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Test de Wolfenstein : Cyberpilot (PlayStation VR)

TEST de Wolfenstein Cyberpilot : L'expérience VR qui tourne Kurt

Par Jonathan Bushle - publié le
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Wolfenstein : Cyberpilot est disponible sur PC et PS4 depuis quelque temps, et l'on s'est penchés sur son cas avec une version PS VR. Deux heures plus tard, le verdict tombait déjà. Cyberpilot est-il aussi réussi et à la hauteur de Youngblood ? Rien n'est moins sur...

Ce n'est pas monnaie courante d'avoir une bonne connexion internet pour sa PS4 sur son lieu de vacances. Un casque VR, ça l'est encore moins. C'est pour cela que début août, nous vous proposions notre test du réussi Wolfenstein Youngblood, mais pas celui de Cyberpilot qui sortait pourtant le même jour. Mais puisque mieux vaut un peu tard que jamais, le voici !

Ah bon !?

VRception

Dans Wolfenstein Cyberpilot vous êtes un... cyberpilote évidemment, attaché à sa chaise, bien à l'abri dans un bunker, ou vous pouvez piloter tout un tas de machines (trois) dans un Paris occupé, aux couleurs 80s', un poil néon/K7 version rouge sanglant. Notre bougre, toujours assis, va faire la navette entre les différents étages de sa planque avec un ascenseur, pouvant même accéder au dernier étage à une salle de réalité virtuelle qui va lui permettre de contrôler les machines. Oui, oui, une salle en VR dans un jeu lui même en VR. La narration, toujours du point de vue du héros, se fera uniquement en huit-clos dans le Bunker, via une radio où un premier PNJ va s'adresser à vous ainsi qu'à une I.A. muette qui n'aura qu'un écran et du texte pour communiquer. Notre cyberpilote est quant à lui bien évidemment interdit de parole, et ce même si on va nous demander de faire oui de la tête au début... Du début à la fin, il restera scotché à son fauteuil qui le mènera vers un final un poil plus surprenant que le reste, mais pas forcément dans le bon sens du terme ! De plus, le tout est plutôt lent, et pas aussi drôle, ni irrévérencieux, que ce à quoi Wolfenstein nous habitue ces dernières années. Clairement, on reste un peu sur sa faim.

Paris, c'est plus ce que c'était...

Paristadt !

Un des aspects les plus séduisant de Youngblood pour nous autres pauvres Français était bien sur la représentation de notre capitale dans un jeu vidéo, fait plutôt rare. Cyberpilot prend place un tout petit peu avant les événements de celui-ci, et on reconnaît bien évidemment quelques décors empruntés au FPS. Comme dans ce dernier, ce n'est pas la vraie métropole, inutile d'essayer de chercher l'hôtel particulier de votre riche cousin du XVIème ou cette rue où vous avez mangé la semaine dernière. Le tout reste tout de même convaincant, et c'est un vrai plaisir d'observer en réalité virtuelle toutes ces façades haussmanniennes, même drapées de rouge. Pour le coup, Killing Floor : Incursion est un poil plus réussi sur ce point et si c'est le(a) chauvinisme/patriotisme/nationalisme/fierté qui vous guide (Note du rédacteur : nous ne cautionnons pas tout ces points).

C'est plus spectaculaire sur la capture d'écran qu'en jeu !

Un enfant et une fourmilière

Dans Cyberpilot, vous allez donc pouvoir piloter trois machines dans quatre niveaux, avec toujours le même cheminement : on répare et on pirate la bête à l'atelier, en la manoeuvrant avec un pont roulant magnétique du futur, qui est peut être bien la meilleure interaction du jeu. En se déplaçant entre les différents étages de la base, on trouve le matériel nécessaire à notre tâche. Le tout reste très scripté, linéaire, mais nous sommes peut être en présence des meilleurs moments jouables de Cyberpilot malgré sa narration aux fraises. En effet, le reste est moins folichon et on va s'en rendre compte dès le tutoriel, sorti tout droit de DOOM VFR.

