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Batman : Arkham Asylum, le test sur PlayStation 3

Bienvenue à la maison, Batounet !

Pia18h00 | 24 Août 2009 | 259
PS3
par Pia
5
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OUTILS
NOUVEAU !
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Batman n'avait jamais été aussi proche de ses ennemis. Piégé sur une île d'Arkham toute entière à la merci du Joker, le Chevalier Noir va faire des pieds et des poings (et des batarangs !) pour mettre fin à cette farce sanglante. Et rien ne saurait entraver son inexorable progression, pas même ses ennemis les plus mortels. Car dans Batman Arkham Asylum, la Chauve-Souris évolue dans ce jeu oppressant et intimiste, comme s'il était sur son propre territoire. Ce qui n'est peut-être pas tout à fait faux.

Les premiers instants du séjour de Batman dans l'asile d'Arkham sont virils et violents. Les rixes éclatent et les coups pleuvent. Le Chevalier Noir se livre avec une étonnante facilité à ce qu'il sait faire de mieux : corriger les malfrats. Le système de combat est simplissime mais pourtant impressionnant. Tout y est question de timing. Parer des coups, enchainer les attaques sur différents ennemis, et déclencher les "take down" scriptés au bon moment, toutes ces actions se lancent avec seulement deux boutons. Mais récompensent les joueurs de mouvements létaux d'une puissance jouissive : éliminations immédiates, KO d'une rare violence, prises totalement maitrisées... On ressent douloureusement les impacts et la souffrance des costauds qui osent s'attaquer à Batman. Et Incarner le redoutable chasseur procure un plaisir d'autant plus féroce.

Comme un Killer Croc dans l'eau des égouts

L'île d'Arkham est gigantesque. Elle regorge de mystères ensevelis, chacune de ses zones laisse admirer une architecture inédite et nous baigne dans une ambiance qui lui est propre. Ainsi, le centre médical affiche les murs au carrelage sale et l'insalubrité d'un hopital abandonné. Le centre administratif s'est installé dans l'ancien manoir de la famile Arkham, encore empreint de son histoire tragique. Et les jardins sont abrités par une gigantesque serre très XIXème, théatre d'une rencontre envoutante.... Mais contre toute attente, Batman n'est pas vraiment perdu dans les méandres de l'asile d'Arkham. Une porte fermée ne le retiendra pas longtemps, et la Vision du Prédateur, son tout nouveau gadget, va se révéler un atout majeur dans sa lutte contre les internés. En activant ce filtre, Batman peut scanner son environnement à la recherche d'issues dissimulées, et ainsi se faufiler même dans les batiments qui lui sont interdits, renforçant encore pour le joueur l'impression d'être un chasseur. Le Détective Masqué grimpe sur les plus hautes corniches et se faufile souplement dans les bouches d'aération. Malgré sa carrure de camionneur, il se meut avec une grâce surprenante. Il doit peser au bas mot une centaine de kilos, et se glisse, plus silencieux qu'un chat, dans le dos des hommes de main du Joker pour les éliminer silencieusement.

Plus silencieux qu'une Catwoman

À défaut d'être vraiment crédibles, les phases d'infiltration se révèlent hautement addictives. Elles reposent essentiellement sur des actions contextuelles. Il n'est pas possible de faire n'importe quoi n'importe quand, les différentes techniques d'élimination de Batman ne se déclenchent que lorsque toutes les conditions sont réunies. De la plus simple, lorsqu'il suffit de se glisser dans le dos d'un sbire tout en restant accroupis, aux plus alambiquées, en faisant sauter simultanément plusieurs surfaces fragiles placées juste sous les pieds de ses victimes. Ces disparitions répétées se répercutent directement sur l'état de nervosité des pauvres hères, et la redoutable vision du prédateur ne manque pas d'interpréter leur rythme cardiaque. Calme, ils restent seuls et attendent patiemment la venue du Batman. Nerveux, ils ont tendance à se regrouper entre eux, les rendant moins vulnérables et moins exposés à une mise à terre discrète. Terrifiés, ils tirent à l'aveuglette et leur comportement devient imprévisible. Dès lors, se débarasser d'eux se révèle un jeu pervers qui demande certes un tout petit peu de patience, car Batman demeure désespérement vulnérable aux balles, mais dont on ne se lasse pas. On peut même prolonger le plaisir en se mesurant aux défis du Joker, disponibles dans le menu du jeu. Ces épreuves reprennent en fait les environnements principaux du jeu, dans lequel il faudra éliminer les gardes tout en remplissant certains critères. Elles se débloquent au fur et à mesure de la progression du Chevalier Noir dans les différents bâtiments de l'île.

