À une époque où l’IA tend de plus en plus à s’imposer dans notre société, James Cameron ne manque pas de s’exprimer sur la question en faisant des parallèles avec Terminator.
Pour toute une génération de cinéphiles, Terminator s’est assurément imposée comme l’une des sagas les plus emblématiques des années 80. Car cette dernière a beau ne pas figurer dans le classement des plus gros scores au box-office de James Cameron, elle n’en reste pourtant pas moins une œuvre majeure dans la carrière du réalisateur. Tellement qu’à une époque où les débats autour de l’IA se veulent de plus en plus récurrents, ce dernier ne manque pas de nous rappeler qu’il nous avait pourtant prévenus de ses dangers.
Le réalisateur de Terminator s’exprime sur les dangers de l’IA
« Je vous avais prévenus en 1984, et vous n’avez pas écouté ! » clamait-il en effet avec humour lors de son passage chez CTV News Canada en 2023. Car vous vous en doutez probablement, mais les domaines artistiques ne sont évidemment pas les seuls à être envahis par l’IA depuis quelques années. Comme toute évolution technologique, celle-ci s’introduit absolument partout, y compris dans les secteurs les plus dangereux comme le domaine militaire. Et c’est là, pour Cameron, que le message véhiculé par Terminator revêt toute son importance.
« Je pense que la militarisation de l’IA est le plus gros danger » explique le réalisateur. « Je pense que nous allons entrer dans l’équivalent de la course aux armements nucléaires avec l’IA. Et si nous ne la développons pas, les autres le feront à coup sûr. Et alors ça ne fera qu’empirer ». Des propos qui, bientôt trois ans après avoir été prononcés, continuent pourtant toujours de trouver un effroyable écho dans l’actualité, surtout aux États-Unis. Encore plus quand on voit la façon dont l’IA ne cesse de prendre toujours plus d’ampleur un peu partout dans notre société.
Loin de vouloir jouer les alarmistes, le réalisateur de Terminator n’a pourtant pas manqué d’insister sur le fait qu’il n’est pas foncièrement opposé à l’IA. Il estime en revanche qu’il est extrêmement important, pour ne pas dire capital, de mettre en place des règles strictes à ce sujet afin d’éviter une escalade potentielle de l’armement à l’IA à travers le monde. Car après tout, et c’est aussi une partie du propos de la saga Terminator : celle-ci n’a pas forcément que des mauvais côtés. En tout cas, si on l’utilise correctement.
Un outil, certes, mais incapable de remplacer l’homme
Par exemple, même à une époque où une véritable levée de boucliers se met en place contre l’IA dans les domaines créatifs, Cameron n’a pas peur de confesser qu’il est possible d’en tirer des bénéfices. En particulier dans la post-production, où elle peut s’avérer être d’une grande aide pour les effets spéciaux ou encore le montage. Mais cela veut-il dire pour autant qu’elle est en capacité de remplacer l’homme ? Absolument pas, assure le réalisateur de Terminator. Car s’il y a bien une chose que l’IA est incapable de remplacer à ses yeux, c’est l’authenticité des émotions humaines.
Sources : CTV News Canada, CBC News