Crimson Desert sort pour rappel ce 19 mars 2026 sur PC, PS5 et Xbox Series, avec un poids très conséquent d’environ 130 Go, en compagnie d’un massif Patch Day One visant à peaufiner et corriger de nombreux éléments du jeu, auquel nous n’avons pas eu accès sur notre version de test. Si cette mise à jour d’envergure ne devrait pas foncièrement changer notre avis d’ensemble, elle pourrait en revanche améliorer certains points de friction relevés dans ce test. En attendant, partons donc avec un peu d’avance pour la grande aventure que nous propose Pearl Abyss dans le vaste monde de Pywel.

Le Kliff-hanger qu’est le début chaotique de Crimson Desert

Crimson Desert place donc son récit dans le monde médiéval-fantastique de Pywel, en proie à la guerre. On y incarne Kliff, membre de la tribu des Crinières Grises, qui en est une des victimes, forcée de fuir sa région envahie par les Ours Noirs, une puissante bande rivale. C’est du moins ce qu’on découvre alors que le jeu nous plonge brusquement d’une veillée funèbre à une embuscade, où l’on se défend comme on peut, avant de malheureusement se trouver défait et jeté dans la rivière. Kliff se réveille quelque temps plus tard, et on se retrouve une fois encore sans transition dans une ville fortifiée. Sur place, on est alpagué par un mendiant qui nous donne une clé, un enfant qui a perdu son chat et une noble mystérieusement attachée dans un lugubre donjon. Chacun estime que l’âme de Kliff est bonne, ce qui en fait visiblement un candidat idéal pour protéger le monde d’une terrible menace qui risque de tout détruire, à commencer par les Abysses, qui s‘avèrent être des îles volantes tout droit sorties d’un univers de science-fiction ou des derniers jeux Zelda. 

Crimson Desert Intro
C'est une entrée en matière assez abrupte pour Kliff et le joueur. © Geralt de Reeves pour Gameblog

Oui, le début du scénario de Crimson Desert est particulièrement confusant et maladroit dans la présentation de ses enjeux. Globalement, l’histoire n’est définitivement pas le point fort du jeu, qui va prendre beaucoup de temps pour décoller et commencer à faire un peu plus de sens. Et ce n’est pas la seule chose qui s’avère déroutante quand on démarre cette grande aventure dans laquelle on se retrouve catapulté. Comme rapporté dans une précédente preview, qui remontait pourtant à un moment, le titre de Pearl Abyss fait les frais de ses ambitions avec des contrôles et des mécaniques qui sont particulièrement difficiles à appréhender. Le jeu présente près de 1 000 didacticiels, dont même un pour apprendre à passer le balai (non, ce n’est pas une blague), tant l’ergonomie des touches à la manette ou au clavier/souris est parfois capillotractée (un bouton sert à la fois à sauter et à interagir avec des objets, par exemple). Pour compliquer encore les choses, on peut déplorer un manque de précision générale, et il suffira de décaler son curseur de quelques millimètres de trop pour que Kliff n’obéisse pas à une commande donnée. Le bougre ne nous facilite pas non plus la tâche avec une inertie digne d’Arthur Morgan dans Red Dead Redemption 2 : celle d’un semi-remorque, en tout cas s’agissant de se déplacer normalement ou de faire de la plateforme. D’autant que tout cela est régi par une barre d’endurance qui rappellera peut-être des mauvais souvenirs aux joueurs de Breath of the Wild/Tears of the Kingdom et jeux équivalents, et qui fonctionne ici exactement de la même manière. Une partie de l’expérience d’une lourdeur assez pesante, qui ne va malheureusement guère s’améliorer au fil du temps, même une fois les contrôles mieux maîtrisés.

