est saturé, il se régulera de lui-même sur plusieurs années, voire décennies par le biais de divers mécanisme: notamment celle de la "main invisible" (contesté par certains analystes économiques), et les plus faibles (pas forcément les plus riches) mourront.
Pheonix
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Pheonix

 


J'ai un collègue père de famille, qui hésitait à s'acheter une Wii U pour jouer avec son gamin. Le prix de la console et des jeux étant au-dessus de ses moyens, il a décidé de se rabattre sur une Wii, mais là encore le prix des jeux était un frein. Il a donc acheté sa Wii pour ensuite la craquer pour profiter des jeux. Quand je lui ai posé la question de savoir si, sans possibilité de piratage, il aurait acheté les jeux, il m'a répondu "J'aurais même pas acheté la console". Dans ce genre de cas, c'est assez paradoxal de se dire que l'absence de piratage aurait provoqué une "perte" ( selon toi ) non ?

 

Sauf que c'est tellement facile de dire "je n'aurais pas acheter" quand le piratage ce fait en 2 coups de cuillères a pot. Tout comme il est tellement facile de décrété cela "au dessus de ses moyens" quand nous autres gamins nos parents nous offraient avec grand plaisir des consoles et des jeux pour Noël qui au mieux coûtaient aussi cher qu'aujourd'hui (et donc plus cher vu de l'inflation) au pire coutaient parfois bien plus cher...

Et j'ose pas demander si papounet a un iPhone 12, je serais cynique....

Bref, tout ça pour dire que, dans un monde sans piratage, papounet aurait fini par acheter la console a ces niards, saoulé qu'il aurait été de les entendre brailler a longueur de temps pour la lui réclamer. Et de facto, il aurait acheter des jeux.

 

Et ça, c'est prouvé simplement par des décennies de société de consommation...

 

Des parents, ça cède a des caprices de leurs gosses...

 

Déjà que même les parents les plus réfractaires au jeux vidéos qui soutiennent mordicus qu'ils ne toucherons jamais a ces trucs la "trop cher et qui les abrutissent" achètent des consoles a leur gosses au moindre prémices de caprice, un papa pas réfractaire qui veut jouer avec son gamin.... Le gars l'as déjà acheté métaphoriquement parlant avant même que le gosse la lui réclame...

 

Donc oui, il y a perte...

Certes, il n'aurait pas acheté l'ensemble des jeux qu'il a piraté, il faudrait être idiot pour affirmer cela, cependant, il en aurait acheter quelques uns, et il y a donc perte...
 

 

C'est dingue le nombre de gens qui ont des cartons entiers, mais limite des palettes de VHS au grenier et qui "n'achèteraient pas ce film en DVD" depuis qu'ils ont découvert qu'en 3 clics on choppait le film sur le net...

Il n'auraient même pas acheter le dernier épisode de leur franchise dont ils ont déjà les 1ers épisodes en VHS et qu'ils adorent pourtant... Étrange...

Des gens qui allaient au cinéma tout les week-ends ou 2-3 fois par mois et qui n'y foutent plus les pieds en balançant que de toute façon, ils "n'auraient jamais été voir ce film" depuis qu'ils ont découvert la même chose... etc, etc...

Je ne parle même pas, puisqu'on est dans les connaissances persos, d'un mec qui non seulement allait au cinoche quasi toutes les semaines, et n'y vas plus du tout maintenant, mais en plus balance des "et puis c'est devenu trop cher le cinéma"...
Personne qui, a l'époque ou il y allait toutes les semaines, vivait dans une ville ou la séance était a 9€30... Et vit aujourd'hui en campagne, ou le cinéma d'à côté, de fort bonne qualité, fait des séances a 5€60... (son salaire n'as pas baissé, et le coût de sa vie disons "quotidienne" n'as pas augmentée, au contraire, beaucoup de choses lui reviennent moins cher qu'en ville a l'époque...) C'est fou ce que 5€60 c'est plus cher que 9€30, non vraiment, le cinéma est devenu hors de prix cher ami...

C'est tellement facile de dire "je n'aurais pas acheter" quand on as l'option gratos accessible du bout des doigts a la maison la main dans l'calcif, entre un bâillement et un curage de nez.....

Mais personne ne peut prouver, puisque tu aime cela, qu'ils n'auraient effectivement jamais acheter le moindre des trucs qu'ils ont piratés.

Il est logique de penser que, dans un monde sans possibilité de piratage, les gens se seraient procurés de manière non pénalisante pour les ayants droits une sacré bonne partie de ces contenus.

Et a partir du moment ou il y a 1 élément piraté qui aurait été acheté si... Il y a perte...

Aussi, le "manque a gagner" actuel que cela entraine, est une perte vis a vis de la somme qui devrait aller dans les caisses des studios si le piratage n'était pas la... CQFD.

