Le Blog de Fumble

Par Fumble Blog créé le 19/08/10 Mis à jour le 17/12/14 à 09h38

L'antre du Troll, le puits de l'ignorance, l'abîme du je m'en foutisme, l'antichambre de la procrastination, le labyrinthe du sarcasme, le caveau de l'anti-héros, le bar de l'ennui, au début elle est froide, mais après, ça va...

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Food for Troll

 

Mais où sont partis les taxis de Paris ?

 

Paris la nuit, toute une faune, toute une aventure, mais une que l'on préférerait choisir de vivre que de l'avoir imposée à soi alors que l'on recherche bêtement à rentrer chez soi. Vendredi 6 septembre soir, de deux à cinq heures du matin, j'ai erré dans la capitale en recherche d'un taxi. Passant par les phases habituelles de la colère, du désespoir et de l'acceptation, j'ai presque fini par apprécier ce petit road trip. Car je ne suis pas resté à un seul endroit bien sûr...

2h du mat à République, je savais que ça n'allait pas être une partie de plaisir. "Ça fait des années que c'est comme ça" me dit un jeune qui sort d'une fête avec une amie, qui semble se méfier des relous qui posent des questions à la con. Car oui, pour m'occuper, je me suis amusé à demander leur avis sur la situation à divers personnages de la nuit parisienne. Eux iront dans une autre soirée, à pied peut être ? Le twist, c'est qu'il était déjà cinq heures du mat à ce moment-là et j'avais déjà dépassé les galeries Lafayette dans une marche sans but. Je trouvais mon taxi quelques minutes plus tard...

Oui, ça fait des années que c'est comme ça. Le fêtard m'affirme qu'il faut aller sur les stations de taxis sinon ces derniers ne s'arrêtent pas. Mais mon chauffeur me dira que si. Durant une soirée aussi chargée, je suppose que c'est avant tout à la gueule du client. J'ai d'ailleurs vu un taxi libre éviter une bande de trublions bouteille à la main. Oui, un taxi libre : ne rêvez pas, de Répu à Saint Augustin en passant par les Grands Boulevard, partout, partout des gens attendaient et c'était la guerre au moindre signe d'échappatoire. Deux jeunes femmes, dont une tentait de vainement de contacter au téléphone une des sociétés de Taxi, étaient bien mal barrées elles aussi. Rien ne répondait, tout était surbooké... à 4 heures du mat.

Une voiture qui arrête son service (vraiment, ou elle m'évite ?) Une autre qui attend un client ayant commandé (et qui n'a pas l'air d'arriver). Je pose quelques questions sur la situation et on me répond : il faut être malin pour survivre à Paris. Connaitre les bons axes, ceux qui déversent le plus de taxis vidés récemment. Il faut rester au même endroit et persévérer. Il ne faut pas donner de destination avant de s'installer dans la voiture... De bons conseils, mais qui paraissent à côté de la plaque dans le chaos - relativement calme vu l'heure tout de même - ambiant.

Et sinon quoi ? Attendre le premier métro ? On finit par croire que ce ne sera pas un choix. Cette femme qui sort d'une soirée doit rentrer sur Surennes. Comme moi elle est coincée, seule, dans la rue, à la merci de gens parfois étranges (et qui posent des questions à la con). Rien à faire à part espérer rentrer chez soi pas trop tard, alors qu'on a de l'argent pour payer ce service quasi indisponible.

Tous les Taxis que j'ai interpellés n'étaient pas contre l'idée qu'il y ait plus de Taxi à Paris. Est-ce que ça impacterait vraiment sur leurs revenus dont ils doivent déduire des frais et des taxes de droits assez énormes ? Aucune idée. On ne demande pas non plus que les rues soient noyées de Taxis comme à New York, mais tout de même, qui profite vraiment de cette situation ? Il serait aussi temps que la RATP fasse circuler ses métros toute la nuit, au moins le week-end, comme le propose mon fêtard qui n'a pas besoin de rentrer chez lui, mais qui aimerait bien aller en after sans faire une rando entre temps.

 

Difficile de trouver des excuses à cet état des lieux des Taxis parisiens. Des raisons profitables pour quelqu'un, surement, mais des excuses non. Ça m'a bien calmé des sorties un peu imprévues et pas forcément bien organisées sur Paris, car on le paye cher. S'il faut réserver un Taxis des jours à l'avance pour avoir l'esprit tranquille en soirée, ça sera sans moi !  

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Commentaires

johan26
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johan26
J'ai déjà vu des gens se faire verbaliser pour l'usage d'un vélo en état d'ébriété , oui c'est interdit je crois bien :/ , Il reste plus qu'a essayer de slalomer sur tous les passages piétons jusqu’à ce que l'alcool redescende.
Fachewachewa
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Fachewachewa
Le vélo en étant alcoolisé, c'est interdit aussi non ?
johan26
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johan26
Les tarifs sont bien trop bas chez ces Super-taxis sauveur de soirée

Ca doit surement jouer dans la motivation à venir travailler la nuit
Bbali
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Bbali
C'est toujours un problème d'attendre un taxi sur une place comme Répu, Place d'Italie ou Bastille, ce sont effectivement des lieux où ils ont tendance à éviter les clients : le bourré fraîchement sorti de soirée a une propension trop forte à vomir et/ou à être chiant. N'oublions pas qu'un client qui vomit dans un taxi, c'est une journée de foutue pour ce dernier.
Dans la nuit, mieux vaut marcher le long des axes en s'arrêtant quelques minutes sur les petites places :)

Et outre les lieux, vient aussi le problème des horaires. J'ai remarqué que les taxis finissent souvent leur service aux alentours de 5h : ce sont ceux qui commencent entre 16h et 18h et qui évitent encore une fois de se taper les clients de sorties de boîtes.

Le boulevard de Sébastopol illustre parfaitement ça, entre châtelet et Etienne Marcel. Quand tu y vois la tronche et la dégaine des gens qui attendent les taxis à cet endroit la nuit, j'comprends très bien que personne ne veuille les prendre !

Après en ce qui concerne le fait de leur dire à l'avance où on va, normalement ils n'ont pas le droit de refuser (tant que ça reste dans leur zone de travail). Mais ils ne s'en gardent pas quand ils ont la flemme, quand ils savent qu'ils auront un trop long trajet à faire avant de trouver un nouveau client ou que ça leur fait faire un trop gros détour avant de rentrer chez eux en fin de service.

Bref, c'est parfois relou (j'en ai aussi passé des moments à marcher dans le vide en priant pour en trouver un), mais en même temps il faut se mettre à leur place et les comprendre.
oliveroidubocal
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oliveroidubocal
Vélib un jour, vélib toujours!

Édito

Ex pigiste de Gameblog de 2010 à 2014 ! J'en ai écrit des conneries ! (et dites aussi)

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