Un nouveau WWE 2K est toujours un événement, surtout quand on voit la popularité toujours grandissante du catch en France et ce, alors que se pointe l’une des plus grosses manifestations de l’année dans quelques semaines, Wrestlemania 42. Forcément, le jeu produit par 2K Sports et toujours développé par Visual Concepts tombe à la meilleure des périodes, histoire de maintenir et/ou provoquer la hype. L’autre défi de WWE 2K26 est aussi de maintenir le niveau de qualité proposé par la série, et notamment celui affiché lors de l’épisode précédent, placé sous l’égide de Roman Reigns en jaquette et de la Bloodline et de Paul Heyman dans son contenu.

Déjà conséquente il y a un an, la réunion de catcheurs proposée dans ce jeu l’est encore plus dans WWE 2K26. Plus de 400 catcheurs sont recensés, histoire que la fête soit vraiment plus folle manette en main. Il faut par contre dire les termes : oui, ce chiffre est conséquent mais il est totalement gonflé par les différentes versions des combattants, qui se voient modélisés sous toutes leurs apparences et toutes leurs périodes de show, ainsi que par la présence de belligérants fictifs issus du mode My Rise. Peu importe, si cela s’apparente un peu à de la triche sur le fond, dans la forme, c’est un régal d’avoir autant de catcheurs différents sous la main.

Vous prendrez bien un petit Season Pass dans WWE 2K26 ?

wwe 2k26

Tant qu’on évoque le roster, on se doit de parler d’une des principales nouveautés de cette édition 2026. WWE 2K26 cède à la mode et introduit le système de season pass que d’autres simulations de sport ont d’ores et déjà adopté depuis longtemps, comme son cousin NBA 2K ou la licence EA Sports FC, pour ne citer que les plus connus. Fini la méthode du DLC. Du coup, pour profiter du contenu supplémentaire sur WWE 2K26 et débloquer des cosmétiques ou les catcheurs proposés, il vous faudra passer par le Ringside Pass.

Ce dernier se présente de la manière suivante : il y a deux types de contenus par palier, le gratuit et le payant (premium). Les différentes saisons du pass sont intemporelles, on peut donc les compléter quand et comme on veut, sans avoir la crainte de ne plus pouvoir accéder au contenu non débloqué. Pour gagner l’XP nécessaire, il va falloir donner de son temps dans les différents modes de jeu. Ou payer pour atteindre les paliers plus vite, ce que WWE 2K29 - comme les autres jeux de ce type finalement - nous incite grandement à bénéficier du contenu premium. Voilà qui devrait faire grincer des dents les réfractaires aux microtransactions, déjà perceptibles dans d’autres modes de jeu, comme The Island ou My Faction.

Du nouveau pour Rise et Showcase (mais juste un peu)

wwe 2k

Le premier conserve la même mécanique que l’an passé : comme son nom l’indique, le joueur se retrouve à se balader sur une île sur laquelle il peut multiplier les interactions (boutique, défis, combats en tout genre contre des avatars d’autres joueurs ou d’autres joueurs eux-mêmes…). Le but ici est de faire prospérer l’une des trois factions de catch présentes sur l’île, à choisir entre la team de CM Punk, l’Ordre de l’Anarchie, celle de Cody Rhodes, l’Ordre de la Tradition ou encore celle de l’Ordre des Ombres, soutenue par Rhea Ripley. Pour cela, il faudra accomplir un certain nombre d’objectifs pour collecter des points de réputation pour l’ordre choisi, en faisant progresser son avatar via l’éditeur, toujours aussi complet. The Island, qui est désormais la même pour toues les plateformes de WWE 2K26 - ce qui n’était encore pas le cas l’an dernier - est toujours aussi agréable à arpenter, avec ses boutiques et ses multiples interactions. L’ensemble pêche peut-être par un manque de renouvellement du concept mais il demeure efficace.

