Odin Sphere sur PlayStation 2, le test de Haorou

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Haorou
4
Haorou PS2

Outch ! Ils ont raté la marche

I Dans un premier temps, laissez-vous tenter par Odin Sphere I
      La sortie en France d'Ondin Sphere en 2008 sur PlayStation 2 est une véritable surprise. Il s'agit d'un Action RPG en 2D développé par les artistes de Vanilaware. Saluons pour une fois Square Enix qui a distribué ce jeu dans nos contrées avec un grand respect pour l'œuvre originale.

-C'est foutrement bien localisé (ha, trouvé !)-
     Avant même qu'on débute l'aventure, on nous propose de choisir le taux de rafraîchissement entre 50hz (PAL) ou 60Hz (NTSC). C'est un détail à souligner, surtout qu'on nous laisse relativement peu le choix en Europe. Nous imposer le 50Hz aurait donné une impression de lenteur comme pour l'édition PAL de Final Fantasy X ou de Devil May Cry.

     On a aussi le choix des voix (japonaise ou anglaise) pour TOUT les personnages du jeu : même le plus inutile des seconds couteaux possède son propre doublage. Personnellement j'ai opté pour le japonais, c'est tellement classe. Et puis, même si je ne comprend rien à ce qui ce trame à l'écoute, les textes sont en français de réellement bonnes factures. A préciser que l'on ne peut pas passer la fin des dialogues, comme j'aime le faire pour progresser plus rapidement, à moins de se priver du scénar.

-Les mythes Vikings à la sauce japonaise-
      Au départ, on se retrouve dans une maison où une petite fille connaît un dilemme cornélien : enrichir sa créativité en lisant un bouquin ou alors la procrastination et les calins de son petit chat, Socrate (pourquoi pas, c'est so Geek et so mignon). En clair, vous n'avez pas le choix, vous êtes obligé de vous lancer dans la lecture pour réellement débuter cette odyssée.

     Et là, changement radical de décor, bienvenue dans le monde nordique d'Odin Sphere. Vous débutez avec une Valkyrie, Gwendolyn, devant obtenir une arme ultime, le Chaudron, pour le bien de sa patrie qui est en guerre contre le royaume des fées. A peine commencé, l'aventure est déjà riche en péripéties : vous perdez votre sœur, croiserez Odin, votre roi de père, Oswald, le chevalier des Ombres et Elfaria, la reine des fées. Il s'ensuit une multitude de batailles accompagnée parfois de scénettes vachement mignonnettes et bien foutues qui font progresser le tout.

     Il faut préciser que vous ne contrôlerez pas que la belle Gwendolyne. Le jeu est découpé en 5 livres qui contiennent chapitres et actes. A chaque manuscrit est associé une histoire ainsi qu'un protagoniste jouable différent avec ses propres spécificités (certains peuvent voler, faire des attaques piqués ou tournoyantes, etc). Et pour ne déplaire à personne, ce produit vidéo-ludique possède un univers riche grâce à son background qui s'étoffe avec les conversations des sujets royaux se plainant tantôt du mariage, du roi lui même ou de certaines traditions...

-De la bien belle 2D ma gueuse !-
     Graphiquement on est pas déçu. La mise en scène est stylée, surtout que les sprites ont un design original, vraiment impressionnant de détail et de fluidité. D'ailleurs, certains boss en imposent de part leur taille redoutable. Pour ne rien gâcher, les décors en 2D sont originaux, superbes et ont le bon goût d'être sur plusieurs plans, offrant ainsi une certaine impression de profondeur. Il n'y a rien à redire sur la direction artistique, Odin Sphere est quasiment exempt de défaut.

-Stay Focus-
     Pour faire simple, afin d'avancer dans l'aventure il faut se farcir plusieurs donjons d'affilés. On y traverse une succession de « niveaux circulaires » à plusieurs embranchements pouvant nous amener devant un marchand, une horde de monstres ou alors des boss optionnels spécifiques au lieu. Pour passer d'un donjon à un autre il faut battre le boss principal en rapport avec le scénario.

     Il n'y a pas de transition entre les phrases de combat et d'explorations. Les combats sont en temps réel, ce n'est pas du tour par tour. En clair, si tu commences à frapper ton adversaire, attends toi qu'il réplique dans l'immédiat. Vous devez esquiver, vous protéger et surtout ne pas les bourrer à l'infini car vous avez une barre d'endurance qui se réduit à chaque fois que vous effectuez une attaque, pouvant vous amener à l’étourdissement. Heureusement, on peut utiliser des magies, des objets défensifs (antidotes, potions de soin, gigots, etc) ou offensifs (du « napalm » de la violence, etc) pour pimenter un peu l'action. Après avoir abattu un moche, on peut récupérer des orbes (phozons) qui ont une triple utilité : regagner des points magiques, booster la puissance de votre arme (dites psysphère pour débloquer de nouveaux sorts) et faire pousser vos graines (vous verrez ^^').

