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Le Bobo Gaming


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5 réponses à ce sujet

#1 BlackLabel

BlackLabel

    BLAZÉTEUR !!!

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Posté 21 janvier 2011 - 22:38

Par exemple, en lisant les scénarios de Mass Effect et de Dragon age, sans savoir de quoi il en retourne, vous devineriez que l'un est un jeu de science-fiction, et l'autre un jeu d'heroïc-fantasy à certains mots-clés utilisés dans les dialogues, ou à certaines descriptions rapides. En somme, on…
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#2 mamago

mamago

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Posté 21 janvier 2011 - 22:38

Excellent article, dont je partage une partie des idées. Le Bobo Gaming, comme tu l'appelle, se retrouve de plus en plus souvent dans notre loisir bien-aimé. A une simplification toujours plus poussée du gameplay, j'ajouterais un manque flagrant d'innovation de celui-ci. L'exemple le plus évident reste celui des FPS, même si ce n'est évidement pas le seul : quelles différences fondamentales peut on trouver entre les dernières productions ? Entre un Killzone et un Call of Duty ? Et, pire encore, entre un jeu et sa suite ? La réponse est : presque aucune. L'uniformisation des gameplays est le mot d'ordre. Dès lors, pourquoi jouer à un jeux plutôt qu'à un autre ? Les amateurs de gameplay pur, devant si peu d'alternatives, feront leur choix en fonction de ce qui reste, à savoir le scénario. Scénario qui, comme tu l'as dit, se ressent dans les personnages, les décors, etc... A défaut de se ressentir dans le gameplay.
Néanmoins, je ne crois pas que gameplay et scénario doivent être fondamentalement liés. Certains jeux fonctionnent très bien sans ce rapport, comme l'excellent Nier, où le gameplay, clairement moins développé que l'histoire, ne lui nuit pourtant pas. La question est alors de savoir si un développement plus poussé de cet aspect aurait été profitable. A mon avis, c'est non. Évidement, une synthese réussie de ces deux éléments ne peut qu'être profitable. A l'image d'un Prince of Percia : sands of time, où gameplay et scenario forment une alchimie parfaite pour l'unique plaisir du joueur. La saga des MGS me vient aussi à l'esprit, dans une moindre mesure.
Pour finir, je dirais que le Bobo Gaming est moins une cause qu'un effet. Le vrai problème est, selon moi, la tendance qu'à le jeu vidéo à se rapprocher toujours plus du cinéma. Du « plein la tronche » à grand renfort de pixels. Il faut en mettre plein la vue, à tout prix. On doit être plongé dans l'action, une immersion totale. Au nom de l'immersion, on simplifie le gameplay. Dans la plupart des productions, l'on peut poser sa manette pendant parfois plusieurs minutes, en plein milieu d'un niveau. L'immersion est accru, mais où est le plaisir de jouer ? Comme un film se regarde, un jeu vidéo doit se jouer. Ce que l'on a malheureusement tendance à oublier, de nos jours.

#3 Ludojak

Ludojak

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Posté 21 janvier 2011 - 22:59

Je pense que le jeu vidéo peut tenter d'atteindre le statut d'œuvre d'art sans pour autant relever du Bobo Gaming. (le terme est bien trouvé !) Il doit pour cela, comme tu le soulignes, faire en sorte que son scénario et son gameplay se soutiennent mutuellement, soient homogènes. Cela fait, il peut alors assouvir une telle ambition.
Sans cela, je dirais carrément que l'on n'a même pas affaire à un véritable jeu vidéo qui assume sa grammaire et ses moyens d'expressions propres, mais à des phases de gameplay liées à un genre de jeu particulier et couplées à des cinématiques/passages de dialogues qui feraient tout aussi sens si elles étaient seules.
J'exclus bien sûr de cette définition tous les jeux ne comportant aucune histoire, comme Tetris...
Le fait que tu aies mis un nom sur le phénomène du Bobo Gaming est pertinent, je trouve, car il est vrai que le phénomène tend à se développer...

