Critter Crunch sur PlayStation 3, le test de The-reaper

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The-reaper
8
The-reaper PS3

La ptite bêbête qui monte, qui monte...

Quand on parle théorie de l’évolution, on pense d’abord à Darwin. Logique. Et quand on évoque ce sujet dans le jeu vidéo, on pense d’abord et avant tout à EVO, Sim Earth ou encore dernièrement Spore. Bref, principalement des jeux de gestions (et crées par Will Wright, tant qu’à faire). Mais en ce qui concerne la chaîne alimentaire, à quoi pense-t-on? Désormais, il faudra penser à Critter Crunch, le jeu de Capybara Games, en exclusivité sur le PSN.

Le principe est fort simple ; il s’agit d’un puzzle-game classique dans la forme, avec des icônes de différentes formes ou couleurs qui descendent du plafond dans plusieurs colonnes (de nombre indéterminé, tout dépend du niveau où l’on se trouve). Arrivées en bas, c’est le game over. Les icônes dans Critter Crunch, on les appelle des “Bêbêtes”, puisque ce sont effectivement des petites créatures imaginaires, toutes très craquantes (les filles vont adorer), et de tailles et de couleurs différentes. Et avec votre avatar vidéoludique baptisé Gros (un mélange de crapeau et de hamster), vous devrez les happer pour arriver à faire des chaînes et des combos. Le mot d’ordre du jeu est : “les petites bêbêtes sont mangées par les grosses”. En effet, sur le principe de la chaîne alimentaire, il faut nourrir les bêbêtes selon leur taille. Ainsi les grosses bêbêtes (violettes ou roses) mangent les bêbêtes moyennes (rouge et jaune), qui elles même mangent les petits moucherons. Et il faut leur en donner deux (ou alors un qui a déjà mangé une bêbête) pour qu’il explose et libère une réaction en chaîne si elle est en contact avec d’autres bêbêtes de la même couleur qu’elle. Et elles libèrent des bonus à ramasser, qui permettent soit d’améliorer ses compétences d’attaque (des “armes”, en quelque sorte), soit de gonfler son score et d’attirer Petit, le fils de Gros, qu’il faudra rassassier pour faire les meilleurs scores.

Mais sous ses airs simples (voire simplistes) se cache en fait une subtilité incroyable. Ainsi, il existe plusieurs types de bêbêtes de la même couleur, dont certaines sont végétariennes et ne mangent donc pas les animaux (mais peuvent être mangées), deux autres sortes de bêbêtes qui mangent tout, mais explosent en carré (la tête de mort) ou en diagonale (la boule électrique) quand elles explosent, certaines bêbêtes sont toxiques et refilent leur maladie aux autres, et à Gros s’ils mangent (lui faisant perdre des points). On trouve aussi des bêbêtes joker, qui sont immangeables mais sont de toutes les couleurs, des bêbêtes qui changent de forme régulièrement,des bêbêtes en bois qu’on ne peut détruire qu’avec des armes ou en les faisant tomber, des... stop! stop! N’en jetez plus, ou vous risquez, comme Gros, l’indigestion de règles! Fort heureusement, un tutoriel très bien fait permet d’appréhender toutes ces subtilités, ainsi que les chaînes, les combos ou encore les chaînes alimentaires (nourrissez une bêbête moyenne sous une grosse, et la grosse la mangera automatiquement et explosera). Tout cela permettra d’affiner sa tactique et d’améliorer ses scores ou de terminer le mode solo, assez long, avec pas mal de choses à débloquer, dont des niveaux “puzzle”, qu’il faut résoudre en un minimum de coups.

Maintenant que vous avez compris les règles (avez-vous compris au fait?), passons un peu à des critères plus bassement vidéoludiques. Alors, que vaut ce petit jeu? D’abord, visuellement, il est magnifique. La technique est souvent le parent pauvre du puzzle game, mais là, les développeurs ont apporté un souci du détail manifeste. Les couleurs sont chatoyantes, les bêbêtes sont mignonnes à croquer et regorgent d’animations rigolotes en réactions aux actions que vous mènerez. Et puis c’est fluide, les musiques sont sympas aussi (à base de percussions à l’africaine), les bruitages rigolos. Il n’y a pas à dire, Capybara ne s’est pas moqué du monde à ce niveau. Au niveau du jeu en lui-même, le mode solo est plutôt long, basé sur le système d’une map sur laquelle débloquer de nouveaux niveaux, composés eux-mêmes de sous-niveaux et de puzzles. Quand on a rempli un certain quota de ces sous-niveaux, un nouveau niveau se débloque, et ainsi de suite. La durée de vie est plutôt conséquente en solo, et il existe deux modes multi, un mode coopération (à deux sur une salle grande carte) et un mode Versus (1Vs1 en écran splitté vertical), avec diverses attaques à s’envoyer (une enclume qui inverse les commandes, un piment hallucinogène qui trouble tout, un éclair qui paralyse quelques secondes,...). Le tout jouable bien entendu en local (essayez de faire jouer votre copine ou vos amies, effet garanti!), et aussi en ligne,même s’il est parfois difficile de trouver du monde pour jouer. Cela dit, le Versus est vraiment très rigolo, et on ne s’en lasse pas.

Un de ses défauts principaux est aussi lié à ses qualités, à savoir que trop de subtilité tue la subtilité. Il est difficile de construire ses actions pour créer des combos en chaîne, et on se fait souvent piéger dans son cheminement à cause d’une ligne qui ne descend pas assez vite (on doit donc agir sans savoir quelle Bêbête va être au-dessus). Du coup, si la courbe de progression est assez forte, il est parfois assez frustrant de voir qu’on n’avance pas suffisamment. Mais c’est un bien mince défaut par rapport aux possibilités proposées.

bref, si vous aimez les Puzzle Games et que vous avez envie de changer d’air, Critter Crunch est le jeu qu’il vous faut pour vous changer les idées et vous amuser en famille ou entre amis, pour quelques parties.

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