Pas d'IA pour ressusciter Patrick Swayze à l'écran. La production de la suite de Dirty Dancing fait un choix fort, mais comment compte-t-elle alors lui rendre hommage ?
Nina Jacobson, productrice en charge du développement de la suite de Dirty Dancing, a expliqué dans un entretien accordé à Indiewire que c'était l'un des aspects sur lesquels il fallait vraiment se concentrer : comment permettre aux gens de le pleurer dans un film, et qu'on pouvait se rassurer, il ne serait pas ramené grâce à l'IA.
Une manière de couper court, d'emblée, à toute spéculation sur un usage de l'intelligence artificielle pour faire revivre numériquement l'acteur disparu.
Patrick Swayze incarnait Johnny Castle dans le film original de 1987. Il est mort d'un cancer du pancréas en 2009, à l'âge de 57 ans. La question de sa présence, ou plutôt de son absence, pèse forcément sur un projet qui s'annonce comme la suite directe d'un classique du cinéma romantique.
Jennifer Grey reprend son rôle, nouvelle génération à l'écran
Jennifer Grey, qui jouait Frances « Baby » Houseman dans le film original, reprendra son personnage dans la suite. L'histoire se déroule cette fois dans les années 1990 et sera portée par une nouvelle génération de jeunes acteurs. Nina Jacobson a souligné que l'actrice avait des intuitions précieuses sur les raisons du succès durable du film et sur ce que son personnage représente encore pour le public.
La productrice compare l'exercice à celui d'une adaptation littéraire : un film ne peut pas être une copie conforme du livre, mais il doit en restituer la sensation. Elle a expliqué que pouvoir raconter une histoire d'amour entre jeunes qui prenne certains de ces risques tout en suscitant ces émotions leur était apparu comme une chance incroyable.
Son regard sur le long-métrage original a d'ailleurs changé avec le temps. Elle le voyait autrefois comme un divertissement très glamour. Elle estime qu'il frôle presque le film indépendant, par les sujets qu'il osait aborder. Elle cite en exemple l'intrigue secondaire portant sur un avortement, estimant que si on essayait de glisser discrètement une intrigue d'avortement dans un film romantique, on recevrait beaucoup de remarques là-dessus.
Lionsgate a annoncé début 2026 que Nina Jacobson et le producteur Brad Simpson superviseraient le film. Kim Rosenstock, scénariste de Dying for Sex, est chargée d'écrire le scénario. Aucun réalisateur n'est pour l'instant attaché au projet.
Adam Fogelson, président du Lionsgate Motion Picture Group, a confirmé dans un communiqué l'enthousiasme du studio pour cette équipe et pour un retour à l'univers de Kellerman's, le lieu emblématique du film original. Il a insisté sur l'objectif de permettre aux fans de toujours comme aux nouveaux publics de découvrir « la magie, la musique et l'émotion » de Dirty Dancing dans un nouveau film pensé pour les salles obscures.