 

Comme tu conviendras que mon propos n'est pas "tout contenu pirater entraine une perte irréfutable", ce qui serait idiot, tu conviendras en bonne intelligence que "aucun contenu pirater n'entraine la moindre perte irréfutable" est tout aussi idiot.

Le débat est sur le niveau de la perte, est-ce si important ? 1% ou 10% ou..... ou 90% des contenus piratés ?

Mais pas sur le fait que la perte existe ou non, c'est irréfutable que cela entraine un manque a gagner et de facto, une perte puisque ce serait de l'argent gagner si il n'y avait pas piratage.

Zachiel
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Zachiel

 

Tu parles d'études sérieuses ou quoi.

T'en as au moins pour démontrer tes affirmations a toi ?

Non, pas la moindre...

Alors ne la ramène pas trop...

 

C'est marrant comment les discussions tournent toujours de la même façon avec les "défenseurs" du piratage, ça la joue "ouais mais j'achèterais pas de toute façon" et surtout, la nécessite de preuves aux arguments ne marchent toujours que dans un sens.
Bref, en plus d'êtres des voleurs, c'est au final une bande de raclures, lâches, pas fichus d'assumer leurs actes, qui jouent les autruches... Vous me faites pitié...

 

Sans méchanceté aucune, tu devrais te calmer, tu verses un peu trop dans les attaques personnelles ( sans fondement ) alors que je veux simplement rectifier certains points concernant l'article, et par extension ton discours. Essayons de ne pas virer dans la guerre des taunts  :)

 

Mon propos était : le piratage n’entraîne pas de perte mais, au pire, un manque à gagner ( dans le sens "Espérance de vente", ce qui est totalement différent d'une perte, peu importe le point de vue ), et un jeu piraté n'est pas obligatoirement un jeu qui ne sera pas acheté. Là-dessus je pense qu'on est d'accord tout les deux.

 

Maintenant on a deux positions de principe : toi, si j'ai bien compris, tu dis que, sur un jeu donné, le piratage représente nécessairement  un pourcentage de perte, ou de "non-vente" si tu préfères. Moi je préfère faire jouer la présomption d'innocence, n'étant pas un precog, et partir du principe qu'on ne peut mesurer les éventuelles pertes dans ce genre de cas. 

 

Aucune étude ne pouvant appuyer, confirmer, ou infirmer nos points de vue, on pourrait en discuter des heures sans jamais tomber d'accord là-dessus. C'est pour ça que je préfère me contenter des faits, histoire d'avoir une base commune, de ne pas généraliser ( parce qu'un jeu piraté peut l'être pour différentes raisons ), et de ne pas partir sur des postulats erronés, en l’occurrence piratage = perte, même potentielle.

 

Tiens, juste pour te donner un exemple basé sur mon vécu ( je n'ai que ma bonne foi à t'offrir ) et qui fait écho à ce dont tu parlais plus haut :

 

J'ai un collègue père de famille, qui hésitait à s'acheter une Wii U pour jouer avec son gamin. Le prix de la console et des jeux étant au-dessus de ses moyens, il a décidé de se rabattre sur une Wii, mais là encore le prix des jeux était un frein. Il a donc acheté sa Wii pour ensuite la craquer pour profiter des jeux. Quand je lui ai posé la question de savoir si, sans possibilité de piratage, il aurait acheté les jeux, il m'a répondu "J'aurais même pas acheté la console". Dans ce genre de cas, c'est assez paradoxal de se dire que l'absence de piratage aurait provoqué une "perte" ( selon toi ) non ?

 

Tout ça pour te dire qu'on peut difficilement généraliser les raisons d'un phénomène, ici le piratage, alors qu'il y a un paquet de facteurs à prendre en compte, et pas seulement "pirate = méchant profiteur".

 

Zach, o/

Cedric
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Cedric
Encore une fois, le piratage engendre forcement des pertes direct ou indirect. Dire que 100% des jeux piratés sont des jeux non achetés seraient certainement faux mais dire que 100% des jeux piratés n'auraient de toutes façon pas été achetés est tout aussi faux. Il n'y a pas besoin de se justifier ou de se cacher derrière des études pour ce rendre compte de ça, c'est du simple bon sens et de l'observation des habitudes des gens.
Le piratage n'est certainement pas la seule explication des pertes dans le jeu vidéo mais il y contribue inévitablement.
C'est pas pour ça que tous les gens qui piratent sont des voleurs et des raclures mais se ne sont pas des anges non plus. S'auto-persuader que ce que l'on fait n'était pas trop grave, "je n'aurais pas acheté de toute façon", je l'ai fait moi aussi. Mais c'est pas pour ça que c'était bien pour autant.
Pheonix
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Pheonix

 

Il est absolument impossible de faire preuve d'honnêteté intellectuelle en affirmant que le piratage entraîne obligatoirement des pertes. 

Voilà, ça marche aussi, et je peux sortir ça pour à peu près tout ton pseudo argumentaire ( basé uniquement sur ton ressenti, donc du vent ). 

