Premium

Warp Zone

Par Poisan Blog créé le 03/02/10 Mis à jour le 19/04/11 à 15h51

Welcome to Warp Zone !

Ajouter aux favoris
        
Signaler
Réflexions

Hier soir, j'étais tout excité à l'idée de débourser 5 euros pour essayer le premier vrai DLC de Resident Evil 5 - jeu que j'avais plutôt aimé contrairement à d'autres (pour moi, la trahison a eu lieu avec l'épisode 4 et j'étais parti avec l'idée que la série n'avait plus rien à perdre). Pour ce Lost in Nightmares, je ne m'attendais à rien de plus qu'un simple moyen de replonger dans le jeu et de retrouver l'ambiance du tout premier. C'était jeudi soir après tout, j'avais juste besoin d'un petit truc facile et efficace pour me dépanner avant d'entamer le dernier jour de travail de la semaine.

Sauf que Lost in Nightmares est une arnaque totale. Même à cinq euros, même gratuit, c'est une arnaque absolue. Capcom a visiblement abandonné tout souci de qualité pour cette série et se contente de nous livrer du réchauffé, ça tombe bien puisque c'est aussi la politique pour 80% des DLC qu'on trouve sur le PSN. Même un costume collector de Chris Redfield en Bécassine vendu à 50 euros aurait été une arnaque moindre. Car là, on ose appeler ça un jeu.

Ce qui suit révèle des moments clés d'un jeu où il ne se passe rien :

Nous débarquons à deux dans un manoir qui ressemble à celui du premier épisode. Il y a du sang par terre et des cadavres dans l'entrée (on imagine une sale odeur de décomposition). Assez vite, on se rend compte qu'il s'agit en fait d'un manoir très simplifié - Lord Spencer, le malade de la manivelle, a visiblement été un peu paresseux quand il a établi les plans de sa nouvelle demeure. Chris « feune » dans les couloirs pendant que Jill le suit ou le précède, mais elle avait l'air bien moins conne dans les précédents jeux : là, elle a une fâcheuse tendance à nous coller dans les pattes ce qui, dans de tels lieux exigus (des couloirs qui rappellent la tristement célèbre séquence de la mine de RE5 avec une Sheva à l'IA déficiente) est gênant, pour ne pas dire très ambigu. Niveau déplacement, on retrouve toute la rigidité du titre - rien n'a changé - et Chris angoisse à l'idée de croiser des monstres au détour des couloirs, car il lui est impossible de viser et de bifurquer en même temps.

Heureusement pour lui, il n'y a pas de zombies dans ce manoir, il n'y a même pas de monstres, il y a trois chauve-souris mais elles sont pacifistes et végétariennes. Donc assez vite, Chris se déleste de ses angoisses et se met à courir dans les couloirs comme un dératé sans ne prêter plus attention à rien. Jill joue un morceau de piano pour se détendre. Chris ramasse des emblèmes, des bouts de mot de passe, il insère les emblèmes dans des emplacements et tape les mots de passe dans un ordinateur (ça lui coûte quelques neurones, à lui). Jill est prise dans un piège diabolique, façon « énigme du fusil à pompe de Resident Evil 1 », mais le piège est si lent à se déclencher que Chris, qui avait eu le temps de faire le tour du manoir à cloche-pied pour trouver le mécanisme d'arrêt, parvient à le stopper in extremis. Des énigmes niveau S.T.A.R.S. : Sans Trop s'Ammerder à Rechercher la Solution (le A est une allusion à une vieille blague de Loft Story - saison 2). Cette première partie contemplative (terme poli pour « casse bonbon ») s'achève avec un grand saut dans le vide.

Dans les égouts (une odeur de décomposition nettement plus forte), nos deux héros dégainent enfin leurs armes, mais Jill claque ses munitions en un rien de temps. Tant pis pour elle, elle sera privée de balles pour la suite. Ce n'est pas très grave, puisque la dizaine de monstres que l'on croise ont été finis à la pisse de Tyrant. Ce sont des cousins germains de Laura Trevor, le monstre à chaînes de Resident Evil (remake Gamecube), en plus lents, plus inoffensifs, moins résistants. Un court passage du jeu laisse supposer que les concepteurs avaient quelques notions de game design : Chris et Jill se retrouvent sans armes dans un espace où ils doivent faire tomber des murs de piques sur les monstres. Mais encore une fois, ils mettent une trace aux affreux et parviennent à les piéger comme des bleus. Enfin arrive le sommet du chapitre : une tour dans laquelle s'était terré le diabolique Albert « Morpheus » Wesker. Le mec, il n'a rien trouvé de mieux que de se tirer la nouille dans un vieux donjon peuplé de monstres en attendant le déluge - mais ça fait combien de temps qu'il nous attend comme ça ? Il a dû trouver le temps long le pauvre... Une parodie de combat et 3 QTE plus tard, le voilà qui valse par la fenêtre avec Jill. Retour à la cinématique de Resident Evil 5, fin du chapitre, fin du calvaire.

Voilà. Maintenant, vous savez tout ce qu'il y a à savoir. Ne succombez pas à l'appel nostalgique du manoir (en plus, c'est même pas le vrai). Quitte à être nostalgique et à se faire du Capcom, il vaut mieux acheter Marvel vs. Capcom 2 - sommet de la baston qui est en soldes sur le PSN. Bien plus barré que Street Fighter IV (qui est, ceci dit, le meilleur jeu de baston actuel) il résonne aujourd'hui avec le récent Bayonetta, une vision du jeu vidéo libre et généreuse qui devient malheureusement trop rare...

 

 

Ajouter à mes favoris Commenter (0)

Commentaires

Warp Zone

Archives

Favoris