Après avoir offert une seconde jeunesse à certains des meilleurs Resident Evil, Capcom déterre une autre de ses licences fétiches avec Onimusha Way of the Sword. Ce reboot très attendu arrive sur PS5, Xbox Series et PC dès le 4 septembre 2026. Après une première prise en main par notre cher Geralt de Reeves, qui a adoré le voyage, Capcom m'a permis à mon tour de m'y plonger quelques heures. Vous avez d'ailleurs certainement déjà dû l’essayer vous aussi avec la démo gratuite actuellement disponible sur tous les supports. Mais sachez que vous n'avez encore rien vu de ce que propose réellement le jeu, ce que j'ai rapidement compris durant ma session, disons-le, douloureuse.

Onimusha cache bien son jeu, la démo de montre presque rien

Si vous avez joué à la démo d'Onimusha, vous avez certainement dû constater que le jeu en met plein les mirettes. Le moteur de Capcom fait encore des merveilles, même si tous les personnages du jeu n'ont pas reçu le même soin. Il n'empêche que les animations sont de haute volée et suffisamment variées pour assurer le spectacle durant les combats et les cinématiques. Toutefois, les affrontements avec le menu fretin sont relativement faciles, le boss en fin de démo ne relèvera d'ailleurs pas vraiment le niveau malgré sa belle gueule et son identité très marquée qui pourront le rendre mémorable.

Mais Onimusha Way of the Sword cache bien son jeu, très bien même. Durant cette nouvelle session d'un peu moins de trois heures, j'ai pu l'apprendre à mes frais. Ennemis en grand nombre, exploration plus libre qu'attendue, un zeste de metroidvania et des échanges pas très cordiaux avec trois nouveaux gros boss tous plus retors les uns que les autres, le voyage a été mouvementé. Ce n'est pas un souls-like, mais on est très loin de ce que nous propose la démo accessible à tous, et des petits combats qui feront notre quotidien. En tout cas, dans un premier temps.

Onimusha Way of the Sword

Un peu de Devil May Cry, un zeste Sekiro, le jeu a trouvé la recette idéale

Ce qui frappe très vite, et dans tous les sens du terme, ce sont bien les démons majeurs. Des boss coriaces qui ne sont pas là pour enfiler des perles et demanderont d'utiliser le vaste arsenal détenu par Miyamoto Musashi, notre protagoniste à la langue bien pendue. Parades, esquives, contre-attaques, coups spéciaux… Il va falloir la jouer fine pour s'en sortir et à moins d'activer l'option d'assistance, rien ne viendra vous expliquer comment vous adapter aux différentes attaques de vos adversaires. Il faudra expérimenter ou tendre l'oreille puisque l'âme détenue dans notre gantelet Oni pourra de temps à autre nous donner une ou deux astuces. Après avoir transpiré de longues minutes contre chacun d'eux, et vu un certain nombre de fois l'écran de Game Over, un premier constat s'impose : que c'est jouissif.

Les sensations sont folles, à mi-chemin entre un Devil May Cry et un Sekiro. On emprunte la nervosité, la chorégraphie et le sens du spectacle du premier, et le timing ultra précis ainsi que l'apprentissage des patterns du second. Une recette détonante accompagnée par une mise en scène à tomber, qui rappellera à la fois DMC, encore une fois, et ces bons vieux Sentai, pour les plus vieux d'entre vous. Les démons parlent, nous vannent en plein affrontement, gesticulent parfois grossièrement et se moquent, tandis que notre héros, au moins aussi nonchalant, leur renvoie la pareille entre deux coups de sabre bien ajustés.

Les combats de boss, LE point fort de cet opus

Les combats de boss semblent vraiment être l'un des points forts de cet Onimusha, mais que l'on se rassure, le reste du jeu devrait nous réserver son lot de surprises hors des arènes. Là encore, la démo n'est qu'une petite partie visible d'un iceberg plus gros qu'on le soupçonnait.. Vous pensiez vraiment que les ennemis allaient être si peu équipés pour vous affronter ? Que tout était linéaire ? Ce n'est pas le cas ! Les ennemis sont plus retors qu'il n'y paraît et pourront même être en très grand nombre à l'occasion, ce qui pourra donner des combats particulièrement intenses et chorégraphiés. Ils sont partout, planqués dans chaque recoin et n'hésitent pas à nous sauter à la gorge. Il y a un vrai écart de difficulté entre la chair à canon et les boss, encore une fois, mais c'est tout de même plus intéressant que ce que la démo proposait. En espérant que ça s'améliorera par la suite dans le jeu final.