 

Si t'as envie d'être aussi affirmatif dans tes propos, base-toi au moins sur des études sérieuses et des informations vérifiables et surtout quantifiables, pas sur le témoignage de trois connaissances dans ton entourage ( parce que moi aussi j'peux t'en sortir par paquet, et t'auras aucun moyen de vérifier si c'est vrai ou non ).

 

Et c'est tout le principe de l'honnêteté intellectuelle justement.

 

Maintenant, juste pour qu'on soit clair et surtout qu'on ne parte pas en discussion stérile : c'est bien le postulat de départ que je corrige, à savoir que piratage = perte. Or rien ne permet de le confirmer aujourd'hui. Donc baser ( ou commencer ) son argumentaire sur un constat faux est déjà une mauvaise manière de procéder.

 

Zach, o/

 

Tu parles d'études sérieuses ou quoi.

T'en as au moins pour démontrer tes affirmations a toi ?

Non, pas la moindre...

Alors ne la ramène pas trop...

 

C'est marrant comment les discussions tournent toujours de la même façon avec les "défenseurs" du piratage, ça la joue "ouais mais j'achèterais pas de toute façon" et surtout, la nécessite de preuves aux arguments ne marchent toujours que dans un sens.
Bref, en plus d'êtres des voleurs, c'est au final une bande de raclures, lâches, pas fichus d'assumer leurs actes, qui jouent les autruches... Vous me faites pitié...

Zachiel
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Zachiel

 

Tout comme tu ne peux pas affirmer le contraire. Et il est évident qu'il y a une partie des pirates qui l'auraient achetés, c'est une pure question de probabilité, il est totalement improbable qu'aucune des personnes ayant piratés un jeu ne l'auraient achetés si il n'y avait pas moyen de le pirater, aussi, il y a forcément perte. On ne peut simplement pas les chiffrés avec exactitude, dire quel pourcentage, ou quoi, mais il y a obligatoirement des pertes.

Putain, quand tu vois tout les parents qui ont achetés des DS ou des Wii a leur gosses, et y ont coller au cul un R4 ou un Disque Dur externe et pirater tout les jeux, c'est évident : si le piratage n'existait pas, ils auraient acheté quand même une console a leur gosse et aurait acheter certains des jeux. L'existence du piratage entraine donc obligatoirement des pertes.

Il est absolument impossible de faire preuve d'une véritable honnêteté intellectuelle en affirmant que le piratage n'entraine pas de pertes...
C'est le plus gros reproche que j'aurais a faire aux pirates personnellement : soyez des voleurs si vous le souhaitez, mais putain, assumez vos actes, arrêtez de vous cacher derrière de fausses excuses et de vous voiler la face sur les conséquences.

Et entre manque a gagner et pertes, tu joue juste sur les mots. Un manque a gagner étant ce qui aurait été gagner sans piratage, ça revient a une perte du point de vue ou l'on se place.

 

Il est absolument impossible de faire preuve d'honnêteté intellectuelle en affirmant que le piratage entraîne obligatoirement des pertes. 

Voilà, ça marche aussi, et je peux sortir ça pour à peu près tout ton pseudo argumentaire ( basé uniquement sur ton ressenti, donc du vent ). 

 

Si t'as envie d'être aussi affirmatif dans tes propos, base-toi au moins sur des études sérieuses et des informations vérifiables et surtout quantifiables, pas sur le témoignage de trois connaissances dans ton entourage ( parce que moi aussi j'peux t'en sortir par paquet, et t'auras aucun moyen de vérifier si c'est vrai ou non ).

 

Et c'est tout le principe de l'honnêteté intellectuelle justement.

 

Maintenant, juste pour qu'on soit clair et surtout qu'on ne parte pas en discussion stérile : c'est bien le postulat de départ que je corrige, à savoir que piratage = perte. Or rien ne permet de le confirmer aujourd'hui. Donc baser ( ou commencer ) son argumentaire sur un constat faux est déjà une mauvaise manière de procéder.

 

Zach, o/

PXL
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PXL
Pour moi c'est pareil, une fois j'ai fait l'acquisition d'une R4 pour ma DS.
J'avais téléchargé tellement de jeux que je ne jouais finalement à plus rien. J'ai donc jeté la R4 à la poubelle, et j'ai acheté un jeu que j'ai fini etc..

Bon, mon mode de consommation a changé, je pirate quasiment plus, mais j'achète tellement de jeux (physiques) en promo, que je ne joue pas tellement non plus lol.
Je continue pourtant de pirater, mais souvent des vieux jeux rétros pour essayer avant d'acheter, car les prix du rétrogaming sont devenus ridiculement mirobolants....

Pour les films, j'achetes un Blu-ray de temps en temps quand c'est un réalisateur que j'affectionne particulièrement comme Tarantino ou un film à grand spectacle comme Le Hobbit.
Mais je Stream pas mal.

