Split/Second Velocity sur Xbox 360, le test de AssocFUREUR

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SPLIT/SECOND: VELOCITY

Vous n'avez pas forcément pu jouer à tout ce qui est sorti en mai. Je vous comprends, il y avait tellement de bons jeux pour tous les gouts. Alors vous savez quoi, je vous raconte ce que vous avez raté avec brio dans le dossier qui suit. Non parce que c'est bien beau de toujours acheter des Modern Warfare et des PES, mais il y a d'autres softs qui valent le détour.




Ceux qui me lisent régulièrement savent que le pifboum est important pour moi. Ceux qui sont irréguliers, je sais ou vous habitez, mais comme je suis sympa, je vous explique. Le Pif-Boum, c'est généralement la recette de ma relation avec les jeux vidéo. C'est une formule assez complexe demandant deux éléments particuliers : des bourre-pifs et des gros boums.
J’en parle moins, mais les westerns et les choix impossibles tels que Beatles ou Rolling Stones voir parfois Saucisson/bière ou Fromage/Pinard sont généralement sujet à fascination chez moi. Rassurez-vous sur la nature de mes dilemmes, je ne vais pas vous proposer un apéro à la goutte d’or.

Me voilà donc damné, en mai sortaient 4 jeux correspondant chacun à ces points importants de mon existence. Dans un premier temps, Red Dead Redemption se voulant un GTA au Far-West, Split/Second, un jeu de voiture basé sur la destruction du décor à grand renfort d'explosifs. Puis UFC 2010 (qui n'a pas entendu parler de Mixed Martial Arts au 21e siecle ?) et Alpha Protocol, se vantant d'être "The Espionnage RPG" et proposant le choix comme moteur principal.

Il me les fallait. TOUS. C'est comme ça. Après tout, je fais ce que je veux avec l'argent gagné à la sueur de mon front.

Et chacun méritait son petit texte.
Un parcequ'il est assurément l'un des meilleurs jeux de l'année. Et donc il aura son test à lui, perso, tranquillou dans une semaine.
Deux, parce qu'ils passeront malheureusement relativement inaperçus, noyés dans l'actualité de ce printemps. Mais leur qualité mérite l'attention, même si ce sont des softs durs à prendre en main et à maitriser.
Et un dernier car il divisera les foules. Enfin le peu qui y auront joué. Certains crieront au génie, d'autres à la diarrhée vidéoludique, on verra qui a raison et qui mérite de moins la ramener.

La première partie (Split/Second) est dans ce post.
La seconde (UFC) est ici
La troisième (Alpha Protocol) là


Ne perdons plus une seule seconde.

Quick Robin, to the zarmamobile... Zarma tinininininin.... zarma !

SPLIT/SECOND: VELOCITY



Plates-Formes : Xbox 360, PS3 et PC.
Test effectué sur : Xbox 360 et voix anglaises
Date de sortie PAL : 21 mai 2010
Editeur : Disney Interactive Studios
Développeur : Black Rock Studio



Un petit peu de skill et beaucoup de fourberie
Hmmm oui, bref. Me voilà au volant d'une voiture de course toute brillante, neuve et rutilante. Mais non, ce n'est pas une batmobile, je suis tristesse. La voix dans le haut parleur m'indique que si je réussis les épreuves préliminaires, je pourrais participer à cette saison du tout nouveau show télé : Split/Second. Je n’ai pas vu la réclame à la télé, mais je suppose qu'elle devait se terminer par un truc ressemblant à peu près à (voix rauque) "Split/Second...Because anything can happen in one.... SPLIT SECOND !". J’aurai tellement du travailler dans la publicité, mes phrases d’accroche sont aussi nazes que la moyenne.

Dès le début j'ai eu un peu de mal pour gérer le drift. Il faut me comprendre, à part dans un GTA ou l'occasionnel Burnout et Flatout, les voitures dans le jeu vidéo représentent généralement le mal à mes yeux. Ca fait juste vroum, ça explose quasi jamais, ça met pas des grosses mandales à part dans StuntMan ou alors ça donne des trucs surestimés comme Mario Kart quand c'est traité de manière "rigolote". Je peux trop rarement sortir mon flingue et buter des gens... Bref, rien de folichon.