Crimson Desert Contrôles
L'ergonomie de contrôle est assez mystique, le temps de la prendre en main. © Geralt de Reeves pour Gameblog

Les premières heures dans Crimson Desert sont ainsi littéralement là pour nous apprendre à marcher et à apprivoiser ce monde incroyablement vaste et riche en choses à faire, avant de prendre notre envol et de pleinement profiter de tout ce qu’il veut nous offrir. On ne peut clairement pas enlever à Pearl Abyss l’ambitieuse exhaustivité de sa proposition, et ces débuts particulièrement rudes valent malgré tout la peine tant l’aventure qui vous attend ensuite est une expérience rare dans un jeu vidéo. Mais il est évident que la lourdeur des contrôles et une certaine opacité de l’ensemble risquent de rebuter celles et ceux n’ayant pas envie d’investir trop de temps simplement pour s’acclimater et s’immerger dans le monde de Pywel. À moins de changements ultérieurs, il n’existe par ailleurs pas de moyen de moduler la difficulté. Il faudra donc prendre le jeu tel quel et ne pas compter sur lui pour nous prendre par la main. Une telle exigence de débrouillardise est l’une de ses plus grandes forces, mais pourra aussi définitivement être un frein pour certains.

À cheval entre du Muso et du Souls-like sous stéroïdes

Qui dit grande aventure dans un univers médiéval-fantastique dit un pan de gameplay qui va occuper une bonne partie de notre temps dans Crimson Desert : les combats. Dans les affrontements, la lourdeur des déplacements s’estompe assez largement, et Kliff se transforme alors en un dieu de la guerre digne d’un Dynasty Warriors. Là encore, une grande panoplie d’actions s’ouvre à nous pour trucider son monde, qu’il s’agisse de se battre avec des armes à une ou deux mains, à l’arc, voire même avec ses poings et des prises de catch. Le manque d’ergonomie des contrôles nous joue cependant à nouveau des tours, avec certaines combinaisons de touches franchement peu pratiques pour effectuer des attaques spéciales ou des enchaînements certes classes, mais pas des plus intuitifs. Une fois l’ensemble maîtrisé après un temps d’adaptation, le résultat à l’écran est cela dit spectaculaire, absolument jouissif et figure définitivement parmi les points les plus trépidants du jeu. On prend énormément de plaisir à faucher des vagues d’adversaires, même si le titre peut là aussi souffrir de sa propre richesse. Au fil de l’histoire ou durant l’exploration du monde, on trouvera des forteresses à capturer. Cela demandera toutefois d’éliminer énormément d’ennemis, au point de prendre plusieurs dizaines de minutes pour en voir le bout, ce qui a tendance à rendre le tout un peu longuet. 

Crimson Desert Combat Péon
Les combats sont spectaculaires, quoiqu'assez intimidants à cause encore des contrôles. © Geralt de Reeves pour Gameblog

Cela servira toutefois à gagner des artefacts faisant office de points de compétence à investir dans des arbres de talent afin d’augmenter son total de vie, d’endurance ou d’esprit (l’équivalent de la « magie »), ainsi que d’acquérir différentes compétences qui serviront tant en combat qu’en dehors. À noter également que ces artefacts, qu’on obtient autrement en battant des boss ou en terminant des quêtes, serviront aussi à améliorer notre équipement pour le rendre plus puissant. Mais Kliff ne sera pas le seul à en bénéficier. Au fil de l’histoire, nous allons en effet débloquer deux autres personnages. D’abord Damiane, une noble se battant avec des rapières, un bouclier et des armes à feu ; puis Oongka, un orc utilisant des haches, des masses et un obusier. Chacun dispose de compétences uniques, à débloquer donc grâce à ces fameux artefacts. Bien qu’on apprécie la possibilité de varier les plaisirs, il faut bien noter qu’on va passer 98% de l’histoire aux commandes de Kliff. Ses deux compagnons n’ont en effet que de tout petits arcs dans la quête principale et ne pourront en réalité être utiles que quand il s’agira de se battre, et très rarement pour d’autres activités, le jeu ayant avant tout été conçu autour des capacités uniques de Kliff. 

