Le 15 octobre prochain, Castlevania fera officiellement son grand retour sous le feu de projecteurs. En effet, après Silent Hill et Metal Gear Solid ces dernières années, c’est désormais au tour de cette autre franchise emblématique du catalogue de Konami d’avoir droit à une véritable renaissance entre les mains d’Evil Empire, que les joueurs connaissent notamment pour Dead Cells et The Rogue Prince of Persia. Et forcément, pour le studio bordelais, l’arrivée de Castlevania Belmont’s Curse ne se fait pas sans une bonne dose de stress.

Castlevania Belmont’s Curse, une source de pression pour Evil Empire…

« La pression est bien là, parce qu’il y a énormément d’attentes autour de ce jeu », nous a en effet confié Sandro Bordier à l’occasion de la Gamescom 2026. Bien sûr, le fait que la licence ait disparu des radars pendant douze longues années y est pour beaucoup, notamment dans le sens où cela a provoqué chez les fans l’émergence d’attentes bien particulières pour le retour de la série. « Beaucoup de gens attendent ça avec impatience, et il y a beaucoup de fans qui ont des attentes différentes auxquelles nous devons répondre ».

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle Castlevania Belmont’s Curse a fait l’objet d’un véritable travail d’équipe entre Evil Empire et Konami, qui ont conjointement cherché à déterminer « comment envisager ce retour et quels aspects de Castlevania mettre en avant dans Belmont’s Curse ». Ce qui, de la confession du concepteur en chef, restait malgré tout quelque chose de très fun à faire, puisque Castlevania est « une licence super cool qui offre de nombreuses possibilités de conception extrêmement intéressantes ».

Sans compter qu’au-delà de la pression que cela implique, cette collaboration avec Konami reste avant tout « un immense honneur » pour Evil Empire selon Bérenger Dupré, directeur marketing du studio, qui a toujours beaucoup de mal à réaliser ce qui leur arrive. Et même si le projet Belmont’s Curse a été impulsé par l’éditeur japonais à l’origine, il insiste sur le fait qu’il reste « important [pour eux] de montrer aux joueurs qu’[ils sont] légitimes à le faire », de montrer « qu’[ils s’en soucient] et qu’[ils veulent] faire les choses bien ».

Castlevania Belmont Curse
© Evil Empire / Konami

…comme pour Konami, qui a beaucoup à jouer pour ce retour

Pour autant, ne croyez pas que la pression ne touche qu’Evil Empire. Tsutomu Taniguchi, producteur chez Konami, est également intervenu pour nous révéler qu’ils ressentent eux aussi la même chose de leur côté. « C’est en quelque sorte un test pour nous », nous a-t-il confié. D’abord parce qu’il s’agira de la première entrée originale de la franchise depuis Lords of Shadow 2 en 2014, mais aussi « parce que ce sont les [développeurs] de Deads Cells » qui conçoivent le jeu. Et « ils sont vraiment bons ! », s’est-il exclamé avec une certaine fierté.

« C’est donc un honneur pour nous de pouvoir travailler avec eux, mais cela nous a aussi mis une certaine pression. Nous devons être à la hauteur de leurs attentes ». Autant dire, donc, qu’à deux semaines de la sortie de Castlevania Belmont’s Curse, la pression doit être à son comble chez les deux compagnies. Mais si le résultat final est à la hauteur de ce à quoi nous avons pu jouer pendant 1h30 à la Gamescom, Evil Empire et Konami peuvent assurément dormir sur leurs deux oreilles. Pour rappel, le jeu sortira sur PS5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch.