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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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The Hall of Fame

Mon blog étant en pleine réorganisation, je crée de nouvelles rubriques. Aujourd'hui, ce sera « mon Hall of Fame » vidéo ludique, autrement dit, LES jeux auxquels il FAUT avoir joué une fois dans sa vie selon moi !

 

Je vais commencer cette rubrique (que j'espère hebdomadaire !) par ce qui reste un de mes plus grands souvenirs de gamer : Bioshock.

Il faut savoir qu'à la base, je suis un gros trouillard. Les jeux stressants, je ne supporte pas, je panique, et ça m'a longtemps empêché de jouer à Bioshock. Et puis je me suis dis « merde, tu loupes visiblement un bon truc ! » donc je me suis lancé.

Et que j'avais raison ! Ce jeu à changé ma vie !

Passons d'abord sur le gameplay, que je ne vais pas développer parce qu'il ne constitue pas selon moi l'essence du jeu. C'est globalement un FPS un peu old school avec un volet RPG ou l'on choisit les sorts que l'on veut développer en plus de nos armes. Très classique.

 

Non ce qui fait tout l'intérêt du jeu, c'est son scénario, son ambiance et sa touche artistique. On débarque donc dans une cité utopique sous-marine, Rapture, construite par un milliardaire déçu du monde et contre toute forme d'autorité bridant le potentiel humain. Andrew Ryan a donc construit cette ville sur le modèle de la philosophie objectiviste de Ayn Rand : L'homme n'a donc ni dieu, ni maître, il est libre de son destin. Aucune entrave idéologique n'arrêtera le progrès scientifique, aucune taxe n'empêchera le commerce, aucune critique ne bloquera la créativité artistique. Tous ces postulats, on les retrouve dans cette ville qui a dû un jour être magnifique.... Jusqu'à ce qu'on y arrive !

 

On déboule là dedans après le crash de notre avion en plein milieu de l'atlantique, et on découvre que la ville est en ruine, que ses habitants sont devenus fous, drogués à l'Adam, cette substance développant des pouvoirs chez l'humain, et même que les transforme. L'ambiance est extraordinaire puisqu'on arrive dans un monde en pleine décadence, mais qu'on devine prospère autrefois. Il n'est ainsi pas rare d'arriver dans un appartement vide, avec en fond sonore un vieux gramophone diffusant encore un bon vieux jazz. La touche artistique du jeu est génialissime tant on se croirait dans une ville des années 50, tant au niveau de la musique, que de l'architecture art déco. On déambule dans une ville vide, pour tomber des fois dans une embuscade, attaqué de toute part par des habitants devenus fous et voulant leur dose, ou alors pour tomber dans des endroits dont on arrive à sentir l'histoire et qu'ils ont été vivant et normaux un jour.

 

Les petites soeurs, récoltant l'Adam, ainsi que les Protecteurs, ces monstres en scaphandre les protégeant en permanence sont également dérangeants et impressionnants. Le choix entre tuer la petite pour récolter tout l'adam (et donc évoluer plus vite, devenir plus puissant) et la sauver mais récolter moins d'adam, apportent également beaucoup à l'atmosphère de folie de la ville. Et c'est au joueur de choisir s'il veut que son personnage conserve ou perde petit à petit sa santé mentale.

 

La narration, que j'ai adoré, renforce aussi cette immersion, les personnages nous parlant au travers d'une radio, sans cinématique interrompant l'action. On se balade donc en écoutant les conseils de nos amis, les menaces d'Andrew Ryan, et en piochant de-ci de là les fameuses « cassettes audios » qui nous en apprennent plus sur Andrew Ryan, et sur les raisonnements et idées qui ont amené à la construction (mais également la chute) de la cité.

C'est ça la grande force du jeu, nous y faire croire. Ce ne sont pas Jack (le héros muet), ni même Andrew Ryan (génialissime personnage qui nous parle au travers la radio, essayant de nous dissuader de détruire son rêve) qui font le jeu, c'est Rapture.

Je suis littéralement tombé amoureux de cette atmosphère de décadence d'un rêve qui a été beau à l'origine, de cette ambiance jazzy, de cette architecture art deco, et de ces personnages dont les rêves absolus et fous les ont conduits à leur propre corruption.

 Je ne peux que conseiller encore et encore ce jeu qui, je n'en doute absolument pas, restera un jeu culte pendant encore très longtemps !

Voir aussi

Jeux : 
BioShock
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Commentaires

FitzChev4lerie
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FitzChev4lerie
Superbe
Samizo Kouhei
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Samizo Kouhei
Intro fabuleuse. Le discours d'Andrew Ryan est un des plus grands moments du jeu vidéo :

seblecaribou
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seblecaribou
Sans conteste parmi les meilleures intro ever d'un jeu jeu vidéo. Crash d'avion, débarquement dans un phare en pleine mer en solo, descente dans une batisphère au cœur d'une cité sous-marine. WHAT IS UP!!!