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Test de Brothers : A Tale of Two Sons (Nintendo Switch)

TEST de Brothers A Tale of Two Sons (Switch) : Duo gagnant ?

Par Filipe Da Silva Barbosa - publié le
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Véritable eldorado de la scène indé, la console nomade de Nintendo continue d'être abreuvée de ces oeuvres courtes mais uniques en leur genre. Ainsi, né de l'esprit du trublion Josef Fares, Brothers : A Tale of Two Sons avait su nous charmer lors de sa première apparition en 2013 sur Xbox 360 et c'est tout naturellement qu'il débarque désormais sur Switch. Pensée originellement comme une expérience solo, cette itération du jeu permet pour la première fois de vivre l'aventure à deux, en local. Une fausse bonne idée ?

Suite à la disparition tragique de leur mère quelques temps auparavant, deux jeunes frères doivent également se confronter à la maladie qui menace d'emporter leur père. Déterminés à ne pas finir orphelins, ils se mettent alors en quête d'une eau miraculeuse susceptible de raviver la santé du paternel.

Une bien curieuse rencontre pour les deux frères.

Au nom du père...

Pas originale pour un sou, l'intrigue de Brothers vaut davantage pour la façon dont est racontée cette histoire, à travers le périple de ces deux frères prêts à tous les sacrifices pour arriver à leur fin et sauver leur père. Certaines rencontres restent d'ailleurs gravées dans la mémoire du joueur. Tout ceci est bien servi par une direction artistique de haute volée, que ce soit au niveau des environnements traversés, plutôt variés et originaux, ou sur le plan musical, avec une partition qui met l'accent sur le tragique de cette aventure.

N'étant pas un foudre de technique sur les consoles précédentes, le titre n'en reste pas moins plutôt agréable pour l'oeil, même si cette version Switch dispose de textures moins fines, notamment au niveau des ombres, aux contours assez grossiers. De plus, j'ai pu constater que la version PS4 jouissait de davantage de détails dans les environnements : végétation, sinuosités dans la roche... Sensiblement équivalent au mode docké, le mode portable accuse néanmoins des visuels plus ternes, ne rendant pas réellement hommage à la D.A. chatoyante du jeu.

Évoquons brièvement la présence de treize succès à débloquer dans le jeu, ainsi que des bonus déjà existants dans les versions précédentes : la galerie d'artworks, l'OST libre à l'écoute et la vidéo commentée par Josef Fares lui-même. Pour cette dernière, on sera étonné de constater que les sous-titres français ne sont plus de la partie...

Une séquence intéressante en solo, quelconque à deux.

...et de la paire ?

Mais là où le titre de Josef Fares avait intrigué à l'époque, c'était dans sa prise en main atypique, mariant une certaine forme de gameplay asymétrique à l'expérience solo. Ainsi, bien qu'il n'y ait que peu d'actions possibles - avancer, interagir et tourner la caméra -, le joueur prend le contrôle des deux frères en même temps, chaque côté de la manette et chaque joystick étant dévoué à l'un d'eux. Il fallait acclimater sa cervelle au fait que les deux frères pouvaient notamment se croiser et donc que celui qui se retrouvait alors à gauche était toujours contrôlé par le joystick droit et vice versa, ce qui n'était pas toujours évident à appréhender.

Cette version Switch permet pour la première fois à deux joueurs d'incarner chacun un des frères. Si l'intention est louable et permet de vivre l'aventure en duo, l'expérience s'en trouve forcément altérée : exit cette sensation déconcertante de devoir jouer deux personnages à la fois, de gérer leurs croisements et leurs interactions avec l'environnement. Lorsqu'un des frères s'agrippe à une paroi par exemple et attend que l'autre lâche prise pour se balancer, le joueur seul devait faire attention à ne pas opérer de mouvement avec le mauvais frère ; difficulté qui n'existe plus en coop quand chacun sait qui il contrôle. Le game design étant élaboré originellement pour être éprouvé seul, forcément, à deux le challenge devient dérisoire et le titre tend dès lors davantage vers le contemplatif. Ce qui n'est pas nécessairement un mal.

Indispensable Gameblog
Très bon
8
Notes de la Rédac (3)
Sur le papier, cette version Switch de Brothers : A Tale of Two Sons s'avère la plus complète puisqu'elle permet, pour la première fois, de jouer à la pépite de Josef Fares à deux en coop local. Dans les faits, l'expérience se veut moins satisfaisante qu'en solo puisque l'originalité du titre résidait dans cette possibilité de contrôler deux personnages avec une même manette. Qu'importe puisque dans cette version, il est possible de permuter d'un mode à l'autre, en plein milieu de l'aventure. À vous de voir si ce que vous recherchez dans le jeu, c'est la singularité du gameplay en solo ou le plaisir de parcourir l'aventure à deux.
par
+ On aime
  • Nouvelle perle indé portée sur la Switch.
  • Parcourir l'aventure à deux en local...
  • Une histoire touchante et poétique.
  • Direction artistique de haute volée.
  • Bonus sympathiques...
- On n'aime pas
  • Toujours très court.
  • ...ce qui annihile l'originalité du gameplay solo.
  • Techniquement moins abouti.
  • ...mais la vidéo commentée de Fares n'est plus sous-titrée (VO uniquement).
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On vante souvent le jeu indé comme l’une des forces de la génération qui tire cette année sa révérence. Mais personnellement, je ne partage pas cet enthousiasme démesuré car pour moi ce fut aussi synonyme de grosses déceptions. Si Limbo, Braid...
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Loundra
  Bonjour à vous joueurs et joueuses ! Je sais que vous le savez, mais sait-on jamais, des âmes perdues ont peut-être oubliées : ce test est P-E-R-S-O-N-N-E-L Je ne spoilerai pas ou peu, donc celles et ceux qui n’y ont pas encore joué, ne...
4

Galerie photo Brothers : A Tale of Two Sons - 8 images (cliquez pour zoomer)

Une bien curieuse rencontre pour les deux frères. Une séquence intéressante en solo, quelconque à deux.

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