Reste surtout les deux mastodontes en matière de durée de vie que sont les modes Showcase et Rise. On passe très vite sur My Faction et My Universe, qui sont sensiblement les mêmes que l’opus précédent, à ceci près qu’ils bénéficient des quatre nouveaux modes de match : I Quit, qui consiste à faire plier son adversaire par soumission par l’intermédiaire de nouveaux petits jeux à l’écran, Benne à ordures, qui comme son nom l’indique récompense celui qui placera son ennemi au fond d’une poubelle, Inferno, où il vous faudra faire monter la température autour du ring et envoyer votre adversaire lécher les flammes qui sévissent aux quatre coins du stage, et le 3 Stages of Hell, où vous devrez résister à trois rounds et autant de types de match aléatoires pour l’emporter.

Un peu moins permissif et exigeant manette en main

wwe 2k26 test

On note avec plaisir que les introductions des combats sont un peu plus scénarisées, avec la possibilité de choisir quelle attitude adopter avant le coup de sifflet de l’arbitre, comme foncer dans le tas, attendre, provoquer son adversaire ou s’approprier l’énergie du public. Dommage que cette nouveauté ne soit pas disponible dans tous les modes et qu’on la retrouve par exemple dans My Rise, notamment lors des combats d’entraînement pour améliorer votre perso, dans une salle… vide. Puisqu’on évoque My Rise, cette année, le scénario est centré autour de la tentative de comeback de The Archetype, un catcheur bien décidé à se refaire un nom de nos jours. Cette fois, l’histoire n’impose plus de jouer un catcheur d’un certain genre, vous aurez le choix. On retrouve le système de dialogue et de décisions qui changent votre mindset ainsi que l’opinion des gens à votre sujet : à vous de décider si vous voulez grimper avec les honneurs ou renier les principes de la ligue pour arriver à vos fins.

Là encore, My Rise fait le job, avec une histoire plus courte que celle proposée l’an dernier. Et on ne s’en plaindra pas, tant le mode compile des combats peu passionnants et obligatoires pour collecter des étoiles, condition sine qua non pour faire avancer l’ensemble. Showcase, lui, respecte son ADN, à savoir offrir une formidable fenêtre d’exposition à une des stars du catch, en retraçant les meilleurs combats de sa carrière. Dans le cas de CM Punk, on constate surtout qu’il y a beaucoup (trop ?) de combats en mode What If, dans lequel on réécrit son destin (avec succès, of course), soit par ses propres poings, soit par ceux d’anciens catcheurs évoluant à son époque. La faute à l’absence de la WWE du catcheur pendant de nombreuses années et on le suppose aisément aussi à une question de droits. En revanche, si l’aspect chapitré vous rebute un peu, sachez que vous pouvez affronter tous les opposants du Showcase en mode Gauntlet. Un sacré défi, mais qui permet, en une fois, de débloquer un max de récompenses.

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Enfin, reste le plaisir de jeu ressenti manette en main. Honnêtement, si vous avez joué aux précédents WWE 2K, la prise en main ne devrait pas poser de problème. On conseillera cependant aux autres de passer un peu de temps par la case tutoriel, car cette année, le gameplay est plus tatillon. La mécanique de contres a été revue, probablement pour éviter les spams en tout genre, et on ne peut pas dire que ce soit une franche réussite. Toujours bâtie sur un système de touches à appuyer au bon moment, celle-ci souffre d’indications beaucoup trop courtes et aléatoires (le bouton peut changer aussi, on ne sait pas trop pourquoi). Résultat, on peut parfois se faire enchaîner sur le ring pendant de (trop) nombreuses minutes sans pouvoir rien faire, ce qui est forcément rageant. Si la gestion de l’environnement est meilleure, celle des ressources des catcheurs (énergie, endurance) l’est également, on déplore tout de même quelques bugs au moment de lancer certaines prises et d’autres de collision. Mais techniquement, Visual Concepts nous offre un jeu sympathique à prendre en main, pas exempt de tout défauts donc et avec une qualité graphique solide, malgré des modélisations inégales et un rendu capillaire douteux aussi.