Donner sa langue au Sphinx

Se déplacer sur l'île n'est pas sans danger, car les hommes de main du Joker, fraîchement débarqués d'une prison de haute sécurité, y sèment la terreur. À nouveau, prudence et discrétion seront les maîtres mots. Mais prendre son temps pour en fouiller les moindres recoin s'avère souvent payant. Edward Nigma, le poseur de devinettes psychotique, a disséminé pléthore de bonus, sous forme de statuettes, d'énigmes, ou d'enregistrements audio. Les premières font appel à l'agilité de Batman et à nos réflexes, car elles se trouvent souvent dans des zones difficilement accessibles. Les secondes font surtout appel à notre connaissance de l'univers de Batman et à notre sens de l'observation, puisqu'il s'agit de "photographier" les éléments du décors désignés dans la devinette ; cela permet de glisser en caméo tous les excellents vilains qui n'ont pas été retenus au casting. Enfin, les bobines d'enregistrement offrent de savoureuses interviews entre les patients d'Arkham et les psychiatres. À écouter sans modération ! Chaque mystère d'E. Nigma découvert apporte son lot de points d'Expérience et nous récompense parfois d'une biographie ou d'une statuette d'un personnage de la mythologie de la Chauve-Souris. Irrésistible pour les fans, ces carottes pourront se révéler instructives ou anecdotiques pour les néophytes.

Comme une Chauve-souris en cage

De façon générale, les afficionados du Justicier Masqué auront toutes les chances d'apprécier Batman Arkham Asylum. Outre les sensations de jeu excellentes et la beauté des environnements (contrairement aux figurants qui sont un peu moins finement modélisés), ils se réjouiront surtout du scénario. Celui-ci fait la part belle à la psychologie des personnages et plus particulièrement aux rapports pour le moins houleux entre Batman et les internés d'Arkham, souvent savoureux. Il ne laisse donc pas vraiment de place à la liberté d'action, et les moins sensibles aux joutes verbales d'un Joker brillamment interprété risqueront de se sentir baladés par l'affreux. C'est volontaire, bien entendu, toute la saveur du titre reposant sur cette proximité presque malsaine entre l'Homme Chauve-Souris et ceux qu'il a réunis dans un même espace confiné, derrière des barreaux. Un leitmotiv ne tarde pas à se dégager : après avoir scanné le lieu du crime, Batman suit une piste visible uniquement grâce à sa Vision du Prédateur (traces d'ADN, tabac, parfum...) tout en assomant ses opposants. Il arrive rapidement dans une grande salle ornée de gargouilles, signe qu'il faudra se livrer à une séance d'infiltration. Le tout est parsemé de quelques phases de plateforme, souvent de la grimpette, et bouclé par une rencontre parfaitement orchestrée avec un boss charismatique (mention spéciale au terrifiant Killer Croc).

Haut comme trois Bane

Heureusement, la progression est aussi le maître mot de cette aventure. Alors que les véritables intentions du Joker se dévoilent, Batman récupère de nouveaux gadgets, et voit son équipement et ses techniques s'améliorer et s'étoffer tout au long de son aventure. La richesse des rixes, notamment, grimpe à mesure que des choppes et des éliminations immédiates sont débloquées par le joueur. Les batarangs se multiplient au rythme des bricolages de Batman, et question Bat-équipement, il réserve une surprise de taille à ses plus grands fans... L'apparence de notre héros n'est pas en reste, puisque ce qui sera probablement une des plus longues nuits de son existence laisse des marques. Son costume se déchire, il écope de quelques belles estafilades et lorsque l'aube pointe, on devine déjà une barbe naissante. Et il ne sera pas le seul à hériter de cicatrices. L'ile d'Arkham subira elle aussi de lourds dommages. Et nous garderont le secret sur quelques moments clés du jeu mais sachez que les décors pourront se révéler... étonnants.

Excellente adaptation du comics, qui emprunte un peu à toutes les versions connues du Chevalier Noir, ce Batman Arkham Asylum est surtout un excellent jeu tout court, qui procure un plaisir authentique et immédiat. Les dialogues savoureux, les excellents doublages aussi bien en VO qu'en VF (quoique Batman en lui même soit un peu en deçà de certaines de ses meilleures incarnations) et les nombreux clins d'œils à destination des fans nourrissent ce titre qui repose grandement sur son ambiance sombre et oppressante. Son autre atout, une jouabilité exemplaire de simplicité et de richesse, ne manquera pas de séduire les amateurs de sensations fortes. On tient là un divertissement réussi, personnel et ambitieux, juste ce qu'il faut. De bat-moments en perspective.


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Vos derniers commentaires
MrT
MrT
22/09/2009, 00:31
salut je te remercie je vais tester par contre la gargouille en question n'a pas d'explosif ?

Rocnael
Rocnael
22/09/2009, 01:20
Il me semble bien que si (en Normal, en tout cas). C'est le premier truc que j'ai essayé. La gargouille la plus proche de tunnel de ventilation d'où tu sors est piégée, il me semble.

Teuteu
Teuteu
22/09/2009, 12:25
Si, elles le sont toutes (je les utilisais juste pour revenir sur le toit du poste). Avec un peu de patience ça passe!

DarKhaos
DarKhaos
23/09/2009, 21:17
Le 2ème pack de cartes est dispo. 2 nouveaux défis prédateurs. Multi sujets Multi posts.

PlayStation 3
Editeur :
Eidos
Développeur :
Rocksteady Studios
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