En effet, j'ai un salaire, mais mon envie de culture vidéoludique, musicale et cinématographique est telle que je ne peux pas tout acheter ce que je voudrais découvrir. il faut quand même que je paye mes impots, la pension de ma fille, ma nouririture, mon essence, mes assurances etc....
Je fais pas la victime, mais force est de constater, que j'ai du temps libre, et pas l'argent pour l'exploiter, donc je pirate.
Donc j'achète ce que je peux, quand je peux et je pirate le reste. C'est comme ça, la société de consommation y est pour beaucoup, tellement de choses font envie et si peu sont accessibles.

Mais je me dis aussi, (je me convainc peut-être), que si, moi j'achète un CD de scorpions et que je télécharge illégalement un CD de nightwish, d'autres doivent bien faire l'inverse. sinon, ces groupes auraient complètement disparus, ce qui n'est pas le cas.

Quand je vois un acteur (intermittent du spectacle) qui touche un cachet de 1M€ et l'éclairagiste (intermittent du spectacle) qui touche un smic, et qui va galérer ensuite pour retrouver un emploi et qui a des droits au chômage misérables. Bah je comprends que l'éclairagiste préfère pirater le film sur lequel il a travaillé pour en faire profiter sa famille, plutôt que de payer 50€ de places de ciné pour toute la famille.
Cedric
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Cedric
Entre diaboliser TOUTES les personnes qui téléchargent/piratent et dire que le piratage ne provoque PAS DE PERTE il y a surement un juste milieu a trouver. Quand on peux l'avoir gratuitement ça fait forcement de la concurrence aux ventes.
Pheonix
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Pheonix

 

Non ça n'a pas provoqué de perte, car à moins d'être devin ou dans la tête des gens, tu ne peux prétendre qu'un jeu téléchargé correspond à une vente perdue, même sur un faible pourcentage. Comme je l'avais dit plus haut, c'est, au pire, un manque à gagner, mais en aucun cas une perte nette. 

 

C'est simple, et connement mathématique.

 

Zach, o/

 

Tout comme tu ne peux pas affirmer le contraire. Et il est évident qu'il y a une partie des pirates qui l'auraient achetés, c'est une pure question de probabilité, il est totalement improbable qu'aucune des personnes ayant piratés un jeu ne l'auraient achetés si il n'y avait pas moyen de le pirater, aussi, il y a forcément perte. On ne peut simplement pas les chiffrés avec exactitude, dire quel pourcentage, ou quoi, mais il y a obligatoirement des pertes.

Putain, quand tu vois tout les parents qui ont achetés des DS ou des Wii a leur gosses, et y ont coller au cul un R4 ou un Disque Dur externe et pirater tout les jeux, c'est évident : si le piratage n'existait pas, ils auraient acheté quand même une console a leur gosse et aurait acheter certains des jeux. L'existence du piratage entraine donc obligatoirement des pertes.

Il est absolument impossible de faire preuve d'une véritable honnêteté intellectuelle en affirmant que le piratage n'entraine pas de pertes...
C'est le plus gros reproche que j'aurais a faire aux pirates personnellement : soyez des voleurs si vous le souhaitez, mais putain, assumez vos actes, arrêtez de vous cacher derrière de fausses excuses et de vous voiler la face sur les conséquences.

Et entre manque a gagner et pertes, tu joue juste sur les mots. Un manque a gagner étant ce qui aurait été gagner sans piratage, ça revient a une perte du point de vue ou l'on se place.

Zachiel
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Zachiel

 

Bah c'est simple. Si il y a 2 millions de ventes, et 500.000 jeux piratés, y'a 500.000 ventes potentielles perdues... C'est tout connement mathématique.

On pourras parler du "ouais mais tout le monde ne l'aurais pas acheté", certes, mais même si 490.000 personnes parmis les 500.000 ne l'auraient jamais achetés, bah ça fait toujours 10.000 ventes perdues...

 

 

Et je ne parle même pas des cas genre, pour exemple, Mirror's Edge, 40.000 copies vendues sur PC, des centaines de milliers de téléchargements... Mais non, ça n'as pas provoquer de pertes... :rolleyes:

 

Non ça n'a pas provoqué de perte, car à moins d'être devin ou dans la tête des gens, tu ne peux prétendre qu'un jeu téléchargé correspond à une vente perdue, même sur un faible pourcentage. Comme je l'avais dit plus haut, c'est, au pire, un manque à gagner, mais en aucun cas une perte nette. 

 

C'est simple, et connement mathématique.

 

Zach, o/

Pheonix
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Pheonix

 

Et pourtant, deuxième paragraphe de ton article :

 

 

Etudes ? Preuves ? 

 

Zach, o/

 

Bah c'est simple. Si il y a 2 millions de ventes, et 500.000 jeux piratés, y'a 500.000 ventes potentielles perdues... C'est tout connement mathématique.

On pourras parler du "ouais mais tout le monde ne l'aurais pas acheté", certes, mais même si 490.000 personnes parmis les 500.000 ne l'auraient jamais achetés, bah ça fait toujours 10.000 ventes perdues...

 

 

Et je ne parle même pas des cas genre, pour exemple, Mirror's Edge, 40.000 copies vendues sur PC, des centaines de milliers de téléchargements... Mais non, ça n'as pas provoquer de pertes... :rolleyes:

Zachiel
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Zachiel

 

 

1. J'ai lu à plusieurs reprises que l'article était orienté vers les méchants hackers/pirates. C'est vrai, du moins au début (sur le premier tiers). L'article se veut volontairement du point de vue des anti pirates, car c'est mon point de vue actuel. Je pense que le piratage ne fait que du mal à l'industrie. Il impacte les studios et tous les acteurs du marché (avec un certain niveau, souvent impossible à quantifier) et donne l'impression que le jeu vidéo peut être gratuit. J'ai bien précisé qu'en aucun cas un jeu piraté équivalait à un jeu acheté manquant. Ce calcul est absurde. Néanmoins, la culture du piratage et la connaissance du grand public des possibilités de piratage impactent forcément l'envie d'achat. C'est du moins ce que j'ai constaté autour de moi et parmi mes connaissances du milieu avec la Xbox, la PSP ou la DS...Néanmoins, je ne me permets pas de juger ces personnes en globalité, quel que soit leur bord. Je ne juge que leurs actes liés au sujet de l'article. Je remercie d'ailleurs les personnes qui m'ont écrit en messages personnels pour m'expliquer les raisons qui les amenaient à pirater. Bien que je ne les défende pas du tout, je comprends mieux maintenant.

 

Et pourtant, deuxième paragraphe de ton article :

 

Car avec chaque acte de copie, ce sont des pertes abyssales qui se sont dessinées pour les studios, les éditeurs et les revendeurs.

 

 

Etudes ? Preuves ? 

 

Zach, o/

The-reaper
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The-reaper
Ton analyse est plutôt bonne, mais il y a des choses qui me dérangent dans tes propos. En fait, tes arguments sont peut-être un peu trop manichéistes, avec d'un côté le "vilain pirate" contre le "gentil entrepreneur". Or le piratage est un peu plus compliqué que cela. On est tout à fait d'accord que dire "ces salauds de grandes sociétés" pour se mettre à pirater tout ce qui bouge est une posture assez facile (il suffit de voir les réactions à Wakanim, qui est pourtant légal et gratuit) et que certains ont du mal à comprendre que tout travail mérite salaire et que ça serait bien de payer les produits qu'on consomme.

Maintenant, je ne suis pas d'accord avec les conséquences. Si la piraterie était la raison principale de la fermeture des sociétés de production, ça se saurait... Le piratage de musique a considérablement baissé depuis la mise en place de plateformes type Spotify ou Deezer, ça n'empêche pas le chiffre d'affaires global de baisser, les majors de se rapprocher (Warner et EMI récemment) et les labels de fermer. Pourquoi? Parce que ce nouveau modèle commercial n'est pas la panacée et rapporte extrêmement peu aux producteurs et artistes (ces derniers touchent quelque chose comme 0,05e pour 1000 écoutes, autant dire qu'ils préfèreraient être piratés pour certains...). Et aussi parce que c'est la crise, que le marché de la culture est sensible,etc...

Ensuite, il ne faut pas oublier que le hacking facile d'une machine sert énormément son constructeur. Si la PSP a eu autant de succès, c'est aussi en partie car elle était facilement 'crackable". J'ai travaillé en 2000 dans un Auchan en Pologne, et à l'époque c'était la guerre PS1/N64. On m'avait expliqué que la N64 ne se vendait pas là-bas car la PS1 faisait passer des jeux gravés et que les gens l'achetaient pour ça. Résultat : la Pologne était un des plus gros marchés européens après les "gros" . Et on ne peut pas dire que Sony ait été particulièrement virulent dans ce pays en terme de lutte contre le piratage... (Sony qui était aussi, à côté, un des plus gros producteurs de graveurs de CD-Rom pour PC ; ambivalence quand tu nous tiens)

Alors après, on est d'accord que même facilement crackable, s'il n'y a pas de jeux, on n'aura pas envie de s'y atteler (quoique la PSP à ses débuts...). Comme tu le dis, la Saturn n'a pas attiré réellement les pirates pour la simple et bonne raison que la console n'était pas attractive à la base pour l'immense majorité des joueurs.

