Split/Second Velocity sur PlayStation 3, le test de marko

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marko PS3

Ca sent la gomme brulée

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L’été arrive enfin. En plus de la hausse des températures, les gros titres se font rares et on peut enfin se la couler douce et terminer le boulot entamé durant toute l’année. Et en parlant de chaleur, quoi de mieux que de bruler de la gomme sur l’asphalte bouillonnante avec l’ardant et tonitruant Split Second Velocity. Un audacieux hybride entre BurnoutNeed for Speedet Supaer Mario Kart. A première vue, le mélange n’a pas tourné au vinaigre et il y a même de quoi s’attendre à un voluptueux breuvage.

Réalisation : Lorsque l’on joue à un jeu de caisses, la première chose que l’on regarde reste sans conteste la réalisation du titre. Et dès les premiers coups de volants donnés avec Split Second Velocity, le résultat est quasi sans appel. Le bébé de Black Rock Studios subjugue par ses circuits détaillés, la modélisation précise des différents bolides disponibles, l’effet de vitesse à rester collé sur le canapé, les effets pyrotechniques de folies et l’avalanche de couleurs chaleureuses. De ce point de vue là, le jeu est une totale réussite, même si on peut noter quelques bavures ici et là, mais pas de quoi chipoter. Et du côté de la technique, on n’a pas à se plaindre non plus. Le jeu ne suffoque pas au premier virage  et l’IA est bien rugueuse et adepte de « coups de putes » sur les derniers mètres.

Gameplay : Le gameplay de Split Second Velocity est d’une simplicité enfantine : Passer la ligne d’arrivé le premier et réduire en bouilli ses adversaires. En course, une petite jauge se remplit lorsque l’on fait des aspirations, des sauts ou du drift. La jauge est composée de trois paliers, les deux premiers sont bleus et permettent d’enclencher des QTE qui apparaissent à l’écran lorsque l’on peut tenter d’éliminer un concourant. Par la simple pression d’une touche, on peut faire exploser un camion citerne sur le bord de la route, faire exploser une station service ou encore activer un raccourci. Un véritable délice, surtout lorsqu’on rétrograde le premier vers les bas-fonds du classement  Le dernier palier, le rouge, permet carrément de détruire une parcelle du décor et modifier la structure du circuit. La modification du circuit incombe que chacune de nos course peut se révéler unique et qu’il faut sans cesse être sur le qui-vive. Surtout qu’avec la vitesse de certains véhicules, les reflexes sont mis à rudes épreuves. En plus des courses classiques, d’autres épreuves sont disponibles. L’élimination consiste à faire exploser le dernier en piste toute les 30 secondes, la course contre la montre nous implique de faire le meilleur temps tout en évitant tous les pièges du circuit et une dernière épreuve nous met en piste sur un circuit où l’on est arrosé de missiles que l’on doit éviter le plus longtemps possible. Des épreuves ô combien grisantes, mais qui sur la durée, il faut l’avouer, commencent à tourner en rond.

Durée de vie : Le jeu se présente comme une émission de télé réalité. A chaque épisode son lot d’épreuves et le but est de remporter le championnat en amassant le plus de points possibles. Ce mode est la structure principale du jeu et il ne faut pas plus de 5 heures pour en venir à bout. Par contre, si l’on veut faire la fine bouche et choper les médailles d’or à toutes les épreuves, il y a de quoi tripler la durée de vie. Avec des crampes de doigts en prime !

En plus de ça, il est possible de faire des parties multijoueurs en local, en ligne et s’amuser à faire différentes épreuves dans un mode « arcade ». En définitive, le jeu a de quoi durer tout l’été, mais je conseille d’y jouer par petites doses. Sur la longueur le jeu gonfle un peu et ce serait dommage de le mettre au placard pour en avoir trop bouffé.

Bande son : Rien de bien particulier ! Les différents effets sonores sont de bonnes qualités, les moteurs ronronnent, les explosions sont crédibles et les crissements de pneus sont toujours aussi envoutants pour les oreilles. Les moult morceaux qui passent durant les courses ne me plaisent pas spécialement, mais elles collent bien au jeu et rythment les courses à merveille. Que demander de plus ?

Multijouers : Après une séance du solo qui a de quoi faire saigner des doigts si l’on veut chopper l’or à tout va, le mutli a également tous les attributs pour engranger de belles crises de nerfs. Toutes les épreuves du solo sont présentes, les parties se trouvent facilement et l’on peut même regarder les autres joueurs terminer leurs courses si l’on se fait éliminer un peu trop rapidement. Entre potes, le jeu a de quoi réchauffer les soirées trop froides et en ligne les noms d’oiseaux fusent dans l’air.

 

Split Second velocity empreinte la même tangente que Pure, un jeu bien fignolé techniquement et extrêmement fun à jouer. Si le titre peut s’avérer un peu lourd et poussif sur la longueur, par petites séances, c’est une grosse dose d’adrénaline. A moins d’être allergique aux jeux de caisse, c’est un achat presque obligatoire.

 

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