Quand on évoque les exclusivités PlayStation, difficile de ne pas penser à The Last of Us tant la licence post-apocalyptique de Naughty Dog s'est imposée comme une œuvre de référence. Pourtant, tout le monde chez Sony n'aurait pas misé sur un tel succès à l'époque. Un ancien développeur revient sur cette anecdote qui doit faire sourire toute la communauté du gaming aujourd'hui.

Sony aurait pu saboter The Last of Us avant son lancement

Le 29 novembre 2011, les New Yorkais découvraient une publicité plus que cryptique à Times Square. La vidéo annonçait « une exclusivité PS3 à laquelle vous ne pourrez croire », montrant en outre une simple fourmi infectée par le Cordyceps. Personne ne se doutait alors qu'il s'agissait là d'un teasing pour la nouvelle exclusivité de Naughty Dog. Plus encore, personne ne s'attendait au raz-de-marée que deviendrait The Last of Us à travers le temps.

Même chez Sony, les cadres avaient de gros doutes sur le potentiel du jeu, surtout après tout ce que Naughty Dog avait produit ces dernières années. Depuis que le studio s'était rapproché de PlayStation et après le rachat, le studio à la patte rouge avait rivalisé d'imagination pour concevoir des univers coloré, frais et plein d'humour, même dans les moments sérieux. Après Crash Bandicoot, Jak and Daxter, puis Uncharted, le ton pessimiste et l'atmosphère morose de The Last of Us tranchait sacrément avec les réalisations précédentes.

Au cours d'une interview auprès de Reece Reilly, le développeur Quentin Cobb, actuel directeur créatif d'Ironroot Games, se souvient de ses années chez Naughty Dog à l'époque où le premier The Last of Us était en développement :

Un haut responsable de Sony a jeté un œil au jeu pour évaluer le budget marketing à The Last of Us. Après l'avoir examiné, il a dit : « Ça ne va pas très bien marcher, je pense qu'un petit budget marketing suffira ».

Quentin Cobb, pour Kiwi Talkz.

L'histoire aura évidemment donné tort à ce cadre. Mais il faut dire, d'après Cobb, que tout le monde avait des doutes en interne. « Même au sein du studio, à la fin du développement, certains se demandaient : “Je ne sais pas si ça va marcher, je ne sais pas si les gens vont comprendre”». The Last of Us était un pari risqué, mais gagnant. Le premier épisode et son remaster de 2014 culminent à 20 millions d'exemplaires écoulés1. Le jeu a en droit à une suite en 2020 et est adapté actuellement en série live-action par HBO. Le créateur réfléchit même à l'éventualité d'un troisième volet. 13 ans plus tard, ça reste une des plus belles réussites dans le monde du jeu vidéo.

Source : Kiwi Talkz.