Yaeck - Le BloG

Par Yaeck Blog créé le 11/10/17 Mis à jour le 29/07/21 à 03h29

Réflexions, avis et digressions sur ce que j'ai vu, lu ou joué
et qui mérite que j'en parle...
Bonne lecture!
:^)

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Édito

Ma première console en 1991 avec la NES. J'avais 10 ans (Oui je date de cette époque là). Depuis une console minimum par génération, sans jamais se débarrasser des précédentes...Je mesure ma chance aujourd'hui d'avoir pu conserver toutes ces reliques.
Ma ludothèque est composée comme suit:
- 2 NES (1 PAL & 1 US)
- GameBoy Color
- Megadrive
- Nintendo 64
- Saturn
- Dreamcast
- Gamecube
- Xbox
- Xbox 360
- 2DS

- WiiU
- PSP
- PS4
- Switch Lite
Toutes branchées, toutes opérationnelles et toutes qui servent régulièrement.

Pas de 'guerres des consoles' ici ou autres fadaises et polémiqes de Kevin des bacs à sable...
Je précise juste mon désintérêt total pour Nintendo désormais. Non pas qu'ils fassent de mauvais jeux mais tout simplement ceux-ci ne s'adressent pas à moi.
Le jeu vidéo n'est pas ma seule passion, c'est un loisir comme un autre noyé parmi mes nombreux passe-temps. Jouer m'est aussi indispensable que Lire,
Écrire, Mater des films/séries, monter des vidéos à l'arrache pour ma modeste chaîne et voyager au quatres coins du Monde quand les finances le permettent :^)

J'ai une chaîne Youtube de Let's Play avec intégrale de jeu non commenté (ou presque vu que l'enregistrement foire à chaque fois sur une session) . Je ne suis pas streameur ou caster ou que sais-je encore...Juste je partage les jeux vidéos qui me plaisent.
Je suis  - je pense qu'il faut le préciser - un bien piètre joueur. Tendance solitaire qui aime prendre le temps d'explorer ses jeux. Et qui n'a absolument pas le sens de la compétition, notion qui me passe très au dessus. D'où mon incompréhension totale de tout ce qui est speedrunning et autres phénomènes multijoueurs tel que le Battle Royal. Je suis aussi par conséquent complètement hermétique à l'eSport.
Très opposé au dématérialisé (et pas que dans le JV) même si c'est l'avenir (qui se fera sans moi)

Voilà pour mon portrait de Gamer.

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Cinéma - série (Cinéma)

Deux séries pourvu du même humour loufoque, avec pour personnages principaux des acteurs chevronnés à la comédie, abordant le thème du voyage spatial et qui se voient diffuser à peu d’intervalle…beaucoup de point commun se tissent entre ses shows qui à première vue peuvent pourtant sembler très différent. Le premier narre les déboires d’une croisière de luxe à bord d’un vaisseau-paquebot voguant du coté de Saturne et le second la mise en place passablement ubuesque du premier programme de force armée US de l’espace. À priori, à partir de ces scripts de base on peut partir sur ce que l’on veut en termes de ton et d’ambiance. Alors le fait qu’au final on se retrouve face à deux ½uvres aux intonations quasi-identique me fait considérer Avenue 5  et Space Force comme des séries ‘jumelles’ malgré elles. Mais le temps est venu de présenter plus en détail ce dont je parle, préparez vous au décollage.


AVENUE 5

Quand la catastrophe rencontre la comédie


Diffusée sur HBO, créé par Armando Iannucci. Avec Hugh Laurie, Josh Gad, Lenora Crichlow…

Je ne trouve pas de Bande-Annonce en français mais la série existe bel et bien dans notre belle langue (j'en suis certain vu que je l'ai vu en VF!)


L’Avenue 5 est le vaisseau de croisière le plus huppé de l’humanité, tout en dorure et marbre. À sa tête Ryan Clark, pimpant Capitaine et éternellement serviable envers l’ensemble de l’équipage et des passagers. Parmi ceux-ci se trouve Herman Judd, puissant patron de conglomérat et propriétaire au demeurant du paquebot sur lequel il tente de retrouver un peu de sérénité après un passage difficile. Autour de ces deux pôles centraux virevolte toute une galerie de personnages, comme Iris, l’assistante austère mais efficace de Mr Judd, Matt le chargé de relation, un gars un peu trop émotif pour son poste ou bien encore ce couple en difficulté parti en croisière pour tenter de renouer. Une bonne douzaine de rôles récurrents  forment ainsi le noyau dur de nos héros à suivre lors de cette croisière enchanteresse…qui ne va pas le durer longtemps.

