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Les grosses fautes des jeux de tennis

Les grosses fautes des jeux de tennis

Par Yann Bernard - publié le
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Virtua Tennis 4, vaine surenchère

Avec les frappes dans la foulée, Virtua Tennis 3 avait enfin introduit un élément tennistique essentiel dans la série, la possibilité de jouer en mouvement. Mais ce surplus de réalisme a paradoxalement rendu les échanges encore plus longs, d'où l'ajout du "Match Momentum" pour Virtua Tennis 4, une sorte de coup spécial spectaculaire et plutôt efficace spécifique à chacun des joueurs.

Remplir la jauge pour l'exécuter oblige toutefois à suivre une tactique déterminée, selon les caractéristiques du personnage, ce qui suscite un déséquilibre entre les différents styles de jeu. En outre, cette évolution entraîne aussi un remaniement de l'ensemble des paramètres du gameplay, devenu à la fois moins tolérant et assez mollasson dans l'opération.

L'AM3 n'a pas pourtant manqué d'inventivité, en témoigne le mode carrière reconstruit à la façon d'un jeu de l'oie où l'on court autant après les victoires que la notoriété. Et si l'option Motion Gaming, très en vogue à l'époque, n'est guère convaincante quelle que soit la version, la réalisation demeure encore aujourd'hui l'une des plus abouties, notamment au niveau de la reproduction très fidèle des gestes des champions.

Malheureusement cette crédibilité visuelle ne fait que mettre en lumière les lacunes de réalisme du gameplay, que sa créatrice Mie Kumagai a ouvertement assumé lors d'une entrevue avec votre serviteur. Si son talent pour concevoir des jeux est indubitable, il s'avère qu'elle ne pratique pas ce sport, son expérience se limitant quasiment à l'observation. A ses yeux, seuls les déplacements importent, pas le timing, une hypothèse très partiellement juste qui aura cependant façonné toute une école du jeu de tennis, ou plutôt du jeu d'arcade déguisé en tennis.

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