Si Castlevania Belmont’s Curse a attentivement veillé à respecter l’héritage de la licence, il a aussi permis à Evil Empire de jouir d’une grande liberté d’approche grâce à Konami.
Dans un peu plus de deux semaines à compter d’aujourd’hui, un grand défi attendra à la fois les équipes d’Evil Empire et Konami avec la sortie de Castlevania Belmont’s Curse. Non seulement ce nouvel opus devra réussir à séduire les fans de la première heure, ce qui est naturellement source de pression pour les studios, mais en plus il devra être capable d’ouvrir les portes de la franchise à un nouveau public qui ne la connaît pas encore. Et pour ce faire, les créateurs de Dead Cells et The Rogue Prince of Persia ont bénéficié d’une grande liberté.
Castlevania Belmont’s Curse respectera l’héritage de la licence…
En effet, si Castlevania Belmont’s Curse sera l’occasion pour Konami de « revenir aux sources » d’une série disparue des radars depuis douze longues années maintenant, il représentera aussi et surtout une belle opportunité de bâtir de nouvelles fondations à partir du grand héritage qui s’est formé au long des quatre dernières décennies. Ce faisant, nous avons donc profité de la Gamescom 2026 pour demander à Evil Empire si Konami leur avait fourni une sorte de « Bible de Castlevania », avec une potentielle guideline des choses à faire ou ne pas faire pour ce nouvel opus.
« Konami est la bible », nous a alors répondu Sandro Bordier, concepteur principal sur le jeu, en rigolant. Castlevania Belmont’s Curse étant un titre co-développé main dans la main par les deux compagnies, l’équipe bordelaise n’a en effet jamais hésité à se référer directement à Konami lorsque cela leur semblait nécessaire, notamment pour tout ce qui touche au lore de la série ou à l’écriture des personnages.
« Nous avons mis beaucoup de temps à mettre au point la manière dont nous allions aborder l’histoire des personnages, la manière dont ils évoluent, et même la façon dont nous écrivons leurs dialogues afin que cela corresponde à ce que l’univers de Castlevania avait déjà mis en place », nous a-t-il confié. De cette manière, Evil Empire a ainsi pu « s’appuyer sur ces fondations » afin de donner vie à Castlevania Belmont’s Curse de la façon la plus respectueuse possible, tout en agrémentant l’ensemble de sa touche personnelle au passage.

…mais a offert une grande liberté d’approche à ses créateurs
Pour ce qui concerne le bestiaire, par exemple, beaucoup d’ennemis issus du passé de la franchise ont été soigneusement choisis d’un commun accord entre Evil Empire et Konami, en sachant que ce dernier était également « très ouvert à l’idée d’en introduire de nouveaux ». « Ils nous ont donné beaucoup de liberté », a ainsi assuré Bordier ; avant d’être interrompu par Bérenger Dupré qui s’est quant à lui amusé du fait que l’équipe japonaise les a même parfois poussés à être « encore plus créatifs dans [leurs] créations ».
« Notre première approche de Jeanne d’Arc était assez sérieuse car en tant que français, vous savez, c’est en quelque sorte une figure iconique », nous a expliqué le directeur marketing de Castlevania Belmont’s Curse. « Et puis ils nous ont rapidement poussés à en faire une guerrière shonen enflammée, parce que ce sont des japonais et qu’ils ne s’intéressent pas vraiment à Jeanne d’Arc comme nous. Et ce genre de trucs, c’était vraiment cool », s’est enthousiasmé le créateur avec un grand sourire aux lèvres.
À Bordier de reprendre la parole ensuite pour certifier qu’il « s’agissait davantage de comprendre la licence que de suivre un ensemble de règles strictes » ; ce que Dupré s’est empressé d’acquiescer. Que vous soyez un fan de la première heure ou un néophyte, Castlevania Belmont’s Curse devrait donc avoir de quoi vous parler, en mêlant ce qu'il faut de tradition et de modernité. Mais cela, vous pourrez le constater par vous-mêmes dès le 15 octobre prochain, date de sortie du jeu sur PS5, Xbox Series, PC et Nintendo Switch.