Alan Wake - On a frolé le chef-d'oeuvre !

Alan ? Wake Up !

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Skywilly00h04 | 15 Octobre 2010 | 7
Divers
par Skywilly
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alan, duma, key, king, max, payne, remedy, stephen, wake

OUTILS
Quand il s'installa dans ma vie et sur ma 360, Alan Wake sut tout de suite susciter mon attention. Comme dans ces vieux films d'horreurs et de maison hantée, une force mystérieuse me poussait à enclencher le bouton Start et à me plonger dans cet univers.

Quand il s'installa dans ma vie et sur ma 360, Alan Wake sut tout de suite susciter mon attention. Comme dans ces vieux films d'horreurs et de maison hantée, une force mystérieuse me poussait à enclencher le bouton Start et à me plonger dans cet univers. Après cinq ans d'une exhibition toujours plus insistante sur les décors, l'ambiance, les graphismes, les effets climatiques en temps réel, rien ne venait satisfaire ma soif de scénario et de profondeur. Ces mêmes cerveaux géniaux avaient inventé Max Payne, m'avaient fait pratiquement pleurer devant le thème final du second jeu, mais n'étaient pas capables de me donner envie de jouer à Alan Wake ? Impossible. Il y avait un truc. On nous cachait quelque chose ? Jusqu'à ce que la sortie soit imminente. À grand renfort de marketing, le scénario était enfin mis en avant et j'allais prendre ma claque. Une envie folle d'y jouer. Précommandé à la Fnac, volé par le facteur, oublié sous le coup de l'énervement, Alan Wake était déjà maudit. Enfin, j'ai mis la main dessus.

Alan Wake est un écrivain en manque d'inspiration qui, après quelques folles nuits à New-York, trouve intéressant d'aller se ressourcer dans un petit paradis de campagne éloignée. Bright Falls était son nom et je n'allais pas l'oublier de si tôt. Le héros y perd sa femme, est confronté à une force obscure et surfe entre réalité et folie. Écrit comme une série télévisée avec ces "Précedemment dans" et ses cliffangers finaux, Alan Wake me met directement dans l'ambiance. Passionné, émerveillé par une mise en scène d'exception, je m'attends à ce qui se fait de mieux et suis déjà impatient de vomir ma haine des propos de David Cage et de son "les jeux vidéos sont des jouets" en lui montrant ce dont est capable Remedy. Indubitablement, il aura fallu que les développeurs me fassent mentir, me coupent dans mon élan (malgré qu'il soit question de la fête du cerf). Alan Wake se repose aussi sur un gameplay spécifique bien trop mis en avant dans le jeu.

On porte une lampe torche, on illumine les ennemis et une fois affaibli, on leur place deux trois balles dans les rotules (ou dans la tête pour plus d'efficacité). C'est simple, mais c'est aussi ce que l'on fait les 3/4 du temps dans Alan Wake. On se demande alors, lors des premiers épisodes, si le gameplay sert le scénario ou si ce n'est pas plutôt et fatalement le contraire. On enchaîne les tueries nocturnes et les frayeurs boisées, en espérant que tout cela débouchera (en vain) à quelque chose de plus intelligent. C'est amusant, cela se joue terriblement bien et l'atmosphère pesante joue magnifiquement son rôle. Mais je voulais avant tout une belle histoire servie, si les développeurs le veulent, par un gameplay rare, mais intense. Comme dans Max Payne, finalement. À force de vouloir satisfaire tous ceux qui pestent devant les durées de vie réduites des jeux cinématographiques, les développeurs se forcent à placer plusieurs phases de gameplay un peu longuette et voilà ce qu'il en résulte : un manque de mise en scène constante, un rythme saccadé, des heures de jeu inutiles pour quelques minutes passionnantes.

Mais c'est amusant. Trouver mille et une façons d'esquiver et tuer ces ennemis ombrés est totalement stimulant et l'arsenal mis à disposition est tout aussi intéressant. On prend son pied, certes, mais j'aurais préféré avoir quelques interactions de plus avec les nombreux villageois du coin. En l'état on fait surtout la connaissance d'un tas de gens qui seront soit des alliés, soit des ombres maléfiques. Pas de vie "à proprement parlé", pas d'ambiance dans les bois, des phases nocturnes qui manquent d'un contraste lumineux avec une vie, un village à visiter, de petites quêtes annexes qui ne servent à rien mais qui mettent encore une fois davantage dans l'ambiance. Bref, Alan Wake est trop linéaire et se perd dans sa fausse liberté ou n'est dissimulée qu'une chasse au succès trophées (amusante, mais pas franchement profonde).

