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    TEST du Razer BlackShark V2 : Des sonorités puissantes, pour les amateurs

TEST du Razer BlackShark V2 : Des sonorités puissantes, pour les amateurs

Par Nerces - publié le
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Reconnu pour la qualité de ses caques-micros destinés aux joueurs, Razer dispose de plusieurs gammes qu'il revisite régulièrement. Aujourd'hui, c'est au tour des BlackShark de passer à la « V2 », comme l'Américain se plaît à nommer ses dernières mises à jour. Carte son USB et THX Spatial Audio sont au menu.

Entre les Kraken, Nari et donc BlackShark, Razer a parfois du mal à s'y retrouver ou, plus précisément, à orienter clairement les amateurs vers tel ou tel produit. Les trois gammes sont effectivement conçues pour les joueurs et elles disposent toutes - au moins sur les modèles les plus ambitieux - du son THX Spatial Audio (7.1). Pourtant, le BlackShark V2 est présenté par Razer comme le meilleur de ses casques-micros pour l'eSport. Au-delà du « bête » discours marketing, nous avons cherché à vérifier les atouts - et les défauts, il n'y a pas de raison - de ce produit.

Design original et carte son USB

Au sortir de son carton, le BlackShark V2 surprend. Il ne ressemble à aucun autre casque-micro signé Razer et le constructeur américain se montre ici plus sobre que de coutume. La conception générale du produit ne laisse guère de place aux accessoires, aux fioritures. Le BlackShark V2 reprend la structure métallique de son ancêtre - la V1 - mais laisse de côté tous les inserts argentés pour proposer une robe uniformément noire. La conception générale du produit rappelle un peu les casques des pilotes d'hélicoptère avec un design bien différent de ce que l'on retrouve habituellement sur les produits destinés au jeu vidéo.

Le rembourrage de l'arceau central est important, conférant un confort maximal au sommet du crâne sans toutefois sacrifier la robustesse du produit. Moins réussi, le système de réglage en hauteur des oreillettes peut se montrer imprécis. Rien de trop gênant, mais on aurait aimé que Razer soit plus attentif à ce niveau, et on aurait également apprécié que des charnières permettent de faire pivoter ces mêmes oreillettes pour encore plus de confort. Notez que les câbles qui relient chacune d'elles au reste du casque et qui se chargent de diffuser le son constituent la seule « extravagance » que s'est autorisée le constructeur : ils portent le vert très vif caractéristique de la marque.

Sans surprise, Razer reste fidèle au type circum-aural qu'il privilégie sur la plupart de ses gammes et, notamment, sur la première version du BlackShark. En revanche, contrairement à ce dernier, il n'est plus question de simili-cuir pour habiller des oreillettes qui arborent un plus classique revêtement en tissu. Rien à signaler à ce niveau, la transpiration ne pose aucun problème et le confort procuré est plus qu'honorable : on peut porter le casque plusieurs heures durant sans ressentir de gêne... malgré la chaleur ambiante. Le poids, à peine supérieur à 260 grammes, a une part importante dans le confort ressenti.

L'oreillette de droite est dépourvue de fonctionnalité alors que celle de gauche intègre la prise pour brancher la perche flexible du microphone. Sur l'oreillette de gauche, on trouve aussi le bouton d'activation / désactivation du microphone ainsi qu'un gros bouton de réglage du volume. Si le design peut surprendre, en pleine partie, il est pratique d'y accéder très facilement. Enfin, soulignons le fait que Razer se soit ici contenté d'un produit filaire. Au choix, il est possible de le connecter via le câble jack 3,5 mm livré (2,1 mètres) ou d'ajouter le petit adaptateur USB qui contient la carte son certifiée THX. Attention, l'USB ne sera fonctionnel que sur PC.

Complet sur PC, moins sur consoles

S'il est intéressant de pouvoir ainsi connecter le BlackShark V2 à une large gamme de périphériques depuis un ordinateur jusqu'à un smartphone en passant par diverses tablettes et consoles de jeu, il y a des limitations. En effet, certaines fonctions et certains réglages sont liés à l'utilisation de la carte son intégrée au module USB. En jack 3,5 mm, vous aurez donc un casque plus basique. Dommage. En premier lieu, c'est le THX Spatial Audio qui passe à la trappe. On perd aussi tous les réglages présents dans le logiciel Razer Synapse : cela va du simple mixage audio destiné à positionner le son autour du joueur à l'égalisation en passant par les fonctions de bass boost ou de normalisation.

Sur PC, pourvu que vous soyez en USB, vous aurez donc accès à ces diverses fonctionnalités. Nous avons ici plus particulièrement apprécié les options « d'amélioration » liées au microphone. Ainsi, la « normalisation du volume », la « clarté vocale » et la « réduction du bruit ambiant » constituent trois réglages que nous vous conseillons d'activer pour profiter d'une captation de très bonne facture. En revanche, nous n'avons été que partiellement convaincus par les vertus du THX Spatial Audio. Sur le papier, cette fonctionnalité promet un son 7.1 capable donc de plonger le joueur au coeur de l'action. Une fonction davantage destinée aux amateurs de FPS / TPS qu'aux adeptes de STR.

