Face à une légende comme Indiana Jones, d'autres ont voulu tenter l'aventure. Il y a 43 ans, un film s'est planté en beauté tentant d'imiter le plus célèbre des archéologues.
Les années 1980 étaient une période pleine d'expérimentations. Elle a vu émerger des œuvres de génies, comme les premiers films Indiana Jones de Steven Spielberg. Mais à l'heure où le fameux réalisateur redéfinissait l'aventure avec Les Aventuriers de l'Arche perdue, d'autres tentaient de marcher dans ses traces à leur manière. Et pas forcément la meilleure. Si vous n'avez jamais vu ce nanar devenu culte malgré lui, c'est le moment de le découvrir.
N'est pas Indiana Jones qui veut
Quand Indiana Jones : Les Aventuriers de l'Arche perdue sort en 1981, l'industrie rêve de reproduire un même succès. Il reste encore trois ans avant que le deuxième volet des péripéties d'Indy ne voient le jour. Elle n'allait évidemment pas laisser trop de temps s'écouler sans faire d'autres tentatives cinématographiques. Or, l'une d'elle est restée dans les annales non pour être une réussite, mais bien tout l'inverse.
Sorti en 1983, Le Trésor des quatre couronnes, de Ferdinando Baldi, voulait indéniablement marcher sur les plates bandes d'Indiana Jones. L'intrigue reprend les mêmes ingrédients qui avaient fait le succès du film de Steven Spielberg : un héros charismatique, une quête mystique et des pièges mortels qui veulent rivaliser avec les meilleures scènes des Aventuriers de l'Arche perdue.
Mais n'est pas Indiana Jones qui veut. Si les ingrédients sont là sur le papier, dans les faits, le résultat est bien en-deçà du film de Spielberg. Le héros J. T. Striker n'a rien de la gouaille et du punch d'Indy. Comme quoi, miser sur une vedette du western spaghetti, en l'occurrence l'acteur Tony Anthony, ne suffit pas à faire entrer un personnage au panthéon du cinéma.
Cependant, c'est surtout dans sa réalisation que Le Trésor des quatre couronnes se prend les pieds dans le tapis. Voulant à tout prix être un bon film d'action, il tombe dans tous les poncifs. Il enchaîne alors les pièges inaboutis, les ralentis inutiles et même les objets projetés vers la caméra pour exploiter une technologie 3D encore balbutiante à l'époque, bien loin de ce que James Cameron popularise des années plus tard avec Avatar. En tout cas, Indiana Jones n'aura pas eu besoin de ça, lui, pour construire sa légende.
Ainsi, ce qui devait être le nouveau concurrent d'Indiana Jones a plutôt eu l'effet d'un pétard mouillé. Faute d'avoir les moyens de ses ambitions, Le Trésor des quatre couronnes passe complètement à côté de son objectif, flirtant davantage avec les scènes improbables que dans le grand spectacle. 43 ans plus tard, il reste tout de même un objet de curiosité qui a une certaine popularité dans le catalogue des nanar du 7ᵉ art.