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Test de The Swords of Ditto (PS4)

TEST de Swords of Ditto : Le Rogue-Link d'outre-tombe

Par Thomas Pillon - publié le

Presque aussi vieux que le jeu vidéo lui-même, le genre du rogue-like semble avoir entamé depuis quelques temps une remontada, tant et si bien qu'il inspire et infuse aujourd'hui bon nombre de productions. Et parce que l'on n'arrête pas les progrès de la science, voici venu le croisement assez logique entre le rogue-like et le Zelda-like. 

Le premier effort du studio One Bit Beyond s'appelle donc The Swords of Ditto, et s'inspire ainsi très clairement des aventures en 2D du plus célèbre des Hyliens pour proposer un rogue-like accessible, mais pas pour autant dénué d'intérêt.

La direction artistique profite d'une palette de couleurs chatoyantes.

20 centuries folks

Si The Swords of Ditto emprunte au genre sa relative indifférence face à la mort qui finit inéluctablement par frapper, un petit twist scénaristique apporte un peu de piquant à cette aventure haute en couleurs. Vous serez dès le début mis en garde : si votre avatar ne parvient pas à vaincre le maléfique antagoniste Mormo pour rendre au monde sa quiétude et sa beauté, les habitants en seront quittes pour un siècle de souffrances et de misère, avant que votre héritier n'émerge pour tenter un nouveau bottage de fesses. 

Ces héros qui se lanceront ainsi tous les 100 ans à l'aventure profiteront heureusement de toute l'expérience acquise par leurs ancêtres tombés au combat, et ce grâce à votre épée, qu'il faudra néanmoins aller chercher sur la tombe de votre avatar précédent, une mécanique redondante qui devient rapidement très pénible, même s'il on prend le temps de danser sur ladite tombe. Petit problème : en un siècle, ces foutus mobs se sont sacrément endurcis.

Accessible d'entrée de jeu, le donjon final nécessite d'attendre patiemment le quatrième jour.

Rise form your grave

Une fois la lame en votre possession, il ne vous reste plus qu'à découvrir ce nouveau monde aléatoirement généré qui vous tend les bras. Enfin... pas tout à fait : hormis la bourgade dans laquelle vous pourrez vider vos votre bourse en achetant des objets de soin ou des améliorations sous la forme de stickers à équiper, le reste de la faune en présence souhaite carrément votre mort. Et le plus vite possible. Il vous faudra donc déambuler et trouver votre chemin à travers une world map resserrée, mais qui réserve de nombreuses surprises.

Pour espérer vaincre Mormo, il faudra d'abord porter de nombreux coups d'estoc à ses hordes de mobs dévoués pour monter en niveau avant que ne sonne l'heure du combat final. Car quel que soit votre avatar du moment, The Swords of Ditto ne vous laissera en tout et pour tout que quatre jours avant de vous obliger à aller vous frotter au terrible Mormo. Vous avez dit Majora's Mask ? Mais en l'occurrence, la perspective de mourir n'est plus si stressante : même s'il faudra reprendre l'exploration de zéro, le joueur pourra toujours choisir d'aller roupiller pour directement se rendre au jour de l'affrontement, condition sine qua non pour pénétrer comme un malpropre l'intimité de Mormo.

Le bus magique n'est heureusement jamais en grève.

The Book of Mormo

Accessible et incroyablement flatteur sur le plan visuel, notamment grâce à une animation sacrément détaillée qui ne souffre d'aucun ralentissement, The Swords of Ditto pourrait offrir une sympathique porté d'entrée au genre à ceux qui redoutent encore de se frotter à la génération aléatoire. En revanche, ses combats limités et vite redondants ne parviennent pas à offrir suffisamment de renouveau sur la durée pour se lancer tête baissé à l'assaut des donjons placés sur votre chemin.

Si la galerie de personnages croisés bénéficie grâce à la direction artistique chatoyante d'un capital sympathie certains, les ennemis tombent un peu trop vite dans les travers du color swap pour justifier l'exploration des dédales souterrains très nombreux au demeurant. Heureusement que les puzzles proposés laissent une certaine part de liberté dans leur résolution, ce qui offrira en plus de jolies pistes à exploiter en combat, grâce à de très nombreux items aux vertus insoupçonnées. Chaque descendant pourra en plus se voir imposer des règles spéciales sous la forme de bonus/malus qui pourront pimenter chaque run, ou accélérer votre propension au suicide, au choix.

Satisfaisant
6
A priori bien sous tous rapports, The Swords of Ditto offre une expérience de rogue-like accessible et portée par une direction artistique léchée qui donne une belle occasion de s'essayer au genre, sans risque d'être immédiatement rebuté par une difficulté venue d'ailleurs. Grâce à la transmission de l'expérience acquise, la mort n'est plus si douloureuse, et offre la possibilité de grinder en conséquence. Mais les vétérans du genre sentiront sans doute rapidement une certaine forme de lassitude s'installer, la faute à des combats somme toute basiques qui poussent à explorer en courant les nombreux donjons aléatoires. Si vous êtes curieux de découvrir le genre (seul ou à deux), ou que la répétitivité ne vous effraie pas, The Swords of Ditto possède alors suffisamment d'atouts pour se lancer dans l'aventure qui s'inspire avec justesse des Zelda 2D de la grande époque, sans toutefois renouveler le genre.
par
+ On aime
  • Un rogue-like accessible qui peut ouvrir au genre.
  • Un tas d'objets plus ou moins débiles à découvrir et équiper.
  • Une aventure en coop'...
  • L'animation rigoureusement inattaquable.
  • L'expérience accumulée qui rend la mort moins frustrante.
- On n'aime pas
  • Le principe qui oblige à aller chercher à chaque fois son épée, une TRÈS mauvaise idée.
  • Répétitif par nature.
  • ...local uniquement.
  • Un scénario qui s'épuise vraiment trop vite.
  • Toujours le même type de quêtes.
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La direction artistique profite d'une palette de couleurs chatoyantes. Accessible d'entrée de jeu, le donjon final nécessite d'attendre patiemment le quatrième jour. Le bus magique n'est heureusement jamais en grève.

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