Dans la pratique, on peut s'appuyer sur des profils déjà préparés par Razer ou ajuster les choses selon ses propres préférences. Les profils en question sont encore peu nombreux - 18 à la sortie du casque - et se limitent à quelques titres « majeurs » comme Apex Legends, Call of Duty : Modern Warfare, Counter-Strike : Global Offensive ou VALORANT. Nous avons pour notre part essayé la chose sur Red Dead Redemption II et Horizon Zero Dawn principalement. Réussite sur toute la ligne pour tout ce qui concerne les « environnements » : qu'il s'agisse des pas de notre cheval ou des bruits émis par les « brouteurs » que l'on se prépare à chasser, on profite d'une spatialisation réussie.

Qui de la restitution audio ?

En revanche, les choses sont moins convaincantes dès lors que l'action bat son plein. La spatialisation paraît alors plus brouillonne et on peine à identifier les sources sonores plus précisément qu'avec une simple stéréophonie. Disons qu'il y a un petit mieux, mais rien de décisif. Enfin, mais là c'est sans doute plus une affaire de goût, impossible de comparer le rendu du THX Spatial Audio avec un casque sur la tête à un véritable ensemble - même seulement 5.1 - de salon dans les films. On perd énormément de détail, de précision, d'immersion. Cela dit, la comparaison tient aussi aux limites du rendu audio proposé par le BlackShark V2.

Razer a fait reposer une partie de sa campagne marketing sur l'intégration de nouveau drivers, les TriForce Titanium de 50 mm qu'il a lui-même conçu. Sur le papier, ils doivent permettre de mieux distinguer graves, médiums et aigus. C'est en partie vrai. De manière générale, on peut avoir l'impression d'une segmentation plus fine du spectre audio et dans pas mal de chansons, les voix gagnent nettement en clarté par exemple. En revanche, on retrouve un défaut que Razer traîne depuis la première version du BlackShark : une prépondérance des basses. De manière générale, le constructeur semble être amateur des orchestrations puissantes et cela se ressent une fois encore.

Il paraît que ce côté puissant, spectaculaire rencontre un certain succès auprès des joueurs d'eSport et c'est sans doute la raison pour laquelle Razer a fait ce choix. Reste que les mélomanes en seront pour leurs frais : dès lors qu'une composition, riche, joue sur de nombreuses tonalités, les choses sont moins flatteuses... même en manipulant l'égaliseur. Enfin, un rapide commentaire pour évoquer la captation du microphone. Là, il n'y a guère de critique à formuler : Razer a fait du très bon travail. Les voix sont claires, agréables et aucun bruit parasite ne vient gêner. Notons d'ailleurs la présence d'une bonnette plutôt efficace en bout de perche.

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    EN RÉSUMÉ    
   

DES SONORITÉS PUISSANTES, POUR LES AMATEURS

Le BlackShark V2 est un produit de bonne facture que l'on conseillera cependant plutôt aux amateurs de jeux d'action, à ceux qui privilégient le « gros son ». Les médiums et les aigus sont certes mieux traités, mieux représentés que sur la génération précédente, mais les basses restent dominantes. Sans être renversante, la spatialisation THX est efficace, mais davantage lors des séquences plutôt calmes que dans les moments les plus speed où on manque un peu de précision. En revanche, et même si c'est sans doute une question de goûts, nous avons du mal à conseiller ce THX Spatial Audio pour un film. Enfin, mention spéciale pour le confort que l'on ressent avec ce casque sur le crâne. Léger, « respirant », il est plus agréable que nombre de ses concurrents, même si l'ajustement des oreillettes est un peu moins précis.

   
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     ON A AIMÉ :    ON N'A PAS AIMÉ :    
   
  • Design (un peu) original plutôt réussi.
  • Parmi les plus légers de sa catégorie.
  • Microphone flexible et détachable.
  • Rendu audio puissant, privilégiant le spectaculaire.
  • Confort au rendez-vous, isolation efficace.
  • Qualité de captation du microphone.
 
  • Un peu beaucoup de basses.
  • Câble non détachable.
  • Ajustement des oreillettes pas idéal.
  • Impossible de faire pivoter les oreillettes.
  • Moins de fonctionnalités sur consoles (jack 3,5 mm).
   
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    FICHE TECHNIQUE :    
   
  • Prix : 110 euros environ
  • Poids : 262 g
  • Connexion : filaire, jack 3,5 mm ou USB
  • Transducteurs : dynamiques, Razer TriForce Titanium 50 mm
  • Forme des écouteurs : circum-aural
  • Spatialisation du son : THX Spatial Audio (7.1)
  • Réponse en fréquence : 12 Hz - 28 000 Hz
  • Microphone : oui, flexible et détachable
  • Réponse en fréquence du micro : 100 Hz - 10 000 Hz Réduction de bruit : passive
  • Garantie : 2 ans
  • Où acheter ? : Amazon
   
         

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