Retour vers le Turfu : Le Podcast de la popculture, passé, présent et futur

Retour vers le Turfu : Le Podcast de la popculture, passé, présent et futur

Par Koreana_ Blog créé le 27/05/10 Mis à jour le 07/12/16 à 18h49

Le Podcast de la "Pop Culture" passé,présent et futur Animé par Koreana_ (Luc le Gonidec) & Pezzo (Maxime Pezzoni). Dispo sur Itunes/Soundcloud/Youtube

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Après avoir réussi à toucher mon petit c½ur de jeune con et parallèlement avoir conquis l’ensemble des professionnels de l’industrie. The Last of Us peut crever en paix sur le Piédestal que nous lui avions attribué l’année dernière sur toutes les catégories créatives possibles : jouabilité, graphismes, musique et narration. Mais alors ? Si le jeu est aussi parfait ? Ce DLC qui doit éclairer une part d’ombre du scénario du jeu est-elle justifiable ? À force de draguer le cinéma, le jeu vidéo devient comme son aîné, utiliser la technique des « origines » pour récupérer quelques deniers.

De toute manière, très peu de studios savent faire des DLC de qualité, seul Rockstar mériterait qu’on leur verse 15 euros, parce qu’à chaque fois, on avait du plaisir de la (re)découverte de l’univers instauré, du nouveau contenu et du fun (RDR Undead Nightmare, GTA IV Ballad of Gay Tony). Là Naughty Dog propose d’éclairer simplement deux parties de l’histoire qui auraient dû rester sous silence. Avant toute chose, avant de lire cette critique ou bien même jouer à Left Behind, vous devez impérativement avoir fini la première aventure et surtout l’avoir apprécié à sa juste valeur. Left Behind joue sur deux périodes de la chronologie originale : quelques mois avant le début de TLOU et pendant la convalescence de Joel durant l’hiver. Un déroulement qui se joue parallèlement entre le passé et le présent à coup de Flashback, c’est Welles qui aurait été un homme comblé. Left Behind vous éclaire sur l’amitié entre Riley et Ellie dans leurs derniers moments avant l’inévitable mort de la première et la morsure pour la seconde.

Bref, comme je l’écrivais quelques lignes plus hautes, ce spin-off éclaircit, selon moi deux parties de l’histoire qui ne servent finalement pas à grand-chose et ne sont pas des parties importantes de l’univers global. En quelques sorte, vous ne raterez rien si vous ne faites pas ce DLC, ce qui est grandement dommageable par rapport au prix donné. Ici vous jouez simplement Ellie dans un centre commercial en reprenant les grandes lignes de ce qui se faisait déjà dans l’original. Sauf qu’ici, les défauts du jeu original ne sont que décuplés à cause du très peu de temps de jeu que nous laisse Naughty Dog, L’IA est insupportable et le game-design toujours trop imbriquée à des schémas de planque à fusillade. C’est une vraie repompe de mécanique dont la seule nouvelle feature est la possibilité de laisser s’entre-tuer les infectés et les brigands (Youhouu!), d’ailleurs cette possibilité manquait déjà au jeu original. Quand à l’histoire entre Ellie et Ryley, bien ma foi, oui l’intérêt est là, mais on apprend rien finalement. Petite anecdote par ailleurs, Neil Druckmann (Game Director) avait avoué au micro de Gamespot que Left Behind a été développé tout autour du personnage d’Ellie parce que le chapitre préféré des joueurs selon ce qui ont eu comme retours serait « l’Hiver » (chapitre où on contrôle Ellie). Effectivement, l’idée est louable, mais bordel, un peu plus de travail sur les mécaniques et quelques variantes de phases de gameplay n’aurait pas été superflu.

Malgré toutes ses tares, le DLC reste à l’image du jeu et même si on a du copinage et de la contemplation tout du long qui peuvent énerver certains, il est vraiment efficace dans ce qu’il fait. On a toujours le droit à une ambiance travaillée un peu plus tendue et tragique qu’à l’accoutumé. L’acting des acteurs derrière les personnages est excellente, ils jouent d’une justesse rare couplée par l’esthétique et les graphismes détonnant pour la PS3, on est toujours aussi réceptifs à l’émotion dont transpirent les personnages. Ces quelques heures de jeu sont également parsemés de clin d’oeil au jeu original, à d’autres jeux vidéo et même au film Zombie, parce que oui, quand on est dans le Colorado et dans un centre commercial infesté d’infectés, ce n’est plus du tout un hasard, c’est du Romero-Like. Reste qu’il est vraiment trop court pour être apprécié, le plus ironique, c’est qu’on commence à prendre on pied à 10 secondes du générique finale, Monde de merde !

Il ne faut pas se cacher le DLC est passable, il conviendra à ceux qui veulent leur dose de TLOU supplémentaire et ainsi peut être découvrir un peu plus sur la psychologie d’Ellie. Une partie de deux heures à 100 francs dont les enjeux restent à des instants de bonheurs et d’insouciance entre deux adolescentes (Karim Debacche ©) autour d’un manège, d’un livre de blague et d’un photomaton.

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