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Test de The Division (Xbox One)

TEST de The Division : Quid de la version Xbox One ?

Par Camille Allard - publié le

Après vous avoir livré notre verdict sur la version PC de The Division et sur la version PS4, nous nous sommes penchés sur la version Xbox One. Développé par pas moins de quatre studios différents (Massive Entertainment, Ubisoft Reflections, Ubisoft Annecy, Red Storm) et edité par Ubisoft, le titre aura su se faire attendre. Le jeu nous plonge dans un futur proche où une pandémie mondiale a décimé une grosse partie de la population américaine. La maladie en cause, la "grippe du dollar", a pu se répandre à cause des transactions de billets verts le jour du Black Friday (grosse journée de soldes outre-atlantique). À cette occasion, la Division, un groupe top-secret chargé de la protection des citoyens américains, est activée et VOUS en êtes l'un des agents. Voici notre décryptage de la version Xbox One...

Après la version PC et PS4, c'est au tour de la version Xbox One d'être passée au peigne fin. Comme pour la PS4 et le PC, le gameplay général reste inchangé et la partie technique est elle très proche de la version PlayStation à quelques détails près.

Comme sa soeur PS4, la version One tourne en 30 FPS contre 60 FPS sur PC. Mais contrairement à la version PS4, la version Xbox souffre de moins du clipping de textures mais en contre-partie il y a un peu plus d'aliasing.

Pour le reste c'est exactement la même chose que sur PS4, j'ai ainsi noté des problèmes avec des animaux (en particulier les chiens) qui peuvent de temps à autre littéralement glisser sur le sol et disparaître.

Pour l'aspect esthétique global, la version Xbox est peut-être un tout petit peu plus chaleureuse au niveau des lumières, mais c'est vraiment du pareil au même. Parfois un endroit sur la console de Microsoft peut paraître fade alors que sur PC, celui-ci s'avérait très joli. Mon conseil : surtout pensez à améliorer la netteté de l'image, l'une des rares options graphiques que l'on peut changer sur les versions consoles avec l'aberration chromatique (sorte de distorsion de l'image).

Cela n'est pas une surprise, mais il est clair que la version PC est au-dessus et que tout paraît plus fin grâce à des options toute bêtes comme l'anti-aliasing et le PostFX. Mais pas de crainte, cela reste beau sur Xbox One. Il faut juste éviter de passer trop vite d'une version à l'autre. 

Coté maniabilité c'est très bien pensé et il n'y a vraiment rien à redire à ce niveau-là, c'est parfaitement optimisé pour une manette Xbox, le personnage répond très bien aux sticks analogiques pour des déplacements fluides, nets et sans bavures. Gros point fort à noter sur les versions console (en l'occurrence Xbox ici), elles possèdent une option audio qui permet de changer la langue du jeu, ce qui n'est pas forcément automatique dans le vaste monde du jeu vidéo.


Ci-dessous notre Test de la version PC, remanié pour la version Xbox One 


Je ne vais pas le cacher, j'avais beaucoup d'appréhension à propos de The Division, étant très ancré dans le genre du FPS, les TPS peuvent parfois me rebuter... et pourtant. Quelle claque mes amis, quelle claque ! Le jeu s'ouvre sur une introduction "live" et, après quelques minutes, nous voilà dans le quartier de Brooklyn pour "subir" 2 heures de tuto intenses (en prenant bien son temps). Car oui, j'aime prendre mon temps et ça tombe bien, car le jeu s'y prête beaucoup.

New York, New York

Commençons par le plus flagrant, par ce qui saute aux yeux lors des premières minutes, à savoir le design et l'aspect général du titre. New York est magnifiquement rendu et la direction artistique est - pardonnez moi l'expression - à tomber par terre. On sent le "fait main" et l'atmosphère est presque palpable. Ici et là, des rats, des chiens errants et des sans-abris qui n'ont pas eu la chance d'évacuer la ville. Dans un coin, des poubelles éventrées et dans l'autre des voitures accidentés, bref l'ambiance est clairement au rendez vous et ça fourmille de détails. Dommage que la version Xbox One soit parasitée par un peu de clipping de texture et d'aliasing.

La ville est reconnaissable et on a vraiment l'impression d'être dans un New York version pandémique. Moi même préférant clairement nos bonnes vieilles villes européennes, je me suis surpris à plusieurs reprises à admirer de beaux plans de building typiquement américains . Et l'atmosphère globale passe aussi par la bande son, qui est aussi travaillée que l'aspect graphique. L'aboiement d'un chien au loin, un cri déchirant la nuit, le bruit sourd et métallique des douilles de balles tombants sur le sol... Bref, c'est beau et c'est propre, à tous les niveaux.

