L'antiblog - version gameblog

Par lantiblog Blog créé le 16/04/11 Mis à jour le 14/06/11 à 17h23

L'antiblog, c'est un blog pas comme les autres. Un blog qui vous permettra de suivre pas à pas la grande étude que je souhaite mener à propos de la culture. La culture sous influence(s) ? Voilà le sujet.

Ajouter aux favoris
Signaler

945.jpg

Image extraite du documentaire, Bibliothèques sous influence

La culture, au sens large du terme, participe à la formation de nos esprits. Du plus jeune âge, simple statut d'écolier, à l'âge adulte nous ne cessons de nous frotter à ce domaine si vaste, si varié. Alors forcément, un tel sujet est source d'interrogations. Celle qui nous préoccupe aujourd'hui, et qui est à la base de cette grande réflexion, cette étude, que nous souhaitons mener concerne l'influence dans la culture.

Qu'entendons-nous par « influence » ? Simplement le fait d'une orientation de la culture. Autrement dit, dans la variété des propositions, dans les prédilections des productions, s'interroger sur une potentielle influence. Une influence ou des influences ? Des influences changeantes ?

Qu'entendons-nous également par « culture » ? Mot générique renvoyant à une réalité forcément hétérogène. La culture, ici étudiée, se concentrera sur trois éléments. Trois éléments complémentaires, participant chacun à la formation des esprits de chaque citoyen, du plus jeune âge aux termes de nos vies comme nous l'expliquions plus haut. Quels sont ces éléments étudiés ?

L'Ecole tout d'abord, car l'école est cette institution qui nourrit nos esprits en premier, en excluant l'apprentissage des parents. De l'éveil de l'école élémentaire aux savoirs spécialisés de l'université pour ceux qui s'y rendent, l'apprenant découvre, assimile des connaissances. Des connaissances générales, comme un savoir « éternel », socle commun pour les premiers temps comme l'époque aime à dire, à des savoirs plus spécifiques les années passant.

Les bibliothèques ensuite. Lieux des savoirs, conservant une pluralité d'auteurs, de domaines, de points de vue. Ces établissements constituent aujourd'hui le lieu du « savoir potentiel ». Qui n'attend que nous, non obligatoire contrairement à l'école. Des récentes productions aux classiques, chacun y trouvera son compte.

Enfin, la production culturelle actuelle. Culture « vivante », par opposition à la culture « morte » trouvable dans les bibliothèques, abordée ici via le domaine de la littérature et du cinéma français.

Toute réflexion a son organisation. Celle qui structurera l'ensemble de cet ouvrage sera la suivante. Une première partie sera consacrée aux bibliothèques. En partant de l'affaire des bibliothèques aux mains des villes frontistes après les municipales de 1995, nous interrogerons ce fait divers en nous appuyant sur plusieurs sources (télévision, presse écrite, documentaire, articles sur Internet), nous analyserons ensuite à l'échelle du département du Val d'Oise les collections des bibliothèques, en nous restreignant aux écrits politiques, afin de constater ou non un déséquilibre dans les savoirs proposés.

La seconde partie de notre réflexion se portera sur l'école. Afin d'étudier les possibles influences, changements d'influences, nous analyserons l'un après l'autre, puis de manière comparative, deux manuels scolaires. Le Tour de la France de deux enfants, un classique publié après 1870, et un manuel actuellement utilisé.

Enfin, dernière partie, la production culturelle actuelle clôturera notre grande étude. En nous appuyant sur des revues professionnelles comme Livres Hebdo, des revues littéraires (Lire...) ou encore des magazines généralistes (Télérama...) nous analyserons la production littéraire et cinématographique française, mise en avant, afin d'y déceler une possible influence, des influences. Dans le cadre du cinéma, le sujet abordé sera les comédies. De multiples comparaisons seront entreprises entre des comédies des années 50/60 et des comédies actuelles.

Le projet pourra évoluer, les parties se modifieront probablement, selon le résultat de nos recherches. Je vous souhaite une bonne lecture et par avance vous remercie pour votre soutien.

Version pdf

Version epub

L'article d'origine : http://lantiblog.over-blog.fr/article-essai-introduction-71862358.html

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Commentaires

Celimbrimbor
Signaler
Celimbrimbor
Bonjour,

Quelques remarques, comme ça, en passant.