Crimson Desert Damiane Unlock
Pour varier les plaisirs, on pourra aussi incarner deux autres personnages à débloquer au fil de l'histoire. © Geralt de Reeves pour Gameblog

Pour rester sur le thème des combats, abordons un dernier point qui risque de calmer de nombreux joueurs, même parmi les plus aguerris qui ont saigné moult Souls-like : les boss. À certains points de l’histoire ou durant l’exploration de Pywel, nous allons rencontrer pas moins de 70 « ennemis redoutables » (on est loin des 200 boss d’Elden Ring, mais tout de même). Si beaucoup offriront des duels épiques et exaltants, d’autres seront en revanche un véritable cauchemar. Contrairement à un Souls, Crimson Desert affiche des combats de boss très nerveux à la limite de l’épiléptique, et surtout la possibilité d’emporter une infinité de moyens de se soigner. Pour compenser, certains boss sont de véritables tornades qui ne vous laisseront jamais le temps de respirer et feront pleuvoir des coups qui vont vous envoyer valdinguer dans le décor (en même temps qu’une caméra globalement assez taquine au passage). Dans ces cas-là, j’ai personnellement pu en venir à bout seulement parce que j’avais énormément de soins dans mon inventaire, pas forcément par ma maîtrise du duel. Enfin, quelques boss sont plutôt des « puzzles », où il faudra trouver LA solution qui exposera son point faible pour l’éliminer d’un coup. Sauf qu’en ajoutant l’extrême nervosité de ces combats et les contrôles parfois bien lourds pour se déplacer ou faire de la plateforme, vous avez là parmi les adversaires les plus insupportables du jeu. 

Crimson Desert Kearush Mur
Ce boss risque probablement de calmer les ardeurs de plus d'un joueur. © Geralt de Reeves pour Gameblog

Les vaincre en vaudra toutefois la chandelle, car cela nous récompensera d’équipements uniques, et surtout de « cœurs abyssaux », des sortes de gemmes à sertir dans notre armure (tête, torse, gants, jambes) et nos armes, qui octroient les capacités spéciales des boss vaincus. Il s’agit là d’une mécanique à la fois centrale pour gagner en puissance, et aussi plutôt habile pour offrir une diversité certaine dans le développement de ses personnages, sans rendre non plus tout le système de progression trop complexe, comme le ferait un RPG pur jus. 

Une Aventure absolument titanesque direction le Crimson Desert

Bien que les combats, notamment contre divers boss, soient le point d’orgue de la progression dans les différents chapitres de l’histoire de Crimson Desert, le jeu déborde littéralement de choses à faire en dehors de la quête principale. Pearl Abyss avait indiqué que le monde ouvert de Pywel était plus massif que celui de Skyrim ou Red Dead Redemption 2, et ce n’est en aucun cas une exagération. La carte est véritablement gargantuesque, et pourtant propose un sens du détail proprement bluffant. Le moindre recoin de l’environnement fourmille d'éléments qui visent à rendre l’ensemble cohérent et crédible. Qu’il s’agisse de se balader dans une ville avec des PNJ ayant un semblant de cycle jour/nuit ou d’explorer de vastes étendues et de se laisser porter par sa curiosité, trouver une grotte, un donjon ou une structure mystérieuse et y dénicher un trésor bien caché, en empilant par exemple des rochers ou en se construisant un pont avec un arbre qu’on a au préalable coupé, chaque excursion est une véritable aventure comme on en rencontre rarement dans un jeu vidéo. 

