Le Blog de Game-Center.fr

Par ChrisPix Blog créé le 08/04/10 Mis à jour le 17/05/10 à 17h23

Retrouvez nos articles sur www.Game-Center.fr

Ajouter aux favoris
        
Signaler
Articles

Article publié sur www.game-center.fr

En 1996, Resident Evil premier du nom inventait l'expression de Survival Horror par l'intermédiaire d'une phrase servant à occuper un loading : « Enter the world of survival horror... ». Si en des termes historiques le véritable inventeur du genre reste et restera Frédéric Raynal en 1992 avec son Alone in the Dark, Resident Evil en a fait un genre à part entière. Qui n'a pas frissonné devant le premier zombie et son regard glacial ? Qui n'a pas sursauté à l'arrivée du premier chien ? Toutefois, après une longue carrière et surtout de lourds changements, que reste-t-il de Biohazard ?

Un Survival, qu'est-ce que c'est ? Je ne vous ferai pas de définition académique mais plutôt personnelle. Je suis un froussard qui ne joue que par très courtes sessions, de jour et accompagné si possible. J'exagère sans doute mais c'est un peu ça, je ne suis pas un adorateur du genre. Pour moi, le survival c'est la solitude, un personnage abandonné ou à la recherche de quelqu'un de cher. C'est surtout une sensation de faiblesse, l'impression d'être complètement démuni et de ne pas pouvoir faire face à ce qui m'attend. Le manque de moyens est d'ailleurs caractéristique entre une planche cloutée (si je l'ai arrachée avec), un appareil photo ou tout simplement mes jambes pour les prendre à mon cou... Sans être réducteur, j'inclurai les armes à feu mais en quantités limitées et surtout des munitions précieuses et très rares. Voici ma vision du survival, le genre stressant et non une histoire de zombies tout simplement.

Le genre a ses titres clé comme Silent Hill ou Resident Evil qui sont toujours en activité, Alone in the Dark est revenu, Siren ou Project Zero sont passés par là. Je pourrai même citer Alan Wake qui débarque enfin après cinq ans de gestation. Les points communs ? Sombres et même souvent de nuit, un personnage solitaire et souvent même un civil... sauf dans Resident Evil finalement qui avait opté dès le départ pour une formule mettant en scène des personnages rodés au gun shooting. Heureusement, le gameplay rigide des années 90 faisait son oeuvre. Le genre se nourrissait de votre stress et qu'y a-t-il de mieux pour cela qu'un personnage qui tourne sur lui même pour changer de direction. Tellement de stress en somme que les salles de sauvegarde jouaient réellement leur rôle de havre de paix. A l'époque, il y avait des salles de sauvegarde... véridique...

Resident Evil 4... le coup de pied dans la fourmilière... le coup de Desert Eagle dans le Nemesis. Avec Biohazard 4, et après avoir abandonné le premier projet fantomatique qui pour sa part foutait vraiment les boules, Capcom reprend l'enveloppe, le nom, le background et efface tout le reste. Mais si l'on peut l'attaquer légitimement d'avoir chamboulé la licence, c'est Shinji Mikami qui en est le responsable, réalisateur de chaque épisode jusque là. Le résultat ? Un savant lifting donnant du punch à une série qui en manquait cruellement face aux nouveautés des années 2000 tout en préservant les fondements de ce que l'on appelait Biohazard.

 

 

Mais après le départ de l'ami Shinji de chez Capcom, bien décidé à mettre fin à ses jours sur http://www.mikami-project.com/ depuis, c'est Jun Takeuchi qui reprend le flambeau. Producteur notamment d'Onimusha 3 ou encore Lost Planet, c'est un membre familier de la série horrifique qui décide de ramener Chris Redfield sur le devant de la scène. Riche du succès de RE 4 et du retour gagnant de Leon S Kenedy plus vif que jamais, l'homme nous annonce un jeu en terre Africaine avec un héros bourré aux hormones. Chris fait donc son retour, mais en terre inconnue, il lui faut une guide et c'est bien là que démarre... le drame... Sheva, la partenaire de Chris, symbole d'une époque où un jeu solo est un jeu raté. De nos jours nous ne pouvons concevoir un jeu sans mode coopératif, sans mode en ligne. Pour cette raison, le jeu se fait à deux, en ligne ou en local (une prouesse de nos jours) ou bien en solo, mais à quel prix.