Car oui, le piratage est comme le marché "normal", ce qui est le plus piraté est aussi ce qui est le plus acheté à côté. Les gens pirateront d'abord le GTA V que le petit jeu indé dont tout le monde se fout (même s'il est super bien). Donc, l'idée que ça pousse les entreprises à fermer parce que moins de jeux se vendent est un peu galvaudé (même si ce n'est pas à exclure totalement non plus, qu'on soit bien d'accord). Quand Square-Enix est en difficulté parce que Tomb Raider et Hitman Absolution ne se vendent pas, ce n'est pas uniquement la faute du piratage ; il y a d'énormes erreurs de marketing (comment penser que ces licences peuvent encore attirer comme à l'époque de leur sortie?), les jeux sont assez bancals et probablement que les attentes en terme de ventes étaient bien trop importantes par rapport au potentiel réel de ces deux jeux, mauvais choix de date de sortie,.... C'est d'ailleurs pour ça qu'ils se sont retrouvés assez rapidement dans les Soldes Steam et sur le PS+, histoire d'avoir des retours comptables et financiers rapides et "faciles".
En effet : un éditeur indé avait raconté récemment que mettre son jeu 1 mois gratuitement sur le PS+ lui avait plus rapporté que 6 mois de ventes "à la pièce" (Sony est très généreux dans les royalties versées aux éditeurs pour avoir le droit de proposer gratuitement un jeu en PS+). Et c'est aussi valable pour les gros éditeurs.
Ne rêvez pas : quand un blockbuster se retrouve sur le PS+ 6 mois après sa sortie commerciale, ce n'est pas pour être "généreux" et pour faire un gros coup commercial (enfin si, mais ce n'est pas le but principal) ; en règle générale (c'est valable dans tous les secteurs d'activité) si c'est en promo, c'est parce que ça s'est mal vendu normalement et qu'on essaye de sauver la face en terme de volumes de ventes (à défaut de chiffre d'affaires).

Pour moi, le problème est plutôt à chercher par ici : grâce à toutes les plateformes existantes, à la démocratisation du développement des jeux, à la plus grande "facilité" de communication du web, l'offre en jeux vidéos est devenue pléthorique. Une console comme la PS Vita, qui a très peu de jeux commerciaux et des linéaires minuscules en magasins, propose déjà plus de 200 jeux (!!) alors qu'on dit qu'elle n'en a pas. Chaque jour, il sort, tous supports confondus, plusieurs dizaines de jeux les bons jours, en indés ou édités par de grosses structures. Et je ne parle même pas du jeu mobile (les F2P sont un autre problème qu'il serait intéressant d'étudier tant il est révélateur de notre époque) ! Bref, nous sommes totalement envahis par les nouvelles sorties, et il y a forcément des grands perdants. La règle des 80/20 chère aux marketeux (80% des ventes se font sur 20% des titres) est toujours de rigueur, et autant dire qu'il y a de la casse chez tous ceux qui n'ont pas les épaules suffisamment solides pour tenir le coup...
Alors oui, certes, en tant que consommateurs, nous devrions être contents, mais dans les faits, nous avons tellement de jeux que nous ne jouons plus à rien, car les journées font toujours 24 heures!

Et arrive le 2e responsable à mon avis de la casse que sont les soldes à tout crin, porté par Steam (mais pas que) : aujourd'hui, les jeux ne sont plus vendus à leur tarif "de base", car les gens savent que dans 4 mois, 6 mois, 8 mois, le titre sera proposé à des rabais allant jusqu'à -80% selon l'ancienneté (et l'échec de départ). Et ça devient un cercle vicieux : un jeu sort à 60e, donc personne ne veut l'acheter, donc il est soldé rapidement, donc il est long à devenir rentable, donc on licencie, on met la clé sous la porte,... Et cela sans forcément prendre en compte le piratage! Car le succès de Steam prouve qu'il y a justement un gros marché de gens qui ne piratent pas et achètent quand même. Mais ils achètent si peu cher que le jeu n'est jamais rentable.

Avec en plus l'idée catastrophique que les jeux ne valent pas le prix qu'ils sont vendus à la base (entre 50 et 70 euros), et donc qu'ils n'ont plus de valeur. Quand j'étais gamin et que j'achetais un jeu 500 francs minimum sur SNES (soit 75 euros pour les moins de 20 ans, oui les jeux étaient plus chers qu'aujourd'hui), je le chérissais, je le retournais dans tous les sens. Aujourd'hui, j'hésite à acheter un jeu à 10 euros car j'en ai tellement acheté sur Steam et sur le PSN que je n'ai pas le temps de les finir (bah oui, aujourd'hui j'ai des gosses et un boulot, donc mécaniquement moins de temps pour jouer...). Trop de jeux tue le jeu. Et le pire est que la qualité n'a jamais été autant au rendez-vous! Mais quand on voit dans les tops 10 de la génération précédente, on ne met même pas GTA IV, alors qu'il est un des titres les plus vendus et qu'il reste formidable malgré le temps passé, c'est qu'on est littéralement submergés par un trop-plein de titres. Et il serait peut-être temps que le consommateur en prenne conscience, car en continuant de soutenir ce modèle économique (qui est certes très en sa faveur), il favorise à mon sens un éclatement inéluctable d'une bulle qui sera dramatique pour énormément de personnes (un peu comme la crise du jeu en 1983).

