BioShock sur Xbox 360, le test de Vinsou

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Vinsou
10
Vinsou X360

Plus qu'un jeu, une Oeuvre.

Bioshock 13ème meilleur jeu de tous les temps (selon GamesRanking), œuvre parmi les simples produits que sont les jeux « classiques ». Chouchou du Noël dernier selon toutes les rédactions de presse jeu vidéo du monde. Bioshock n’a plus à se justifier, après un tel accueil critique   il est devenu LE jeu de ces dernières années. Tout le monde en parle et j’ai enfin pu y jouer. Et pour tout avouer, je partais avec un à priori : pour moi il ne pouvait raisonnablement  être à la hauteur des critiques dithyrambiques et des avis ultra laudatifs qui l’entourent. En fait, je me disais que le buzz était monté, que ce n’était qu’un bon jeu parmi les bons jeux. Et bien j’avais tort ! Bioshock est un monument du jeu vidéo. Il est à notre média ce que La Divine Comédie est à la littérature : un chef d’œuvre  majeur qui marquera l’histoire du médium. Le parallèle entre Bioshock et la littérature est assez intéressant ;  Bioshock est un jeu qui se raconte, ce qui pourrait sembler étonnant car le jeu ne possède pas une seule cinématique. La puissance narrative de Bioshock va bien au-delà de tout ce que pourrait fournir les meilleures cinématiques  du monde. Dans Bioshock, le narratif passe par le décor ; cette cité immergée vous raconte son histoire à travers ses néons clignotants, ses bars vides, ses night clubs d’un autre temps. De plus, il vous arrivera fréquemment de récupérer dans le décor des enregistrements qui vous raconteront l’âge d’or de cette cité sous-marine, l’âge d’or de Rapture.

Rapture, cité  d’ombre et de lumière.

Rapture est une utopie et Andrew Ryan est un utopiste. Vous, vous êtes juste l’homme qui a survécu au crash d’un avion au milieu de l’océan. Vous avez eu la (mal) chance de tomber sur un endroit « habité ». Vous êtes tombé sur Rapture. Rapture est habitée, habitée par les rêves de son créateurs mais aussi habitée par ceux qui  ont muté afin de survivre à la mort de l’utopie d’Andrew Ryan. Ces quelques survivants ont oublié leur humanité passée et désormais ils se battent pour quelques gouttes d’Adam. L’Adam est la substance qui gangrène Rapture ; sa particularité ? Ceux qui possèdent l’Adam peuvent utiliser des pouvoirs qui surpassent les capacités humaines : Télékinésie, maîtrise du feu… Cet Adam est gardé par les Petites Sœurs (des fillettes perverties par l’Adam), elles-mêmes sont protégées par des Protecteurs. Ces protecteurs vont être vos premiers ennemis « sérieux » car vous allez vite comprendre que votre survie à l’intérieur de Rapture passe par la récolte d’Adam et donc inévitablement par les Petites Sœurs et leurs Protecteurs. Une fois que vous avez battu votre premier Protecteur vous vous retrouvez devant un dilemme cornélien : tuer la Petite Sœur et lui prendre tout son Adam (option qui est cyniquement nommée « récolter ») ou bien la sauver et ne récolter qu’une partie de  son Adam. Evidemment, on aurait préféré un choix un peu moins manichéen étant donné que tuer la petite sœur est un choix pénalisant sur le long terme. En clair, vous devez la sauver un point c’est tout ! Comme Bioshock est un jeu au contenu narratif extrêmement riche et intéressant, je vais arrêter ici mon pitch scénario, histoire de ne pas trop spoiler ceux qui n’ont pas  fini ce chef d’œuvre.

Étonnamment, Bioshock n’est pas un jeu d’aventure classique, non, c’est un FPS ! Un genre traditionnellement cher aux férus de l’action brutale. Il s’agit sûrement du FPS le plus intelligent de ces dernières années. Pourtant les armes proposées ne sont pas particulièrement originales, son idée de génie, c’est de gérer les deux mains de votre personnage indépendamment ; de la main droite vous tenez, tel Clint Eastwood, votre magnum 44 et de la main gauche,  vous utilisez vos pouvoirs liés à l’Adam. Alternez intelligemment les deux types d’attaque et vous gagnerez sans problème vos combats (rien ne vaut le combo congélation: votre ennemi devient une statue de glace + tir de shotgun pour faire exploser la statue. Et oui l’art est éphémère !) Mais en réalité l’intérêt de Bioshock ne réside pas dans son système de combat, il se loge dans son souci du détail et de cohérence. Vous vous baladez librement dans Rapture durant les missions, libre à vous, et je vous le conseille, d’explorer Rapture plus en profondeur au lieu de foncer tête baissée vers les objectifs. En me baladant, je suis tombé sur un cadavre assis dans un fauteuil de cuir craquelé, sur une petite table non loin de lui étaient posés un paquet de cigarettes et une bouteille de vieux whisky. J’ai appuyé sur le bouton A et j’ai vu mon personnage commencer à fumer la cigarette, le jeu se déroulant en vue à la 1ère personne, la fumée passait devant mes yeux et là je me suis dit « Comment ont-ils pu pousser si loin le souci du détail ?». C’est pour cela que depuis ce jour là j’admire et je respecte énormément Ken Levine le directeur du projet.

Il y aura un avant et un après Bioshock !

Bioshock est une œuvre, une grande œuvre, un chef d’œuvre… Un de ces jeux comme on en voit trop peu. Il est de ces jeux qui apportent au média, il est du marbre dont sont faits les grands et je n’ai pas honte de le dire, il est pour moi, le plus grand jeu auquel j’ai joué. Malgré le fait qu’il s’inspire grandement de jeux comme Shenmue ou System Shock(même créateurs) il n’a rien à envier à ces jeux mythiques car comme eux,  il a su innover, il a su apporter le supplément d’âme qui manque à beaucoup de jeux. Bioshock est une expérience qui marque et si la perfection en jeu vidéo existe, Bioshock en est très proche.

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