Crimson Desert Premier Panorama
Le monde du jeu est absolument immense, avec une profondeur de champ étourdissante. © Geralt de Reeves pour Gameblog

L’exploration du monde de Crimson Desert est d’autant plus un plaisir qu’il nous laisse véritablement découvrir par nous-mêmes chaque situation. On peut ici y voir un parallèle avec des titres exemplaires dans le domaine comme Breath of the Wild/Tears of the Kingdom, Dragon’s Dogma 2 et Elden Ring, où le sentiment de découverte était une source constante d’émerveillement. Le jeu de Pearl Abyss ne déroge à aucun moment à cette règle, malgré l’immensité de son monde. C’est notamment le cas avec les nombreux puzzles qu’on trouve sur la surface de Pywel ou dans les fameuses Abysses dans le ciel. Le studio coréen a redoublé d’ingéniosité pour proposer de véritables casse-têtes qui vont définitivement mettre votre matière grise à rude épreuve pour trouver la solution. Ceci dit, il n’existe souvent qu’une seule bonne manière de les terminer, malgré toutes les interactions à notre disposition dans d’autres situations. On aurait apprécié que l’expérience soit poussée à son maximum pour encourager un gameplay émergent pleinement assumé, plutôt que des énigmes qu’il n’est possible de résoudre que d’une façon unique. 

Crimson Desert Puzzle
Les puzzles à trouver en explorant vont aussi vous faire tourner la tête. © Geralt de Reeves pour Gameblog

Si on prend bien le temps de l’apprivoiser et qu’on se laisse porter par sa curiosité naturelle, Crimson Desert procure donc un souffle d’aventure peu commun et on peut facilement s’y perdre pendant des heures sans s’en rendre compte. Pour nous happer à ce point, le jeu peut notamment compter sur un enrobage graphique et technique franchement impressionnant. Sur ma configuration PC, le résultat était en effet particulièrement beau et tournait magnifiquement bien à plus de 120 FPS, DLSS activé et tous les paramètres visuels à fond, Ray Tracing inclus. On peut cela dit déplorer quelques bugs, notamment de script ou de pathfinding pour les PNJ pendant une quête. Compte tenu de l’immensité du jeu, il signe toutefois une prouesse assez impressionnante en tournant globalement aussi bien et qu’il y ait relativement peu de bugs vraiment bloquants qu’un chargement d’une sauvegarde précédente ne saurait régler. Se balader dans les cinq régions de Pywel à pied, à cheval et plus tard en dragon ou à bord d’un mécha était donc un immense plaisir pour les yeux, qui plus est dans des décors bien diversifiés, de forêts luxuriantes à de titanesques montagnes enneigées en passant par des marais lugubres, des villes typées steampunk, ou encore un certain désert écarlate. D’un point de vue artistique et technique, Pearl Abyss signe donc une performance saisissante.

Crimson Desert Graphismes
Artistiquement et graphiquement, le jeu est vraiment bluffant. © Geralt de Reeves pour Gameblog

On peut cependant adresser un ultime reproche à propos du contenu d’une richesse étourdissante de Crimson Desert. Une grande partie de la communication du jeu portait sur le fait de chevaucher un dragon, sauf que celui-ci arrive extrêmement tard dans la progression, et son utilisation s’avère bien trop restrictive : on ne peut pas aller en ville avec, et le renvoyer déclenche un temps de rechargement particulièrement long avant de pouvoir le rappeler. Pire encore, il ne procure finalement pas un tel sentiment de puissance qu’espéré, et les phases de shoot’em up à la Panzer Dragoon l’impliquant dans la quête principale figurent probablement parmi les moments les plus ennuyeux et frustrants du jeu. Même constat malheureusement pour un mécha également beaucoup mis en avant par le studio, mais qui ne s’avère finalement pas à la hauteur de ce qui avait été promis, pour des raisons à peu près similaires.