Bref, si il est évidemment salvateur de critiquer le piratage et l'hypocrisie de ses supporters (et je trouve que tu le fais très bien), il ne faut pas tomber dans le piège que les éditeurs dressent devant nous en faisant passer les pirates pour les uniques responsables de leur "déchéance" ; ils sont aussi tout à fait co-responsables de la situation dans laquelle ils se sont mis tout seul, et comme d'habitude, ils s'en rendront compte quand cela sera trop tard...
DjayAime
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DjayAime
C'est cool je viens enfin de comprendre pourquoi les jeux sur PSN sont plus cher qu'en physiques.
pandamanxv3
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pandamanxv3
Autant pour moi, apres un bon café et avoir checker ton article sur mon ordinateur, je me suis rendu compte que mon smartphone m'avais afficher que la moitié de ton article, du coup mon argumentaire est principalement inutile. Je m'en excuse, mais il reste deux points sur les quels j'aimerai revenir,
-le premier, le réel impact qu'à le piratage actuellement. Un putain de flou, cauchemardesque pour certain, dérisoire pour d'autre, aucun juste milieu.
Comme tu le dis, (et comme decidement j'ai dule sauté lors de ma premiere "lecture): "Alors bien sûr, chaque jeu copié n'est pas un manque à gagner, du moins pas en rapport 1/1...", on est d'accord, mais comment peut on estimer les pertes? C'est si destructeur que ça? perso je pense pas. Comme le resume si bien l'article le piratage est là depuis les debuts, et je pense que l'equilibre a enfin été trouvé. Un maximum de personne a acces -que ce soit par les petit prix ou par le piratage- aux jeux, sans pour autant couler des boites. Le piratage n'est plus aussi nocif qu'il l'etait à l'epoque du support physique.

"I don't really want people to pirate Hotline Miami, but I understand if they do. I've been broke the last couple of months. It sucks.And I definitely want people to experience the game the way it's meant to be experienced. No matter how they got a hold of it" ça resume bien je pense, mon point de vu sur le truc.

-le deuxieme, y'a pas à dire, apres avoir cette fois lu entierement l'article et avec beaucoup moins de fatigue, l'article est vraiment tres bon. :)
pandamanxv3
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pandamanxv3
Bonsoir, juste quelques points, un jeu piraté est pas forcement une perte pour l'editeur? perso je telecharge des jeux que je n'aurais pas forcement acheté si je ne pouvais pas les telécharger, et je pense pas etre le seul.

Comme dit dans des commentaires plus haut, la réalité des chiffres contredit tout ça, le marché explose d'année en année, donc perso je trouve ça un peu hypocrite de dire le piratage massacre tout, alors qu'a part quelque cas (je pense principalement au marché d'android, où je te l'accorde le piratage est un fléau), y'a pas à ce plaindre. J'ai l'impression de voir des boite s'empiffrer et de dire "putain et dire qu'on aurait pu, theoriquement, en avoir encore plus".

Et j'ai souvent entendu comme contre argument, "c'est les pirates qui paradoxalement consomme le plus allez voir les etudes blablalba", j'ai pas été verifié, mais à vrai dire cela ne m'etonne qu'à moitié. J'ai pu constater personnellement et via mon entourage que c'est plutot vrai (mis à part 1 ou 2 crevards).

Je pense que les gens qui telecharge beaucoup et depuis longtemps sont conscient de tout ça. Perso je "pirate" (putain j'aime pas cette expression, ça fait trop "hacker" à mon gout, alors qu'a part lancer un torrent j'fais rien) que les gros jeux, les vieux vieux jeux proche de l'abandonware mais qui veulent pas lacher (coucou LucasArt) et certain jeu 'pour tester'/que je n'aurais pas acheter. Mais parallèlement je soutiens à fond le marché de l'indé, je claque le maximum pour les humble bundles (en donnant 100% aux dev haha, rien a foutre de la charité) pareil pour mes potes.Je me souviens meme à l'epoque avoir acheter 5 fois alan wake quand on pensait qu'il faisait un four alors que non (haha j'me suis bien fait ...). Bref, je pense que les gros pirate sont pour la plus part conscient de l'equilibre, et qu'ils ne forceront pas trop.
Apres je pense que l'avenir est dans steam, et autre humble bundle, aujourd'hui pour 20€ par mois tu peux acheter 5 voir 6 bon jeux. Alors que y'a 5 6 ans, bonne chance pour trouver un mass effect edition classic en occaz à micromania. On en arrive à un stade, où apres avoir vu le prix et la facilité d'acces d'un jeu, ça vaut meme plus la peine de le pirater.

Et putain desolé d'etre aussi vague/pour les fautes, mais il est 4h j'suis eclaté et je viens de lire ton très longue article au bord de l'epuisement haha desolé si j'ai raté des info qui font echo à mes propos.
oliveroidubocal
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oliveroidubocal

SALUT A TOUS !!!!!! 