Reste alors l'essentiel. Le scénario à la Stephen King, complètement inspiré d'un certain Duma Key qui s'il n'est pas le plus pertinent des romans de l'auteur à succès n'en est pas moins attrayant. On y retrouver le principe des créations artistiques ayant un lien avec le paranormal, l'ile reculée, les événements paranormaux climatiques, les possédés et bien d'autres choses encore. Ce qui manque à Alan Wake selon moi ? C'est simple. Cela n'aurait pas dû se contenter d'être un lac d'idées sympathiques, mais plutôt un océan de maitrise le placant au rang de chef-d'oeuvre. Alan Wake est un très bon jeu, une très belle expérience mais aurait pu être, à l'image de sa bande-son, tellement plus encore...

Vu sur l'Adipose Blog !

COMMENTAIRES
madstreet
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madstreet
15/10/2010, 00:45
Franchement, vivement une suite, car j'adore ce jeu, sous-estimé, l'humour Remedy est le meilleur du monde jeu vidéo avec celui de Rockstar

Alan Kirsten
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Alan Kirsten
15/10/2010, 01:41
On peut dire que ton inspiration sut captiver mon attention, en pleine nuit et la bo du jeu qui fait office d'ambiance sonore... moi aussi, j'ai envie d'écrire !

C'est une belle analyse que tu nous livres là. Alan Wake est un jeu qui laisse une grande place à l'imaginaire, aux rêves, à l'interprétation subjective. J'adhère à la tienne, le synopsis est simple mais développé par ton ressenti, cela donne envie de s'immerger, de vivre sa propre quête de réponses à travers celle de l'écrivain, qui n'est pas un héros.

Le jeu est indiscutablement dirigiste, une fausse liberté aux allures délétères, une nuit carcérale, étouffante de par l'impression d'être vu, épié. Les combats ne servent pas la narration mais la rythme, on ne peut leur reprocher leur redondance puisque leur théâtre est un cauchemar, et le propre d'un cauchemar est qu'il ne répond à aucune logique. Il n'y a pas de vie à Bright Falls car personne ne sait ce qu'il s'y trame, en tout cas pas de la manière dont Wake vit cette tourmente. C'est la part de rêve, une phase de sommeil paradoxal où l'intrigue se mêle au réel, la confusion intrinsèque à la psyché de Wake.
L'auteur n'aura de cesse de se demander si tout cela n'est pas que construction de son esprit, dernier stade d'une hypothétique dénégation de la mort de sa femme...

Les musiques diffusées par les enceintes de mon ordi sont un univers à elles seules. Profonde, la musique présente à chaque moment du jeu amène habilement le joueur à ressentir l'émotion que l'action tente de mettre en avant ! J'aime beaucoup !

Je finirai en disant que l'on ne peut apprécier une chose si on ne l'a comprend pas, et en restant un minimum objectif, on reconnaît des qualités indéniables à Alan Wake qui auraient dû lui valoir plus qu'une nomination aux Milthon...

Alan Kirsten
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Alan Kirsten
15/10/2010, 01:44
Excuse les petites fautes, il est tard !

Skywilly
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Skywilly
15/10/2010, 01:54
C'est tout excusé. C'est pour ce genre de commentaires qu'on sait pourquoi on est sur Gameblog. Merci. De ce partage, tout ça. C'est beau :)

chtimixeur
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chtimixeur
17/10/2010, 11:07
Duma Key est sorti en 2008. Impossible donc qu'il ait servi d'inspiration au jeu, en développement depuis 2005. Cela dit, j'ai vraiment envie d'y jouer. Vivement qu'il soit à 10-15 euros !

Pyramid Head
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Pyramid Head
17/10/2010, 13:17
Le jeu est trouvable facilement à 20 euros neuf avec le code du 1er DLC, à ce prix c'est immanquable.

Alan Kirsten
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Alan Kirsten
18/10/2010, 19:32
20 ¤ !? Je dois être dans le rêve d'un autre, ou alors je délire...

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