D'abord, sur la notion de culture : la vôtre est passablement restrictive, en ce sens que vous ne la considérez que sous son aspect "produit" : peu importe la forme de ce dernier. Même votre approche de l'école - il est d'ailleurs plus que douteux de faire de l'école un pilier de la culture, mais j'y reviendrais peut-être - montre une volonté d'examiner les produits qui y sont consommés plutôt que de chercher une "essence" introuvable. De sorte que votre projet, à cette lumière, se pare des défauts du philistinisme cultivé dénoncé par Arendt dans son article La crise de la culture.

Toujours dans cette approche de la culture, vous semblez oublier la multiplicité de celle-ci : vous n'évoquez à aucun moment une perspective sociologique, non plus que l'importance - primordiale - de la cellule familiale et de sa culture stricte. C'est-à-dire que l'influence, puisque tel est votre objet, devrait d'abord être recherchée là, dans les premières années, où l'enfant va juger de son expérience scolaire à l'aune du jugement parental. Ce qui permet également de mettre la main sur la notion d'expérience, qui est éclipsée chez vous par celle de consommation, ce me semble.

En outre, la prédominance à la culture livresque - le cinéma y rentre - que vous semblez déployer me semble également douteuse. La culture livresque est "une" culture, mais pas "la" culture. Vous ne devriez pas faire l'économie d'interroger, mettons, les mythes - modernes ou anciens - les habitudes, les attitudes, les comportements, les manières de s'habiller, d'être, etc..

En somme, la multiplicité. De sorte que, le principal défaut de votre analyse, ici, est l'absence de réflexion pertinente sur le concept de culture et sa réduction à "LA Culture", sorte d'absolu mal défini et unique. Or, un simple coup d'oeil par la fenêtre renseigne : il existe DES cultures. De classes, par exemple : classe moyenne, bourgeoisie haute, noblesse en fin de sang, racaille de quartiers, autre. De pays : anglaises, françaises, allemandes, avec chacune ses nuances selon l'ethnie. Un français auvergnat possède une culture spécifique à sa région, etc. De livres : on peut être cultivé à grand coup de Picsou Magazine ou bien avoir lu dès douze ans tout Platon.

Je vous conseille donc, pour le bien de votre étude, de relire certains textes fondateurs, comme Tristes tropiques de Lévi-Strauss, de même que Race et Histoire, précieux ouvrages pour obtenir une petite idée de la multiplicité de la culture. Des textes sur le langage peuvent aussi être très intéressant, comme, mettons, Derrida, Barthes ou Genette. De Barthes, surtout ses Carnets du voyage en Chine et L'empire des signes, qui vous donneront plus de recul d'analyse. Et finalement, des tartes à la crême très utiles : l'ouvrage d'Hannah Arendt, déjà cité, et l'article de D. Kambouchner dans Notions de Philosophie III sur la culture. Un oeil sur Le choc des civilisations, de Samuel Huntington peut également se révéler instructif, pour voir comment un des penseurs modernes utilisait la notion de culture. Évidemment, Marx renseigne aussi, mais différemment.

Ensuite, quelques remarques sur la forme de votre introduction.

D'abord, vous faites l'économie d'une définition claire des termes de votre sujet : "culture" est à peine esquissée, tandis qu'"influence" doit se contenter d'une vulgate rapidement énoncé. C'est un oubli cruel qui tend à montrer votre imprécision et votre méconnaissance de ce dont vous aller parler. Ainsi, lorsque vous réduisez la notion de culture, vous ne justifiez en rien cette réduction, sinon par l'arbitraire. C'est une erreur : tout doit être justifié, car tout doit aller dans le sens de votre réflexion.

Or, ici, de réflexion, on ne voit pas la trace. Ce que je veux dire par là, c'est que votre introduction ne déploie pas de fil directeur - pour ne pas employer le gros mot, mais juste, de problématique, qui fait tant peur - et cela est gênant. En effet, vous n'avez que quelques questions, qui servent uniquement à mettre en lumière vos idées sur les deux concepts clefs, et donc, en négatif, ce que vous laissez dans l'ombre, mais aucune trace de réflexion de fond. Aucun questionnement, même artificiel, qui permettrait au lecteur de comprendre ce que vous allez chercher.

