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Test de My Time At Portia (PC)

TEST de My Time At Portia : Comment passer du bon temps

Par Vincent Elmer-Haerrig - publié le

Après avoir passé plusieurs mois en early access,  My Time At Portia est enfin sorti officiellement. Un titre qui propose de belles idées sur le papier, avec un mélange des genres qui ont fait le succès d'autres jeux par le passé. La prise de risque est minimum, alors forcément, ce n'est sans doute pas l'originalité qui va le caractériser, mais derrière un aspect candide et naïf se cache un jeu d'une profondeur insoupçonnée. Voici pourquoi.

My Time At Portia est un curieux mélange à plusieurs égards. On est tout d'abord séduits par un nom prestigieux. La Team 17 a fait les belles années des plus vieux joueurs, notamment sur Amiga. Mais en grattant derrière l'éditeur, on trouve aussi Pathea Games, responsable d'une poignée de jeux depuis 2010 qui fleurent bon les assets chinois qu'on peut croiser dans tant de MMORPG gratuits. Mais ici, ce n'est pas péjoratif, car la direction artistique a voulu s'inspirer des productions de Studio Ghibli. Rien que ça !

Les interactions sociales possibles sont assez nombreuses.

Veux-tu être mon ami ou mon mari ?

De fait, le jeu est effectivement très mignon, avec des graphismes très édulcorés et une ambiance parfaitement sympathique. Le tout sans demander une configuration de RoXXor pour tourner en "ultra". Le jeune héros de My Time At Portia débarque dans la ville pour reprendre l'affaire et la maison de son père. Ce dernier était un artisan renommé et il y a du boulot pour que notre héros puisse reprendre dignement le flambeau. Pour le moment, c'est une bicoque pleine de courants d'air avec un simple lit qui servira à sauvegarder les journées passées.

Portia est une ville qui comporte de nombreuses boutiques et lieux, formant ainsi le Hub principal du jeu. Ses habitants peuvent tous être abordés pour engager la discussion. Au début, il s'agira surtout de masquer un didacticiel afin d'aborder les aspects les plus rudimentaires du jeu, mais ce sont de véritables relations qu'il faut développer avec les autres. Pour cela vous pouvez jouer, offrir des cadeaux et même vous battre. La vie n'est pas un long fleuve tranquille et on ne peut pas plaire à tout le monde, vous aurez aussi votre Némésis.

Les relations avec les habitants de Portia et des alentours représentent une partie non négligeable du jeu. Elles donnent vie au personnage et façonnent sa personnalité en fonction des choix du joueur. Au point de mener au mariage et à la fondation d'une véritable famille. Une fois qu'elles se développent, on sent très clairement une inspiration (assumée) proche d'Animal Crossing. Tout le monde vaque à ses occupations et respecte un agenda. N'espérez pas aller déranger quelqu'un dans une boutique à minuit. Les horaires, ça se respecte. En revanche, ce qui est parfois moins respecté, c'est une traduction en français correcte, puisqu'ici elle est souvent approximative.

On tombe rapidement sous le charme des graphismes.

Cultivez votre jardin

Animal Crossing, c'est déjà un ingrédient gagnant. Reste à ajouter des mécaniques de jeu qui ont fait leurs preuves. En la matière, et pour garder une inspiration très asiatique, on peut se tourner vers Harvest Moon et consorts. Le jeune homme est un artisan. À ce titre, il se verra confier toutes sortes de missions de fabrication. La première et la plus importante sera de fabriquer un pont.

Pour ce faire, il faudra ramasser des matières premières, explorer la région et gérer un inventaire au moins aussi fourni que dans un Minecraft. La gestion des ressources et des transformations qu'elles pourront subir nous amène forcément à évoquer le jeu de Mojang, tombé dans l'escarcelle de Microsoft. On y ajoute l'élevage et la culture et vous avez maintenant l'âme d'un véritable homme à tout faire. Il faudra donc avoir un certain sens de l'organisation pour trouver les graines nécessaires aux cultures, réunir les conditions d'un élevage en bonne et due forme et continuer à fournir les commandes d'objets que vous devrez honorer.

Au fur et à mesure que l'atelier grandit, de nouveaux outils sont développés, donnant eux mêmes accès à d'autres évolutions encore plus complexes. Ce jeu de poupées russes est infini et heureusement grandement facilité par l'existence d'un compendium listant à la fois les éléments nécessaires à une fabrication et leurs matières premières. La plupart du temps, il n'y a aucun délai à respecter. Même si le petit monde de Portia a sa vie propre, le joueur évolue à son rythme et à sa guise, sans pression.

Ceci dit, si tout cela vous semble monotone, vous pouvez également choisir de partir à la conquête du monde.

Les magasins regorgent d'objets utiles.

Explorez comme Indiana Jones

Portia comporte plusieurs zones infestées de monstres. Jamais horrifiques, toujours sympathiques, ils titillent la fibre des grands enfants que nous sommes restés. Mais ce sont de véritables Boss que vous devrez affronter. Pas question d'y aller sans préparation, le personnage évolue bien entendu comme dans un jeu de rôle (en diverses compétences, en niveaux) et devra être équipé en conséquence. Armes et armures devront donc être découvertes et/ou fabriquées. Il lui faudra également profiter de la milice, qui pourra partir en raids sans lui pour certaines missions et l'appuyer.

L'aspect exploration est quant à lui campé par les ruines que vous devrez explorer à coups de pioche. Et c'est littéral. Grâce à un scanner de détection, vous devrez vous transformer en chercheur de trésor toujours plus vorace, à creuser des galeries dans tous les sens pour dénicher des objets rares et en apprendre plus sur le passé de Portia. Ce faisant, ce sont aussi les indispensables réserves de minerais qu'il faut approvisionner pour les nombreuses fabrications à venir.

Ces escapades dans les ruines (ce sont des grottes) ne font qu'augmenter le sentiment de fraîcheur et de bien être ressenti lorsqu'on en sort pour revenir au grand air. Portia est un pays où le soleil brille d'une insolente insouciance. C'est un jeu positif au sens premier du terme et c'est bien ce qui pourrait vous pousser à craquer pour partir régulièrement en voyage et développer votre petit monde et votre petite affaire.

Très bon
8
Les bases de My Time At Portia sont très solides. Le contraire eut été étonnant, eu égard aux inspirations que vous avez pu voir citées dans ce test. Si ces dernières vous ont déjà séduit par le passé, vous ne devriez pas être déçus. En revanche, ne vous attendez pas à être surpris, car malgré son aspect éminemment sympathique My Time at Portia manque d'originalité et souffre encore de quelques bugs de collisions (mineurs) et de finitions au niveau des traductions. La confiance est cependant suffisante chez Team 17 pour annoncer des portages consoles et même une version Mac. Surtout que sa profondeur dément son aspect enfantin. Si toutes les promesses de développement sont tenues (histoire maritale, nouveaux bâtiments, jeux de bars, événements saisonniers...) il pourrait aussi tenir sur la durée. Comment ? Qui a dit qu'il irait comme un gant à la Switch ?
par
+ On aime
  • Il est en français.
  • La direction artistique est agréable.
  • L'ambiance positive.
  • De bonnes inspirations.
  • Des centaines d'heures de jeu en perspective
  • Pas de pression
- On n'aime pas
  • Une traduction incomplète.
  • Peu de réelles innovations.
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Les interactions sociales possibles sont assez nombreuses. On tombe rapidement sous le charme des graphismes. Les magasins regorgent d'objets utiles. Des petits jeux existent au sein même du monde de Portia. Tous les jours il faut vérifier le courrier. Certaines missives sont très importantes.
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