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Test de Senran Kagura Burst Re:Newal (PS4)

TEST IMPORT de Senran Kagura Burst Re:Newal : Et Marvelous inventa le mini best-of

Par Jonathan Bushle - publié le

Otakus de tous bords, amateurs de waifu 2D et autres curieux de passage, l'heure est grave : un nouveau Senran Kagura vient de voir le jour au pays du soleil levant, en exclusivité sur PS4 (pour l'instant ?). Après un épisode aquatique assez décevant l'an dernier, Marvelous se doit de relever la barre, sous peine de voir une de ses séries phares perdre de la vitesse. Le challenge est il relevé ?


Test réalisé à partir d'une version import japonaise
fournie par notre partenaire Nin-Nin-game.com.


Un bon niveau de Japonais est-il requis pour y jouer en import ?

Non ! Même sans aucune connaissance en kanji et autres katakana, vous devriez arriver à vous repérer facilement dans les menus, la boutique, et même être capables de marquer le trophée de platine du jeu (trophées qui sont en anglais, au passage). Vous ne passeriez qu'à côté des habituelles blagues salaces et de l'histoire proposées par le titre.

 

Haaa, Senran Kagura. Si cette série n'existait pas, il faudrait l'inventer ! Elle représente un peu, avec Gal*Gun, la quintessence de ce que l'habillage de jeu "sexy" peut nous offrir, et elle s'est même permis de démocratiser le vêtement qui se déchire au fil des combats. Comme chaque année au Printemps, il fait plus chaud, les chairs se dénudent et un nouvel épisode de cette saga voit le jour. Signe d'un certain succès d'estime, après avoir été déclinée en plusieurs spin of plus ou moins réussis, la série revient à ses premières amours : la baston. Elle s'offre ainsi un véritable remake du tout premier épisode sorti sur Nintendo 3DS, et pas juste un remaster HD, puisqu'on abandonne la jouabilité 2D vue de côté de l'époque pour adopter celle que Shinovi Versus proposait sur PS Vita, en 3D, et plus proche du Musô pour le coup. Mais alors, le résultat se montre-t-il à la hauteur ? C'est ce que nous allons voir.

Les contres sont plus plus faciles avec la marque au sol !

Vite fait bien fait

Si vous êtes un habitué, autant vous le dire tout de suite : vous serez en terrain connu. Même si Burst n'a plus grand-chose à voir avec le jeu d'origine, jouabilité 3D oblige, l'histoire reste la même. Si vous êtes nostalgiques, quelques autres petits détails pourraient également vous chagriner, comme l'abandon du hub où l'on pouvait se balader entre chaque mission, remplacé par un menu tout classique, ou encore les filles qui se rhabillent dans les cinématiques post-mission, et ce même si elles ont étés dénudées en combat. Et je n'aurais jamais cru écrire ça un jour, mais on regrette aussi la disparition de la "loot box" à petites culottes, qui n'a pas été reconduite en vue d'enrichir ce remake. Mais en fait, plutôt que de remake, on ferait mieux de parler de transposition : on prend tout ce qui à fait Burst et on l'adapte à la sauce Shinovi/Estival Versus, et comme nous allons le voir, c'est là que l'opération se révèle un peu fainéante et montre assez vite ses limites.

Pour ce qui est de la jouabilité, on réutilise celle des épisodes sortis sur les consoles de Sony, avec deux types d'attaques : un dash, une garde, et toujours de longs (très longs) juggles dans les airs pour remplir une jauge d'attaque spéciale, capable de déchirer les vêtements et d'envoyer de multiples adversaires au tapis d'un seul coup. L'ensemble se montre toujours très nerveux, mais aussi très répétitif, bien que quelques petites nouveautés viennent égayer la chose, à commencer par l'apparition d'un gabarit au sol quand vos ennemis vont attaquer, pour rendre la mécanique de contre plus évidente et intéressante à utiliser. Les conditions pour ruiner complètement les tenues (DLC ou pas) des adversaires sont toujours plus simples depuis Estival Versus, et on continue sur cette lancée. Cela devient même très facile si on garde en réserve un "burst" pour la fin d'un combat, qui permet d'avoir une attaque spéciale supplémentaire pour toutes les héroïnes.

Trois difficultés sont toujours de la partie, directement accessibles pour les plus téméraires, et on fait toujours passer des niveaux à ses combattantes pour gagner plus de vie, d'attaque, de défense, de ki et de nouvelles attaques spéciales. Il sera même possible de booster l'acquisition de ces niveaux assez facilement avec des récompenses obtenues tout au long du jeu ! En terminant un arc, vous avez suffisamment de points pour faire monter un des personnages niveau 50 d'un seul coup, ce qui pourrait vous filer un sacré coup de pouce si vous bloquez sur un passage ou pour les dernières missions bonus qui peuvent se montrer assez traîtres... Là dessus, on s'en doutait, la formule fonctionne toujours.

Des attaques spéciales démesurées...