Il est beau mon MMO, il est beau

Piochant dans le MMORPG sans en être clairement un, le jeu est mi-figue mi-raisin à ce niveau. Vous pouvez tout à fait vivre l'expérience en solo, j'ai moi même tenté plusieurs heures durant d'effectuer des missions en loup solitaire. Le résultat n'est clairement pas convaincant. Non, le jeu prend tout son sens en multijoueur, c'est là sa véritable clé de voûte. Vous pouvez rejoindre des amis pour former un groupe ou bien, si vous êtes en panne de compagnon, vous pouvez vous essayer tout simplement au matchmaking, basique mais efficace, qui permet en quelques minutes de trouver un partenaire d'infortune pour pouvoir effectuer les basses besognes qu'on vous confie. Système qui n'est d'ailleurs pas très bien optimisé, et qui mériterait de petites améliorations. C'est en effet assez long de trouver quelqu'un, et il faut souvent passer par la case "ouverture de map" pour se faciliter les choses.

Le but du jeu est simple : vous devez améliorer votre base (un peu comme la Mother Base de MGS V) à l'aide de points que l'on gagne pendant les missions. La base possède 3 ailes : une aile médicale, une de sécurité et enfin une autre technologique. Pour améliorer l'aile médicale, vous devrez faire des missions affiliées à celle-ci, comme récupérer un stock de médicaments dans un hôpital. Plus vous améliorez la base, plus vous gagnez de compétences (actives et passives) et plus l'histoire évolue en conséquence. Outre les missions principales, vous trouverez aussi des quêtes secondaires, qui sont je l'avoue fortement répétitives. Les missions rapportent de l'expérience, mais aussi du loot, et le jeu incite d'ailleurs sans cesse à parfaire son équipement (armures, modes et armes).

Le jeu offre aussi un système cosmétique complet, qui permet d'améliorer son apparence esthétique. Les objets cosmétiques viennent le plus souvent remplacer visuellement l'équipement utilitaire, vous avez donc la possibilité de soigner votre apparence pour devenir un parfait dandy.

Pan Pan Boum Boum

Orienté très clairement action, le combat est une composante essentielle du jeu. Aucune classe n'est présente dans le jeu mais celui-ci possède tout de même un système de Trinité, à savoir du DPS (dommage par seconde), du heal (soin) et du tank. Chaque arme possède une stat DPS permettant d'infliger plus ou moins de dégâts selon ses caractéristiques (basique, me diriez vous) et les compétences permettent d'avoir un rôle défini dans un groupe, être axé soin ou tank. Tout est très complémentaire et devoir gérer son groupe est essentiel à votre survie.

Le combat est aussi bien sûr centré autour du système de couverture, plus tactique qu'il n'y parait, car avoir un coéquipier planqué à gauche plutôt qu'à droite peut faire toute la différence. Le level-design est très bien pensé et vous trouverez toujours sur votre route un bon morceau de décor pour vous mettre à couvert. Gros point noir en revanche, ou devrais-je dire rouge : les barils. Bon sang de bois, qui laisse traîner par terre autant de bonbonnes de gaz et autres barils d'essence sur son chemin ? C'est vu, vu et revu dans les jeux vidéo, et on se lasse très vite d'en voir disséminés dans CHAQUE niveau, et ce peu importe qu'on se trouve en intérieur ou extérieur.

Autre point négatif que les combats font ressortir : l'IA. Elle est aux fraises (ou à la chasse aux champignons, comme vous préférez). Parfois elle fonce sur vous comme ce qu'on peut voir dans Serious Sam, parfois elle se fait exploser avec sa propre grenade et n'hésite pas à s'approcher à moins de 2 mètres avec un lance flamme ou une arme explosive... Mais le jeu est tellement prenant qu'on fini par l'oublier.

Qui dit combat, dit armes, et à ce niveau on est extrêmement bien servi. Le choix est large est va du pistolet à la mitrailleuse, en passant par le fusil à pompe. De plus, vous pourrez compter sur des mods à ajouter dessus et qui sont interchangeables, comme un silencieux ou une lunette. Le tout permet d'améliorer significativement l'arme (10% de bonus dégât dans un tir en plein tête, etc.).