Si à deux l'aventure est savoureuse même si l'on ne flippe pas un seul instant, tout seul c'est une autre paire de manches. Sheva est victime d'une programmation lamentable, capable de courir sur vos pièges voire même de retirer une mine que vous veniez de positionner pour la déposer dans son inventaire... un comble. Rarement efficace, souvent au mauvais endroit, votre partenaire est la plus grande source de stress dans l'aventure. D'ailleurs c'est bien simple, votre seule préoccupation sera de trouver quelqu'un pour jouer avec vous et faire de cet élément instable un atout dans votre réussite. Pourtant, alors qu'elle vous pèse en solo rendant le jeu particulièrement corsé, à deux c'est trop facile. Nos colosses enchaînent les headshots, les grands coup de pied retournés, les saltos... les troupes d'élite ça va un moment mais à la fin ça écoeure. En plus de cela, le jeu est découpé en chapitres et à chaque fin de section, on sauvegarde, on booste nos armes pour pouvoir y mettre encore plus de balles que l'on trouve à profusion chez le boucher du coin entre deux horloges dorées et des pierres précieuses. Si vous vous souvenez de ma définition du Survival un peu plus haut, vous conviendrez que ça n'a rien à voir...

Finalement Resident Evil 5 n'a pour rapport avec ses aînés que son background. Profondément changée, la recette s'est perdue au profit d'un nouveau jeu d'action venu alimenter un marché qui ne demande que ça. D'ailleurs, si les critiques n'ont pas toujours été tendres, le jeu s'est quand même très bien vendu et poursuit sur sa lancée avec une Gold Edition sortie à prix réduit et regroupant tous les DLC. Seul point noir, les vieilles sauvegardes ne sont pas compatibles et nécessitent le patch 2.0 mais les deux joueurs en ligne ne sont pas obligés de disposer des versions gold. Est-ce que Capcom ira au bout en finissant par remettre encore le soft sur le devant de la scène avec le PS Move comme annoncé l'an dernier ? N'en doutons pas car la licence reste particulièrement juteuse et patientons jusqu'au 6 qui ne sera pas produit par Takeuchi, probablement usé par les critiques, et qui s'annonce, encore une fois, comme une révolution de la série.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Commentaires

ChrisPix
Signaler
ChrisPix
Merci pour ce commentaire magister, ça me va droit au coeur. Effectivement, si
tu es un fan de Biohazard et surtout du second opus, c'est fou comme le 4 et
surtout le 5 ont dû te retourner... Surtout quand je vois que pour moi,
n'étant pas un fanatique, ça m'a fait l'effet d'une bombe...

En tout cas
n'hésite pas à faire part de ce qu'est un Resident Evil selon toi, est-ce que
tu penses que Capcom peut revenir aux sources de ce qui faisait son survival
phare ?
magister35
Signaler
magister35
Enfin quelqu'un qui partage la même opinion sur le sujet!!

étant fan de la série depuis "director's cut", j'ai pour ma part éprouvé beaucoup de déception depuis la sortie de RE4..
Ou sont passé les zombies, le stress des portes qui s'ouvrent lentement, les énigmes à résoudre.. bref! la base de tout bon "Resident evil"!

Merci pour cet article très bien rédigé!
sur ce, je retourne sur RE2..^^
Le Blog de Game-Center.fr

Édito

Retrouvez nos articles sur www.Game-Center.fr

Archives

Favoris