Bon, avant tout, merci pour vos commentaires. Ils sont comme je les aime, argumentés, pas forcément d'accord, mais respectueux de ceux à qui ils s'adressent. Pour ça, chapeau bas...en voyant cet article en home, j'ai vraiment eu peur des dérapages haineux.

 

J'ai lu chacune de vos réactions. Je ne vais pas y répondre point par point car ils sont autant de conversations qui méritent des pages d'argumentations tellement le sujet est vaste. Je vais simplement mettre au clair quelques points, histoire de préciser ma pensée et mon intention.

 

1. J'ai lu à plusieurs reprises que l'article était orienté vers les méchants hackers/pirates. C'est vrai, du moins au début (sur le premier tiers). L'article se veut volontairement du point de vue des anti pirates, car c'est mon point de vue actuel. Je pense que le piratage ne fait que du mal à l'industrie. Il impacte les studios et tous les acteurs du marché (avec un certain niveau, souvent impossible à quantifier) et donne l'impression que le jeu vidéo peut être gratuit. J'ai bien précisé qu'en aucun cas un jeu piraté équivalait à un jeu acheté manquant. Ce calcul est absurde. Néanmoins, la culture du piratage et la connaissance du grand public des possibilités de piratage impactent forcément l'envie d'achat. C'est du moins ce que j'ai constaté autour de moi et parmi mes connaissances du milieu avec la Xbox, la PSP ou la DS...Néanmoins, je ne me permets pas de juger ces personnes en globalité, quel que soit leur bord. Je ne juge que leurs actes liés au sujet de l'article. Je remercie d'ailleurs les personnes qui m'ont écrit en messages personnels pour m'expliquer les raisons qui les amenaient à pirater. Bien que je ne les défende pas du tout, je comprends mieux maintenant.

 

2. Quant à l'hypocrisie de mes propos sur le piratage. OUI, il m'est arrivé de copier des jeux, et pas qu'un peu. Toutes les méthodes citées au dessus, je les ai essayées. J'ai même fait un article sur l'émulation sur Mac (cherchez dans mes articles comme des grands). J'ai été de ceux qui posaient des puces sur PS1, sur PS2, sur Xbox. De ceux qui faisaient des tutos sur le hack pour aider des communautés de hackers, de ceux qui faisaient du support et de la traduction d'articles techniques sur le hack. J'ai donc été un pirate accompli, avec mon niveau de connaissances. C'est une période que je ne renie pas. Cet article n'est pas non plus une confession ou un retournement de veste. J'ai simplement changé d'avis et pris conscience des débats que je provoquais. Comment? Au fil de mes dernières rencontres avec divers game designers. J'ai vu des chiffres de connexion (rapport de jeux copiés qui se connectaient au serveur officiel), ces mêmes chiffres que des investisseurs ont analysé avant de décider la fermeture d'un studio. Je ne trahirai pas la confiance qui m'a été donnée quand j'ai vu ces informations, ni ne généraliserai (tous les studio qui ferment ne le font pas à cause du piratage évidemment), mais le fait de connaître une personne touchée par ce phénomène m'a personnellement fait prendre conscience que ce que je faisait allait à l'encontre de mes convictions. Je reste donc passionné par le hack, mais contre le hack des machines actuellement vendues et encore plus contre le piratage des jeux alors qu'ils génèrent de l'argent.

 

3. Sur les techniques de hack et le fait que les hackers trouveront toujours une parade...je ne renie pas cette possibilité. J'insiste encore une fois sur ma conclusion d'article. Pour moi, le piratage sera de moins en moins accessible au grand public et sera donc amené à disparaitre de cette sphère. Quelqu'un ici a abordé le sujet des dernières consoles hackées (PS3 et 360) avec la technique de l'ODE (qui est un combo hardware software basé sur une faille d'horloge - pour simplifier hein). Déjà, parmi le grand public, qui connait cette méthode? Ensuite, qui est capable de l'appliquer? Pour avoir fait un montage de ce type sur une PS3, je peux vous assurer que ce n'est pas à la portée de tous, et que de moins en moins de bidouilleurs s'y risquent! Et puis ... la PSVita...toujours pas touchée (à part l'émulateur PSP qui a eu quelques failles rebouchées depuis par les mises à jour obligatoires!). Je connais mon sujet sur le plan technique (sans être un killer non plus) et j'avoue que je trouve tout ça de plus en plus difficile, au point de me dire que j'ai déjà presque décroché et que les prochaines techniques mises en place seront trop difficiles pour moi! (notez que j'applique ces techniques pour le plaisir aujourd'hui, pour la connaissance mais que je ne les utilise pas pour jouer ni ne partage mes résultats avec qui que ce soit... Je bidouille en somme).

 

Voilà, je pense qu'il fallait que je clarifie ces quelques points de vue!

 

Encore mille mercis pour vos commentaires. Je ne suis pas un pro de l'écriture et vous voir partager vos points de vue autour de mon article me fait super plaisir! :D

Édito

 

 

 

 

  

 

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