Pourtant, j'avoue, j'ai dépensé de l'argent pour y jouer et même si vous n'aimez pas le vroum, vous devriez surement faire pareil. Je vous explique un petit plus tard.
Bref, je les torche ces épreuves préliminaires, ça aurait été bête de ne pas arriver à dépasser le tutorial. Et voici le mode saison lancé.
72 épreuves, répartis en 12 épisodes. Chacun est composé de 4 courses ou défis divers, d'une épreuve bonus déblocable en démontant un certain nombre d'adversaires pendant l'épisode et d'une course d'élite, d'un niveau bien supérieur au reste.

On obtient le droit d'y participer en accumulant des points.
Des points ? Oui des points. Plus mon classement dans une course donnée est proche du 1er, plus je gagne des points.
A chaque pallier, ils débloquent soit une nouvelle voiture, soit la prochaine course d'élite.

On ne décide pas de leur attribution. Oui, en gros, les développeurs décident pour vous. Tiens, t'aimes pas cette caisse ? Bah on s'en fout c'est cadeau. Tu voulais l'autre ? T'attends. Merci les potes...
Si l'on réussit assez bien la course d'élite ou mieux si on gagne, on obtient le droit de passer à l'épisode suivant.

Et ainsi de suite.

Et donc, je réfléchis à cette grande idée. C'est super sympa les mecs mais moi les jeux de courses... Ah... Si j'aime Michael Bay ? Bah c'est à dire qu'en terme de cinéma, il est assez mauvais mais si on parle de grosses explosions ou de Megan Fox il est carrément surdoué alors... Ah... Comment ? On fait la course mais en plus on fait tout péter pour emmerder ses ennemis ? Mais c'est formidable. Je signe où ?



Ouais, formidable.



Le concept est vraiment tout bête. Une gâchette pour accélérer, une pour freiner. Un bouton pour les petits powerplay, un autre pour les gros et un troisième pour passer en vue intérieure. Pas de frein à main, pas de changement de vitesse, rien. Juste de la simplicité et de l'efficacité. Cela est d'autant plus évident que le seul HUD du jeu est situé en dessous de la voiture de manière parfaite : la position et les jauges de powerplays.

Oui, j'ai utilisé les mots powerplay et jauges. Plus vous driftez, gagnez de l'aspiration (draft), sautez ou esquivez des débris et plus votre barre de pouvoirjeu (je suis très mauvais en anglais) augmente. Cette barre est divisée en 3 parties. Les deux premières sont bleues et la troisième est rouge.
Tant que votre jauge reste dans le bleu, vous avez le droits au powerplays mineurs : Bidon d'explosif laché par un hélico, batiment qui perd quelques débris, voitures sur le bas coté qui virevoltent en flammes vers la piste et j'en passe. Bien timés, ils permettent de briser un ou plusieurs adversaires. Si ce n'est pas le cas, le pilote frôlé verra (dans le pire des cas) son véhicule lui échapper le temps de quelques secondes. Qui peuvent être fatales, ne vous y méprenez pas. C'est assez surprenant de se rendre compte que les murs arrivent rapidement de face.

Mais les powerplays de niveau 2, ceux avec des cojones tellement énormes qu'elles doivent être transportées dans des brouettes changent vraiment la donne. On parle ici d'un Boeing 747 qui vient s'écraser sur une piste, d'un pont qui s'écroule et autres tours en tout genre. En plus de briser plusieurs conducteurs à la fois, ces évènements ont souvent pour effet de modifier durablement le circuit pour les prochains tours. Forcément, ces attaques spectaculaires vident toute votre barre, ce qui vous rend assez démuni au cas où vous seriez doublé par la suite. A vous de bien gérer.

Et voilà, tout cela, c'est la porte ouverte aux stratégies, essayer de bouffer tout le monde en enchainant les explosions ou tout garder pour déclencher les flammes de l'enfer et tourner le circuit à votre avantage ? Vaut-il mieux se laisser doubler, gagner de l'aspiration et l’exploser avec un bout de pont ? Il faut aussi garder en tête que la plupart des powerplays ne sont disponibles que pour un tour mais peuvent donner place à de nouveaux évènements en contrepartie. Faire boum boum au hasard marche un temps mais la préparation peut vous sauver sur le long terme.



