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Test de Concrete Genie (PS4)

TEST de Concrete Genie : Vague à l'âme et peinture à l'eau

Par Julien Inverno - publié le
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Concrete Genie est un titre exclusif à la PS4 qui a cette drôle d'idée, en 2019, de vouloir nous faire jouer de nouveau avec la fonction de détection de mouvement du DualShock 4. En effet, on y incarne Ash, un garçon aussi imaginatif que doué en dessin et qui en repeignant les murs d'un lieu aujourd'hui délabré grâce à un pinceau magique (c'est à cette occasion qu'on bouge la manette), espère redonner vie à cet endroit autrefois joyeux. Une belle idée, une touchante personnalité, mais malheureusement un jeu qui ne convainc pas. Explications.

À Denska, petite ville de pêcheurs abandonnée et désormais bien morose, tout invite Ash à broyer du noir. Le jeune garçon est en effet chahuté par une bande de petits teigneux qui, en préambule du jeu, déchire son carnet de dessins, refuge du héros dans lequel ce dernier imagine des monstres tous plus rigolos et colorés les uns que les autres. À la poursuite des pages volantes de son carnet, Ash va découvrir un grand pinceau magique qui offre le formidable pouvoir de recouvrir les murs de motifs colorés et magiques.

Mais lequel, surtout, permet de donner vie aux monstres qu'il a imaginés dans son carnet, en fait de gentilles créatures, des génies, avec lesquelles il sera question d'interagir pour progresser et réaliser des actions qu'Ash ne peut effectuer par lui-même, comme court-circuiter un disjoncteur ou enflammer différents objets. Sur le papier, le pitch de Concrete Genie relève d'une sensibilité touchante et semble séduisant. Malheureusement, ce qui ferait certainement un très joli livre pour enfants ou un court-métrage poétique ne donne pas ici naissance à une expérience réussie.

Ash et les Génies-monstres

Il est cruel de tirer ce genre de bilan pour un titre comme Concrete Genie qui a sans aucun doute reçu tout le soin et l'affection possibles de la part de son studio de développement Pixelopus, deux choses qui, on l'apprend au fur et à mesure du récit, ont manqué aux gamins qui martyrisent ce pauvre Ash. Dans son propos, porté par une direction artistique singulière, Concrete Genie peut être touchant, à l'image des génies, créatures d'autant plus amusantes qu'elles s'animent après que la joueuse ou le joueur a décidé de son apparence (à travers une sélection d'attributs prédéterminés) et qu'elles prennent littéralement vie sous ses yeux.

Mais l'interaction au final très limitée avec ces créatures magiques laisse à penser que la création et la présence de ces monstres gentils relèvent finalement du gimmick. Passée la sympathie qu'ils procurent, le déroulé de Concrete Genie s'avère pénible pour ne pas dire barbant, sans idée permettant d'offrir un peu de relief à la progression.

Beaucoup d'ampoules, peu d'idées

Car dans Concrete Genie, il sera, à répétition, question d'allumer des guirlandes d'ampoules , en barbouillant les murs, permettant ainsi aux génies de passer d'un pan à l'autre, de leur frayer un chemin de couleurs, pour qu'ils s'interagissent avec des éléments du décor et ainsi débloquer l'impasse du moment. Ce qui au regard du peu de situations inspirées devient une routine dans laquelle, malgré la bonhomie des bêbêtes, on se surprend à soupirer toutes les deux minutes face au peu d'amusement procuré.

La faute donc à une progression aussi convenue que l'interaction avec les monstres est finalement très limitée. Il faudra aussi régulièrement leur dessiner un motif qui leur fera plaisir afin d'avoir la possibilité de leur demander de l'aide et obtenir la recharge magique du pinceau pour recouvrir une matière maléfique, impossible à nettoyer sinon. Des phases redondantes et sans relief constitutive malheureusement de l'essentiel du déroulé et du fond de Concrete Genie.

Moyen
5
Où acheter :
Si le capital sympathie des gentils monstres muraux de Concrete Genie est indéniable, pour tout le reste, le titre développé par le studio californien Pixelopus peine à briller au-delà de sa direction artistique singulière. Sans proposition de jeu originale et une interaction très limitée avec les génies, la progression est sans saveur, téléguidée et l'on choisira bien rapidement de délaisser la détection de mouvement au profit du stick droit, ce qui en dit long sur la réussite du concept initial.
par
+ On aime
  • Une identité visuelle singulière portée par une réalisation au niveau.
  • Des monstres rigolos qu'on prend plaisir à voir s'animer et hanter gentiment les murs.
- On n'aime pas
  • L'interaction très limitée avec les génies, à l'aspect finalement assez uniforme.
  • Une progression très convenue, sans éclat, sans surprise, peu inspirée.
  • La détection de mouvement qu'on remplace au bout de deux minutes par le jeu au stick droit...
  • Mode VR anecdotique.
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