Crimson Desert Dragon Dogfight
Le dragon n'est malheureusement pas la récompense ultime tant espérée... © Geralt de Reeves pour Gameblog

Red Dead Fantasy à la sauce médiévale

En dehors de ce bémol, force est de constater que Crimson Desert sait nous emporter dans son univers, et ce notamment sur un point tout simple, mais qui fait une énorme différence : le sentiment d’immersion dans ce monde fantastique. Après les combats épiques, les puzzles capillotractés dignes d’un Portal et l’exploration expérimentale à la Breath of the Wild/Dragon’s Dogma, un pan entier de l’expérience du jeu s’inspire quant à lui complètement de Red Dead Redemption. En parallèle de la quête principale, l’autre objectif majeur est de reformer la tribu des Crinières Grises. On aura ainsi rapidement accès à un camp qu’il faudra développer pour à terme le transformer en véritable ville. Sur place, on pourra interagir avec des compagnons recrutés au fil de la progression, qui nous emmèneront dans des balades à cheval et des petites missions secondaires toutes simples, comme aller pêcher, chasser, cuisiner ou encore fabriquer des potions ou des teintures pour personnaliser son apparence. 

Crimson Desert Camp
Voir grandir son camp et sa communauté est une belle récompene en soi. © Geralt de Reeves pour Gameblog

Bien qu’on sorte radicalement du cadre fantasy de la quête principale, le tout apparaît pourtant parfaitement cohérent et vient même cimenter l’ensemble de l’expérience de Crimson Desert. On prend en effet un certain plaisir à s’adonner à ces petites activités du quotidien, à développer sa communauté, à gérer ses troupes et ses ressources, à faire pousser des plantes dans une ferme, à développer son ranch et son bétail ou encore à apprivoiser des animaux sauvages comme des chiens ou des chevaux. On peut même dire qu’il s’agit de petites bulles de normalité fort bienvenues après s’être heurté à un boss ou un puzzle particulièrement éprouvant. 

Crimson Desert Chien
On peut non seulement « pet the dog », mais aussi l'adopter ! © Geralt de Reeves pour Gameblog

Il en va de même lorsqu’on se balade dans les villes de chaque région de Crimson Desert, toutes empreintes d’une ambiance et d’une esthétique propres. En plus de quêtes secondaires au service des factions alliées à notre tribu, on y trouvera plusieurs activités comme de la chasse aux primes, du commerce de carrioles, ainsi que des marchés noirs où l’on pourra vendre des objets ou animaux volés, pour les plus filous. Il existe également divers mini-jeux comme le bras de fer, les duels dans différentes disciplines comme la mêlée ou l’arc, du pierre-papier-ciseau ou encore un jeu de « poker » totalement incompréhensible, mais qui pourra potentiellement intéresser les amateurs malgré tout. Enfin, les commerçants présents dans les villes, puis dans notre camp, seront l’occasion de faire ses emplettes pour équiper notre personnage, refaire ses stocks de munitions et surtout d’ingrédients pour cuisiner et fabriquer des potions, élément ô combien essentiel si vous comptez survivre à votre prochain combat de boss. Il ne faudra d’ailleurs pas négliger les « quêtes Fedex » certes ennuyeuses, mais tout à fait vitales des habitants de Pywel. Cela permettra en effet de recevoir des emplacements d’inventaire supplémentaires absolument essentiels, compte tenu de la quantité gargantuesque d’objets qu’on peut ramasser. D’autant que chacun a une utilité pour une recette ou autre (oui, même les insectes serviront pour fabriquer des teintures, c’est dire le souci du détail abyssal du jeu).

Crimson Desert Inventaire
Gérer son inventaire est un autre casse-tête constant... © Geralt de Reeves pour Gameblog

En mettant bout à bout la quête principale, l’exploration et toute cette partie « simulation de vie », j’ai personnellement atteint les crédits de Crimson Desert en 120 heures de jeu et en ayant terminé… 13% des activités que le monde ouvert de Pywel propose. Autant dire que le finir à 100% risque d’occuper les plus acharnés pendant plusieurs centaines d’heures. Voilà donc une autre donnée étourdissante à prendre en compte pour voir si vous vous sentez d’attaque à partir à l’aventure dans le titre titanesque et pourtant délicieusement addictif de Pearl Abyss.