Le HUD est définitivement un modèle de simplicité.



Des cloques sur les doigts
En plus de la bête course à 8, il y a aussi une version Elimination des différents circuits: toutes les 30 secondes, le dernier en lice est éliminé, jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un. C'est très nerveux et efficace dès qu'on commence à se retrouver à 4 ou moins. Vive les camions qui débarquent au dernier moment pour vous recaler en fin de queue. S'il y a bien un mode propice aux coups de péripatétiputes, c'est celui-ci.

Rajoutons à cela, Detonator. Pour faire simple, il s'agit bêtement du classique Time Attack mais cette fois avec des powerplays se déclenchant très fréquemment. Il faut une bonne connaissance du terrain et un timing précis pour espérer se classer correctement.

Jusque là, nous sommes dans le classique, mais les deux modes (et demi) suivants sont assez uniques.

Le premier Survival : Il faut dépasser une série de camions sans se faire exploser par la chiée de tonneaux déversée. Facile dis comme ça ? Hmmm. Attendez un peu d'en voir sur toute la longueur de la route, d'exploser et de tout devoir recommencer.

Les suivants sont très similaires entre eux. Air Attack vous demande de résister de la manière la plus parfaite possible aux missiles d'un hélicoptère vicieux. Air Revenge porte bien son nom. Il vous demande toujours d’esquiver les attaques de l’autre oiseau de fer mais aussi d'engranger de la jauge de PowerPlay et de contre attaquer (en lui renvoyant tout en pleine face) avant le temps limite. Après avoir peiné sur le premier mode, accéder au second est un certain bonheur. Même si au final, la différence entre les deux est finalement assez mineure.



Le mode Air Revenge dans toute sa simplicité et ses explosions.



Si vous m'avez lu de manière attentive, vous avez compris que j'ai bien galéré.
Et bien oui. Split/Second n'est pas facile. Même certains amis bien rodés aux jeux de caisse s'y sont cassé les dents. Les ennemis dans la plus pure tradition Mario Kart, garderont leurs jauge pour vous et laisseront la voiture de tête vous mettre 6 secondes dans la face sans aucune forme de scrupule. Et puis des bugs aussi, ou des moments très cheap. Exemples ? Je frôle deux secondes la bordure de la route en ligne droite, et paf, me voilà explosé. Je me fais défoncer par un powerplay ? Okay, je suppose que ça arrive, je respawne, je me fais rentrer dedans par 3 voitures de suite, avant de pouvoir revenir à nouveau... Je viens de passer de 1er à 8e en deux secondes. Formidable.

Plus sérieusement, l'équilibrage du jeu, même en online laisse parfois à désirer. D'une part, il n'est possible de déclencher un PP que sur un adversaire se trouvant devant nous. Pas derrière. C'est assez dommage et laisse souvent les mieux classés à la merci des autres joueurs.

Inversement, il suffit que le premier prenne un petit peu d'avance pour que le reste du peloton se bouffe constamment entre eux en laissant le leader prendre 5 à 10 secondes d'avance facile. Une fois que la situation est calée comme ça, c'est la victoire quasi assurée pour l'un des joueurs. Je ne suis pas en train de demander une carapace bleue, c'était trop souvent l'abus, mais juste un peu d'espoir pour ceux qui sont un petit peu en arrière. Bien sûr on pourrait revenir sur le classique débat concernant la justesse de donner un petit coup de pouce au meilleur ou au moins bon en reparlant de Mario Kart ou avec une certaine mauvaise foi de Street Fighter IV et son système d'ultra.

Malgré ces petits soucis de balance, le tout tourne très bien et le bonheur d'exploser les 3 enfoirés devant vous en faisant péter un barrage ou d'esquiver de justesse l'éboulement de rochers afin de rester premier, il se passe toujours quelque chose pour maintenir votre concentration et votre niveau d'adrénaline. On aimerait juste que ce soit comme ça pendant tout le jeu, parce qu'au bout d'un moment, avec si peu circuits, on tourne un peu en rond.



