Dark Void sur Xbox 360, le test de Skywilly

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Skywilly
4
Skywilly X360

Chronique d'un jeu raté...

Il y a de ces jeux qui nous font de la peine. Alors qu'ils ont tout pour eux, qu'ils sont portés par des gens qui en veulent réellement et un studio reconnu, ils se plantent lamentablement à tous les niveaux. Au début, on se doute de leur manque de qualité par des ventes un peu faiblardes, mais c'est en y jouant qu'on découvre à quel point ce jeu ne doit pas être vendu à un tel prix. Dark Void est de ces petites merveilles inversées qui substantifiquement ne pourra jamais être comparé à un autre titre de sa génération. Tout simplement parce qu'il est fortement impossible d'atteindre un tel niveau de raté, d'idée originale gâchée, de franchise à oublier. Dark Void aurait pu être un grand titre, il est au final une grosse blague que l'on oubliera bien vite.

Capcom n'aura pourtant pas lésiné sur le cahier des charges. Une ambiance années 30 mêlée à un peu de futurisme ; un héros avec jetpack ; une histoire d'amour clichée, mais amusante ; des aliens perfides insérés au coeur de nos sociétés ; un fond de fascisme volontairement déclenché par les envahisseurs ; un Nikolaï Tesla en père de cette découverte d'une autre galaxie... Qui aurait pu se doute qu'avec un tel synopsis, on pouvait attendre un tel niveau de débâcle scénaristique ? Il n'y a qu'à voir la façon dont le jeu est découpé en épisodes. Ceux-ci sont chaotiques et très inégaux, passant d'une heure trente de jeu à quelquefois moins d'une vingtaine de minutes cinématiques comprises. On pestera aussi sur le total illogisme de certaines scènes où notre héros passe d'une victoire à un emprisonnement en camps ennemis sans que ce ne soit jamais expliqué. Sans parler de la réalisation déplorable où jamais rien ne semble se passer comme les scénaristes l'auraient voulu.

Le gameplay : parlons-en ! Bugs à la pelle, checkpoints mal placés, jeu qui se finit en cinq heures en mode difficile, ciblage horrible, gestion du jetpack assez vieillote. Bref, Dark Void n'est absolument pas un bon jeu. Malgré cela, au fond de moi, j'ai quelque peu apprécié l'expérience. Tous ces jeux ratés, mais empreints d'une bonne idée, d'une certaine atmosphère, d'une volonté (bancale) de bien faire de la part des développeurs, restent assez irrésistibles pour ceux qui recherchent de nouvelles expériences. On n’en a évidemment pas du tout pour son argent, on est déçu, mais on s'imagine tout ce qu'aurait pu être l'idée initiale dans les mains d'un savant développeur qui aurait su tout gérer à la perfection. Dark Void, comme le dernier Alone in the Dark, comme un certain Evil Twin sur PC et Dreamcast, comme Anachronox sur PC, comme Too Human sur 360, (j'en passe et des bien pires) comme tous ses jeux qui nous ont déçus alors qu'on les attendait au tournant dans la gamme fraicheur et fun du jeu vidéo, est un jeu qu'on ne regrette pas d'avoir terminé ne serait-ce que pour tout ce qu'il apporte aux développements futurs en terme de "ce qu'il ne faut pas faire pour gâcher tout le potentiel d'un scénario". Pour sauver Dark Void, il y a cependant les musiques de Bear "Battlestar Galactica" McCReary... même si on frôle très souvent l'autoplagiat. C'est à se demander si un producteur totalement nul n'aurait pas mis son gros grain de sable dans l'engrenage Dark Void, à force de découvrir toutes ces maladresses et bizarreries non attendues. Le marketing aurait-il encore annihilé l'artistique ? Pour garder espoir, il va falloir croire fortement en la bêtise unique des développeurs de ce jeu.

Oui, c'est surement ça. Les développeurs sont nuls et puis les gens du marketing ne feraient pas ça...

... si ?

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