Après 18 ans d'activité et plusieurs belles productions à son palmarès, ce studio français a malheureusement fait une terrible annonce dans un contexte particulièrement difficile.
En février dernier, nous vous rapportions que Nacon, l'éditeur français qui dispose de plusieurs licences fortes comme Hell is Us, Robocop ou encore Styx, se trouvait dans une terrible situation financière, avec une dette de 43 millions d'euros qu'il n'arrivait pas à rembourser. Malheureusement, un studio français sous sa tutelle en paye aussi chèrement le prix et a récemment fait une terrible annonce, après 18 ans d'existence.
Clap de fin pour un studio français qui ne peut plus tisser sa toile
Après l'incroyable essor du marché du jeu vidéo, qui a grandement profité de la pandémie de coronavirus, on a petit à petit assisté à un brutal déclin, synonyme d'énormes vagues de licenciement et, de temps à autre, de la fermeture d'un studio. Depuis février, ce phénomène touche plus directement la France, alors que l'éditeur Nacon tente tant bien que mal d'éponger une titanesque dette de 43 millions d'euros. Pour cela, des sacrifices sont malheureusement nécessaires, et un studio français sous sa tutelle se présente donc hélas comme l'un de ces fusibles, après 18 ans d'activité.
Spiders, le studio parisien à qui l'on doit notamment la licence de RPG GreedFall, dont le récemment sorti second opus, The Dying World (un nom rétrospectivement terriblement fort à propos) ou encore le Souls-like Steelrising, a en effet annoncé sa fermeture définitive prochainement. « Pour éviter toute confusion, voici donc la confirmation de la liquidation de Spiders : après une longue période d'incertitude, nous avons reçu le feu vert. Concrètement, cela signifie que l'entreprise cesse définitivement ses activités. Nous arrêtons nos opérations immédiatement. Le contenu téléchargeable prévu [pour GreedFall: The Dying World, NDLR] sortira comme prévu via Nacon, et ensuite… c'est tout ».
Le Syndicat des Travailleurs du Jeu Vidéo (STV), a notamment pointé du doigt l'éditeur Nacon et ses dirigeants, les accusant de mauvaise gestion récente au sein du studio Spiders. « Leur mépris pour la production de jeux vidéo et leur incompétence ont activement saboté des studios viables avant leur rachat et mis en péril des projets à fort potentiel ». Ainsi s'éteint malheureusement brutalement ce studio parisien fondé en 2008, en conséquence de l'insolvabilité de son éditeur.
Source : Spiders sur X.com