Pour un paquebot de luxe c'est un paquebot de luxe!


Car suite à une panne du système de gravité artificielle, et surtout la perte tragique du mécanicien en chef, le voyage de rêve se transforme en expédition de cauchemar. La trajectoire du vaisseau est déviée, ce qui fait passer le temps du voyage de quelques semaines…à quelques années ! Panique à bord et premiers problèmes, qui ne feront que s’accumuler au fil des épisodes. Mais – me demanderez vous incrédule – le capitaine n’a qu’a prendre la barre et remettre le bon cap, et voilà !

Le Capitaine Ryan tente de rassurer les passagers en compagnie de Mr Judd son boss (très à l'ouest) et Iris l'assistante de ce dernier (beaucoup moins à l'ouest)

Le même Capitaine Ryan ne peut que constater avec les mêmes passagers l'ampleur des dégats


C’est là qu’on en arrive au n½ud du problème et à la révélation qui va tout chambouler : le capitaine n’en est pas un. C’est un acteur. Et là ou ça devient vraiment marrant, c’est que l’ensemble de l’équipage de bord est composé de comédiens. Pas un ne sait piloter. Ils ne font tous qu’interprétait un rôle en bidouillant des boutons inutiles et en débitant des formules vaguement crédibles. Ils ne sont là que pour amuser la galerie des passagers venus faire un tour en passerelle. Mais le truc encore plus barge, c’est que chacun pensait que les autres savait ce qu’il faisait. En clair le Capitaine pensait que l’équipage était vrai, l’équipage croyait que le capitaine était un baroudeur de l’espace et Judd lui-même pensait qu’il avait affaire à un véritable pilote de vaisseau de croisière. Un imbroglio complètement absurde ! Mais qui alors se chargeait du vaisseau et du pilotage ? Et bien en fait…le mécanicien en chef, fortement assisté par des programmes informatiques automatisés et une équipe technique planquée en sous-sol. C’est de cette équipe que sort ce qui est de loin le meilleur personnage du show, ou du moins le plus terre-à-terre : Billie, interprété par Lenora Crichlow. La seule à véritablement savoir comment fonctionne l’ensemble du paquebot.

 Le cockpit du vaisseau, 'théâtre' des opérations...
Dessous: Billie, clairement la meilleure personnage, de loin la plus lucide dans tout ce cirque.


Tout ce beau monde devra alors se serrer les coudes pour traverser les nombreuses épreuves qui se dresseront une à une sur leur chemin. Le truc c’est donc que ce qui serait habituellement traité sous l’angle du ‘film-catastrophe’ est ici détourné à la pantalonnade, à l’humour noir, presque au vaudeville. Ce qui créé un drôle de sentiment devant les événements décrits, gravissimes mais tourné à la dérision, à la limite de l’absurde quand certains croient apercevoir Jean Paul II dans la ceinture de matière fécale qui gravite autour du vaisseau (oui oui, ils ont ce genre de problème). Les morts elles même sont comme des blagues, certaines allant jusqu’à pousser le vice de faire mourir des passagers incrédules avec le sourire…ce qui effraie au plus haut point les quelques conscients de la gravité de la situation (que ce soit les spectateurs ou les persos). En fait plus une situation est alarmante, plus elle est ridiculisé…tout en ayant un impact fort sur la psyché des pauvres bougres qui les vivent. Étrange comme mixture.

Si vous voyez un pape dans cette constellation de caca, vous êtes prêt pour embarquer sur l'Avenue 5

Matt tente de servir les passagers au mieux, même quand tout part à la catastrophe...


Au milieu de tout çà Hugh Laurie tente de sauver ce qu’il peut et de faire bonne figure (car seuls les protagonistes principaux sont au courant de la supercherie) face à un patron complètement à l’Ouest et surtout d’un égocentrisme qui mets les nerfs à rude épreuve. Cependant il faut bien avouer que malgré tout ses efforts, cette série peine à trouver son équilibre. Les enjeux ne sont jamais réellement résolus, juste un plus gros problème survient qui fait oublier le précédent, et c’est comme çà durant les 9 épisodes qui constituent cette première saison. Alors j’ai pris beaucoup de plaisir à voir cette croisière partir en vrille, et je suis content de voir qu’elle est renouvelée pour une deuxième salve mais son humour trop froid et parfois très noir peut clairement rebuter le public. On est très loin par exemple d’un humour à la Brooklyn 99, ce n’est pas du tout le même délire. On est là devant de l’humour dépressif comme on dit, où la situation désespérée, le héros minable qui s’en prends plein la gueule et le moral, qui de plus est entouré d’abrutis en tout genre qui ne font que le rendre encore plus dingue et déprimé, est à la base de ce qui amène le comique. C’est simple pensez au livre IV de Kaamelot comparé au autres. Voilà, on est devant çà. Beaucoup ne trouveront pas ça drôle du tout (mais alors pas du tout) et je peux le comprendre.