Autre point important, Onimusha n'est pas un simple jeu d'aventure linéaire. En réalité, il s'ouvre, sans tomber dans le monde ouvert pour autant, et nous permettra d'explorer un Kyoto ancestral envahi par les entités infernales. Démons et créatures folkloriques rôdent et nous aideront tantôt, il faut croire que ça dépend de leur penchant pour le cannibalisme et de leur humeur du moment. Au détour d'une rue, il ne sera pas rare de croiser une bonne âme survivante, souvent dans le pétrin, que l'on pourra aider à l'occasion. Des activités secondaires qui pourraient venir pimenter notre trame principale et peut-être même nous récompenser comme il se doit.

Onimusha Way of the Sword

Onimusha picore aussi du côté du light RPG et du metroidvania

Durant l'aventure, on pourra également déverrouiller de nombreuses compétences nous permettant d'accéder à des endroits autrement inaccessibles à la manière d'un metroidvania. Un rapide coup d'œil dans les trailers vous donnera une première idée de ce qui vous attend, certaines choses sont encore tenues au secret jusqu'à la sortie, mais quelques-unes se sont présentées sous mes yeux. On aura par exemple l'occasion d'utiliser une technique permettant à la fois de briser les armures lourdes et autres boucliers de certaines variétés d'adversaires, mais aussi d'exploser des murs démoniaques pour ouvrir de nouveaux chemins. Un arc pourra également être utilisé de bien des façons au combat comme en exploration. Autant de petites choses, très classiques au demeurant, qui devraient rendre l'aventure moins monotone, et qui vont surtout complexifier les combats. Reste désormais à voir jusqu'où ces mécaniques seront poussées et combien nous allons en déverrouiller. Malheureusement, là-dessus c'est encore le gros point d'interrogation puisque même en mettant le nez dans les différents arbres de talents à améliorer, je n'ai pas grand-chose à vous rapporter.

Par contre, je peux vous dire qu'Onimusha a cédé aux sirènes ô combien classiques du light RPG. Oui, on a un arbre de compétences, plusieurs même. Oui, il y a une histoire d'artisanat léger et d'échange de ressources pour améliorer à la fois notre héros et son équipement, et oui il faudra aussi jongler entre différents artefacts pour gagner des bonus de statistiques. Impossible de faire le tour de tout ce qui a été proposé, mais plusieurs dizaines d'améliorations sont disponibles, d'autres pourraient probablement être à débloquer, cela reste à confirmer. Cela étant, même si le temps manquait pour véritablement profiter de tout ce qui était accessible, on ressent bel et bien la montée en puissance. Miyamoto débloque de nouvelles capacités pour gonfler ses combos, dont vous avez pu avoir quelques aperçus dans la démo d'ailleurs, et à terme, notre samouraï pourrait être capable de vraies prouesses à la lame. De même, augmenter ses statistiques impacte forcément sa durabilité. Il encaisse mieux, est plus endurant et fait plus de dégâts. Un passage dans les menus de compétences semble donc obligatoire pour se faciliter la tâche, surtout lorsqu'on devra faire face aux plus gros adversaires du jeu.

Onimusha Way of the Sword

Onimusha The Way of the Sword promet vraiment du très lourd

Tout ça semble relativement classique, mais l'exécution est tellement maîtrisée que l'on se laisse facilement embarquer. Onimusha The Way of the Sword ne va certainement pas bousculer le genre, mais il va dépoussiérer sa propre licence pour la remettre au goût du jour. Avec une légèreté bienvenue et un sens aiguisé du spectaculaire, mélangé à un gameplay encore plus acéré que les sabres de notre héros, le voyage s'annonce grisant. De plus, les sensations sont là, quelques heures en sa compagnie ont suffi à voir ce qu'il a dans le gosier.Ce n'est ni un reboot opportuniste, ni un échec, c'est une évidence. Capcom est passé maître dans l'art de la résurrection, vivement le 4 septembre.