Menu à 5€

Le moment ou l'on commence donc vraiment à douter du potentiel de ce Burst Re:newal, c'est quand on s'intéresse à son contenu. Le mode histoire est constitué de 82 missions, et moitié moins en bonus, qu'il sera possible de boucler en 10 bonnes grosses heures, le jeu vous demandant un investissement doublé si vous visez le 100%. Là dessus, c'est raisonnable, mais tout au long de l'aventure, on ne pourra pas s'empêcher de pester, car une grande majorité des modèles 3D et des décors sont recyclés de précédents jeux de la série. À commencer par les ennemis, qui proviennent de Shinovi et Estival Versus pour le plus grand nombre, les seuls retravaillés pour le remake étant ceux... tirés de Burst et re-modélisés pour l'occasion, mais qui n'apparaissent que dans une poignée de missions. Et ce n'est pas la dizaine de mobs boostés aux hormones qui se cachent sur la carte ou dans les missions secondaires qui vont nous enlever ce petit goût amer de déjà-vu.

D'autant plus que comme je vous le disais, pour ce qui est des décors, là-encore, énormément de recyclage, puisque presque rien n'est inédit, et vous avez déjà probablement arpenté les couloirs de ce Senran Kagura Burst Re:newal si vous êtes un vieux briscard de l'arrachage de costume. Avec une garde-robe constituée de tenues que vous aurez aussi plausiblement déjà vues, et au nombre plutôt limité dans le jeu de base, il faudra donc se tourner vers le contenu payant pour émoustiller nos rétines avec un peu de fraîcheur vestimentaire. À ce propos, il est de bon ton de noter que l'on peut récupérer quelques-uns de nos DLC payés pour Shinovi et Estival Versus. Il faut bien le dire, ce côté remake couplé à l'utilisation d'éléments de jeux de tous les épisodes de la série donne un gros côté "best of" à l'ensemble. Et c'est peut être là dessus que Marvelous et son producteur historique Kenichiro Takaki se sont le plus plantés.

... pour mettre à nu son adversaire !

Burst-Out

En effet, quand on va voir son groupe préféré en concert, on s'attend à ce qu'il joue tous ses meilleurs titres, et pas qu'il en zappe la moitié ! Il est vrai, me direz-vous, que Burst, dans sa version 3DS, ne comptait que 10 personnages. Mais bien d'autres sont apparus depuis. Et quitte à tout recycler, pourquoi ne pas en faire autant avec les héroïnes ? Pourquoi sortir un jeu aux allures de compilation pour au final se contenter des 10 personnages de base ? Ah mais non, attendez, je dis des bêtises. Les 10 autres combattantes sont disponibles... en contenu payant. Franchement, la pilule à du mal à passer. À ce stade, le remake semble opportuniste, avec très peu de nouveautés et un assemblage à la Frankenstein d'éléments piqués ici et là dans d'autres jeux, avec des DLC qui font eux-mêmes du recyclage. Attention, le jeu n'en est pas mauvais pour autant, mais on est clairement sur une pente glissante.

Pour en terminer avec le contenu, D'autres réjouissances plus classiques sont de la partie, comme avec une galerie toujours très complète, comme d'habitude, ou l'on pourra revoir les phases de roman visuel du jeu, constituées de dialogues, de modèles 3D ou de jolies illustrations dans une narration proche du light novel. Le mode poupée est lui aussi toujours là, et on pourra y choisir les tenues, les poses et même interagir avec les nymphettes du jeu. Pas de réalité virtuelle cette-fois ci par contre ! Au niveau technique, rien à signaler, les modèles 3D sont assez beaux mais les décors plutôt pauvres, et le tout tournant sans aucun problème en 60 fps. Mais avec tout ce recyclage, on ne peut pas s'empêcher de dire que si Marvelous était vraiment une entreprise éco-responsable, elle n'aurait sorti son jeu qu'en version digitale.

Moyen
5
Où acheter :
Senran Kagura Burst Re:Newal est un remake du premier jeu de la série, mais qui abandonne la jouabilité 2D des débuts de la série pour passer à celle en 3D des derniers épisodes. Si le jeu est plutôt complet et les combats fidèles à ce qui s'est fait jusque là, on va très vitre remarquer que presque tout dans ce titre est recyclé depuis d'autres épisodes de la série, et pas seulement du Burst originel sur 3DS, pour un mélange final aux allures de compilation "best of" plutôt que de vrai remake du premier. Ennemis, décors, tout y passe, et si on aurait donc pu nous donner aussi les personnages apparus après, présents de base dans les deux derniers épisodes, il n'en est rien. Il faudra payer pour agrandir le casting ! Malgré cet aspect, on prend tout de même toujours du plaisir à jouer au jeu, mais attention, Marvelous joue à un jeu dangereux avec cette sortie, il faut bien le dire, un peu facile.
par
+ On aime
  • Des combats nerveux...
  • Le fan service.
  • Des DLC d'anciens épisodes compatibles.
- On n'aime pas
  • ...Mais répétitifs.
  • Du recyclage en pagaille.
  • Presque rien de nouveau.
  • La moitié du casting en DLC.
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Les contres sont plus plus faciles avec la marque au sol ! Des attaques spéciales démesurées... ... pour mettre à nu son adversaire !
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