Une photo de tournage qui résume parfaitement la série, entre rire crispé, sérieux papal et remarque désobligeante...tandis que les techniciens font leur boulot en coulisse (ou baîllent...ou boivent un café...ou s'ennuient)


Une série que je conseille à ceux qui apprécie l’humour contenu, les dialogues ciselés et cassants, les situations décalées entre gravité et légèreté et surtout une atmosphère ubuesque qui amène parfois à de la poésie là ou en aurait pas cru en voir. Il faut aussi passer outre les incohérences et les trous de scénarios à la pelle, les séquences parfois hystériques où tout le monde se hurlent dessus durant de longues minutes et avoir une sacrée dose de tolérance sur les blagues basées sur des cadavres (vaut mieux prévenir). Et si tout cela ne vous fait pas peur, embarquez sans plus attendre sur l’Avenue 5 !

Le Capitaine est au bout de sa vie...




SPACE FORCE
Par tweet du Président


Diffusé sur Netflix, créé par Greg Daniels. Avec Steve Carell, John Malkovich, Diana Silvers…


Le fraichement nommé Général 4 étoiles Mark Naird se voit attribuer dès son entrée en fonction rien de moins qu’une toute nouvelle branche des Forces Armées Américaines : la Space Force. Sous l’hilarité des autres généraux en chef, il se retrouve donc à la tête d’un programme consistant à créer la première armée opérationnelle de l’espace. Avec pour objectif une base lunaire viable pour 2024, sous l’égide de la bannière étoilée, of course. Ce qui pourrait passer pour une mise au placard en bonne et due forme sur la dernière lubie du président est cependant pris on ne peut plus au sérieux par le militaire tatillon, et c’est donc avec une détermination sans faille qu’il se lance dans cette  mission… impossible.

Le Général Naird prendra sa mission à bras le corps, et obtiendra même quelques succès...


On le retrouve quelque temps plus tard au c½ur d’une base secrète du Colorado, entouré des plus grands cerveaux du monde et de toute une armada de soldat prêt à décoller dans les étoiles…sans trop savoir pour quoi faire. À ses cotés, dirigeant l’aspect scientifique du projet on découvre Adrian Mallory, éminent professeur un brin hautain mais aux compétences indéniables. Vient à leur suite toute une bande de second rôles attachants, de la pilote du général (qu’il juge très dispensable, étant lui-même pilote), au matheux Dr Chen en passant par ‘Tony l’Enfoiré’, chargé de com’ sur les réseaux sociaux d’un projet top secret. Sans oublier Erin, la fille du général en chef qui tente de trouver sa place dans tout ce foutoir.

Le Général et le Professeur forment un duo qui dépote...et qui se complète parfaitement


Ce nouveau projet de celui derrière l’adaptation américaine de The Office est parti d’un simple Tweet de Donald Trump en personne, qui à depuis véritablement mis en place la Space Force. De cette simple phrase en 180 caractères Greg Daniels et Steve Carell sont parti dans un délire scénaristique inépuisable : Qui ? Quoi ? Où ? Comment ? Quels obstacles à surmonter ? Quelles épreuves à endurer ? Quel but à atteindre ? Quand la mission est-elle déclarée terminée ? De ce postulat de départ déjà un brin farfelu, les auteurs s’amusent à y greffer toute une galerie de personnage tous plus extravagant les uns que les autres, mais finalement tous très humains. Car au-delà de la blague, le fond de la série relate des hommes et des femmes qui s’unissent pour accomplir un destin plus grand que le leur : la première véritable conquête de l’espace.

L'équipe scientifique est au taquet pour mener cette mission à bien...

...tandis que Tony L'Enfoiré (Ben Schwartz) joue le communiquant au rabais et le fantasque brigadier-général Brad Gregory (désopilant Don Lake) glandouille au maximum.


