Constructeur allemand bien connu, Roccat multiplie les références depuis quelques mois et la gamme « Kone » fait régulièrement la une de l’actualité. Il n’y a pas si longtemps nous testions d’ailleurs la Kone XP Air. Seulement deux lettres de différences avec notre modèle du jour, mais le tarif s’envole : il faut débourser près de 170 euros pour la Kone XP Air alors que notre Kone Air est 100 euros moins cher. Sachant que le sans-fil reste de mise, on se demande comment Roccat a pu à ce point faire chuter la douloureuse.

Une grosse souris, destinée aux grandes mains

Ce n’est certes pas une obligation et même des mains « moyennes » pourront sans doute s’habituer au volume de la Kone Air, reste qu’au premier coup d’œil posé sur la souris, elle paraît assez grosse. Au-delà de ses dimensions, finalement un peu supérieures à la moyenne (132 x 82 x 43 millimètres), c’est surtout la forme de la souris qui donne cette impression : elle est assez massive, plutôt trapue et ne se destine donc clairement pas aux mains des enfants.

Puisque nous parlons des publics qui ne pourront profiter de la Kone Air, ajoutons que cette souris est clairement prévue pour être tenue de la main droite et qu’aucune version pour gaucher n’est prévue chez Roccat. Pour le reste, elle reprend assez nettement le design de la Kone XP Air et on retrouve donc le « décroché » au niveau du pouce : celui-ci est pourvu d’un grip important et laisse aussi la place à un troisième bouton « de pouce » lequel est étrangement placé à la base de la souris.

Deux autres boutons se trouvent dans une position latérale plus classique et nous disposons bien sûr des deux boutons principaux sur le dessus. Entre les deux, on découvre une molette toute simple : pas de débrayage et pas de clics latéraux, il fallait bien que Roccat fasse des économies quelque part. De la même manière, un seul bouton est placé à l’arrière de la molette et il ne faut pas chercher la moindre fioriture esthétique : la Kone Air c’est du simple et de l’efficace.

Le dos de la souris se démonte le plus aisément du monde pour laisser apparaître le compartiment à piles et l’emplacement de stockage du dongle USB 2,4 GHz. Nous y reviendrons, mais notez qu’une seule pile est fournie par Roccat et qu’elle suffit à alimenter la souris. Enfin, sous la bête, se trouve le curseur trois positions (Bluetooth, extinction, 2,4 GHz) et les quatre patins pour assurer la glisse de la Kone Air. Ils sont en PTFE tout ce qu’il y a de plus standard.

Une autonomie remarquable, un capteur reconnu

Pour embrayer sur le compartiment à piles du précédent paragraphe et l’autonomie de notre intertitre, évoquons les 400 heures mises en avant par Roccat : il s’agirait de l’autonomie de la bête avec une pile. Résultat qui passerait à 800 heures avec deux. Nous n’avons pas testé aussi loin. En revanche, après environ 150 heures à utiliser la souris, le logiciel Swarm parle d’une autonomie à 50% : nous serions donc plus proches de 300 heures, un score déjà remarquable.

Forcément, l’absence de toute LED décoratrice et les fonctions relativement basiques de la souris ne sont pas étrangère à cet excellent résultat. De plus, il est important de préciser que nous avons testé en 2,4 GHz : Roccat a sans doute fait ses tests en Bluetooth, moins énergivore. Dans un cas comme dans l’autre, nous n’avons au passage eu à déplorer aucun problème ni d’appairage ni de stabilité de la connexion, et ce, peu importe l’usage qui était fait de la souris.

Comme sur la Kone XP Air, Roccat exploite ici le capteur maison Owl-Eye. Il dispose d’une sensibilité maximum de 19 000 points par pouce. Bien plus qu’il n’en faut pour être à l’aise. En revanche, il faut reconnaître qu’en jeu vidéo, les 119 grammes de la souris se font sentir. Ce n’est pas un réel handicap, mais quand on est habitué à un modèle de 60 – 70 g, ça fait tout drôle. Rien à redire en revanche sur l’excellent grip idéalement placé sur les côtés de la souris, le maintien est parfait.

Roccat met en avant l’utilisation de contacteurs Titan sur les boutons principaux : ils répondent parfaitement à nos sollicitations. Cela dit, aucun reproche non plus à faire aux autres boutons si ce n’est le positionnement du troisième bouton de pouce. Placé à la base de la souris, il demande une certaine habitude pour être exploité. Par défaut, il est conçu pour activer le Easy-Shift cher à Roccat : chaque commande dispose d’une autre fonction lorsqu’il est enfoncé.

Tout cela se configure via le logiciel Roccat Swarm. Hélas, ce dernier vieillit doucement et nous aimerions voir Roccat se pencher rapidement sur la question de sorte que les réglages soient un peu plus ergonomiques. Enfin, terminons par un commentaire pour louer l’excellente glisse de la souris – malgré son poids donc – et regretter qu’aucun câble ne soit au menu : si vous utilisez des piles rechargeables, il faudra leur redonner du jus ailleurs et la souris ne fonctionne pas en filaire. Dommage.

  • Prix : 70 euros environ
  • Poids : 96 grammes sans piles, 119 g avec
  • Dimensions : 132 x 82 x 43 mm
  • Connexion : sans-fil 2,4 GHz, Bluetooth 5.1, filaire USB 2.0 (1,8 m)
  • Autonomie : jusqu’à 400 heures avec une pile, 800 h avec deux
  • Commandes : 8 boutons, 1 molette non-débrayable
  • Capteur : optique, Roccat Owl-Eye
  • Sensibilité : 50 – 19 000 PPP
  • Taux de réponse : 125 – 1 000 Hz
  • Garantie : 2 ans