Indé, Néo, Rétro...

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Par Retromag Blog créé le 28/10/11 Mis à jour le 04/07/15 à 10h26

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jeu video rétro
Géant déchu par la grande dépression économique qui toucha le monde du jeu vidéo en 1982, Atari voulait se relancer en lançant quelques titres sur les consoles Nintendo. Soucieux d'optimiser ses chances, la société américaine s'offre une virginité en ouvrant une filiale appelée Tengen et destinée dans un premier temps à distribuer le catalogue de jeux d'éditeurs japonais (Namco, Sunsoft...).
 
Scandalisé par la stratégie d'écrémage discriminante de Nintendo, Atari/Tengen tenta en vain de renégocier le plafonnement de cinq jeux par an ainsi que l'obligation d'exclusivité sur deux ans. Devant l'immobilisme du géant japonais, les ingénieurs d'Atari/Tengen ont secrètement torpillé le dispositif 10NES. Loin d'être aussi naïf, Nintendo modifiait sans cesse son système afin de faire obstacle à toute tentative de neutralisation d'un éditeur indélicat. Aussi, pour prévenir toute forme de poursuite judiciaire unilatérale (violation du copyright de Nintendo), Atari/Tengen opte pour une stratégie inverse.
 
 
La meilleure défense c'est l'attaque, alors l'éditeur américain exige de l'office de la protection du droit d'auteur aux États-Unis une copie du programme de censure déposé par Nintendo sous le prétexte d'un règlement d'un litige commercial. Une fois obtenu, l'éditeur américain accompagné d'une armada d'avocats vérifient la légalité d'un tel procédé ainsi que son mécanisme technique en vertu de la protection des droits d'auteur. La thèse d'Atari est de qualifier le système de sécurité 10NES de mensonger et que ses véritables objectifs sont de préserver les intérêts du constructeur japonais et de restreindre ceux de ses partenaires.
 
Sans attendre la décision de la justice, l'éditeur lance ses titres non autorisés sur NES. Les tribunaux américains ont cependant rejeté ces arguments, citant en référence une confrontation au motif presque identique entre Apple et Franklin : "l'objectif de compatibilité totale n'est pas condamnable en soit et n'est en aucun cas indiscernable d'un élément de droit d'auteur". De même : "Atari n'est pas libre de fabriquer une technique spécifique dans le but d'appliquer ce système de verrouillage de ses propres jeux sur console NES [...] Plus important encore, Atari n'est pas en capacité juridique d'identifier les changements que Nintendo apporte à son dispositif de sécurité" et ne peut donc pénaliser Nintendo.
 
Face au risque de contrefaçon évoqué par le géant japonais, Atari/Tengen joue profil bas. Le procès sera ajourné, l'éditeur préférant abandonner ses poursuites. Cette victoire de Nintendo est intimidante, elle dissuadera ceux tentés par le même aventurisme.
 
 
 
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Commentaires

Retromag
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Retromag
Merci ScroogeMcDuck !
ScroogeMcDuck
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ScroogeMcDuck
Très bon article, intéressant !
Masahiko666
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Masahiko666
Bizarre, comparé aux comportements contemporains des éditeurs et des constructeurs qui visent surtout des jeux et des licences multi-plateformes. Maintenant, on s'exalte tous pour quelques dizaines de jeux exclusifs sur telle ou telle machine, mais avant, c'était à qui en aurait le plus on dirait. Et encore, je trouve que les exclusivités n'en sont pas toujours, rappelons-nous les deux extensions de GTA IV, prévues au départ uniquement sur la console de Microsoft, et qui sont sorties plus-tard, et sous forme de galette, sur Playstation 3.
Retromag
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Retromag

Les coups bas doivent être le fait de bien d'autres ... Non ???


Bien sûr, mais avec la réputation rose-bonbon que traîne Nintendo, le contraste est plus violent.

si au passage ils peuvent limiter l'influence trop grande de certains éditeurs c'est tout bénéf.


pas lorsqu'elle se fait au détriment du consommateur. Bruxelles a d'ailleurs lourdement sanctionné Nintendo pour pratique concurrentielle déloyale. Dans les annales, aucun constructeur n'a eu une punition financière aussi élevée. C'est dire !
corwin
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corwin
profil obscur, coup bas. diable. il faut rappeler que nintendo a quasiment à lui tout seul relancé le marché des consoles après le krach de 84 d'atari notamment.

voyant que chaque jeu se vendait par centaines de milliers sans rien faire sur nes, certains éditeurs ont commencé à abuser. La crise de 1984 était une crise de surproduction pas de manque de joueurs, normal que nintendo essaye d'éviter une situation identique. si au passage ils peuvent limiter l'influence trop grande de certains éditeurs c'est tout bénéf.

si les éditeurs comme atari ne sont pas contents qu'ils sortent leur propre machine. Ah zut atari l'a fait et on a vu ce que c'était devenu.

Nec aussi l'a fait , on a aussi le résultat final.
Donald87
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Donald87
Les coups bas doivent être le fait de bien d'autres ... Non ???
Retromag
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Retromag
C'est le profil obscur de Nintendo, et il y en a d'autres ! Ce billet n'est qu'un extrait d'un long article consacré aux coups bas du fabricant.
Donald87
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Donald87
Je ne connaissais pas cette anecdote ...

Édito

L'exercice est tellement délicat lorsqu'il s'agit d'écrire son premier édito ! Comme le nom l'indique, Retromag est une nouvelle publication sur le rétrogaming dont je suis le responsable. Je vous présenterai ici, le magazine en cours de création. J'espère de tout coeur vous savoir nombreux à me suivre et à partager vos (vieux) souvenirs !

 

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