Les situations saugrenues s’enchaînent les unes derrière les autres, mettant à mal les relations entre les individus, mais les rapprochant aussi. Le mieux écrit dans cette première saison est sans conteste l’amitié naissante entre le général trop cintré et le professeur plus électron libre. Steve Carell et John Malkovich aiment leurs personnages, leurs évolutions…et cela se ressent quand on regarde leur scène. Le rapprochement entre les deux hommes se fait par petites touches, entre découverte, respect mutuel et complémentarité. Et surtout au travers des adversités qu’ils traversent ensemble pour mener à bien cette entreprise à nulle autre pareille.


Rien que pour la scène devant la commission des finances, Space Force vaut le coup d'oeil. Superbe séquence! (épisode 3)


Car des difficultés ils en auront, de toutes sortes et de toutes parts. Politiques, financières, familiales, d’espionnages même (le soldat russe est hilarant)… et surtout de concurrence, car la Chine aussi est de la course à la Lune ! Et la bataille sera rude, remplie de coup-bas et d’attaques perfides. Alors en plus des problèmes purement logistiques il faut préparer les soldats aux affrontements sélénites. Et là on touche au sublime du n’importe quoi avec les exosquelettes censés aider les hommes sur le terrain. Une catastrophe évidemment.

Erin, la fille du big boss de la base à du mal à s'intégrer dans cette nouvelle vie...
Je trouve cette jeune actrice formidable


L’humour du coté de la Space Force est bien moins froid que du coté de l’Avenue 5. Ici on à affaire à des situations folles que pourtant des pauvres types comme vous et moi (enfin un général 4 étoiles et l’un des plus grand scientifique de la Terre) se doivent de résoudre coûte que coûte. Avec pour alliés d’autres types plus ou moins compétents (entre les militaires et les scientifiques, il y a un monde). Mais surtout, comme dans the Office, à la fin des fins c’est bien le coté humain des personnages qui ressort, avec leur forces et leur faiblesses…mais aussi leurs  touchantes tentatives de faire du mieux qu’ils peuvent dans un Monde devenu fou.

Lisa Kudrow interprète la femme du Général. Et pour tout les fans de Friends, l'expression 'Prendre un coup de vieux' n'aura jamais autant fait sens...


Là aussi la série ne plaira clairement pas à tout le monde, car même si on est dans un humour plus populaire on est quand même loin de la gaudriole. On ne rit pas à gorge déployé en voyant ces pauvres bougres se démener dans tous les sens mais on sourit souvent, et parfois avec le c½ur. Au moment où j’écris ses lignes la série n’a pas été renouvelée pour une seconde saison et pour être honnête cela me surprendrai que cela soit le cas. Car même si on passe outre les ‘problèmes politiques’ de la série en cette année d’élection présidentielle (le monsieur de la Maison Blanche n’appréciant pas vraiment qu’on se fiche ouvertement de sa tronche) c’est surtout la politique de Netflix qui à mon sens va signer son sort. M’enfin en soit je n’en sais rien je ne sais pas si la série est entrée dans son quota d’abonnement ou non…  Les auteurs on en tout cas signifié leur souhait d’avoir une suite, même si en fait la série pourrait se finir sur ce ‘cliffhanger’ de première saison sans trop de souci. D’ailleurs au passage les dernières minutes du show sont comme on dit un peu trop téléphoné…mais ce n’est pas un bien grand défaut comparé au reste qui fonctionne bien.

 L'atmosphère de la série en une photo promotionelle

 

~¤~


Visionner peu ou prou sur la même période, Avenue 5 et Space Force m’on nettement donné l’impression d’être ‘la même série’ écrite sur deux variations différentes. De la première, froide voir glauque frôlant parfois l’absurde à la seconde plus revendicative et touchante sans oublier de faire (sou)rire, on retrouve une forme assez similaire dans la narration globale. Un vieux blasé en responsable, un bras droit un peu loufoque mais efficace, une jeune femme doué mais pas reconnue à sa juste valeur, un communiquant mal dans sa peau…mais aussi des situations loufoques qu’il faut pourtant bien résoudre, des aigreurs grandissantes et des amitiés naissantes, des coups de colère et des coups de foudre…toutes ces péripéties qui se terminent bien souvent par une séquence d’un lyrisme qui fait mouche.


Qu’il s’agisse de l’une comme de l’autre j’attends la suite des aventures de ces paumés magnifiques avec impatience. De la Lune au anneaux de Saturne, il est parfois bon d’avoir la tête dans les étoiles...

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Commentaires

Donald87
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Donald87
Je n'ai pas trop le temps mais je vais voir pour "Avenue 5" car j'apprécie beaucoup Hugh Laurie.