On commence l'aventure avec un Panzerhund, un gros chien mécanique nazi géant. Les déplacements sont basiques, on avance, on strafe, on recule et on tourne. Trois armes sont disponibles : un lance flamme, une charge dévastatrice qui explose les ennemis et une impulsion circulaire à l'utilisation limitée dans le temps. On pourra aussi se soigner en posant la manette sur le support dédié. La prise en mains est immédiate, plutôt simple et les commandes répondent au doigt et à l'oeil. Un peu plus réussies au MOVE qu'à la Dualshock, mais malheureusement, des le niveau Panzerhund, le tout se montre un peu mou, les combats manquent de panache. Les ennemis sont stupides et méritent de devenir de la chair à canon. La difficulté en Normal est aux abonnés absents : il suffit de se soigner, parfois même sans se mettre à couvert, pour survivre... On est loin, très loin du challenge de The New Colossus par exemple...

Le pied de biche, un grand classique...

Plus c'est petit, plus c'est mignon

La seconde machine, le drone, est un peu plus sympa. Il offre la possibilité de voler, de prendre ou perdre de l'altitude, avec une maniabilité là encore assez bien étudiée, qui ne rend pas malade. L'échelle est celle du drone, et à travers ses yeux, le monde est plus grand, comme si l'on voyait à travers les yeux d'un enfant. Le gameplay est ici un poil plus prenant que des gunfights mous puisqu'il sera principalement question d'infiltration. On pourra assassiner silencieusement nos ennemis, devenir invisible pour un temps limité ou même pirater des terminaux avec un mini-jeu pas vraiment palpitant. Le drone est néanmoins la phase la plus réussie, même avec son I.A. foireuse, puisque le troisième engin, un gros robot géant, est lui aussi bien décevant. En dépit de sa sulfateuse et son lance-roquette censées apporter du punch, on s'ennuie ferme pendant les affrontements. Le refroidissement des armes est mal fichu et on se contente bien souvent de mitrailler sans gérer la surchauffe, qui semble de toute façon inévitable. On nous avait gardé le gros morceau pour la fin, mais ce robot géant offre trop peu de sensations de puissance...

Que c'est mou du genou !

Wolfenstein VR 486 DX2

Une fois les trois premières quêtes bouclées, surprise : une quatrième fait son apparition, brise un peu la routine et fait (enfin) démarrer le scénario sur autre chose que la préparation d'un assaut pré-Youngblood avec le final que nous évoquions tout à l'heure. Le tout se boucle en une heure et demi environ, et propose peu de rejouabilité, et des trophées à la con plus durs que le jeu en lui même. Pas de sélection de niveaux non plus, les amis de passage devront tout se farcir, avec les longueurs, avant de pouvoir se battre pour Paris dans des affrontements flemmards. Franchement, on à été un peu déçus par Cyberpilot, et Bethesda, très actif dans le domaine de la VR, nous à déjà présenté bien mieux, et ce même à partir de vieilles recettes. Cyberpilot est clairement un ou deux crans en dessous de ce que propose le reboot de Wolfenstein depuis maintenant quelques années.

Insuffisant
4
Où acheter :
Wolfenstein Cyberpilot est un jeu en réalité virtuelle qui vous propose d'évoluer dans la même Paris occupée que Wolfenstein Youngblood, sorti le même jour. Mais contrairement au FPS coopératif sus-cité, Cyberpilot a bien peu de qualités : trois machines à piloter, mais avec des sensations de tir mollassonnes et des combats peu palpitants et trop faciles. Seul le drone propose un peu plus de plaisir, avec sa jouabilité à base d'infiltration, un comble pour un Wolfenstein. Avec ses quatre missions, animées par une narration elle aussi soporifique, le tout se révèle très léger en termes de contenu. L'aventure se boucle en moins de deux heures, avec une rejouabilité limitée et sans sélection du niveau - il faudra à nouveau subir toutes les longueurs du scénario. Très franchement, ce Cyberpilot, aurait très bien pu être offert sur la galette de Youngblood, ça lui aurait ajouté de la valeur. En tant qu'entité stand-alone, il vaut pas grand chose, et on ne le conseille qu'aux fans hardcore de Wolfenstein, ou aux férus de VR qui croquent sans distinction tout ce qui leur passe sous la dent.
par
+ On aime
  • Paris en VR !
  • Simple à prendre en main.
  • Les phases avec le drone.
- On n'aime pas
  • Des combats peu palpitants, mollassons.
  • Très court, se boucle en moins de deux heures.
  • Peu de rejouabilité au programme.
  • Des longueurs dans un scénario anecdotique.
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