Les versions Xbox One et PS4 de FIFA 14, nous avions pu les essayer lors de la Gamescom de Cologne (mais si, rappelez-vous, et cliquez ici). Difficile de dire à quel degré l'enthousiasme procuré juste avant par nos parties de TitanFall a influencé notre jugement, toujours est-il que des matchs sur ce FIFA next-gen, on en a relancé tant qu'on pouvait, jusqu'à (presque) se mettre en retard chez un autre éditeur. Dans les mois qui viennent, nous aurons le temps de voir en détails en quoi le FIFA 14 PS4 et Xbox One se démarque de ces versions PS3 et Xbox 360 aujourd'hui en test. En tout cas, si comme sur next-gen, nous avons pris beaucoup de plaisir à y jouer, FIFA 14 ne semble pas beaucoup se démarquer de son prédécesseur. Rien de dramatique vu la qualité de FIFA 13, mais une raison peut-être pour d'autant plus attendre le jeu sur les consoles qui sortiront au mois de novembre.

Décrassage

En effet, après un FIFA 12 des gros chantiers et un FIFA 13 aux petits oignons, il faut un peu creuser pour trouver des nouveautés conséquentes dans ce FIFA 14. En termes de contenu d'abord, pas de problème : les grosses écuries du foot mondial sont bien là (les toutes petites aussi), comme toujours, avec environ 660 (!) clubs dispos, de même que les différents championnats majeurs, vos envies d'ailleurs pouvant être comblées avec la présence de ligues plus exotiques, saoudienne, coréenne ou australienne par exemple. L'occasion pour certains de retrouver le héros Del Piero. Si moult coupes sont aussi à gagner, on regrette toujours un peu de ne pas pouvoir brandir la vraie Coupe du Monde ou le vrai trophée de la Coupe d'Europe des Nations. Mais comme une version spécifique de FIFA est proposée dès lors qu'il y a Mondial ou Euro, on le sait, il faudra repasser à la caisse. Pour pas bien cher certes, mais quand même. Les nouveautés de contenu flagrantes se retrouvent surtout dans le mode Carrière. En bon manager, il sera possible d'installer des recruteurs un peu partout dans le monde pour mettre la main sur la prochaine pépite du ballon rond. Trouver un profil de joueur à recruter devient également plus évident avec les caractéristiques du type de joueur que l'on cherche comme indications. L'ensemble est d'autant plus souple que l'interface générale est désormais plus claire, plus légère, assez proche de celle que l'on connaît sur la version iPad du titre. Bref, l'enrobage, avec sa sélection de musiques pop à la mode, est séduisant et plus abouti qu'auparavant. Mais la vérité, vous le savez, c'est sur le terrain qu'on la trouve.

Pâtre du gazon

Et une nouvelle fois, sur le rectangle vert, FIFA est intouchable. Sans révolution avec ce FIFA 14, mais tout de même à des années-lumières de la concurrence. Il suffit de voir les ailiers fuser sur leur côté, les défenseurs jouer des épaules et de leur poids pour bloquer leurs adversaires ou encore les attaquants tenter de se mettre sur leur bon pied pour frapper, pour se dire que cette IA là, c'est quelque chose. Alors oui, avec un jeu qui se veut plus fluide et plus intense que jamais, la défense est parfois un peu à la ramasse dans ses placements. On compensera les bourdes des copains avec des frappes pleines lulu, ce FIFA 14 proposant certainement la sensation de frappe la plus aboutie de la série. Et ce même si les poteaux semblent parfois aimantés... c'est un commentaire bien sûr très personnel, mais il me semble avoir tapé plus de fois dans les barres de ce FIFA 14 que durant toutes mes nuits blanches sur PES ère PS2 puis sur FIFA ! Et comme les gardiens ont la main sûre et que l'enroulé R1 (je joue en "alternatif") ne passe plus du tout à tous les coups, il va falloir jouer des coudes. Ce qui tombe bien puisque la protection de balle et les contacts bénéficient d'un soin particulier encore cette année. Du FIFA 13 peaufiné, vous dis-je. Globalement, la réalisation demeure cependant très similaire au jeu précédent, avec des visages plutôt convaincant et dont la qualité est uniforme. On n'a pas quelques stars aux visages ultra détaillées et le reste du monde qui ne ressemble à rien... Toujours ces épaules un peu tombantes sinon, ce qu'on espérera voir un peu modifié dans le futur, comme le jeu de tête qui, s'il n'a jamais été aussi efficace, tâtonne toujours un peu. OK, suivant l'évolution du football moderne et d'un Barça comme d'une sélection espagnole qui survolait tous les débats en passes au sol, FIFA a un peu délaissé le jeu aérien... Ne pas oublier ceux qui ne brillent que par leurs buts de raccroc, dans la réalité comme dans le virtuel !

Aussi complet que la plus complète des formules du Marmara au coin de la rue (carrière de joueur, de manager, toujours FUT et son jeu de cartes, ainsi qu'une saison à vivre à deux pour les plus gros appétits), FIFA 14 étend encore un peu, et avec brio, les grandes lignes de l'excellent FIFA 13. S'il n'est pas vraiment indispensable pour ceux qui s'amusent encore sur ce dernier, ce FIFA 14 s'impose encore une fois comme la référence incontestable. Je dis ça pour ceux qui se poseraient encore la question du choix. Proposant un jeu aussi pêchu que précis, avec pour lui une animation et un comportement des joueurs toujours plus impressionants, FIFA 14 n'est pas seulement au dessus de la concurrence : il l'efface.