     Pour conclure l'affrontement, il faut clouer au pilori tous les ennemis afin d'obtenir un score fonction des dégâts reçus, des combos effectués et du temps que vous avez pris pour les défaire. Bien sûr, on obtient des trésors (monnaies, accessoires, nourritures, potions voir graines) selon la note obtenue (S, A, B, C ou D). A noter qu'on ne gagne pas de niveaux en tuant.

-Les potions, il y a que ça de vrais !-
     L'un des systèmes primordiales à maîtriser est celui des potions à la pléthore d'effets que l'on débloque grâce à des recettes. Elles sont formés de « matière » (une potion neutre sans effet) et de sortes de « monstroplantes » enfouies dans le sol que l'on peut capturer. La subtilité vient du fait que les matières peuvent gagner des niveaux en les mélangeant avec toutes sortes d'objets dont d'autres matières. Par exemple, un mélange de deux matières de niveau 5 forment une matière niveau 25.

     Il faut préciser que plus elles ont de niveaux, plus les phozons qu'elles libèrent sont nombreux une fois devenus des potions. Aussi, ces monstroplantes ne peuvent donner des potions qu'une fois que la matière a obtenu un niveau particulier. C'était chiant à expliquer, ça doit l'être encore plus de le lire.

-« Le plus grand arbre est né d'une graine menue » Lao-Tseu-

      Comme je l'ai dit précédemment, il y a a aussi un autre concept en parallèle à celui des potions : les graines. En effet, vous pouvez cultiver des fruits, des légumes voir même des moutons (sans rire) à une vitesse folle en semant des graines qui emmagasinent du phozons. Cette nourriture est de première importance car elle permet de récupérer des points de vie ainsi que de l'expérience.

-De la musique sympatosh-
      Au niveau musical, le jeu se défend bien avec ses thèmes épiques d'heroic-fantasy qui collent totalement à l’ambiance. D'autres sonorités sont un peu plus légères, mystérieuses, parfois même sombres, semblables à celles d'un Vagrant Story ou d'un Final Fantasy Tactics. Malheureusement, les thèmes se répètent trop souvent au fil de l'aventure et seules quelques musiques vous restes en mémoire.

-Bug et limitation-
     Lors des didacticiels, j'ai pesté. A plusieurs reprises, on vous demandera de ramasser un objet supplémentaire sauf que si votre inventaire est plein, vous ne pourrez plus avancer. Oui, oui, vous serez obligé de ramasser un objet que vous ne pouvez pas porter. La seule solution, c'est la combinaison de touches L1-L2-R1-R2-Start-Select en même temps pour rebooter. Not good ! Autre souci purement technique, quand vous avez beaucoup d'animations à l'écran il peut y avoir quelques ralentissements qui ne sont pas les bienvenus.

-Et ça continue encore et encore. C'est que le début, d'accord, D'ACCORD !-
     Mais voilà, maintenant il faut que vous le sachiez, je suis pas content. Après 25 heures je n'ai pas réussi à terminer Odin Sphere. Proche de la crise de nerf, j'ai tenu ma console à bout de bras afin de la lever en direction du firmament. Je suis très théâtrale dans ma vie de tous les jours. Et j'ai crié, crié "Aline". En fait non, je me suis exclamé « mais on se fout de ma gueule !? »

     Pourquoi cette réaction ? Bah malgré l'univers que j'adore, le système de combat que je kiffe et la musique qui me transporte, le jeu se répète à l'infini. On refait les mêmes donjons avec les autres personnages qui ont parfois les mêmes magies, créent les mêmes potions et rencontrent les mêmes monstres, les mêmes boss... Répétitivité quand tu nous tien.


I Conclusion I
      Je suis moi même dégoutté. J'ai écris cet article tout en jouant à ce jeu. D'abord émerveillé comme un enfant, me voilà déçu. C'est le genre de déception comparable à l'atroce vérité du Père Noël. Si vous voyez ce que je veux dire ?;)

     Ce n'est pas un mauvais titre, il a des qualités, c'est indéniable. Mais il aurait gagné à être soit plus court, soit plus diversifié. C'est le 2éme jeu que je teste et je rencontre encore ce soucis de répétitivité exacerbé. Prochaine fois, je joue à Assassin's Creed, au moins, je serais à quoi m'attendre.

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