Outlaw Tennis, sans limite aucune

Le studio HuneX misait déjà essentiellement sur les tenues affriolantes de ses joueuses dans Love*Smash !, un pendant bon marché de Dead or Alive Xtreme Beach Volleyball, mais Outlaw Tennis va plus loin, beaucoup plus loin. Après avoir étalé son humour déjanté, voire carrément gras dans le domaine du golf et du volley ball, la franchise criminelle du studio Hypnotix s'attaque ainsi à la petite balle jaune, sur des courts aux décors très originaux tels qu'un paysage apocalyptique, la Maison Blanche ou un abattoir.

On a donc droit à son casting de personnages outrageusement caricaturaux, entre le gangsta qui fait parler davantage son flingue que sa raquette, la nymphette très courte vêtue et d'une étonnante souplesse qui tartine ses parties charnues de crème chantilly, le mafieux qui torture volontiers ses victimes sur le court à sa façon, la go-go danseuse et son jeu de jambes très particulier, le ninja du dimanche au slice forcément tranchant, ou encore l'étalon affublé d'un short ultra moulant en conflit avec son alter ego en carton.

En outre, les matchs sont ponctués par des commentaires plus ou moins graveleux assortis jeux de mots assez douteux dans un vocabulaire relativement fleuri, et des saynètes souvent délirantes où nos pseudos sportifs expriment leurs émotions, chacun à leur manière, sans oublier les habituelles bagarres à mains nues de la série que l'on peut déclencher entre les points, pour profiter de bonus temporaires une fois l'ascendant (littéralement) physique pris sur son rival.

En somme le genre de jeu de tennis où battre l'adversaire prend tout son sens, et ne parlons pas de la bande... du filet. Toutefois il y a une frontière entre la satire et la vulgarité, or Outlaw Tennis penche sans doute - ni gêne d'ailleurs - vers le mauvais goût. Le gameplay, à mi chemin entre Virtua Tennis et Top Spin n'avère pourtant de bonne facture, auréolé par des super coups tout à fait de circonstance. Une curiosité à mille lieue de la parodie bon enfant des Family Tennis, qui mérite néanmoins d'y jeter un oeil, qu'elle qu'en soit la raison...