Ca va faire mal pour les suivants tout ça.



De la nature toute relative de la diversité
Oui. Par si peu, je veux dire 12. Dont certains ont des bouts de route et de powerplay en commun...

Alors effectivement, comme il arrive souvent que des explosions les modifient, on fait rarement deux fois de suite le même circuit. Ca n'empêche pas de donner l'impression de tourner en rond à deux ou trois épisodes d'intervalle. Alors certes, ceux du mode survival sont uniquement prévus pour ce style de jeu, mais les autres se partagent sans cesse les 12 terrains. Ca rend la saison impossible à jouer à plus d'un ou deux épisodes à la suite, la lassitude s'installant trop rapidement.

Surtout que le coté "télé-réalité" mis en avant dans les trailers et au début de chaque épisode est totalement oublié pendant les courses ou dans le classement. Ah si, on a vaguement un petit retournement de situation scénarisé à la toute fin, mais il sort tellement de nulle part que j’en ai ri devant mon écran. Des commentateurs, désactivables au cas où ils seraient trop pénibles ou des statistiques de popularité auraient été la bienvenue. Ils ont touché quelque chose du doigt mais on a juste l'impression qu'ils l'ont utilisé juste pour justifier que des bouts de ville ou de port explosent partout. Surtout que les commentaires étaient présents dans certains des trailers du jeu.

Rien ne change en online.

Sauf que cette fois-ci, les modes Detonator et Air ramens sont supprimés. Normal, on sent clairement qu'ils seraient injouables ou très chiants en multi. Quoique Detonator en 1VS1 avec un joueur qui trace et l'adversaire qui déclenche les powerplays pour empêcher le premier de battre le temps du second, ça aurait pu être réussi.

Le multi, c'est le solo avec des joueurs souvent moins doués que le CPU mais plus vicieux, ça change la donne et nous présente le jeu sous un autre jour. Il y a bien un système de classement mais pas de quoi se relever la nuit pour se faire une petite partie.
Pour ceux qui préfèrent jouer avec leurs amis en vrais, j'espère que vous ne les voyez qu'un par un. Il y a bien un mode Split Screen bien foutu avec choix de division verticale ou horizontale mais en 1 VS 1 uniquement. C'est bête, à 4, ça aurait pu être une expérience mémorable.



AH ! Ounaide, messieurs, ounaide.



La qualité d’une explosion est souvent égale à son nombre de pixels.
Le jeu ne se démarque pas du reste graphiquement, ça reste moyen, l'impression de vitesse marche tout de même et aucun ralentissement n'est à noter quand tout explose. Le tout reste plaisant avec assez d'effets pour être efficace dans la démarche.

Par contre la musique est encore plus répétitive que les que les circuits : assez peu de morceaux, tous très fades. On sent bien la volonté d'exciter et de motiver le joueur mais c'est un gros ratage. Rien à signaler sur les bruitages.
D'un point de vue technique, que les temps de chargement soient parfois un peu longuets pour accéder au circuit suivant, passe encore, qu'on s'en tape un de 15 secondes pour passer du menu de l'épisode à celui du mode saison, ça relève du pénible.


Les succès sont assez classiques pour un jeu de voiture. Gagner tous les évents, démolir X ennemis avec tel powerplay et j'en passe. Précisons bien sur le passage obligé vers le online. Si on en collecte plusieurs lors des deux premières heures de jeu, ils se raréfient vers le milieu du jeu. Rien de mémorable ou de particulier. La liste est là sans l'être. Surtout qu’après avoir enduré les 12 épisodes du mode carrière sur une dizaine d’heure, l’envie d’y retourner pour glaner encore quelques succès n’est plus là.



"Ah putain, ah putain, ah putain, trace sale caisse à savon, trace !" (pensée de pilote)



Pour conclure, c'est une expérience passionnante remplie de nervosité et d'esquive in extremis mais ruinée par le peu de vrai contenu, plusieurs imperfections dans le système de jeu et quelques bugs. Dommage. Pour moi c'est un [7] sur...

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