Toujours plus haut, toujours plus fort

Comme dans de nombreux MMO, l'une des composantes qui fait partie intégrante de la  durée de vie du jeu est le loot. Représenté par un système de couleur, on est sans cesse en quête d'une qualité supérieure. Et le craft est évidemment étroitement lié à celui-ci. Vous devrez trouver des composants un peu partout sur la map et cela permettra d'avoir sans cesse  de l'équipement supérieur. Et cette quête de la perfection vous emmènera tôt ou tard dans un lieu effroyable : la Dark Zone.

La Dark Zone est un lieu PVP et PVE divisée en 5 secteurs ayant chacun un niveau de difficulté. Le virus de la grippe du dollar y est très présent et c'est donc là qu'on y trouve les mobs les plus coriaces et les plus dangereux. Mais c'est à double tranchant, car si ces zones sont extrêmement dangereuses, c'est aussi là qu'on trouve les loots de meilleur qualité.

Zone PVP oblige, on peut y rencontrer aussi d'autres joueurs, qui pourront venir piller vos récompenses ou tout simplement vous attaquer. Un joueur agressif  deviendra d'ailleurs aussitôt "renégat", et sera visible sur la mini-map par les personnes alentours. Ainsi, on peut vite devenir la victime d'un véritable tir au pigeon ! Le plaisir du lieu vient en tout cas de la tension que procure sa découverte, d'autant que la Dark Zone est un endroit mystérieux dont l'ambiance sonore est envahie de sons étranges et inquiétants.

Le End Game 

Le level-cap est pour l'instant fixé au niveau 30 (je suis passé niveau 17 en 20 heures de jeu et en prenant mon temps), il est donc difficile de juger le contenu haut-level dans les détails, mais nul doute que la fin de jeu devra compter aussi sur la capacité d'Ubisoft à suivre son titre dans le temps avec du vrai contenu (nous pourrons ainsi être amenés à revenir sur le jeu dans les semaines à venir). La Dark Zone reste en tout cas pour l'instant l'endroit clé du haut-level. Plus vous montez de niveau, plus vous avez accès à des compétences actives et passives et des slots déblocables. Nul doute donc que pour avoir un futur radieux, le jeu devra nécessairement augmenter le niveau maximum accessible et proposer progressivement du nouveau contenu, comme c'est le cas dans la majorité des MMO.

Fort du succès qui se dessine déjà pour The Division, Ubisoft semble en tout cas avoir toutes les clefs en main pour prolonger un plaisir de jeu déjà très élevé. Car malgré ses petits défauts agaçants, notamment l'IA des ennemis, on retient surtout une expérience de jeu exceptionnelle, pour ne pas pas dire magique, qui a le don de vous clouer à votre fauteuil pendant de nombreuses heures consécutives sans voir l'horloge tourner.

Indispensable Gameblog
Très bon
8
Au final The Division est donc une vraie réussite. Doté d'un gameplay efficace, il est également accompagné d'une direction artistique très soignée. À ce titre on peut presque parler d'un sans faute, chaque coin de rue et chaque intérieur de bâtiment étant un régal pour les yeux, mais aussi pour les oreilles. Dommage que ce maudit clipping et aliasing viennent interférer sur la version Xbox One. Les missions, surtout lorsqu'on est accompagné d'autres joueurs, sont tout bonnement jouissives et on ne voit pas le temps défiler. On se prend même à regretter de ne pas avoir de quêtes encore plus longues. Malgré cela, le jeu n'est pas exempt de défaut, et certaines mécaniques vieillottes (barils rouges, effets ragdolls ridicules, IA stupide) viennent parfois gêner l'expérience... mais sans jamais véritablement la gâcher. Le jeu est un must-have et quelques heures en sa compagnie permettent de rapidement s'en convaincre. L'attente fut longue, mais le résultat est clairement à la hauteur - et parfois même au dessus - de nos espérances. Bref, The Division convainc dès les premières heures de jeu, mêlant avec habileté une direction artistique splendide et des mécaniques de gameplay finement rodées (bien qu'un peu vieillottes) pour une expérience viscérale et surprenante.
par Camille Allard
+ On aime
  • Esthétiquement réussi.
  • Une grosse durée de vie.
  • La Dark Zone et sa difficulté.
  • Un New York viscéral.
  • Une expérience coopérative ultime.
- On n'aime pas
  • Parfois un peu flou et fade sur Xbox One.
  • Plus d'aliasing que sur PS4.
  • Du clipping de texture.
  • Trop de barils rouges tue le baril rouge.
  • Des effets ragdoll à la ramasse.
  • IA aux fraises.
  • Un scénario post-it.
  • Un matchmaking un peu lent.
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