De cette façon, les trois moments de votre analyse - qui font redondance avec l'annonce de plan - apparaissent comme un catalogue arbitraire, injustifié et non défini. Je le relis à l'instant et il est amusant de voir comment vous excluez l'apprentissage auprès des parents, d'un revers de phrase. À la lecture, ces paragraphes semblent dogmatiques, arbitraires et dénués de toute réflexion de fond. Inintéressant, en somme.

Et par contamination, ce qu'ils annoncent apparaît de même. Votre plan pose donc problème à deux titres au moins.
D'abord, il est en doublon de vos éléments étudiés. Pourquoi n'avait pas placé ceux-ci directement dans l'ordre et avoir fait l'économie d'une annonce maladroite ? Vous auriez ainsi pu éviter des définitions fragmentaires et arbitraires ainsi qu'une répétition malvenue. En effet : vous énoncer vos aspects en un ordre, puis les explorer dans un autre. Il y a ici clairement une faute logique : si vous étiez sûr de votre découpage, celui-ci serait inamovible, pas soumis à quelque caprice.

Ensuite, plus qu'une annonce de plan, c'est un sommaire de catalogue que vous proposez ici. Sa clarté est sa plus grande force mais, à cause de celle-ci, il annonce une grande réunion d'items entourés d'un grand vide. C'est-à-dire que les seuls indices d'une quelconque réflexion sont des effets de manche : "nous analyserons", "nous étudierons", "de cette analyse", etc.. C'est donc louche et peu flatteur pour la suite.

Enfin, un ou deux remarques d'ordre purement formel et esthétique.

Une introduction se compose canoniquement de trois paragraphes : un premier accrocheur, avec une définition rapide mais pesante des termes du sujet et une énonciation claire et distincte de celui-ci, un second contenant la problématique étudiée au long du devoir et un dernier annonçant le plan de ce devoir. Avant d'être taxé d'académisme outrancier, je tiens à préciser que je rappelle ceci uniquement car, dans les lectures que j'ai pu faire, je n'ai vu de plan plus rigoureux pour guider la pensée. Ni, d'ailleurs, d'autre plan appliqué, même s'il était souvent incroyablement déformé. Il n'en reste pas moins le squelette le plus solide sur lequel appuyer une réflexion et, peut-être, vous aurait-il servi ici.

Il est bas, mauvais et ridicule de se complaire dans cette habitude des quelques tâcherons intellectuels de notre époque de se "nousnoyer". C'est du dernier mauvais effet et ne montre rien d'autre qu'une pédanterie assez minable. Employez le "je" si vous voulez vous investir, mais, pitié, proscrivez le "nous". Ce n'est rien d'autre qu'un tour de manche autoritaire pour asseoir son emprise sur le lecteur. Une tricherie, en somme. En outre, et cette fois-ci faisant preuve d'un académisme outrancier, je déconseille l'utilisation de tous les pronoms suivants dans un texte : "je", "tu", "on", "nous" et "vous". Mais ceci n'est que fantaisie d'esthète décadent.

En français, les paragraphes commencent par des alinéas ; ne me jetez pas la pierre, je ne sais pas comment les intégrer à mon commentaire.

La forme d'accentuation du discours écrit en français pose un léger problème. Il vaut mieux privilégier le recours aux italiques plutôt qu'aux caractères gras. C'est du moins la leçon que je retire de mes lectures. Cependant, de façon générale, il vaut mieux être capable d'accentuer quelque chose à travers le discours plutôt que de reposer sur un artéfact typographique.

En vous souhaitant bon courage pour la suite,
Celim.

Édito

Le coeur du blog consistera en la publication de ce grand tout, que l'on peut nommer essai, résultat de nombreuses recherches et réflexions. Directement sur le blog et au format pdf et epub pour les possesseurs de liseuses ou lecteurs préférant lire calmement chez eux un texte relativement long.

A côté de ces grandes parties, quelques éditos, des réponses aux lecteurs et des mises au point sur la progression de l'écriture du livre ainsi que l'avancement de mes recherches.

Archives