#4 Warpzone

Warpzone

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Posté 22 janvier 2011 - 13:30

Je suis pas sûr de la pertinence du terme "Bobo gaming", mais sur le fond, je trouve cet article extrêmement intéressant. Je pense que ce que tu décris trahis également la maturité du média, ou peut-être plus encore la cible auquelle ces jeux s'adressent.

Je serais curieux, Blacklabel, de savoir où tu places un Heavy Rain par exemple ??

#5 BlackLabel

BlackLabel

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Posté 24 janvier 2011 - 13:56

mamago
21/01/2011, 22:38
Dans la plupart des productions, l'on peut poser sa manette pendant parfois plusieurs minutes, en plein milieu d'un niveau. L'immersion est accru, mais où est le plaisir de jouer ?

Personnellement, l'immersion diminue quand je peux poser la manette. J'ai beaucoup de mal, sur next-gen, avec les mises en scène spectaculaire, car j'ai plus du tout l'impression d'y participer, et tout cela me paraît plus prétentieux qu'autre chose.


Analyste_en_herbe
22/01/2011, 13:30
Je serais curieux, Blacklabel, de savoir où tu places un Heavy Rain par exemple ??

J'ai seulement joué à la démo, qui m'a pas du tout emballé côté gameplay. Par contre j'ai fait la moitié de Farenheit, et selon moi, non, ce n'est pas du Bobo Gaming. J'aime pas ce genre de jeux car je trouve le gameplay sans intérêt, ce qui ne me donne pas envie de m'y investir, mais selon moi c'est plus parce que ce n'est pas encore abouti de ce côté-là. Mais y'a de l'idée.

Le Bobo Gaming, c'est plutôt des expériences de jeu superficielles, où on te simplifie la tâche exprès, un peu comme Enslaved (là encore, je n'ai fait que la démo) où durant les phases de plateformes, tu ne peux tout simplement pas échouer. Tout comme les cinématiques interractives où ton personnage fait des actions de folie alors que toi, manette en mains, t'as besoin d'aucun skill.

Après, comme je le dis dans l'article, tu peux avoir des jeux qui proposent une part de Bobo Gaming sans forcément tomber dedans à 100%. Par exemple, j'adore dans Uncharted 2 les passages contre le tank ou l'hélico, qui sont grisants, et dans lesquels on joue pour vrai. Par contre y'a aussi tout un tas de passages avec des immeubles qui s'écroulent, ou un train au bord de la falaise, où là t'as juste à faire des QTE faciles pour t'en sortir, et je trouve ça disproportionné.

#6 Gorgoth

Gorgoth

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Posté 04 février 2011 - 11:54

Très bon article, qui traduit ce que des joueurs expérimentés, comme moi, ont parfois ressenti sans réussir à l'exprimer.

J'aurais d'autres jeux à citer, dans cet équilibre - voire ce mélange - entre gameplay et histoire.

Déjà, les Metroid Prime, par le système de scan intégré à l'armure de Samus, me semblent parfaitement répondre à cette problématique. L'histoire ne se dévoile en effet quasiment que via les scans des objets, créatures et environnements alentours, qu'il faut donc fouiller méthodiquement à mesure que l'on progresse dans l'aventure. C'est une composante du gameplay, et donc à ce titre, on peut tout aussi bien échouer lors d'un combat ou d'une phase de plate-forme, que de manquer des éléments de l'histoire ! Du jeu vidéo pur jus en somme.

Ensuite, dans une moindre mesure en raison du contexte qui s'y prête moins, les Legend of Zelda, et notamment le fameux Majora's Mask, ont tendance à bien imbriquer les briques (:P) de scénario - même si reste simple - aux mécaniques du jeu, aux quêtes à accomplir (ce qui est particulièrement marqué dans Majora's Mask justement).


Au final, le "bobo gaming" semble essentiellement toucher les grosses productions, calquées sur les trucs à la mode comme le "gros" cinéma d'Hollywood ou le sport spectacle, que je ne qualifiais déjà pas de "gamer" mais de "hype", et où les dialogues et mises en scènes spectaculairse viennent systématiquement soit limiter, soit carrément interrompre le gameplay, qui lui-même peut être simplifié en dehors de ces passages là. Du jeu vidéo pop-corn.




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