En juin dernier, le président de l'éditeur Yosuke Matsuda se félicitait du lancement d'Outriders, qui était parvenu à attirer la bagatelle de 3,5 millions de joueurs uniques en seulement quelques semaines, grâce à sa présence day one sur le célèbre Game Pass de Microsoft.

"When pigs fly"

Malgré ce lancement forcément réussi au vu de la prime jeunesse de la nouvelle licence, les développeurs polonais de People Can Fly n'ont pas franchement eu l'occasion de sabrer le champagne. La marque étant la propriété de l'éditeur, les petites mains ne pourront pas toucher le moindre złoty de royalties avant d'avoir remboursé l'intégralité des coûts générés par la sortie du jeu, de la production à la promotion en passant par les phases de debug.

Avec 3,5 millions de joueurs, Outriders ne serait donc pas encore parvenu à l'équilibre, même si le PDG du studio Sebastian Wojciechowski ne peut pas s'appuyer sur grand chose pour l'étayer :

Nous n'avons pas accès aux chiffres de vente d'Outriders. Nous estimons qu'il a dû s'en écouler deux à trois millions d'exemplaires, et nous pensions qu'avec un tel résultat, nous aurions dû générer des bénéfices. Le fait que l'éditeur ne nous ait pas payé signifie sans doute que Square Enix ne s'est pas encore remboursé.

Sans jamais faire preuve d'impatience, l'intéressé évoque quelques pistes, comme un coût de développement plus élevé qu'escompté. Mais au vu du peu d'éléments en leur possession, People Can Fly semble peu à même de pouvoir réclamer quoi que ce soit :

Il nous faudra du temps pour comprendre ce qui se joue, car nous n'avons qu'une influence limitée face à notre éditeur. Il y a des détails que nous ignorons, comme les éventuels partenariats avec des plateformes de distribution.

Voilà qui ne manquera pas de relancer les (nombreuses) spéculations concernant le modèle économique dudit Xbox Game Pass, et amener une certaine prise de recul face à des chiffres qui auraient il y a encore peu garanti de juteuses retombées financières.